25/06/2008

Quand le baby-foot devient œuvre d’art

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A la grande effervescence footballistique qui s’achèvera dimanche, la grande majorité des amateurs participent en jouant par procuration devant leur télévision, en assénant parfois des coups de pied dans une canette de bière. D’autres, entre deux retransmissions de match, se défoulent sur un jeu de simulation électronique – ce qui met à l’épreuve leurs méninges, mais pas du tout leurs muscles. La gageure sympathique de Gaël Ginggen et Philippe Béboux, du collectif lausannois additif (www.additif.ch), a été de redonner ses lettres de noblesse au bon vieux baby-foot de nos heures de récré, ou celui de l’arrière-salle de la pinte à Charlie, de Villars-Gonfonnens. Le baby-foot, vous vous en souvenez? Cette sorte de billard muni de figurines actionnées par des tiges mobiles, et dont un des sommets est muni d’un boulier-compteur. Quand on y joue, le corps transpire un peu; la simulation du foot y est un tantinet plus sportive.

Afin que leur ville ne soit pas en reste durant l’Euro, nos deux urbanistes ont conçu et géré pour City Management de Lausanne* Pimp my baby, une expo inédite de 22 baby-foot transformés par 11 designers et 11 artistes, et qu’on a répartis géographiquement dans toute l’agglomération de la capitale vaudoise, d’Ecublens à Pully, d’Ouchy à La Sallaz. Cela jusqu’au 29 juin, le soir de la finale du Championnat d’Europe. Après quoi, toutes les œuvres seront réunies au Flon, au 1er étage de la route de Genève, 7.

Les deux fois onze artistes ou designers ont pu transformer l’instrument à leur guise. «Seule contingence: garder une dimension interactive et ludique à l’objet». Ainsi, l’église de la Pontaise abrite un baby-foot que sa re-créatrice a baptisé «A en perdre la boule»; celui que Fabien Cappello expose à l’avenue de Cour s’appelle «Sounder-ball»; à Chauderon 9, vous verrez le magmatique «Volcan» de Claudia Comte; aux Portes-Saint-François le savoureusement improbable «Mercotocoupe» d’Anne Blanchet…

L’œuvre haut juchée photographiée ci-dessus, réalisée par Labelobjet, porte le nom de «High level». Elle se trouve déjà au Flon, à la Miroiterie.

www.city-management.ch

Commentaires

Dans le genre très déjanté, l'agence Jimmyprod (www.jimyprod.com) a lancé le plus grand des baby-foot à cordes :, il nécessite qu’ on le haubane avec 6 piquet de 0.8 m que l’ on plante dans le sol ( pelouse ou terre ). 2 équipe de 6 joueurs sont rattachés à des tubes en PVC qui coulissent le long de corde tendus dans la largeur du baby, ils doivent à l’ aide d’ un ballon de foot en mousse marquer le plus grand nombre de buts dans un temps donné. (en général match de 5 minutes ).

Écrit par : Tephan | 25/06/2008

Est-ce qu'il vont installer des tables de ping-pong autour de l'Open de Gstaad?

Écrit par : KIM | 25/06/2008

Ping-pong. Cela aurait pu etre un nom d'origine chinoise ou japonaise. Mais non, ça vient d'Angleterre, et c'est une onomatopée, rien de plus...

Écrit par : Casali | 28/06/2008

En revanche, cher Casali, "tennis" qui nous vient croit-on aussi d'Angleterre, est un mot dérivé du français : "Tenez!"... Oui, c'est le cri que poussaient les jouteurs français au jeu de paume. L'ancêtre du tennis.

Écrit par : Xénius | 28/06/2008

Et voici qu'on dérive du foot, au babyfoot, puis au ping-pong. Un jeu que je trouve idiot, bruyant, etc. Moi qui aime tant le grand Francis Ponge, et qui me prenait pour un pongiste, ^j'ai dû apprendre un jour à mes frais que ce terme était déjà réservé par les joueurs de PING-PONG. Au diable la poésie!

Écrit par : Cyberprince | 28/06/2008

Dites aux gens que vous aimez "La fabrique du Pré" et on vous prendra pour un spécialiste du compost.

Écrit par : Parmelin | 28/06/2008

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