13/04/2008

Gallaz, ses ruches et la lettre de Qianlong

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L’abeille mellifère est en voie de disparition! A cause de la varroatose et d’infections bactériennes que cette fichue mondialisation – avec ses échanges intempestifs – est sur le point de généraliser. Les 19 000 apiculteurs de Suisse sont inquiets, et on les comprend: à quoi leur servira désormais leur espèce de scaphandre ajouré qui leur confère une majesté d’astronaute en dentelles, ou l’œil ébahi d’un poisson dans sa nasse?

 

Parmi eux, il y a mon ami Christophe Gallaz, qui possède quelques ruches dans la Broye vaudoise. Plusieurs fois par mois, l’écrivain quitte la ville pour les récurer délicatement, veiller à la santé et au confort de ses protégées. Et les écouter: ses abeilles de Chapelle-sur-Moudon sont ses inspiratrices. Leur santé lui indique celle du temps et du train du monde. Ce sont elles qui guident sa jolie plume dans ses chroniques dominicales, et le confortent dans l’idée que l’univers est peuplé de dadais… Qu’écrira-t-il, l’ami Gallaz, lorsqu’elles auront disparu? Osera-t-il convenir que la vie qu’on vit n’est pas obligatoirement triste, épineuse, griffue, comme un tableau de Bernard Buffet? Un scénario d’Alain Tanner?

 

Que les admirateurs de ces deux artistes me pardonnent, mais leurs œuvres me rendent morose, à l’instar d’une radiographie de mes poumons de fumeur. Au fait, je ne sais pas si Gallaz les aime (en tout cas, il vénère Godard), mais lui, mon Christophe je l’aime surtout quand il croque une branche de chocolat noir ou lape des sorbets de Bernard Ravet, à Vufflens-le-Château. Ses yeux pers s’allument davantage, son sourire pétille d’humour universel. Et il a l’air d’aimer la vie!

 

 

LE SPECTACLE MUSICAL DE LA SEMAINE

 

 

Sa trame et ses dialogues sont d’un ami commun à Gallaz et moi (ô copinage, quand tu nous tiens!). Pierre-Louis Péclat, le poète à belle crinière rousse, le nostalgique absolu nervalien que j’ai déjà célébré dans ce blog, s’est enfoui cette fois dans les dilemmes et ruminations de la grande Dietrich, quand elle vivait recluse dans un appartement parisien, peu avant sa mort en 1993.

 

Marlène avec amour sera créé ce jeudi 17 avril au Théâtre 2.21, à Lausanne, par la Compagnie Encore raté. Avec Carine Barbey, Patricia Naegeli, Daniel Perrin. Mise en scène d’Olivier Périat.

 

www.theatre221.ch

 

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LA TARTINE FORTIFIANTE DE LA SEMAINE

 

C’est une recette du philosophe et historien athénien Xénophon (vers 430 avant J.-C.-vers 355). Lui-même la tenait des Perses à barbe en volutes auprès desquels il s’était battu, sou le règne de Cyrus le grand. Il s’agit modestement d’une tranche de pain assaisonnée de folioles de cresson, comme on en mange quelquefois dans les soupers vaudois. C’est un peu amer, ça brûle le fond de la gorge, mais ça fouette les sangs tant ces herbes crucifères sont riches en vitamines C, et en antioxydants.

Les apothicaires de l’Iran zoroastrien leur attribuaient des vertus magiques. Grecs et Romains les recommandaient pour combattre la calvitie et stimuler l’activité de l’esprit.

 

Mais attention, il existe plusieurs sortes de cresson: il y a l’alénois, celui des prés (la cressonnette), la cardamine, le grasson, et enfin le cresson de fontaine – celui que nous consommons le plus souvent en Europe, et qui porte un nom scientifique tout à fait charmant: nasturtium officinale. Du latin nasum, nez, et torquere, tordre, grimacer. Par allusion à la saveur piquante de cette plante potagère qui prospère le long des ruisseaux, avec l’ortie – elle aussi très savoureuse quand on sait l’apprivoiser et la mettre en potage.

 

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L’ORGUEIL IMMEMORIAL DES CHINOIS

 

 

Dans un de ses récents billets sur la crise annoncée des JO de cet été, notre coblogueur Jean-Noël Cuénod, correspondant à Paris de 24heures et la Tribune de Genève, relevait avec pertinence chez les maîtres de Pékin une effarante méconnaissance de la vie internationale, et de son évolution.

