01/10/2008

La "Mémoire des truites" à l'Echandole

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Cet été, les Nouveaux Monstres se sont associés au brillant pianiste François Lindemann pour créer, avec la complicité de techniciens de haut vol, un spectacle de sons, de lumières et de couleurs explorant toutes les capacités d’absorption et de réverbération d’un lieu donné. A la mi-août, la Mémoire des truites  (ou 20 000 mères sous les lieux…) a été jouée dans le château de Nyon. Dès demain, ceux qui l’auront manquée la verront au Théâtre de l’Echandole, à Yverdon.

 

Présentation de cette œuvre musicale et visuelle par ses auteurs :

La musique jouée en direct par Léon Francioli, Daniel Bourquin et François Lindemann est immédiatement captée par deux bidouilleurs de sons géniaux qui la multiplient, la transforment, la malaxent, en font leur propre matière sonore, leur musique. Ils la font se déplacer librement grâce à un chemin parsemé de diffuseurs sonores, dans tout l’édifice …ils se l’approprient.  En même temps, l’action des musiciens et le geste du dessinateur sont captés par un vidéaste qui y entremêle des images de films et les retransmet en direct, grâce à un chemin parsemé de caméras et de projecteurs, sur les murs du château…il s’approprie le décor.

Plongés dans un monde fantastique de musique et de couleurs, guidés par vos oreilles et vos yeux, vous vous appropriez les sons et les images, vous vous appropriez votre œuvre.

Œuvre musicale pour saxophone, clarinette basse, piano, contrebasse, harmonium, claviers, percussions, ce spectacle s’adresse particulièrement à des lieux aux architectures complexes, labyrinthiques, à plusieurs niveaux, voilà pourquoi en un premier temps ce fut le château de Nyon qui fut choisi..

La musique est le noyau central de l’œuvre. Interprétée en direct par Léon Francioli, Daniel Bourquin et François Lindemann, elle constitue la base de l’ensemble, immédiatement captée par les deux techniciens-son, Antoine Petroff et Moreno Antognini, qui la multiplient, la transforment, la malaxent, en font leur propre matière sonore, leur musique. Celle-ci se déplace librement, grâce à un chemin parsemé de diffuseurs sonores, dans tout l’édifice, … ils se l’approprient. Le public se déplace à son gré et compose sa propre musique en se promenant à l’intérieur des sons.

Parallèlement à ces constructions sonores s’élabore le décor du spectacle, la base de ce décor étant l’architecture intérieure de l’édifice sur les murs duquel sont projetés des dessins exécutés en temps réel par Daniel Bourquin, et des extraits des films que Les Nouveaux Monstres ont faits ensemble avec Carlo Chanez, vidéaste. Par un système de plusieurs caméras de surveillance, il capte les détails du concert, l’action des musiciens, les retransmet dans le même temps par plusieurs projecteurs video, les intègre ou les mêle aux dessins et aux images enregistrées. Il les présente aussi isolés. Les acteurs du spectacle sont ainsi multipliés et omniprésents. Il s’approprie tous les éléments visuels, en fait son propre parcours en les mixant, créant pour le spectateur un itinéraire virtuel, fugace, en symbiose avec les éclairages créés par Eric Lazor, le tout étant le décor du spectacle.

Entouré par ce monde fantastique, le public, conduit par ses oreilles et ses yeux, lui aussi s’approprie les sons et les images pour suivre son propre cheminement, reconstituer sa propre œuvre. … « Le compositeur est dans la salle ».

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http://www.lesnouveauxmonstres.ch

 

http://www.echandole.ch

 

 

 

13:05 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)

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