06/12/2012

Thierry Romanens fait parler les robes!

Fondé en 1982, le MuMode conserve au château d’Yverdon-les-Bains quelque 5000 vêtements et accessoires dont les plus anciens remontent au Siècle des Lumières. Pour marquer ses trente ans d’existence, l’ingénieux graphiste Fabian Sbarro a sélectionné quatre-vingts habits féminins, qu’il a dûment photographiés et «mis en scène» dans un livre en papier naturel, sur des fonds diaphanes et diaprés. Ce ne sont que robes à volants ponceau Pompadour, soies jacquard, capes en velours ou gabardines à crêpe anthracite du XIXe siècle. Et puis jupes et corsages, mousselines, capuches en vison, robes de cocktail des années folles brodées de perles, ensembles d’après-guerre, et on en passe. Sans oublier les fins cristaux noirs de la dentelle de Saint-Gall, ni des créations prestigieuses signées Pellizzary, Balenciaga, Balmain. Ou du couturier yverdonnois Robert Piguet (1898-1953). Ces 80 élégantes toilettes mises en lumière par Sbarro sont d’autant plus vivantes qu’en regard des images, de courts poèmes de Thierry Romanens leur donnent la parole. Le chanteur leur prête, avec malice et romantisme, son grain de style mélodique – plus chuchoté qu’incantatoire. Un déshabillé raconte les amours et peines de cœur de celle qui l’a porté; tel taffetas vert olive se souvient de la meunière qui voulut le broder d’épis de blé… Une douillette d’intérieur de 1910, que Romanens rend philosophe, déclare: «Ne me parlez pas de futile et de paraître. Je vous parle d’amour et de bien-être. Mais je ne suis qu’une robe, certes.» Plus lascif et sensuel, un tulle de soie à strass de Pierre Balmain est resté amoureux de celle qu’il enserra vers 1950: «Je peux vous faire une confidence? J’adorais sa poitrine.» 

 

Haute couture à voix basse

Disponible au Musée suisse de la mode

www.museemode.ch

290 pages

17:11 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (6)

Commentaires

Pas de chance, il nous arrive d'écouter les Dicodeurs. Où ce cher Romanens sait trouver la petite touche subtile qui rend toutes ses interventions très désagréables...Trop d'obsession sexuelle grossière nuit fortement à l'érotisme, on devrait le leur dire, à ces Français qui ont envahi nos ondes. Remarquez que c'est toujours mieux que les obsessions pipi-caca-crottes de nez de l'autre...

Écrit par : Géo | 07/12/2012

Pas de chance, il m'arrive de lire les commentaires de Géo qui, cette fois, parle de l'obsession sexuelle grossière et de l'obsession pipi-caca-crottes de nez. J'y ajoute l'obsession du "nous" qui ne dit que "je".
À chacun son obsession!... La mienne, c'est de traquer celles de Géo.

Et puis, des quatres, laquelle est-elle la plus narcissique?

Écrit par : Baptiste Kapp | 07/12/2012

À chacun son obsession!... La mienne, c'est de traquer celles de Géo.

Et puis, des quatres, laquelle est-elle la plus narcissique?

La vôtre, puisque sans fondement, non ? On n'accorde pas quatre. Mais vous faites des progrès. Un jour, un jour sûrement, vous saurez écrire. Bon courage. Donnez vous de la peine, vous y arriverez certainement...

Écrit par : Géo | 07/12/2012

Monsieur Géo-Nous,

Merci et un grand bravo!
Vous avez parfaitement raison! "Nous" avons fait une grossière erreur!
Et "nous" vous l'accordons, "nous" n'aurions pas dû accorder "quatre" !

Mais, si c'est le seul point qui vous dérange dans "notre" commentaire, "nous" imaginons que c'est certainement parce que vous ne mettez pas le reste en cause... Où alors, "nous" tromperions "nous"?

Écrit par : Baptiste Kapp | 07/12/2012

Mais rien ne me dérange dans votre commentaire, mon brave. Il est absolument parfait, votre commentaire. Dans son genre...

Écrit par : Géo | 07/12/2012

Délicieuse Haute Couture "à voix basse".
J'entends le froissement d'un taffetas et le chuchotement de Pierre Balmain.

Quant à "l'obsession sexuelle grossière [...] des Français" qui polluent vos ondes Géo, libre à vous de tourner le bouton ou de changer d'ondes...(0_°)
http://fr.123rf.com/photo_2413033_surfer-sur-les-grandes-ondes.html

Écrit par : Ambre | 10/12/2012

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