14/06/2007

Les "Pères" bourgeois de la Révolution vaudoise

 

 

1798, les Bernois sont chassés. Mais nos premiers «Pères de la Patrie» se distancient de la manière française, de sa Terreur, de ses désordres, et nous concoctent une identité idoine. Deux étudiants de l’UNIL racontent. (Article paru dans 24 heures le 13 juin)

 

 

Envahi, par les Français en 1798, le Pays de Vaud devint le canton du Léman de la République helvétique, puis après l'Acte de médiation (1803) un canton à part entière. Or entre ces deux étapes, qui nous ont été plus ou moins bien expliquées et inculquées à l’école, et jusqu’à la chute de Napoléon, notre «libérateur», en 1814, l’ordre politique induit par la Révolution vaudoise fut instauré sans les ruptures spectaculaires et violentes de la française qui l’inspira. Deux étudiants en lettres de l’UNIL, Raphaël Rosa et Matthias Bolens, viennent de publier en un volume leurs travaux respectifs sur les artisans principaux de ce nouveau système républicain. Sur leur souci de tempérer la démocratie par de «sages principes aristocratiques» en évitant qu’elle ne sombre dans la démagogie. Sur leur retour à des mythes identitaires (les Alpes, Tell, Davel, etc.) afin  d’insérer leur Révolution «dans le cours normal de l’histoire et du progrès».
Matthias Bolens, dont l’étude développe cette refonte de l’identité vaudoise, raconte aussi par l’anecdote la genèse des premiers hymnes patriotiques, l’adaptation de chants comme la Marseillaise ou la Carmagnole, les danses autour de l’arbre de la Liberté, le ralliement des pasteurs protestants à la cause d’un peuple vaudois souverain et unifié. A l’inauguration d’un patriotisme cantonal.
Car entre les mots peuple souverain et populace, la nuance devait jouer un rôle essentiel dès les premiers jours de 1798. C’est là le thème qui introduit l’étude de Raphaël Rosa. Le peuple vaudois se montrant lui-même peu pressé d’être libéré, c’est de France que viendront les impulsions pour déloger enfin les représentants de Leurs Excellences – dont le départ ne souleva pas une grande liesse populaire. L’oligarchie bernoise sera remplacée par une élite locale: des notables qui occupaient des fonctions sous l’Ancien Régime, avec le système duquel ils ne rompront pas vraiment. S’ils ont œuvré à l’abolition des droits féodaux – un archaïsme – ils étaient, dit Raphaël Rosa, «issus de la bourgeoise urbaine, de l’artisanat et du négoce», mais leur idéal d’égalité et de liberté ne s’embarrassa pas du souci de chambouler les rapports sociaux. En redistribuant les richesses notamment, comme ce fut le cas outre-Jura, dès août 1792.
Et leur tâche en fut facilitée, car les moins nantis des Vaudois ne criaient pas famine. Outre l’illustre Frédéric-César de La Harpe, une autre figure de proue de cet aréopage de pères de la Patrie vaudoise (dont le ton «paternel» envers le «bon peuple»  ne tranchait pas avec celui des magistrats bernois) était Henri Monod (1753-1833). Se souvenant plus tard de cette année 1798, Monod écrira:  «Il est hors de doute que le peuple n’était pas tellement à plaindre, qu’il ne fût plus heureux que beaucoup d’autres, et sans admettre ce que disent les partisans de l’ancien gouvernement bernois, on doit convenir avec eux qu’au moment de sa révolution, le Pays de Vaud présentait un aspect très éloigné de celui de la misère.»

 

Peuple et identité, représentations vaudoises après la Révolution, 1798-1814. Par Raphaël Rosa (Populace ou peuple souverain ?) et Matthias Bolens (Les représentations identitaires vaudoises sous l’Helvétique). Bibliothèque historique vaudoise, 320 p.

 

 

Commentaires

Du bon usage de la Révolution, quand on lui ampute le "R"...

Écrit par : Rabbit | 14/06/2007

Les seules révolutions qui puissent servir à la marche du Monde sont celles de la Terre autour du Soleil.
En parlant révolution avec et sans R: Les créationistes nient-ils aussi l'héliocentrisme?

(pour initiées uniquement: ADD = BBG)

Écrit par : L'anar de droite | 14/06/2007

A ADD:
C'est intéressant, cette manie de changer constamment de pseudonyme. Votre papa écrivait des vaudevilles?

Écrit par : Nagolet | 14/06/2007

D'autant plus que nous sommes tous des anars de droite: 老子 n'y reconnaîtrait pas ses petits.

Écrit par : Rabbit | 14/06/2007

Certains plus anars, d'autres plus de droite...

Écrit par : Géo | 14/06/2007

La droite est une grande famille, Géo, elle a aussi ses enfants terribles...

Écrit par : Rabbit | 15/06/2007

Heureusement, heureusement, Mr Rabbit. Manquerait plus qu'on tombe dans le politiquement correct...

Écrit par : Géo | 15/06/2007

C'est cela, oui.
Vous allez à DKR, ce week-end ? Ou éventuellement à NKC ?
Faut bouger: vous êtes en train de vous minéraliser, dans votre désert.

Écrit par : Rabbit | 15/06/2007

Ou plutôt me déminéraliser. Il parait que le soleil diminue notre magnésium; en tout cas, cela permet de vérifier une fois de plus à quel point nous sommes fait de matière. Quelques pilules de magnésium et cela repart. Quelques hormones en trop ou en moins avant ses règles, et voilà votre compagne qui casse tout à la maison. Idem pour le jeune crétin en GTI. Les Orientaux parlent de flux d'énergies, je dirais gestion des ressources biochimiques...