 

A vrai dire il ne s’agit pas de méconnaissance, mais de refus de connaître, et même de comprendre. Cette posture anachronique - qui révolte les Occidentaux - des autorités chinoises ressortit à un orgueil atavique quasi-millénaire. Durant plusieurs siècles, leur empire a été celui du milieu; entendez du milieu du monde (rien à voir avec Pompaples!). Le giron de la seule civilisation possible, un soleil au milieu de ses planètes. Et au fur et à mesure que celles-ci se multipliaient autour de lui, il les tolérait volontiers, mais pour autant que sa souveraineté serait respectée. Ainsi, quelques Fils du Ciel accueillirent tôt, et avec bienveillance, des émissaires de la civilisation européenne et chrétienne – mais ceux-là avaient la diplomatie habile et courtoise, intelligente, de missionnaires jésuites! Et c’est grâce à eux qu’on vit au cap du XVIIe le grand Kangxi (1654-1722) échanger par courrier lent et poli des affabilités avec son illustre contemporain Louis XIV.

Le ton changea dès 1736, lorsque le petit-fils de Kangxi, Qianlong monta sur le trône. Il continua d'employer personnellement les jésuites en raison de leurs connaissances scientifiques et artistiques, mais il redoutait leur influence religieuse et politique. Et quand il vit débarquer l’envoyé britannique Sir McCartney, une espèce de baroudeur plutôt pressé qui se moquait de l’étiquette impériale, Qianlong rompit tout sec avec l’Occident. Il renonça aux présents impressionnants de la légation (inventions mécaniques, instruments de marine, horloges astronomiques, etc.) et refusa d’ouvrir la Chine au commerce international qui commençait déjà à se «mondialiser».

Aujourd’hui encore, sa réponse au roi George III, datée de 1793, demeure significative d’une certaine susceptibilité chinoise:

«L’Empire céleste, qui règne à l’intérieur des quatre mers, s’attache simplement à conduire comme il convient les affaires du gouvernement. Nous n’avons jamais fait grand cas de nos produits indigènes, ni n’avons jamais eu le moindre besoin des produits fabriqués dans votre pays. La vertu majestueuse de notre dynastie a pénétré dans chaque pays sous le Ciel, et les rois des nations nous ont offert leur précieux tribut par voie de terre et de mer. Comme votre ambassadeur peut le voir lui-même, nous avons de tout. Je n’attribue aucune valeur à vos objets étranges ou ingénieux, qui ne sont d’aucune utilité pour les artisans de notre pays. C’est ma réponse à votre demande d’appointer un représentant à ma Cour».

A l’époque de la Révolution française, et des proclamations de la liberté universelle (celle aussi d’une certaine guillotine…), un souverain chinois vieux jeu refusa de troquer l’autarcie de son empire contre un ridicule cabestan made in Europe. Et l’on voudrait qu’aujourd’hui ses lointains héritiers avalent toute crue notre propre conception des droits de l’homme…

Les «bourreaux» de Tien-an-Men et de Lhassa ont la leur.

 

Relire d’Alain Peyrefitte L’Empire immobile, ou les chocs des mondes, paru chez Fayard en 1989, dix ans avant la mort de l’auteur, ancien ministre de De Gaulle.

Commentaires

En tout cas l'oeil de Gallaz est nécessaire. Une belle acuité du regard qui agit comme les colorants qui indiquent les parties malades de notre société.
Des abeilles il tire le venim nécessaire - peut devenir remède. Mais aussi du bon miel, puisqu'il a la bonne aulité d'être un gourmand!

Écrit par : Xénius | 13/04/2008

Ben tiens, dans sa chronique de dimanche aujourd'hui, Christophe Gallaz nous aprle justement de la Chine. Mais c'est aux Occidentaux qu'il en veut. Votre empereur du XVIIIe aurait apprécié. Il ne serait pas jésuite des fois ce Gallaz?

Écrit par : Pharos | 13/04/2008

Vous écrivez Quianlog... Il est quand même plus connu sous l'orthographe Tchen-Long. M. Salem, vous seriez du genre à dire Beijing plutôt que Pékin?

Écrit par : Sonia | 13/04/2008

Monsieur Salem,

Je suis désolé de devoir vous contredire.
Vous dites: "Durant plusieurs siècles, leur empire (chinois) a été celui du milieu; entendez du milieu du monde (rien à voir avec Pompaples!)."

Pompaples est en Pays de Vaud et en Pays de Vaud, il est certains politiciens qui pensent réellement qu'ils sont le "milieu" ou le "nombril" du Monde. Donc le "rien à voir avec Pompaples" pourrait être trompeur.

