17/10/2008

Le Larousse, le savon de Marie-Thé et Gargantua

larousse.jpgLe Petit Larousse 2009 nous a apporté son essaim de mots nouveaux (flexisécurité, photocalyse, slameur, blogosphère…), et sa brochette de personnalités – parmi lesquelles les Suisses Stephan Eicher et Claude Goretta.  Avec ses 150 000 définitions, ses 28 000 noms propres et ses 5000 illustrations, il est depuis presque un mois en honneur dans tous les supermarchés, entre deux aspirateurs et dix boîtes de flageolets.

On en trouve même en librairie, au rayon des encyclopédies…

A première vue, il n'y a guère de différence entre un dictionnaire et une encyclopédie. Ces deux espèces de secours langagiers et culturels sont d'une apparence semblablement massive et compliquée.

Le premier procède du latin «dictio» («action de dire») et décline le monde par ordre alphabétique. La seconde se consulte par tranches, ou chapitres thématiques, et puise son origine étymologique dans le grec ancien «egkuklios paideia» pour signifier «instruction embrassant tout le cycle du savoir». Ce qui, reconnaissons-le, est un bien vaste programme.

Dans un dico ordinaire (Petit Robert, Petit Larousse) les mots et les noms se succèdent avec une enivrante liberté, qui fait sauter du coq à l'âne et crée d'étranges voisinages de sens: le «court-circuit» succède tout de suite au «court-bouillon» et la «panosse» se fait précéder par la «panorpe» qui est un insecte névroptère jaune et noir.

L'usage des encyclopédies est une affaire de classement, d'ordonnance. Elles me font penser à la cuisine de la vieille cousine Marie-Thé: dans une atmosphère qui fleure le savon de Marseille traditionnel, les objets qui se ressemblent vont ensemble. Les assiettes, les tasses à thé et les soucoupes sont dans le vaisselier. Le beurre et yoghourt dans le réfrigérateur. La sarriette séchée, la menthe et le poivre dans les alvéoles à épices. Les bouilloires et les casseroles sont suspendues côte à côte au-dessus de l'évier. Et il n'y a point de poudre à récurer dans le garde-manger.

L'encyclopédiste observe le même état d'esprit que ma cousine. Les ouvrages qu'il édifie s'alignent en 27 colonnes blanches et bleues (Universalis) dans la bibliothèque du salon. Et l'on se croirait devant une copie multipliée du Parthénon. Autrement, ils peuvent être multicolores et épandre des parfums de campagne et d'accent vaudois (L'Encyclopédie illustrée du Pays de Vaud).

Rappelez-vous la Lettre sur l'éducation que Gargantua écrit à son géant de fiston Pantagruel: elle l'exhorte à apprendre toutes les langues du monde et tous les savoirs possibles. A la Renaissance, les grands humanistes de la Renaissance ne consultaient pas Internet, ils étaient chacun Internet.

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Commentaires

Cher Monsieur Salem,

Ce n'est pas mon habitude de vous contredire. Même si ce n'est pas la première fois. Je n'ai plus souvenance du pourquoi! Une péccadille, probablement! Comme aujourd'hui d'ailleurs, un moyen de faire la conversation. Si tout le monde est d'accord, il n'y a plus de conversation possible. pour cette raison il m'arrivemême de me faire l'avocat du diable, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui.

Pour l'instant, je voudrais défendre vos illustres prédécesseurs et donc vous-même. Vous nous dites:

" À la Renaissance, les grands humanistes (de la Renaissance) ne consultaient pas Internet, ils étaient chacun Internet."

Il y a redondance (la péccadille), mais il y a aussi plus "grave" (sic)! (Que celui qui ne s'est jamais trompé, jette la première pierre)

Je m'inscris en faux au sujet de cette allégation!
Les humanistes de la Renaissance n'étaient pas constitués de toutes les "conneries" qu'il est possible de trouver sur la toile. Ils n'étaient fait que du meilleur de ce qui fait Internet.
Et puis... Zut et flûte! Je n'en fait pas partie, mais il fallait que ce soit dit. Dit, afin d'éviter que par trop de jocrisses se prennent pour le nombril des humanistes.

Écrit par : Père Siffleur | 17/10/2008

Dans 'La vie mode d'emploi', il y avait un personnage, Cinoc, qui était 'tueur de mots', c'est-à-dire chargé d'éliminer les expressions hors d'usage des nouveaux dictionnaires. Je me demande ce que deviendront les nouveaux mots du Larousse 2009 dans, disons, dix ans. Et je serais aussi curieuse de connaître la vitesse à laquelle les mots disparaissent, de la langue, puis du dictionnaire.

Écrit par : Inma Abbet | 17/10/2008

Y a-t-il un 'tueur de personnalités', pour ceux dont plus personne ne se souvient?

Écrit par : Inma Abbet | 17/10/2008

"Les humanistes de la Renaissance n'étaient pas constitués de toutes les "conneries" qu'il est possible de trouver sur la toile. Ils n'étaient fait que du meilleur de ce qui fait Internet."
Ah bah, quelle connerie idéaliste bien digne de vous, Diafoirus Siffloteur !
Relisez Rabelais pour voir s'il reculait devant la déconnade intégrale. Vous êtes un coincé, je m'en doutais bien, sous vos faux airs libertaires. Et soit dit en passant, vous n'êtes pas obligé d'aller les chercher sur la toile, ces conneries. Vous êtes vous même personnellement la preuve qu'elles débarquent toute seules...