Écrit par : Géo | 15/06/2007

Puis-je signaler, en toute modestie, que je me rends pour ma part ce week-end à BOZ en matinée, puis à VEO dans l'après-midi? D'accord, ça vous a moins de panache que Dakar ou Nouakchott (sans parler du taux d'ensablement), mais Bioley-Orjulaz et Vuisternens-en-Ogoz offrent, eux aussi, d'intéressantes possibilités de reminéralisation. C'est en tout cas ce que j'observe à chaque visite de tante Lucette à BOZ et de la grande Henriette, cette polissonne, à VEO.
Il est possible que cela ne vous intéresse pas.. N'hésitez pas à le signaler.

Écrit par : Nagolet | 15/06/2007

Vous voyez, Rabbit, on ne sent plus chez soi dans ces grands ensembles impersonnels. Cela dit, vous vous trompez, Nagolet. Le vin blanc déminéralise aussi. Et je ne vous parle pas des effets secondaires de la grande Henriette...

Écrit par : Géo | 15/06/2007

Biochimie, biochimie... Ecoutez, Géo: si vous arrivez à m'écrire 120 pages sur le sujet, on lance un nouveau trend BIO. D'abord "La Biochimie pour les Nuls", ensuite une gamme de produits dé/reminéralisants, ensuite je m'occupe de la promo, de tout, de tout....
Bonne idée d'avoir suivi des cours de marketing quand je suis rentré de Richard-Toll, non ?
Maintenant, le problème que risque de rencontrer Nagolet, c'est qu'entre Bioley-Orjulaz (au taux d'imposition faramineux) et Vuisternen-en-Ogoz, il y a une frontière: comment compte-t-il la franchir ?

Écrit par : Rabbit | 15/06/2007

Tout cela existe déjà depuis belle lurette,pauvres de nous. Pour avoir une idée un brin nouvelle, il faut fumer toute la moquette de votre Beau-Rivage. Je me rends compte avec consternation que si je connais Bioley-Orjulaz (on prononce le "az", ou bien c'est comme Taveyannaz, Anzeindaz et autres lieux-dits de cette région ?) et sa fameuse gravière avec ses problèmes de nappe phréatique (ben oui, ...), je ne connais pas VOZ. A cause de cette fameuse frontière ?
C'est curieux cette question du "az" qui se prononce ici et pas ailleurs...

Écrit par : Géo | 15/06/2007

Non, c'est le "ens" qui se prononce ou pas d'un côté à l'autre de la frontière: Renens = Renan, Remaufens = Remaufensse. Pourtant ils sont tous de la même origine celtique (ou Burgonde, selon les auteurs).
Quant au "z", c'est une sorte de paraphe ornemental qui suivait les terminaisons en "a" ou "o" des noms à consonance arpitane sur les manuscrits.

Écrit par : Rabbit | 15/06/2007

Oui, mais vous prononcez Taveyanne et non Taveyannaz, Anzeinde au lieu de Anzeindaz, Bretaye au lieu de Bretayaz (ces orthographes ont maintenant été abandonnées sur les cartes de la région...). Mais Orjulaz au lieu de orjule, Rivaz au lieu de Rive etc...

Écrit par : Géo | 15/06/2007

Des amis viennent de m'avertir qu'on cite mon nom sur cette espèce de bloc. Je suis très honorablement connue à Vuisternens et se qu'0on dit de moi ici va me porter un immense tord qui salit complètement ma réputation. J'exige que je sache à qui j'ai affaire car j'ai déjà pris un avocat et je vais poser plainte.
Ce que vous faite est immonde et on en restera pas la.

Écrit par : La grande Henriette | 15/06/2007

Tout le monde sait, qu'à Vuisternens, dès qu'on demande la grande salle, c'est Henriette qu'on fait venir.

Écrit par : Rabbit | 17/06/2007

Mme Henriette,
Pourriez-vous reprendre contact avec moi par l'entremise d'Edipresse, qui m'a transmis la plainte que vous avez déposée? Il s'agit d'un fâcheux malentendu reposant sur ce qui se voulait initialement une plaisanterie et prend maintenant des proportions démesurées à cause d'une regrettable homonymie.

Écrit par : Nagolet | 17/06/2007

Notre société devient plus tolérante à l'égard de toutes sortes de déviances, en particulier pour ce qui concerne les homonymistes, qui étaient autrefois condamnés au bûcher.

Écrit par : Rabbit | 18/06/2007

Par ici, du côté de Bhî-Ohley-Aur-Jula, on aurait plutôt tendance à les raccourcir d'une tête. Mais il en est ici comme ailleurs, les bonnes traditions se perdent. J'imagine toutefois assez mal une fierté homonymiste à Nkc avant quelques millions d'années. Et à mon humble avis, l'humanité aura eu le bon goût de disparaître bien avant...

Écrit par : Géo | 19/06/2007

Pour éviter d'envenimer une affaire déjà délicate, mais en passe de se régler à l'amiable, les participants pourraient-ils suspendre leurs commentaires sur ce sujet? Merci.

