28/02/2008

Les beaux défis de Florian Javet

 

J’apprends avec plaisir que Florian Javet, exubérant artiste lausannois de 31 ans continue de faire ses marques à Paris. Cette fois même en jouant dans un film de Jérôme Bourquin, Petit Claus et Grand Claus, qui a été projeté récemment à l’Espace Kodak de la rue Villiot, dans le XIIe. Notre installateur y apparaît en acteur-dessinateur.

Il y a deux ans, il y exposait de nouvelles installation qui frappèrent le critique Samuel Dubosson. Voici sa chronique :

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Diplômé en arts visuels de l’Ecole cantonale d’art de Lausanne (Ecal), FLORIAN JAVET élabore depuis quelques années une œuvre personnelle cohérente où la virtuosité du trait le dispute à l’ingéniosité du traitement des matières, le tout essentiellement sur fond d’une mise en question de l’iconographie médiatique. Les stratégies sont multiples et d’une efficacité redoutable : tantôt les images sont soumises à une déstructuration les confinant à une mollesse et une inertie qui jurent avec leurs potentialités originales ; tantôt elles s’insèrent dans un dispositif édifiant qui soit les rehausse jusqu’au malaise soit les rabaisse jusqu’à l’absurde. Mais le processus créatif étant fuyant et par définition toujours déjà ailleurs, c’est aux confins de l’illustration, entre art et non-art, que semblent se porter ses intérêts actuels. Sa collaboration avec certains cinéastes est là en partie pour en témoigner.
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A l’occasion de la présente exposition, FLORIAN JAVET interrompt néanmoins quelque peu le cours de ses nouvelles inclinations pour renouer avec d’anciennes préoccupations et explorer d’autres voies. C’est qu’il a fallu compter avec l’imposante architecture du lieu et les espaces qu’elle dessine. Le « Salon Courbe », qu’il se propose d’investir, en est un, et des plus emblématiques, puisqu’il est véritablement saturé par la puissance agissante du Corbusier. D’où la difficulté d’y faire entendre sa voix. Aussi, le plus sage est-il peut-être d’entrer en dialogue avec l’inventeur du Modulor, ce que l’artiste a précisément fait à sa manière sans succomber aux affres de la déférence ou de l’insolence, via un dispositif ouvert* évoquant, entre autres choses et dans des registres différents, la morphologie des éléments du lieu, les errements de l’utopie sociale et urbaine au cœur de la démarche de l’architecte, ou encore, la saison hivernale qui tend à poindre et à laquelle répond « miroiriquement » la promesse des tropiques par jackpot interposé.  peinture « molle », neige en spray, keno, faux-plafonds sculpturaux, etc. –
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Par Samuel Dubosson

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En 2003, Florian Javet avait 26 ans. Et je lui consacrai le portrait que voici, à l’occasion d’une expo collective à Lausanne :

