18/06/2008

L'art épistolaire dans les lavandes de Grignan

 

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Dans ma dernière chronique dominicale, j’ai rendu un petit hommage à Madame Marie-Madeleine Pioche de La Vergne, comtesse de La Fayette (1634- 1693). Une  femme de lettres parisienne du XVIIe siècle qui inaugura dans la littérature francophone le roman psychologique et que le président Sarkozy tient en piètre estime. Cette lointaine icône littéraire, a été la cousine par alliance d’une autre immense prosatrice du Grand siècle: Marie de Rabutin-Chantal, marquise de Sévigné, née à Paris en 1626, morte à Grignan, en 1696, dans le château de sa fille.

1544702865.jpgPour honorer la brillante et infatigable épistolière, cette charmante bourgade de la Drôme organise chaque été, depuis 1996, un Festival de la correspondance. «Une ambiance très sereine incite les promeneurs à s'arrêter dans des lieux insolites, jardins ,boutiques , caveaux, ruines , cafés littéraires, librairies, où des chambres d'écriture sont mises à la disposition du passant, avec chaise table stylo papiers et enveloppes. Tout est fait pour donner envie d'écrire à un ami, un parent ou même à un inconnu. Ces lettres sont expédiées gratuitement dans le village ou dans le monde entier.

Du mercredi 2 juillet au dimanche 6, des acteurs de la Comédie française ont été invités pour des spectacles et des lectures. Des musiciens professionnels donneront des concerts dans des champs de lavandes, ou au milieu des vignes de cette contrée si chère à notre poète Philippe Jaccottet. Cette année, on y célébrera tout particulièrement les correspondances de peintres et sculpteurs : Nicolas de Stael, Niki de Saint-Phalle, Frida Kalho, Diego Rivera, mais aussi Dali, Courbet, etc.

www.festivalcorrespondance-grignan.com

 

08:58 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (4)

Commentaires

Ah, Mme de Sévigné ! Un auteur exquis. Elle m'a parfois plus charmé que Mme de Lafayette, que j'ai trouvée un peu abstraite. Mme de Sévigné entre dans des évocations concrètes de son temps, sans perdre le sens de la poésie.

Écrit par : R.M. | 18/06/2008

Ses lettres à sa fille sont des lettres d'amour, elle essaie de la distraire, de lui être utile. Elle ne se fait jamais pesante.

Écrit par : Serena | 18/06/2008

C'est exactement ça, Serena. L'écriture est devenue pour Sévigné peu à peu un besoin, puis un plaisir. "Le chef-d'oeuvre serait né par surcroît"...

Écrit par : Cyberprince | 18/06/2008

Oui

Écrit par : R.M. | 18/06/2008

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