Écrit par : Nagolet | 20/06/2007

Quelques millions d'années ? Bel optimiste, cher Géo: l'humanité disparaîtra tout simplement à ma mort, qui aura lieu dans une trentaine d'années. Préparez-vous donc au pire si vous deviez me survivre.

L'art de la presse gratuite consiste à éclabousser la population tout entière de faits divers sordides commis par une infime minorité, et qui sans elle (la presse) était vouée au néant. Monsieur Nagolet franchit les frontière cantonales pour aller fouiller dans les poubelles des autres: qu'il nous autorise au moins à passer au Javel les coins et recoins de ce blog.

Écrit par : Rabbit | 20/06/2007

Je suppose que Nagolet doit avoir eu une tante acariâtre ou une marâtre, ou quoi que ce soit en ...âtre du nom de Henriette et qu'il cherche à régler ses comptes. C'est un phénomène connu chez ces pauvres malades qui n'ont de choix que de s'exprimer dans ce qu'on appelle des blogs, équivalent moderne du courrier des lecteurs, en pire, puisqu'interactif.

Écrit par : Géo | 20/06/2007

Cher M. Géo, vous avez hélas touché juste. Cette vieille boursouflure de l'âme, de type oedipine, vient de l'époque où j'étais crooner dans un groupe hélas disparu depuis lors: Nagolet et ses Nagolettes.
Celle qui dansait tout à gauche, avec une sorte de tutu, m'en a fait voir de toutes les couleurs. Je préfère ne pas entrer dans les détails car les souvenirs que vous remuez me sont extrêmement pénibles. N'avez-vous donc aucun coeur?

Écrit par : Nagolet | 20/06/2007

Ou alors un trauma compréhensible né de la vision prématurée de "Cendrillon" et de "Blanche-Neige" au Cinéac dans le mitant des années cinquante? Toute la trame narrative de ces deux chefs-d'oeuvres de l'épouvante se retrouve dans les confessions de ce pauvre Nagolet.

Écrit par : Rabbit | 20/06/2007

Ah, c'était donc vous qui rigoliez à côté de moi quand la vieille dame avec un chapeau pointu refilait un agrume infecté à Cendrillon? Votre cynisme a donc été précoce et demeure sans bornes?
Maintenant que vous m'y faites penser, il est effectivement possible que j'aie reçu une sorte de coup de trafalgar émotionnel, au Cinéac. Mais ce n'est pas Walt Disney qui était en cause. Plutôt le passage où de jeunes femmes levaient bien haut la jambe dans le générique endiablé des Actualités Fox et Pathé.

Écrit par : Nagolet | 20/06/2007

Monsieur Rabbit,
quique vous soyez je ne vous autorise pas à me traitée de grande salle, et encore moins d'homonyme. Je vous avertis donc que j'ai aussi posée plainte contre vous à la magistrature de Haute Sarine.
Quand à pseudot Nagolet, si vous persisté dans vos accusations contre moi, amenez donc un certificat médical comme preujve chez le Préfet!

Écrit par : La grande Henriette | 20/06/2007

Pas peur de la grosse sardine; je vais demander l'asile politique à la Chine: na na na !

Écrit par : Rabbit | 20/06/2007

Ecoutez, Henriette, j'ai simplement dit au préfet que depuis que je suis venu vous dire bonjour à Vuisternens, ça me gratouille. C'est tout. On ne va pas en faire un fromage.
Pour le reste, je trouve comme vous les insinuations de M. Rabbit assez déplacées. Une bonne plainte, solidement charpentée et introduite auprès de qui de droit, avec demande d'émoluments, vous calme généralement votre homme avec la plus extrême promptitude.

Écrit par : Nagolet | 20/06/2007

La plupart des lapins sont rompus aux caprices des procédures les plus exigeantes et celles diligentées par les préfets ne sont pas les plus impressionnantes. Nous nous reverrons au TF, ou à Strasbourg si vous avez du cran...

Écrit par : Rabbit | 21/06/2007

Donnons-nous rendez-vous au TPI, à La Haye, et n'en parlons plus.

Écrit par : La grande Henriette | 22/06/2007

Je propose un duel, la procédure est moins longue. Le choix des armes appartient à dame Henriette, mais la bienséance voudrait qu'on en reste à des armes adaptées aux circonstances, le sabre ou le pistolet. Si Nagolet tient absolument à être le témoin de dame Henriette, je pourrais être celui de Rabbit. Je propose les prés au-dessous de la Tour de St Triphon, lieu romantique et à l'abri de la maréchaussée. Les survivants pourraient ensuite aller gueuletonner ensemble, en buvant à la mémoire de cette chère disparue...

Écrit par : Géo | 22/06/2007

Je savais pas que quand un homme se fait défoncée la caisse avec un sabre, on lappelle ça une "disparue".

Écrit par : La grande Henriette | 23/06/2007

Nous prenons acte de votre acceptation du duel, ce dont nous vous félicitons. Je reconnais avoir un tout petit peu anticipé de l'issue et qu'il ne faudrait jamais vendre la peau de l'ourse avant de l'avoir tuée.

Écrit par : Géo | 23/06/2007

Henriette, je vous en prie, calmez-vous.
Pour ma part, je fonctionne volontiers comme témoin du duel à venir - mais pas du côté de St Triphon. Le sous-sol y est beaucoup trop karstique. Je dors déjà mal parce que mon lit repose en diagonale d'un filon de roches solubles carbonatées. Je ne me vois pas en mesure de me concentrer sur une approche au sabre.