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On connaissait les installateurs de cuisines, qu'il faut désormais appeler les cuisinistes, ceux du chauffage (chauffagistes, s. v. p.). Voici arrivée l'ère de gens qui osent hisser la corvée de l'installation au rang des arts. « Installer » vient d'un verbe latin qui signifie mettre dans une stalle, consacrer un évêque, un pape.
A 26 ans, Florian Javetn'a pas l'ambition de se faire ceindre par une quelconque couronne ecclésiastique. Or, depuis qu'il s'est décidé à devenir un artiste, cela dans un univers de plus en plus flou, et où tout le monde crie misère sauf les riches, il fait mouche avec des idées incongrues qui séduisent.
A la Galerie Donzé-Van Saanen, à Lausanne, rue Cité-Derrière, on découvrira de lui une de ses dernières inventions, qui s'intitule LATEX A TOTOX, qui est faite d'une huitantaine de tickets roses du Swiss Lotto, ceux-là où deux fois par semaine les Helvètes tracent de petites croix au crayon en espérant devenir un jour riches. Ces papiers qu'on peut empocher gratis en n'importe quel kiosque.
Notre diable de Florian les a bariolés de noir. Il les a marqués, avec une espèce d'outrecuidance, par des photocopies de dessins réalisés autrefois. Qui présentent des gueules, des situations de personnages. Cela peut se vendre à la pièce dans le cadre général d'une exposition qui s'appelle « Tout doit disparaître ». Celle-ci met au défi de jeunes artistes lausannois de savoir répondre intelligemment aux lois estivales du marché de l'art, en une période de l'année où tout se brade. Même la création artistique.
Elle est finaude, la réponse de Florian Javet. Elle est subtile. Elle évoque le goût des gens qui jouent beaucoup. Qu'ils gagnent ou qu'ils perdent. « J'adore l'esprit de récupération, fait-il. Je réutilise toute chose avec plaisir. » Les idées de même ! Et sa participation à l'expo de la Cité-Derrière est olfactive: on y sent la glu des amers et sucrés papiers collants, qu'il a mis en boule savamment.
C'est un sacré sauvage, cet installateur d'art. Floria Javet opère, en tant qu'exposant, tout comme les photographes baladeurs, ou les cinéastes, qui immortalisent par leurs objectifs une scène de rue où se trouvent rapprochés des objets extrêmement dissemblables: des godasses d'enfant et une bouteille de whisky en Afghanistan, le faciès d'une femme brésilienne en pleurs qui vient de perdre sa maison, un plat de choucroute alsacien et un jeune brûleur de pneus strasbourgeois. On en passe, et tout se discute. Mais c'est ainsi qu'œuvrent, avec plus ou moins de génie, nos amis reporters de l'image internationale.
Sans voyager autant. Sans se sentir l'obligation d'aller puiser des eaux précieuses si loin, Florian Javet arrive à recréer un même spectacle hétéroclite chez lui à Lausanne, dans ses bureaux, ou n'importe où. Il suffit que le désordre soit organisé. Il réinstalle le monde à sa manière, en le respectant. En le narguant un tantinet.
Il passe sa jeunesse à Bière, en un lieu qui sent un peu trop la poudre à fusil. Maman est institutrice, papa boursier communal. Mais quand il leur avoue son envie de devenir artiste, Florian se voit soutenu.
Ecoles premières à Bière, gymnase à Morges, maturité cantonale artistique au Collège Voltaire de Genève. A Rolle, il rencontre dans le cadre d'une école artistique, l'école Germinal, destinée à d'ambitieux jeunes béotiens, le sculpteur David d'Ambrosio, qu'il suivra plus tard à Lausanne, dans l'institution qui fonctionne avec de plus en plus de succès, rue des Oiseaux. Maintenant elle s'appelle Têtard.
Florian y enseigne, avec charme, conviction et sourcils froncés.

 

Goûts et couleurs
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Il aime Les musées d'histoire naturelle, le groupe Noir Désir, les formes molles, rire nerveusement: « Oui, le rire bête !»
Il n'aime pas « regretter de ne pas avoir fait ce qu'il n'aime pas faire »; dire « c'est cool », alors qu'il avoue le dire tout le temps.
Il aime tout mélanger, ne rien comprendre à rien, faire semblant d'être un guitariste de rock sans guitare, avec ses mains, devant un miroir, et en privé.
Il n'aime pas le purisme, les avis définitifs, se trouver entre deux conversations durant un repas ; la cuisine de l'Ouzbékistan (il lui préfère celle de l'Iran).
Il aime bien les prises de position, transpirer à ne rien faire, la canicule tant décriée récemment. Les sourires inattendus.

