15/05/2010

La mort d’Henri IV et son auréole trop dorée

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Il y a 400 ans, le monarque qui reste le plus populaire des Français, périt un 14 mai, rue de la Ferronnière à Paris, sous le poignard de Ravaillac,  un rouquin illuminé, probablement manoeuvré -  et que cet attentat devait rendre aussi célèbre que sa  royale victime.

 

Or autant nos cousins d’outre-Jura se hérissent à la républicaine, à la sans-culotte, dès que leur président actuel s’offre des prérogatives de roitelet, autant ils crient, sans honte de se dédire: “Vive le roy!” (et la voyelle finale est de mise…) quand il s’agit d’évoquer un de ses lointains précurseurs qui fut un meilleur chef d’Etat.

 

Le destin d’Henri IV, son incontestable  tolérance et son règne mouvementé ont été passablement  remaniés par la littérature: les vers beaux mais indigestes de la Henriade de Voltaire les ont exagérément glorifiés.  En 1815, la propagande des lointains héritiers de ce patriarche, Louis XVIII et Charles X, l’édulcorèrent afin de consolider leur Restauration, qui fut éphémère comme on sait.

Ce sont eux qui réinventèrent la poule au pot dans tous les foyers, et puis le panache blanc, et d’autres bling-blingueries d’avant l’heure, mais attachées à l’image de cet aïeul qui sentait l’aïl, le piment d’Espelette, la sueur guerrière.

Le roi gascon savait mieux qu’eux tourner une lettre d’amour, une difficulté politique intérieure, ou un projet visant à remodeler rien moins que la carte de l’Europe entière. Hélas pour eux, leur tentative de réhabiliter à travers lui la monarchie fit, comme on sait, chou blanc. Eux, on les a oubliés, mais pas l’Henri IV.

 

Sa statue à l’orient du Pont-Neuf est devenue si familière aux Parisiens qu’elle est désormais un rendez-vous d’amoureux.  A l’ombre de ce Vert-Galant en pierre, on éprouverait un émoi sensoriel sublime, suivi d’étreintes vigoureuses. 

Or la vigueur sexuelle de ce roi est contestée.  D’aucuns (et d’aucunes!) de ses nouveaux historiographes avancent des preuves que ce parangon de la virilité n’aurait jamais été un amant exagérément satisfaisant…

Pire: des médecins athéniens de haut vol nous révèlent  aujourd’hui qu’il fut un grand empêché en ses joutes préférées. Cela, pour des raisons que l’amour ne contrôle pas.

 

Cliquez sur le lien ci-dessous pour lire leurs arguments.

 

 

 

 

http://www.urofrance.org/fileadmin/documents/data/PU/1998/PU-1998-00080593/TEXF-PU-1998-00080593.PDF

 

 

Commentaires

"Or autant nos cousins d’outre-Jura se hérissent à la républicaine, à la sans-culotte, dès que leur président actuel s’offre des prérogatives de roitelet, autant ils crient, sans honte de se dédire: “Vive le roy!” (et la voyelle finale est de mise…) quand il s’agit d’évoquer un de ses lointains précurseurs qui fut un meilleur chef d’Etat."

Je ne partage pas votre point de vue. Le Français (de souche) est depuis toujours profondément monarchiste* et ce qu'il ne pardonne pas à l'issu de l'immigration locataire de l'Elysée, c'est la grimaldisation de la fonction !

* Il y a cent ans, le sociologue Gustave Le Bon disait "césarien" et "centralisateur".

Écrit par : Scipion | 16/05/2010

Quand même, il fallait être très fort pour parvenir à placer sur ce texte là, par ailleurs excellent, un commentaire si parfaitement xénophobe. Seul Scipion en est capable, saluons-le, il a du métier.

Écrit par : Michel B | 16/05/2010

"...un commentaire si parfaitement xénophobe."

Vous pouvez développer ? Qu'on se marre :o)

Écrit par : Scipion | 16/05/2010

Quelle que fût sa monture, Henri IV vécut à cheval entre deux siècles et deux confessions. Sa réalité ne peut, par conséquent, qu'être contrastée.

Écrit par : Santo Cappon | 17/05/2010

Là, je trouve que l'on fait un peu dans le genre Fesse-bouc, non ?

Écrit par : Rabbit | 20/05/2010

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