Pour illustrer mon propos, un exemple: Monsieur Pascal Broulis***.
Ce Monsieur est tellement sûr d'être très connu (plus connu que moi dans mon immeuble, à mon étage), qu'il s'est "répandu" sur une chaîne télévisuelle française où il a joué à l' "intermittant du spectacle" avec le succès que l'on sait. Il pensait probablement devenir une vedette internationale au-delà de Pompaples! Il n'aura été qu'à coté... de ses Pompes!

*** Broulis: Ancien patronyme campagnard venant de "brout lisse": très jeune pousse encore tendre et peu en mesure de se défendre contre la voracité de l'animal qui la broute d'un coup de langue. C'est donc une allégorie du politicien peu aguerri qui se fait "bouffé" par les médias qui le manipulent en caressant (sans la langue) son égo surdimentionné.

Il existe le "mal de brout": Lorsque les animaux ingurgitent par trop de ces jeunes pousses tendres, ils sont atteints d'une inflammation de l'intestin.
Alors méfiance! Ne réélisez pas Monsieur Broulis, il y aurait risque de malaise!
À vrai dire - puisque c'est le "trop" qui rend malade - et qu'il sera difficile d'élire beaucoup de "radicaux qui est un "végétal" de plus en plus rare - remplacé qu'il est par une "plante" beaucoup plus vénéneuse - le risque est moindre que nous pouvions l'imaginer de prime abord.

Écrit par : Père Siffleur | 13/04/2008

Bonjour,
Est-ce que quelqu'un sait comment faire pourque cette publicité pour un opérateur de téléphonie mobile ne saute à chaque page? C'est franchement désagréable et intrusif, je ne peux plus parcourir les différents blogs comme avant. Je pensais que les ringardes fenêtres pop-up étaient depuis longtemps tombés dans l'oubli.

Écrit par : Inma | 14/04/2008

Il doit s'agir d'un coup de ses concurrents pour nuire à sa réputation. Qui aurait envie d'avoir un contrat chez un tel opérateur ?

Écrit par : Géo | 14/04/2008

Ce qui aurait dû être la cerise sur le gâteau, se révèle comme étant la mouche bleue sur l’étron.

Conforme au racisme ordinaire d’un habitant du XIIIe arrondissement devant une civilisation inconnue. Tant que l’étranger fait partie du Tiers-Monde, on le traite avec une commisération attendrie ; mais, imaginez que celui-ci, dépassant le Japon et l’Allemagne, devienne la deuxième puissance économique mondiale (rapport de la Banque Mondiale du 12.04.2008), il ne s’agit plus que de sauvages incapables d’avoir inventé ces sommets de la civilisation que sont le droit de grève hebdomadaire et les jeux de vingt heures. Ce sentiment se trouve encore exacerbé par le fait que, face à l’arrogance française, la Chine préfère désormais s’équiper en technologies allemandes et japonaises. Il ne reste plus à nos voisins qu’à lui refiler, comme une maladie honteuse, le complexe des Droits de l’Homme, invention dont ils sont si fiers et dont ils firent un si bon usage pendant la colonisation.

Aux yeux des Chinois, la notion de Milieu (中 "zhong") évoque une conception plusieurs fois millénaire et désigne la loi régissant le Tao (d'après Anne Cheng : "Histoire de la pensée chinoise"). Schématiquement, il s’agit d’un état d’équilibre à rechercher entre les forces cosmologiques antagonistes influençant la vie terrestre. Elle n’a donc aucun rapport avec une quelconque position géographique du pays ou une prétention à l'excellence.

Ce livre se base sur une correspondance impériale des années 1792-1794, extraite des archives pékinoises; Alain Peyrefitte apporte son commentaire sur les rapports entre les chinois et le navigateur anglais lord Macartney, qui prétend leur imposer le commerce avec l’Occident (cette pression va d’ailleurs finir en intervention militaire quand il s’agira de leur faire fumer de l’opium « Made in England »). Selon Peyrefitte toujours, la Chine communiste (version 1989) reste fondamentalement confucéenne, sa force est plus morale que militaire et il faut la situer dans un monde totalement à part, sans chercher à interpréter avec des valeurs occidentales.