Découvrez le site myspace de Florian:

www.myspace.com/florianjavet  

13:14 Publié dans Portraits | Lien permanent | Commentaires (10)

24/02/2008

Du jasmin d’hiver pour Balthus, Michèle Morgan et Mgr Jouvet

On a pu profiter de l’ensoleillement exceptionnel de ce week-end pour regaver de pain rassis ces pauvres cygnes du Léman. Sinon pour planter des échalotes, des ails de printemps - le pluriel aulx a paraît-il vieilli… Et, sous tunnel, les premières pommes de terre. La nature commence à frémir délicieusement. Elle est trop précoce: les fleuristes de Lausanne et Genève nous offrent des jonquilles, voire des narcisses! A Ropraz (le Croisset joratois et baroque de Jacques Chessex, qui aura 74 ans le 1er mars, mais reste jeune indéfectiblement) – des crocus mauves ou blancs diaprent déjà les luzernes aux alentours du Théâtre de l’Estrée, le fief d’Alain Gilliéron. Un doux enfant de cafetiers qui a retrouvé le génie de ses racines paysannes très vaudoises tout en savourant le la mineur et le sol bémol des Préludes de Chopin.

Pendant ce temps, en ville, certains balcons cossus sont passementés de soyeuses petites trompettes jaunes, celles du jasmin d’hiver. Contrairement à son cousin blanc, que les Grecs et les Maghrébins savent si joliment nouer en berceau, ce jasminum nudiflorum a l’originalité d’être absolument inodore. Et celle de tourmenter un peu l’ordonnance routinière des saisons. Car à l’instar du magnolia, cet arbuste, lui aussi originaire de Chine, fleurit avant que n’apparaissent ses feuilles.

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Tiré du Lexik des Cités* («parler jeune»)
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Ma Couille:
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LOCUTION. Mon pote.
Synonymes: ma Came, Frère, Gros, ma Gueule, Kho, Négro, Poto…
Etymologie. Ils étaient inséparables, Momon et les frères Da Silva. Momo était grand et maigrichon, les Da Silva étaient petits et gros. Quand ils étaient de sortie, on criait «Hé, Momo, tu promènes tes couilles?!!» Cette idée plaisait bien, nous aussi on a des couilles, on a des potes.

(*) Editions Fleuve-Noir

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Les années bissextiles ont de beaux yeux

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Vendredi prochain sera un 29 février, puisque nous vivons dans une année de 366 jours, au lieu de 365. Mais d’où vient ce mot bissextile qui la différencie, et qui rendrait si heureux Pascal Couchepin parce qu’elle prolongera de vingt-quatre heures son second mandat présidentiel? Du latin, celui de l’Eglise: bisextus désignait à Rome le jour intercalaire que la papauté du XVIe siècle décida de placer tous les quatre ans dans le calendrier julien.
Du coup, tous les individus qui ont eu la curieuse idée de naître un 29 février doivent passer trois tours avant de fêter légitimement un anniversaire. On dénombre aujourd’hui dans le monde quelque quatre millions de personnes qui subissent ce destin étrange - qui les attriste un chouia, autant qu’il réjouit leurs parents avaricieux.
Mais, dans certains cas, les réjouissances quadriennales n’en sont que plus solennelles: vendredi, tous les pipoles de la jet-set et du gotha célébreront les 84 ans de Michèle Morgan, l’actrice aux yeux de saphir. Ce fut aussi le jour anniversaire du peintre Balthus, alias Balthasar Klossowski de Rola, mort en son chalet-palais de Rossinière en 2001. Il aurait eu cent ans. La Fondation Gianadda, de Martigny, prépare pour l’occasion une vaste expo rétrospective qui sera inaugurée en juin.

Cela dit, connaît-on assez Georg Christoph Lichtenberg? Cet écrivain allemand né à Ramstadt en 1742 fut prof de sciences naturelles, novateur dans les recherches psychologiques sur l'inconscient, mais également critique d’art, auteur d’aphorismes drolatiques, ainsi que d’un texte intitulé Consolations à l’adresse des malheureux qui sont nés un 29 février. Je vous en recommande la lecture – belle version française chez José Corti. Et vous en livre ce morceau choisi:

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    «On dira ce qu’on voudra, mais un homme qui n’a d’anniversaire que tous les quatre ans, n’est pas comme les autres. Et quelqu’un qui n’a pas assez d’anniversaires dans sa vie, à bien des égards, ne me semble pas plus heureux que la gent la plus courante des pauvres diables qui ont trop de pères; en effet, quoi de plus agréable pour l’immortel qui est en nous que de voir et même de goûter sous cape, et de sentir qu’à part lui d’autres de son espèce se réjouissent de ce qu’il existe et qu’il vive?»