Écrit par : Nagolet | 23/06/2007

Vous devriez dormir sur un matelas cousu de fil de cuivre pour neutraliser le réseau de Hartmann. Il paraît que c'est aussi efficace contre les ongles incarnés.
Nous avons trois points d'acquis: votre Henriette est pour le duel, au sabre, et vous êtes son témoin. Si ma proposition de lieu ne vous plaît pas, faites-en une moins karstique ( oui, c'est un sarkasme...).

Écrit par : Géo | 23/06/2007

Je fréquente La Haye depuis plus de 25 ans et la prison où sont les gens visés par le TPI se trouve juste à gauche en entrant à Scheveningen. Les gardiens sont à ma botte, impossible de me coincer. Foin de sarkasmozysme.
A propos, Géo, il y a une colline ayant échappé à tout le Gotha archéologique helvétique: celle du Mormont, près d'Eclépens. C'est pas votre terrain de jeu, mais j'ai été souvent attiré par l'endroit, comme Barrès et sa Colline Inspirée. Pour vous faire plaisir, ,je dirai qu'il s'agit "d'un accident géologique (horst calcaire) dessinant un plateau de 3 sur 1 km aux bords escarpés, découpé par plusieurs cassures tectoniques et séparant les bassins versants du Rhin et du Rhône". Au XVIIe siècle un helvéto-hollandais avait tenté d'y creuser un canal pour faire communiquer les deux bassins (Entreroche). Ordonc, chaque fois que je me promenais sur cette colline, j'y sentais un poids, une présence, une étrangeté indéfinissable qui me suggérait que la topologie des lieux ne devait rien au chaos originel (impression de "déjà vu"). J'avais raison: en 2006, des fouilles de l'endroit ont révélé un sanctuaire celtique composé de 260 fosses pleines de toutes sortes de cochonneries (restes humains, animaux, objets, outils, etc.) datées de -120 à -80. C'est le plus grand sanctuaire Helvète connu maintenant sur le territoire. Quand je disais que j'étais en communication avec un ordre différent de l'Univers, vous aviez demandé qu'on m'enferme sur le champ...
Pour ce qui concerne le duel, j'ai échangé, avec un armurier, le SIG 9 mm. reçu de l'Armée suisse contre une épée du XVIIIe siècle: je suis donc paré, reste plus qu'à apprendre à m'en servir.

Écrit par : Rabbit | 23/06/2007

J'ai lu cette découverte dans 24 heures comme vous mais avoue n'avoir rien senti de particulier au Mormont (je me suis plutôt limité aux voies d'escalade, à vrai dire). On pourrait donc vous utiliser comme renifleur à site celtique ? Pour ma part, plus fort que vous: en me baladant dans la célèbre forêt de chênes et de buis de Ferreyre à Romainmôtier, je suis tombé sur un grand troupeau de druides VIVANTS, en robe blanche et tout et tout. Ils ne m'ont pas trucidé en grand sacrifice à Toutatis et je m'en suis trouvé fort aise, voyez-vous. Peut-être faisiez-vous partie de la horde, avec vos histoires de chevaliers de Malte ?
Pour l'épée, il y a un os: les deux combattants doivent disposer d'une arme parfaitement identique. Pour vous en servir, repassez-vous quelques "Thierry la fronde"...

Écrit par : Géo | 23/06/2007

Ecoutez, ces histoires de réseau Hartmann, d`0rdre du Templs Solaire près de Ferreyre, de fosses à cochonneries sur le Mormont et d'échanges de SIG 9 mm contre des sabres d'abordagel, ça commence à m'inquiéter. Surtout le réseau Hartmann.
J'allais vous proposer la place de tir de Vugelles La Mothe pour le duel, (le coin est très molassique), mais vous me permettrai maintenant de solliciter un nouveau délai de réflexion.
P.S 1: la fondue, ce serait une moitié-moitié?
P.S. 2: c'est dangereux, ce réseau Hartmann?

Écrit par : Nagolet | 23/06/2007

Bon, M.Nagolet. Mettons les choses au point. Je vois une sorte de gradient de qualité de la fondue, avec un optimum vers Martigny, décroissant en direction du Jura où elle est simplement épouvantable. Ces pauvres Neuchâtelois et Jurassiens ne le savent pas, il ne faut pas le leur dire, ça leur ferait de la peine, mais c'est comme cela. J'ai même vu un bistrot où ils se vantaient de mettre du citron dedans. Bref, si c'est la fondue, il faudra supporter le karst (inexistant) de St Triph. Si c'est Vugelles, il faudra trouver autre chose.
Ne vous préoccupez pas de Hartmann. Et je pense que ce merveilleux mot inventé par nos génies lettreux vaudois (un peu de sucre pour ce pauvre M.Salem qui nous supporte depuis trop longtemps dans son blog), je veux parler de "acratopège", inventé pour une eau minérale qui ne l'est pas et qui n'a qu'une seule qualité de plus que celle de votre robinet, celle d'être très chère, ce merveilleux mot s'applique pleinement à votre filon de roches carbonatées. Sans effet.

Écrit par : Géo | 23/06/2007

Je respire.
Mais si Vugelles se niche - que dis-je? se love - au pied du Jura, n'allez surtout pas le mettre sur Neuchâtel ou du côté de Delémont. C'est du Nord vaudois cent pour cent. Sans citron dans la fondue, mais avec kirsch, maïzena et tout le tremblement.
A part ça, j'ai un chiffre de vérification anti-spam de 44447. Est-ce que quelqu'un dit mieux?