Au XIXe siècle, la Chine est sous le régime despotique des mandchous et face à l'impérialisme des puissance occidentales. Raisons pour laquelle on constate un retour idéologique aux classiques Han (dernière dynastie constitutive de l'identité chinoise avant l'invasion des "barbares") et l'émergence d'un nationalisme qui allait accentuer le repli (d'après Anne Cheng: "Histoire de la pensée chinoise").

Écrit par : Pierre-André Rosset | 15/04/2008

Le livre de Peyrefitte parut en révolte de Tien An Men. Toute la presse occidentale était alors sûre que les choses allaient changer à Pékin. Et comme le livre s'intitulait L'Empire immobile, l'auteur se fit houspiller. Même par mon cher Canard enchaîné... qui finit par lui donner raison...

Écrit par : Xénius | 15/04/2008

Si vous suivez ce qui se passe actuellement dans le monde à propos de l'augmentation du prix des denrées alimentaires, vous aurez compris l'origine des troubles de 1989.
Deng Xiaoping avait décidé, dès l'automne 86, des réformes destinées à améliorer le revenu des paysans en augmentant progressivement les prix. Le sac de riz prenait subitement l'ascenseur, alors qu'il n'avait pas bougé pendant plusieurs générations. Les citadins, jusque-là privilégiés, ont commencé à murmurer dans les transports publics. Au Nouvel An 1987, les mécontents se sont rassemblés pour exprimer publiquement leur désarroi devant leurs difficultés financières. Jusqu'à l'histoire médiatisée de la place Tiananmen en 1989, au moment où les étudiants prenaient le relais des ouvriers et des retraités.
Les faiseurs d'opinion occidentaux, qui n'attendaient que ça, ont inventé la légende du Printemps de Pékin, alors que cela n'avait strictement rien à voir avec du folklore soixante-huitard.

Écrit par : Pierre-André Rosset | 15/04/2008

"alors que cela n'avait strictement rien à voir avec du folklore soixante-huitard."
Trop vite dit. Savez-vous de science infuse comment se forgent les événements historiques ? Pourquoi n'y aurait-il aucune correlation entre les retraités, les ouvriers et les étudiants, surtout en Chine ?

Écrit par : Géo | 15/04/2008

Non, Monsieur l'accusateur public.
J'en ai parlé plusieurs fois avec les gens qui me servent de belle-famille. En 86, 87 et 89, il y en avait toujours l'un ou l'autre à Pékin et le reste à Shanghaï. Famille issue de l'ancienne bourgeoisie, a traversé deux révolutions et une famine, sans jamais aucun compromis avec les communistes, et malgré tout toujours vivants. Tous universitaires, dont un haut fonctionnaire au gouvernement sous l'un des premiers ministres de Mao.
C'est donc vu du dedans, ces gens ne sont pas des crétins et n'ont aucun intérêt à raconter des craques. Vous voulez voir le texte en mandarin ?

Écrit par : Pierre-André Rosset | 15/04/2008

Monsieur le Vergès des blogs,
Ce que pense votre belle-famille signifie-t-il qu'il n'y a pas de liens entre étudiants et leurs possibles parents ouvriers ou retraités ?

Écrit par : Géo | 15/04/2008

Ca ne fait aucun doute, si vous le demandez poliment.
C'est comme pour la dépression: il y a toujours un élément déclencheur et puis une quantité de choses viennent s'ajouter pour construire un système logique.
Fin mai 1968, je questionne un étudiant de Nanterre pour avoir une chronologie des événements. Selon lui, tout a commencé avec une grogne au sujet du bâtiment des filles dont l'accès venait d'être strictement contrôlé. On grogne, on chahute, on conteste et le virus politique vient alimenter un organisme en pleine fièvre: et vous connaissez la suite.
Un peu trop simpliste ? Mis à part que les Chinois se foutent complètement de la politique, ils veulent simplement gagner de l'argent.

Écrit par : Pierre-André Rosset | 15/04/2008

Euh ... , M. Rosset, comment fait-on pour être "un haut fonctionnaire au gouvernement sous l'un des premiers ministres de Mao" et ne jamais faire aucun compromis avec les communistes ?

Par ailleurs si votre belle famille avait été composée d'ouvrier du textile ou de la métallurgie, est-ce que vos propos auraient été moins fiables ? Pourquoi ce CV ?

Merci d'avance d'excuser mon inculture crasse.

Écrit par : Alain HublerA | 15/04/2008

Très bien votre article... mais j'attends toujours d'être dépanné pour insérer des articles dans 24 heures!
J'attends votre réponse à mon mail depuis quelques jours
Fred

Écrit par : Fred Oberson | 15/04/2008

Mes respects, Monsieur Hubler.

