29/05/2010

Le mot "citoyen" n'est pas un adjectif!

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Les gens de médias, auxquels j’ai l’honneur et le bonheur d’être apparenté depuis plus de 30 ans, m’agacent parfois pour leur psittacisme de perroquets sans panache. Notamment quand – dans des articles ou des émissions - ils croient intellectualiser leur vocabulaire en l’émaillant de tournures snobs et idiotes, qui enlaidissent le français. Et qui la compliquent, alors qu’une gageure suprême consiste justement à embellir la plus complexe des langues en la simplifiant.

Mes confrères et consœurs y commettent les plus mauvais cuirs en remplaçant, par exemple, discrimination par «discriminance», différence par «différentité» (sic!). Ou en adjectivisant à tout bout de champ le mot citoyen, qui est un substantif. Qualifier de citoyenne une attitude est un autre barbarisme. En français clair et beau, on parle simplement d’attitude civique.

Et maintenant un solécisme inutilement précieux, qui sévit depuis plus d’un lustre dans les radios francophones, et a tellement essaimé dans la presse écrite (partant, dans les livres), que même le Petit Larousse s’est résigné à l’homologuer comme une «variante possible»: l’usage du verbe débattre.

En français traditionnel - non snob-, il est transitif: «Ils ont débattu la chose entre eux; ils l’ont longuement débattue; débattre un prix», etc.

Mais de nouveaux Vadius et Trissotin (au centre de l’image d’en haut) ont fini par imposer, même aux dictionnaires des familles, leurs caprices infantiles de petits marquis médiatiques:

 

-        Cette violence dans les banlieues dont il nous faudra encore une fois débattre.

 

-        Et si l’on débattait à présent du nouveau look de Madonna, etc.

 

Ces préciosités modernes me donnent quelquefois des boutons. Mais elles assurent l’immortalité de Molière.

 

 

Commentaires

Débattons, débattons, il en restera toujours quelque chose! Merci pour votre note de citoyen! Elle introduit une jolie différencitude dans le débat contemporain.

Écrit par : PJR | 29/05/2010

Et pourtant :
citoyen est AUSSI un adjectif,
et le Littré le confirme :

Adj. Dévoué aux intérêts de son pays. Ministre, soldat citoyen.
Oh ! Si ces vers, vengeurs de la cause publique.... Obtiennent de mon roi quelques regards amis, S'il prête à ma faiblesse un bras qui la soutienne, On verra de nouveau ma muse citoyenne Flétrir ces novateurs.... GILB. Le XVIIIe siècle.

Supposez que la passion de faire le bien de l'État, passion qui anime le gouvernement actuel sous un roi citoyen... Éphémérides, t. II, p. 58, 1766.
XIIe s.
.

Ce qui ne m'empêche en rien d'approuver votre courroux à l'encontre des journaleux qui emploient des mots à tort(tord?) et à travers.
En ce moment, on lit ou entend souvent "drastique" dans le sens de draconien...

Écrit par : csny | 29/05/2010

Il y a vraiment quelque chose de pourri dans le royaume de la Com. Mais hier matin dans le grand 8, je crois que RSR1 a vraiment touché le fond du puits en laissant cette espèce de pithécanthrope avocat genevo-rital (de merde) agresser Corinne Lepage de cette façon aussi ouvertement odieuse. Je propose de nous cotiser tous pour payer un tueur de son pays (de merde) pour liquider le plus rapidement possible cette erreur de la nature. Je compte sur les agriculteurs, ils auraient de bonnes raisons...

Écrit par : Géo | 29/05/2010

Monsieur Salem a raison. L'utilisation de "citoyen" comme adjectif est actuellement proscrite par l'Académie (9ème édition). La 8ème édition du Dictionnaire ainsi que Littré la mentionnaient, mais cette utilisation est tombée en désuétude au début du XXème siècle.

Écrit par : Yves Meier | 29/05/2010

Des bâtons, des bâtons... Débattons le sujet de la carotte et du bâton dans le cadre de la préparation du sommet de la francacophonie, là où probablement le nom de "citoyen" sera également proscrit et remplacé par celui de "sujet".

Écrit par : Père Siffleur | 30/05/2010

Dites donc, Géo: L'avocat genevo-transalpin est certes imbuvable (avant même qu'il ne défende les intérêts d'autres transalpins de l'extrême sud: les Libyens), mais de là à mettre tous les italiens dans les même panier (de merde)... Il y a un grand pas que ne franchirait que celui qui s'est fait piquer sa nana par un Guido.

Écrit par : Carmine Pasqualino Frantonio | 30/05/2010

Le français se dégrade, l'anglais aussi. La seule vraie perte est celle du sens, peu importe la forme, même quand elle est ridicule.
En revanche le latin, langue morte, conserve toute sa valeur, tout comme le grec ancien, qui permettent de préserver, justement, le sens propre.
Ecrire media avec un accent et un s, n'est pas seulement une erreur, c'est une faute!
Quant au psittacisme, s'il est un symptôme chez l'humain, il appartient, de facto, de naturae, aux psittacidés, les perroquets...
Bravo pour la leçon!

Écrit par : lla | 30/05/2010

Des blogs journalistes de cette semaine,

aucun de la TDG n'ose aborder les réelles questions du jour
qui ne manquent pourtant pas d'alimenter les manchettes, et

Où, face à ce constat,
l'on se sent con
d'être citoyen CH de GE

Y A -t- il encore des journalistes ne refoulant pas leur sources & dignes de ce nom à la TDG?

Écrit par : na...ya! | 30/05/2010

Là, c'est Mahler que la TDG nous fait écouter.