Écrit par : Nagolet | 23/06/2007

Dans le gradient dont je parlais, Vugelles est plus près du Jura neuchâtelois que de Martigny. Sa famille de fondue est du domaine jurassien. D'ailleurs, le coup du citron, c'était du côté de l'Auberson. Plus doués pour les boîtes à musique que pour la fondue. En fait, pour tout dire, je crois que le "gruyère" du Jura est trop gras pour faire de bonnes fondues.
Vous êtes intéressé par la numérologie anti-spamodique ?

Écrit par : Géo | 23/06/2007

Pas vraiment. Aujourd'hui, par exemple, mon numéro de vérification anti-spam est le 24872 et je me demande si quelqu'un serait prêt à l'échanger contre le sien. Il en résulterait une sorte de loterie, dont le vainqueur serait celui qui décroche le 38974. On me dit que c'est le nombre magique contre le goître et l'ecchynocose du renard.
Pour le reste, j'ai commencé hier, comme vous me l'avez conseillé, à coudre un fil de cuivre dans mon matelas. J'ai promptement dû être transporté à la permanence de Longeraie d'où je reviens à l'instant, Le médecin m'a dit que ces fils de cuivre, c'est de la gnognotte, et ma femme me supplie ne de ne plus retoucher à la machine à coudre.
Est-ce qu'on peut mettre autre chose que du cuivre?

Écrit par : Nagolet | 24/06/2007

Je tiens encore à signaler que L'Auberson, que vous évoquez, est l'archétype du village droit, dans tous les sens du terme. Quand on fabrique des boîtes à musique, impossible de tricher: un do doit être un do, un ré un ré et un accord de mi mineur diminué 9ème, un accord de mi mineur diminué 9ème.
Cette discipline, chevillée à un tempérament modelé depuis des siècles par le protestantisme le plus austère, le plus rigoureux, a façonné l'agglomération tout entière: une route de traversée rectiligne en diable. Et une population pétrie d'une qualité en voie de disparition, mais que Rabelais aurait sans doute associée à la mère des vertus: le civisme.

Écrit par : Nagolet | 25/06/2007

Je fais bien partie d'un Ordre Souverain, Militaire et Hospitalier, mais c'est plus pour damner le pion à ceux qui me reprochent de ne pas être équitable (etc, etc, etc) qu'en vue de pourfendre l'Infidèle.
J'ai beaucoup arpenté les bois entre Ferreyre et Romainmôtier (c'est encore mieux par la voie médiévale entre Saint-Loup et Croy qui vous donne l'illusion d'être sur le chemin de Saint-Jacques) et je n'y ai vu aucune druide. Par contre, vous aurez remarqué que c'est un vestige de la forêt originelle du Plateau et que c'est beaucoup plus beau sans ces foutus sapins.
A mon avis, le réseau Hartmann est à Monsieur Géo ce que le réseau Odessa fut pour certains autres lors d'un fameux retour de manivelle historique: un moyen de s'évader de son univers karstique.
Maintenant, si Monsieur Nagolet effectue des doubles saltos sur son matelas (seul ou en couple), je lui recommanderais d'éloigner tout objet contondant ou structure metallique de son aire de jeu.
Les gens de L'Auberson sont peut-être de souche pré-celtique, comme quelques communautés des crêtes du Jura et des Vosges, ainsi que de certaines hautes vallée alpines. Ou, alors, ils sont plus Séquanes qu'Helvètes.
Si la nostalgie vous prend lors d'un déplacement hors des frontières, je vous recommande le café "Bern", Nieuwmarkt 9, 1011JR Amsterdam (tél. 0031206220034): leur fondue vaut le déplacement.

Écrit par : Rabbit | 25/06/2007

ERRATUM
supprimer le "n" à damer (si cette correspondance est publiée un jour, comme je le souhaite dans l'édition de la Pléiade, je ne donne pas cher de l'opinion que se feront les lecteurs du futur d'auteurs comme Géo, BBG ou Nagolet, dont les textes sont bourrés de fautes).

Écrit par : Rabbit | 25/06/2007

Géo, Nagolet, Rabbit, avez-vous chacun un blog à vous? Je vous lirais volontiers.

Écrit par : inma | 25/06/2007

Point un:
Non, Dieu soit loué, je n'ai pas de blog. En revanche, douce Inma, je me permets de vous signaler que j'ai publié en 1989 un recueil de poésies, "Ô Fée électricité", que j'ai l'immodestie de considérer comme de bonne facture. L'ouvrage, sur papier rebibes à contrecoins gaufrés, a eu l'heur de séduire le comité de lecture des Presses de St-Germain, à Paris, lesquelles l'ont publié sans coup férir. "Bonne facture" est d'ailleurs l'expression qui convient, car elle était assez salée. En tout état de cause, il me reste au galetas 989 exemplaires de cette oeuvre sur les 1000 qui ont été tirés. C'est donc avec plaisir, Inma, que je vous ferai parvenir x (inscrivez ici le nombre souhaité) exemplaires numérotés de "Ô Fée Electricité" si vous souhaitez vous en délecter et avez le bon goût de me communiquer votre numéro de CCP.
Point 2:
Pour ce qui vous concerne, cher Rabbit, que vous "damniez le pion" et qu'en plus vous dégommiez l'orthographe de ceux qui se sont bornés à rire sous cape, passe encore. Mais employer "futur" au lieu d'"avenir", comme le premier journaliste venu, c'est indigne de vous. Est-ce qu'on va bientôt lire sous votre plume "opportunité" pour "occasion"?
(Attention: il va sortir son bazooka du garage)