Vous n'êtes pas inculte, mais binaire, dualiste. Resté très juvénile, vous passez du toujours au jamais sans étapes intermédiaires. Vous feriez bien de vous rapprochez de la pensée chinoise, pour laquelle la conservation du Milieu au sein du Chaos originel est essentielle.

Cela dit, à 北京 comme ailleurs, tout est affaire de copinage en politique, et si ce n'est plus à l'époque de 毛泽东. Une personne nommée à un ministère emmène avec elle tous les individus de son clan susceptibles de lui être fidèles ("quelle que soit la couleur du chat", aurait dit Deng Xiaoping).

Encore mieux: en pleine Révolution Culturelle, une demoiselle qui n'a jamais été inscrite au Parti Communiste et qui s'est souvent prise de bec avec les responsables politiques et autres Gardes Rouges (mais qui allait me devenir chère pour d'autres motifs), possédait une calligraphie chinoise tellement remarquable qu'on est simplement venu lui demander si elle voulait bien écrire les dazibaos pour les activistes. La Chine a vraiment de quoi vous étonner pour peu que vous vous y intéressiez pour des raisons moins polémiques.

Et pourquoi les CV ? Parce que Monsieur Géo est très délicat sur la qualité de ses correspondants et de leurs références morales, et que je répondais à sa question.

Écrit par : Pierre-André Rosset | 16/04/2008

Sire PAR,

... Alors, dans "Le lotus Bleu", ce que Tintin raconte à Tchang concernant les Chinois... ce ne serait vraiment que de fausses idées?

PS: Lire aussi sur cette même communauté de blogs: "Relire Tintin au Tibet" édité sur "Vu de l'octogone" de Jean-Pierre Althaus

Écrit par : Père Siffleur | 16/04/2008

Au début de l'année dernière, et sur le blog de Monsieur Salem également, une délégation officielle de Chinois et moi avons commenté page par page, image par image et phylactère par phylactère "Le Lotus Bleu".
Il faudra plonger dans les archives, parce que je ne vais pas recommencer ce travail de bénédictin et que les Chinois sont occupés à tondre le gazon pour les jeux.

Écrit par : Pierre-André Rosset | 16/04/2008

P.-S.: je viens de lire ce qu'écrit Monsieur Althaus à propose des tribulations chinoises de Monsieur Chang et je les compare à ce qu'a vécu ma compagne à la même époque dans la même ville.
Le crime de M. Chang est d'avoir été un artiste vivant de son art, ce qui passait pour un défaut bourgeois irrécupérable. Alors que ma compagne était interne dans une école où devait être formée l'élite de la nation et où, par manque de sujets, on faisait peu de cas de l'origine sociale des élèves. Et comme elle avait un certain talent pour la logique et le raisonnement, ça passait sans autre pour une qualité intouchable bien que contre-révolutionnaire. Sans ce concours de circonstances, elle aurait certainement fini dans un camp.

Écrit par : Pierre-André Rosset | 16/04/2008

P.-P.-S.: mais ce qui ne l'a pas empêchée d'être envoyée 3 ans à la campagne cultiver le riz, pendant la fermeture des universités.

Écrit par : Pierre-André Rosset | 16/04/2008

Je trouve que c'est assez triste de constater les méfaits de la mondialisation. Maintenant, toutes les maladies se propagent plus vite. Je m'étonne encore que l'Ebola n'ait pas atteint tous les pays, vu les flux migratoires qu'il y a dans le monde.

Écrit par : Brigitte | 07/02/2015

Même si la population d'origine africaine à Genève est la plus dense du pays (on connaît les coupables), c'est la grippe qu'il faut craindre en ce moment (ce qui n'est de la faute à personne). Demandez à Géo: sur l'Afrique, il s'y connaît (sur le reste, il a des lacunes).

Écrit par : Rabbit | 07/02/2015

C'est un point de vue de lapin, Rabbit.

Écrit par : Géo | 07/02/2015

Alors, méfiez-vous de la suite de Fibonacci: 0, 1, 1, 2, 3, 5, 8, 13, 21, 34, 55, 89, 144, 233, 377, 610, 987, 1597, 2584, 4181, 6765, 10946, 17711, 28657, 46368, 75025, 121393, 196418, 317811, 514229, 832040, 1346269, 2178309, 3524578, 5702887, 9227465, 14930352, 24157817, 39088169, etc.

Écrit par : Rabbit | 07/02/2015

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