Écrit par : Géo | 17/10/2008

Je remercie humblement l'Humaniste Géo d'avoir remis la larve que je suis à la place qui est la sienne!

Sans lui, ce site ne serait qu'un ramassis de "déconneurs" intégraux.
Mais, son sérieux dû à une constipation chronique ne lui permet pas de comprendre la différence entre "déconnade" intégrale voulue (Rabelais) et "conneries" (celles dont je parlais plus haut).

De plus, son allergie au nom de "Père Siffleur" provoque chez lui des spasmes incontrôlés tels qu'il saute sur son clavier avant même de pouvoir réfléchir! Afin d'éviter tout problème et lui purifier les humeurs, le médicastre lui conseille une saignée qui devrait lui permettre de retrouver son calme.

La seule chose qui pourrait nous faire ressembler un peu, Diafoirus et moi qui ne suis ni médecin ni savant, donc médicastre béotien ne sachant un traître mot de latin, c'est que Diafoirus "aimait" les purges et qu'il les prescrivait à tout va... Et moi j'aime bien cette "purge" de Géo et ses diarrhées verbales.

Signé: Père Thomas, Médicastre coincé, Charlatan libertaire et bien d'autres choses encore. (pour plus de renseignements voyez le bestiaire sur vélin de Géo)

Écrit par : Père Siffleur | 18/10/2008

Vade retro, Charlatanas pas du tout libertaire ! Suppôt de toutes les idéologies liberticides, plutôt ! Idolâtre de tous les tyrans, pourvu que leur moustache dépasse la projection du nez sur la lèvre ! Amateur de Michel Bühler !
Vous ne l'avez même pas compris, Diafoirus lui aussi n'est pas médecin. C'est d'abord un charlatan, votre frère !

Je le dis et je le répète, à vous tout seul, vous personnifiez la connerie dans sa plus pure splendeur. Beaucoup d'auteurs vous ont vainement recherché, tenté de vous apprivoiser, sans succès. Vous êtes Busse chez les Bronzés, mais en mille fois plus accompli. Bardamu sous la pluie de balles, non, quand il s'enrôle pour épater un copain ! Séraphin Lampion est un aimable convive à vos côtés !

Vous êtes le con parfait ! Soyez béni, Père Siffleur, personne n'arrivera à vos chevilles dans la difficile Quête que vous poursuivez ! Vous avez accompli et achevé ce pourquoi vous étiez fait.

Et maintenant, par pitié, foutez-nous la Paix !

Bonne soirée, Père Siffleur.

Écrit par : Géo | 18/10/2008

Les larmes amoureuses du Soleil Dans la fraicheur du matin Mes larmes coulent et tombent goutte a goutte Sur des fleurs couleur en couleur dans mon cœur Des rayons du Soleil, à travers quelques nuages S’étendent jusqu’aux fleurs Les caressent une a une, pétale a pétale Mes larmes sur les fleurs enlacent les reflets du Soleil Sans les relâcher…Ce ne sont plus des larmes Ce sont des perles de cristal qui rayonnent et qui scintillent L’Amour et la Beauté . Evelyne.

Écrit par : Evelyne | 19/10/2008

Je vous l'avais dit: Diahrrées verbales!...
Mais, dans le fatra de ses déjections, je garde "con parfait" surtout qu'il est accompagné d'une bénédiction! Il ne me l'avait encore jamais expurgée cette interjection là!... Con, oui... Mais parfait!... Et moi qui pensais la perfection être une impossibilité dans ce monde...

Par contre, "foutre la paix", jamais! Je suis absolument contre la "modération" (un néologisme barbare un peut comme l'est Géo), mais je continuerai de le tarabuster à chaque fois qu'il engage la conversation.

À bientôt donc, Monsieur Géo.

Écrit par : Père Siffleur | 19/10/2008

"Diahrrées, fatra, surtout qu'il est accompagné, un peut comme,"
Et ce serait moi le barbare ? Quelle est au juste votre langue maternelle, PS ? On sent "la haine de l'Occident" qui perce dans votre orthographe...

Écrit par : Géo | 20/10/2008

Je tiens à remercier Géo pour le corrigé de mon orthographe fort déficient! Pour une fois qu'il a raison, je ne vais pas lui donner tort.
Donc un grand merci d'avoir utiliser le bon usage en ajoutant un S à fatraS, en éliminant le T à peu et en remettant le H de diarrhée à sa place.
Cela fait vraiment beaucoup d'erreurs! Donc, mea culpa! Mais j'ajouterai que le bon usage n'est pas que dans l'orthographe, ce qui ne change rien à mes lacunes.

...Mais la haine de l'occident qui perse dans mon orthographe... ??? Je ne comprends pas très bien, sauf, qu'effectivement la Perse n'est plus en Occident!

Écrit par : Père Siffleur | 20/10/2008

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