Écrit par : Nagolet | 25/06/2007

Bourrés de fautes, mes textes? Le culot...
Les gens de l'Auberson sont peut-être droits, mais certains parmi eux mettent du citron dans la fondue! D'aucuns se sont fait empaler pour moins que ça dans des temps pas si lointains.
Inma: Rabbit a ouvert un blog, mais avec un nom tellement compliqué que personne ne le trouve : il est question de tangente et asymptote. De toute façon, c'est quasi illisible. Pour le reste, cela fait pas mal de temps que nous squattons le blog de M.Salem qui ne sait plus comment se débarasser de nous...
PS. Vous avez mille fois raison sur les sapins, Rabbit. Et il semble que nos forestiers se sentent à nouveau le droit de remplacer des feuillus par cette abomination triste qui n'a rien à faire à moins de 1000 m...

Écrit par : Géo | 25/06/2007

Nagolet: persévérance et opiniâtreté sont des mots inconnus au bataillon ? Bon poète, mais mauvais vendeur: Géo va vous écouler le stock restant en Afrique. Prévoyez déjà un retirage de 10000 ex. (pour commencer, car il est introduit auprès de la plupart des gouvernements sub-sahariens).
Dans la science-fiction américaine des années 50, où plongent mes racines littéraires, on parle toujours de futur et jamais d'avenir; car si on n'atteint jamais ce dernier (c'est comme l'horizon), on se déplace aisément dans le premier nommé (j'ai perdu la clef du coffre de la Bentley où se trouve le bazooka, mais j'ai un clavier acéré).
Mon blog est maintenant accessible par tous les moteurs de recherche yankees (cadeau de la C.I.A. pour de modestes contributions dans le passé), sauf Yahoo vendu aux Frenchies. Croissance exponentielle de l'audience de 100% par mois: je pense toucher la totalité des 5 milliards d'internautes que compte la planète dans 25,5 mois (les calculs sont chinois).

Écrit par : Rabbit | 25/06/2007

J'accepte l'excuse pour le mot futur - mais c'est la dernière fois. Surtout si vous me trouvez des débouchés subsahariens pour "Ô Fée Electricité". Vous êtes cadre à la DDA?

Écrit par : Nagolet | 25/06/2007

Correctif: Je voulais parler de la DDC, et non de la DDA, qui est le précédent sigle de cet office.

Écrit par : Nagolet | 26/06/2007

Tout ce qui se vend, s'échange, se négocie ou se troque sur cette planète est de mon ressort. Je suis un spécialiste en questions générales. J'ai tout vu, tout lu, tout bu, tout goûté et suis donc à même de trouver un chacun à chacune et vice-versa.
Autre chose: si vous avez la patience de traduire vos poèmes en Mandarin, je vais tenter d'écouler l'ouvrage dans toutes les écoles de la République Populaire de Chine (832000 écoles primaires et 104000 écoles secondaires). Si vous visez le niveau universitaire, il faudra vous accrocher pour la calligraphie.

Écrit par : Rabbit | 26/06/2007

Et vous, Monsieur Rabbit, il faudra vous accrocher pour entraver une seule strophe de ces poésies grotesques que ce pseudo Nagolet m'a refilées au prix protibibif de francs sept cinqante. Bon courage pour les mettre en yérogliphes chinois!

Écrit par : La grande Henriette | 26/06/2007

Mais ça vaut quand même l'effort d'essayer: supposez que chaque Chinois donne 1 Franc pour se procurer ce bidule (on va les faire mousser d'abord avec la pub), c'est plus d'un milliard qu'on va se mettre dans les poches (net d'impôt parce que je vais l'escamoter dans un paradis fiscal). Alors, Madame Henriette, je vous en conjure, lâchez vos cours de patois et mettez-vous au Chinois, il en va de notre avenir (j'ai pas dit futur) à tous.

Écrit par : Rabbit | 26/06/2007

Pour vous encourager, j'ai déjà traduit le titre de l'ouvrage: 兮女神电.
Prononcer: xi nu shen dian (ça sonne bien, c'est déjà quelque chose qui va leur plaire).

Écrit par : Rabbit | 26/06/2007

Je pense que cet opuscule aurait beaucoup de succès ici, si vous le traduisez en hassaniya . En tous cas, cela fait deux jours que je suis à la capitale, et deux jours que la fée joue les filles de l'air pour cause de délestage le soir. Pas d'électricité, pas d'eau. Il faut un surpresseur. Je dis ça pour que ce soir, vous appréciiez à leur juste valeur la douche et votre vieille téloche, même si vous jurez ne jamais la regarder...

Écrit par : Géo | 26/06/2007

Asymptote et tangente, vous alllez me donner des complexes ; moi qui, loin de toute amphibologie ou hypallage, suis la simplicité même, en montrant sur mon blog la photo de mon lapin blanc (qui est une synesthésie sur pattes de velours, il faut le reconnaître).