Comment ce fait-ce qu'aucun de vos journalistes n'aborde les thèmes & enjeux cruciaux

dont vos papiers ont fait les manchettes et

pour lesquels
et sur lesquels tous gouvernants, donc élus ou représentants se fondent, pour légitimer leurs politiques

sans passer par les colons illicites en Israël et leurs enmurrements de palestiniens, se donnant le droit, après avoir investit et construit sur des territoires étrangers, d'interdire le passage de bateaux d'aides humanitaires de première survie aux palestiniens,

et, là, LE DEGOÛT de ce que quelques humains peuvent faire à d'autres, m'arrête.

Écrit par : na...ya! | 30/05/2010

& passons à nos blèmes:

Quel est le droit du canton GE d'accueil d'étrangers demandeurs d'emploi, plus ou moins ou pas du tout qualifiés, sachant que leurs frères, soeurs, cousins et etc. viennent s'installer en CH par derrière tout permis de travail ou de séjour de leur membre de famille,


Face à tous ces suisses licenciés, bien que qualifiés, diplômés et expérimentés, sans autre indemnité, pour être remplacés par de jeunes, en premier emploi,

Face aux statistiques de l'emploi de suisses, devant se trouver une solution de survie, après avoir été licenciés & victimes des restructuration de leurs employeurs, employés suisses capables, expérimentés, honnêtes et fidèles, n'ayant jamais ou presque bénéficié de formation dans le cadre de leur emploi


Suisses compétents virés, et laissés à leur sort;

Combien de responsables établis sur le canton ont fait bénéficié tant d'étrangers sans qualification, leur faisant bénéficier de ces permis c, g ou autres,

au détriment d'employés suisses qui, bien que qualifiés, restent
à ce jour, à charge du chomdu,

situation si bien connue,
que bon nombre de frontaliers, soit un % bien connu de nos services, se présentent comme employés à GE, tout en restant chômeurs sur France.

@Messieurs, Mesdames les élus genevois, bien le bonjour!

signé: une suissesse non française, témoin depuis bien des années de ce genre de magouilles, qui ne vous ont jamais embêté plus que ça.

Écrit par : na...ya! | 30/05/2010

"Il y a un grand pas que ne franchirait que celui qui s'est fait piquer sa nana par un Guido."
Je me suis fait piquer ma dernière nana par un Batave et je suis un grand admirateur de Sacha Guitry : "la pire chose que l'on puisse faire à qqn qui vous a piqué votre nana, c'est de la lui laisser..."
Tous les matins, je me réveille avec une pensée reconnaissante pour lui, en tous cas.
Cela dit, je vous fais signe, comme dit un ami tchèque, que l'on entend de plus en plus "les Suisses par-ci, les Suisses par là", et il semble que cela soit très autorisé dans la radio SUISSE (tenue par les Français, il est vrai).
Alors je m'autorise à penser que l'extrême connerie du nain avocaillon de GE soit d'origine italienne. Voilà.
J'aime beaucoup l'Italie, bien que cela soit beaucoup trop cher pour moi.
Bien à vous

Écrit par : Géo | 31/05/2010

Un Batave ! depuis 30 ans et + que je fréquente ce pays et ses habitant(e)s, c'est bien la première fois que j'entends parler de la déconfiture d'un French Lover. Enfin, c'est possible si l'on tien compte d'un phénomène d'attraction Nord-Sud et vice-versa, ou Est-Ouest et réciproque, destiné à mieux mélanger nos génomes pour éviter que l'espèce humaine s'afaiblisse. J'ai réussi à fabriquer un Batave, mais pour un petit Chinois l'horloge a déjà sonné (et il y en a déjà assez dira sans doute Géo).

Écrit par : Rabbit | 31/05/2010

Je crois que vous avez parfaitement explicité ce que je voulais dire. Vu mon pseudo, auquel je tiens tant (cf. "Pseudo" de Romain Gary, un livre que devrait lire ce pauvre Laufer...), vous avez probablement compris que je suis géologue. Pour nous, la dimension du temps doit être intégrée dans nos têtes le plus vite possible et elle ne correspond pas à celle de l'humain ordinaire. Ce qui, au delà de toutes considérations géo-POLITIQUES, fonde mon pessimisme, je l'ai déjà exprimé : dessinez une courbe temps/quantité avec 50'000 il y a 100'000 ans, 1 million il y a 10'000 ans, 5 millions en l'an mille, 4 milliards en l'an 1950, 7 milliards aujourd'hui. Regardez-la bien : c'est la croissance de la population humaine. Les morts de 14-18 et ceux de 39-45 y sont invisibles.
Demain, nous serons tellement nombreux qu'il y aura une nouvelle épidémie du genre sida par mois/semaine/jour et une guerre mondiale avec en prime..

Écrit par : Géo | 31/05/2010

Rognetudju !!! qu'avez-vous encore bricolé, maudit lapin ? Vous avez copié/ collé mon commentaire de chez RB pour prouver votre pouvoir de nuisance ? Que le Grand cric vous croque, rabbit !

Écrit par : Géo | 31/05/2010

"la déconfiture d'un French Lover"
Elle était très belle, super canon et tout et tout. Mais suisse-allemande. Ceci explique cela, peut-être...

Écrit par : Géo | 31/05/2010

Personne n'est parfait jusqu'à la moelle.
Même vous qui, après un repas pantagruélique noyé dans les plus exquises liqueurs, envoyez vos messages tous azimuts d'un index maladroit dérapant sur votre clavier graisseux. Et toc !
Et je ne sais pas qui est Arennbi.

Écrit par : Rabbit | 01/06/2010

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