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L’expo de la semaine

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La Galerie Agnès-Martel, de Morges, présente dès jeudi prochain, et jusqu’au 28 avril, des photographies de roses, signées Marcel Imsand. Un très beau photographe aux yeux de prophète, auquel j’ai l’honneur et le bonheur de m’associer en 1999 pour l’élaboration du dernier Livre officiel de la Fête des Vignerons de Vevey.

Quand le grand Marcel photographie une fleur, il se voit devant un humain.

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www.galerie-agnesmartel.ch

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Le sarcasme de Louis Jouvet

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Le spectacle de la semaine rend hommage à deux grands hommes. Il se déroule au Théâtre de Vidy à partir de demain soir 26 février*. Je ne l’ai point vu, mais je vous le recommande quand même parce qu’il recrée sur les planches un dialogue épistolaire – à partir de documents retrouvés - entre le fulgurant romancier Romain Gary (1914-1980) et l’homme de théâtre et de cinéma le plus déconcertant de France: Louis Jouvet (1997-1951).

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Je m’arrêterai sur ce dernier. Originaire du Finistère, Jouvet avait été formé au théâtre du Vieux Colombier par Jacques Copeau.

Devenu directeur de la Comédie des Champs-Élysées en 1924, il fonda le Cartel avec Gaston Baty, Charles Dullin et Georges Pitoëff.

Directeur de l'Athénée (1934), il créa plusieurs pièces de Giraudoux et de Jules Romains (Knock, 1923) et renouvela quelques personnages classiques (Don Juan, Tartuffe).

Au cinéma, il a également joué des rôles importants dans Topaze (1931), la Kermesse héroïque (1935), Drôle de drame (1937), Entrée des artistes, Hôtel du Nord (1938), Volpone (1939), Quai des Orfèvres (1947).

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A la ville, l’homme était sur sa réserve, bredouillait un peu. Mais il lui arrivait d’être d’un sarcasme époustouflant. Une anecdote révélatrice:

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N’ayant point engagé pour une création importante une diva du théâtre traditionnel – dont on a déjà oublié le nom – elle en fut si offusquée qu’elle fit semblant de ne pas le reconnaître en le croisant un peu plus tard, dans quelque réunion mondaine.

- Mais serrez-moi la main Madame, lui fit Jouvet. N’ayez pas peur… Le talent ne s’attrape pas!

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Comme beaucoup d'acteurs de théâtre, Louis Jouvet préférait les planches aux plateaux de cinéma, et avait coutume de dire: «Le cinéma, c'est du théâtre en conserve». Ou: «Au théâtre on joue, au cinéma on a joué».

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Voici encore quelques réflexions de Louis Jouvet sur son métier:
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- Rien de plus futile, de plus faux, de plus vain, rien de plus nécessaire que le théâtre.
- Il est facile de faire dire aux personnages ce qu'on pense d'eux.
- Le personnage est d'abord un texte.
- Un objet qui soit comme un vrai objet et qui soit faux, c'est le véritable vrai, c'est la vérité du Théâtre.
- On fait du théâtre parce qu'on a l'impression de n'avoir jamais été soi-même et qu'enfin on va pouvoir l'être.
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www.vidy.ch

21/02/2008

Les mouches

(Carte blanche à Olivier Schopfer, notre philologue genevois, qui aujourd’hui s’intéresse à l’intrusion d’un insecte universel dans notre langue.)