Écrit par : inma | 26/06/2007

Je suis atterré.
Un "bidule", "Ò Fée Electricité"?! Je ne prétends pas avoir atteint à la puissance de l'Illyade et l'Odyssée. Mais ce "bidule", comme vous dites, c'est trente ans de ma vie. Trente ans de quête, d'illuminations parfois, de souffrance toujours, Et on appelle ça un bidule!? Je suis écoeuré. Vous m'avez fait mal, Rabbit. Ne vous étonnez pas si de mon coeur sointent parfois des humeurs que vous quallifiez d'acariâtres! Vous me décevez. Vous me consternez! Et tant pis si les écoles chinoises doivent se passer d'"Ò Fée électricité"! Vous n'en aurez pas la traduction, et bernique pour les bénéfices! De toute façon, hier vous me parliez d'une diffusion africaine; aujourd'hui d'un saupoudrage chinois. C'est n'importe quoi.
(Quant à tes calomnies, Henriette, sache qu'elles me font rigoler. Baboler! Comme dirait Bla-Blo-Gueur: JE M'EN MOQUE! Je ne te parle plus. Je ne reviendrai plus jamais à Vuisternens. Renvoie-moi la clé à molette avec laquelle j'ai réparé ta p... de tondeuse à gazon. C'est ça: en courrier B. Rien à cirer.

Écrit par : Nagolet | 26/06/2007

Nago, mon bon compère, je vous propose un milliard (au bas mot), en bonne monnaie helvétique et trébuchante, et vous frissonnez comme un romantique frustré ? Sans compter que vous pourriez rivaliser en renommée avec 荘子 et 老子 au sein même de l'Empire du Milieu ? Je ne suis plus en phase avec mes compatriotes: les Chinois comprendront mon langage.
Ecoutez, Géo, en ce moment il neige à 1800 mètres et vous vous plaignez de boire des bières tièdes à NKC ? Je me prépare une cruche tout en en préchauffant mon bonnet de nuit. Vous ne connaissez pas votre bonheur.
Tout ça c'est blanc lapin et lapin blanc, tangente et asymptote, poirotte et careau. Et c'est encore Henriette qui trinque. Sic transit gloria mundi. Au pieu tout le monde, extinction des feux et silence dans les cantonnements !

Écrit par : Rabbit | 26/06/2007

Excusez-moi: je me suis un peu emporté hier. Mais imaginez qu'on vous prenne l'âme et qu'on y donne un coup de sarcloret. C'est ce que j'ai ressenti.
Maintenant, moi aussi, comme Géo, j'aimerais boire une bière à l'ombre d'une tente maure et d'un dromadaire avec au loin, sur la dune, un fennec s'adonnant à d'audacieuses cabrioles. Hélas, je n'en aurai pas le loisir. C'est le coeur serré, amis, que je dois prendre congé de vous. En effet, à nouveau, franchis une frontière aujourd'hui. Je me rends à Neuchâtel. Je ne serai pas de retour avant 18 h.

Écrit par : Nagolet | 27/06/2007

Vous devez vous rendre chez les Prussiens ? Moi, c'est chez les zélateurs de Calvin que je cours de grand matin pour gagner mon pain. Chacun son destin.
J'ai connu autrefois la vie coloniale insouciante que mène Géo et je sais qu'il est difficile de se remettre ensuite dans le circuit infernal de notre monde occidental. Je pense qu'il finira ses jours là-bas et que dans l'avenir/futur les gens en quête de resourcement spirituel viendront visiter son (h)ermitage comme on le fait de celui du vicomte/père de Foucauld.
Les Bédouins sont connus pour l'esthétique et le confort de leurs tentes, alors que les Maures achètent les leurs dans les Do-It à la période des soldes. Ces mêmes Maures ont la bière tiède en commun avec les Anglais. Mais si, pour les premiers, c'est une question de frigo en panne ou de coupure d'électricité, ce n'est que pur masochisme chez les seconds.

Écrit par : Rabbit | 27/06/2007

Pendant que Monsieur Nagolet est en principauté de Neuchâtel pour vendre ses bouquins, je profite de dire que Monsieur Géo et moi considérons l'électricité comme une expérience de physique amusante, mais que le phénomène n'est promis à aucun avenir industriel: raison pour laquelle nous avons investit toutes nos économies dans une fabrique de chandelles. "Voir loin, commander court", telle est notre devise.

Écrit par : Rabbit | 27/06/2007

Mais le pauvre bouquin du type que je veux meme plus prononcer le nom parle pas du tout d'électricité. Il l'a baptisé comme ça en pensant à ses rares éclairs de luciditée!!!!
C'est vrai que vous trouvez son chacun pour chacune, comme mentionmnée plus haut? C'est une sorte d'agence matrimioniale? C'est cher?

Écrit par : La grande Henriette | 27/06/2007

Heureusement que mon banquier est légèrement plus perspicace que Mr Rabbit pour gérer mes quelques sous...
Les Maures ne rigolent pas avec l'alcool. Ni tiède ni frais. Y en a pas. Sauf à de rares endroits par moi connus. Vous me demanderez si cela vous intéresse. Trop chaud, trop de poussière pour rester là. L'autre jour jour, rentrant du terrain, je trouve la maison pleine de sable. Je nettoie tout tout seul, trop tard pour aller chercher de l'aide. Une heure après, re-belote. Un vent de sable tellement fort qu'il a mis en pièces la moustiquaire en plastique...

Écrit par : Géo | 27/06/2007

Tiens, je me répète, il est vraiment temps de rentrer...

Écrit par : Géo | 27/06/2007

Je reviens donc de ce que vous appelez la principauté de Neuchâtel. J’ai eu l’occasion (c’est l’élément saillant de la journée) de déguster un Œil-de-Perdrix gouleyant à souhait, noble mais sans arrogance, au délicat arôme de vanille et de fraise des bois chantilly rehaussé de rutabaga, avec, en en contre-plongée, un fin bouquet de mayonnaise, long en bouche puis mâtiné, en dernier ressort, de caramel mou. Au total, un cru de bonne venue qui m’a toutefois obligé, au retour, à abandonner ma voiture dans le talus situé à gauche du virage, à l’entrée de Colombier. Claudiquant dans les rues torves du bourg, je suis parvenu jusqu’à la gare d’où je suis rentré par la voie ferroviaire
J’aurais encore beaucoup de choses à dire au sujet de la bière, surtout la belge, la seule, la vraie, meilleure que celle qui sommeille dans les entrepôts clandestins du Sahara, mais ce sera pour une autre fois. La journée à été chargée. Je m'alite.

Écrit par : Nagolet | 27/06/2007

C'est vrai que les vins de la Ville méritent mieux que leur réputation mensongère propagée par des jaloux. La cave jouxtant l'hôtel Du Peyrou m'a réservé un accueil princier l'an dernier (mais j'étais venu en train).
Quant à la bière belge, c'est un univers chatoyant dont on n'est pas prêt d'épuiser les charmes. De Belgische bieren zijn dan ook over de ganse wereldbol gekend (dès qu'il s'agit de la Belgique, j'en mets pour tous les goûts).
Géo, il vous suffit de traverser le fleuve en pirogue pour vous en mettre une dans le gosier; ou vous devenez casanier, ou vous en avez marre de pagayer.

Écrit par : Rabbit | 27/06/2007

Pour reprendre la conversation où elle en était et l'achever:
- Affligem, Duvel, Leffe: honneur et révérence.
- 1664, Kantermachin, Feldschlösschen et surtout Heineken: scandale brassicole et commercial.

Écrit par : Nagolet | 02/07/2007

C'est une affirmation qui demande à être modérée.
J'ai testé bon nombre de productions locales alsaciennes dans les années 60. Chaque marque avait son goût de "terroir" (Perle, Météor, Colmar, Pêcheur, etc.) et son originalité. Jusqu'à la concentration et à la standardisation.
Les Hollandaises, maintenant. La Heineken que l'on boit dans les "Bruin Cafés" d'A'dam n'a rien à voir avec le liquide "export" aseptisé et standardisé que l'on trouve sur toute la planète. Ma préférée demeure la Grolsch, qu'il vaut mieux consommer sur place; je l'ai testée à Los Angeles et Saint-Tropez (voire même à Lausanne), mais je trouve qu'elle ne supporte pas bien le déplacement.
Buvons donc local: bostonien à Boston, sénégalais au Sénégal et argovien en Argovie (avec modération, bien sûr).

Écrit par : Rabbit | 03/07/2007

J'ignorais que vous étiez une sorte de Pic de la Mirandole doublé d'un Mohammed Ali de la chope. Je m'incline donc. Vous avez gagné par K.O. technique.
Maintenant, s'il faut consulter les horaires d'EasyJet à chaque fois qu'on veut en écluser une bonne, sûr que la consommation va se faire modérée en diable.

Écrit par : Nagolet | 03/07/2007

Personnellement, je préfère m'abstenir au lieu d'avaler n'importe quoi: ce en quoi je suis un parfait Epicurien. Mais le souvenir de mes divagations hédonistes à travers le monde est encore très présent et j'attends patiemment le plaisr de retrouver ce que j'ai aimé ou de découvrir autre chose.
Côté boissons, la Chine n'enthousiasme pas l'amateur d'émotions fortes. Disons merci aux Allemands d'avoir occupé brièvement la province de Tsingtao (et bien sûr construit une brasserie efficace et une gare somptueuse). A part ça, le saki et un étrange breuvage concocté par le descendants de Confucius.
Mais alors les thés ! Mes préférés: Yin Zen, Pi Lo Chun, Tie Guan Yin et Pu Err.
Côté opiacés, je crois que les Gardes Rouges ont liquidé les derniers stocks en 1966.

Écrit par : Rabbit | 03/07/2007

Pourquoi avez vous oubliée la Bière d'Orbe?

Écrit par : La grande Henriette | 03/07/2007

On met de l'orbe dans la bière, maintenant ? Du chanvre passe encore...

Écrit par : Rabbit | 03/07/2007

On met de l'orbe dans la bière, maintenant ? Du chanvre passe encore...

Vous ne trouvez pas que la ficelle est un peu grosse?

Écrit par : Bla-Blo-Gueur | 03/07/2007

C'est ce qui convient à cette époque: le raffinement et la subtilité ne passent plus.

Écrit par : Rabbit | 03/07/2007

Je ne comprends pas l'acharnement que vous mettez à dénigrer Mykonos. Mon frère y a émigré l'an passé et y a trouvé un emploi de contremaître dans une usine de montage d'automobiles qui estma foi fort bien rétribué. Il est vrai que les rappeurs noirs y font du vacarme jusqu'à des heures indues; mais il est aisé et peu coûteux d'aller se reposer le week-end en pêchant la truite sur de petits lacs ombragés de conifères et fort bien pourvus en location de canoës.
Un peu de respect, s'il vous plaît, pour la vie à l'étranger.

Écrit par : Nagolet | 03/07/2007

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