 

La mouche est un insecte qui comprend de nombreuses espèces. La plus commune, celle que l’on entend bourdonner à nos oreilles en été, est la mouche domestique, du latin « musca domestica ».
Autrefois, on appelait « mouche » tout insecte volant
: cela comprenait l’abeille, la guêpe, le moustique et le taon. C’est à partir du 16ème siècle que l’on commence à faire la différence, mais en continuant à accoler le mot « mouche ».
Montaigne, le célèbre auteur des « Essais », est le premier à offrir cette précision en inventant la formule « mouche guêpe ».
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On retrouve la mouche dans de nombreuses expressions ou proverbes:
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1. « Écrire en pattes de mouche. »
Écrire de manière maladroite et/ou avec des ratures.
2. « Tomber comme des mouches. »
Se dit lorsqu’un très grand nombre de personnes meurt en même temps (en cas de guerre, de catastrophe naturelle ou d’épidémie).
3. « On n’attrape pas les mouches avec du vinaigre » (proverbe).
On résout mieux une affaire compliquée par la douceur que par la dureté ou la rigueur.
4. « On entendrait voler une mouche. »
C’est le silence total.
5. « Regarder voler les mouches. »
Être distrait.
6. « Il/Elle ne ferait pas de mal à une mouche. » Qualifie une personne incapable d’une action méchante.
7. « Être/Faire la mouche du coche. »
Désigne une personne arrogante qui cherche à s’imposer par tous les moyens (en référence à une fable de La Fontaine : « Le Coche et la Mouche »).
8. « Prendre la mouche. »
Se vexer, se fâcher.
À l’origine, c’est la vache qui littéralement « prend la mouche ». L’expression fait référence au taon, une variété de mouche bovine qui se caractérise par sa grosseur et son dard très aigu dont la piqûre est extrêmement douloureuse.
Lorsqu’une vache se fait piquer par un taon, cela provoque chez elle une grande agitation. D’où l’expression « prendre la mouche » pour dire qu’on s’énerve.
On peut aussi dire « Quelle mouche le/la pique ? », toujours en référence au taon qui pique et qui agace.
9. Un/e « gobe-mouches » (terme aujourd’hui désuet).
Personne stupide qui croit tout ce qu’on lui raconte.
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Il existe deux autres expressions dans lesquelles le mot « mouche » ne signifie pas directement l’insecte, même s’il y a un lien:
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1. Une « fine mouche » : personne habile et intelligente.
Au 15ème siècle, une « mouche » décrivait un espion qui travaillait pour le compte d’une personne puissante. Une image pas très appropriée puisque ces espions étaient censés agir tout en finesse pour ne pas se faire remarquer et glaner ainsi un maximum d’informations secrètes. Mais nous savons tous que les mouches ne font aucun effort pour se montrer discrètes lorsqu’elles tournent autour de nous en bourdonnant !
Aujourd’hui, pour qualifier un délateur, on parle d’un mouchard.
2. « Faire mouche » : parvenir au but que l’on s’était fixé.
Une expression tirée du vocabulaire du tir, où la « mouche » désigne le petit cercle noir qui se trouve au centre de la cible.
Cette métaphore nous vient du 17ème siècle, lorsque les femmes de la haute société se collaient une petite pastille de couleur noire sur le visage pour faire croire qu’elles avaient un grain de beauté. Cette « mouche » faisait ressortir la pâleur de leur teint, considéré à l’époque comme le summum de l’élégance.
Aujourd’hui, c’est la petite touffe de barbe que les hommes se laissent pousser sous la lèvre inférieure qui s’appelle une « mouche ».
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---En escrime, la « mouche » est le bouton placé à la pointe du fleuret pour le rendre inoffensif.
---En boxe, la catégorie « poids mouche » désigne les boxeurs dont le poids est le plus léger.
---« Bateau-mouche » : type d’embarcation que l’on voit notamment sur la Seine à Paris et qui sert à transporter les touristes.
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OLIVIER SCHOPFER