06/04/2014

Alexandre Ier, libérateur des Vaudois

Deux siècles avant Poutine, ce grand tsar de Russie fit entériner définitivement l’indépendance de notre canton.

Le 21 mars de l’an 1814, la Diète helvétique siège à Lucerne. La légation du canton de Berne s’y voit contrainte de prononcer devant les 18 autres la renonciation de Leurs Excellences à leur ancien fief du Pays de Vaud, qu’elles avaient colonisé durant plus de deux siècles et demi – de 1536 à 1798. Après avoir été «libérée» par les troupes révolutionnaires françaises, cette possession était devenue en 1803 un canton à part entière par la grâce de Napoléon Ier et son acte de Médiation. L’empereur, qui l’avait l’affranchie - en même temps que l’Argovie – de l’autorité bernoise, dont il avait naguère raflé le trésor, déclara un jour à un landammann alémanique: «Le soleil retournera plutôt de l'Occident à l'Orient que le Pays de Vaud à Berne. Sachez bien cela et tenez-vous pour averti (…) Dès la première fois que je passai par la Suisse, j'ai voulu séparer le canton de Vaud de Berne pour en faire un canton à part. Cela convenait à la France pour toutes sortes de raisons.»

 

Rappelons que nous sommes au printemps 1814, soit onze ans après, une longue et zigzagante période de conflits sanglants à l’échelle continentale, dont le microcosme économique vaudois a a subi durement les retombées. Les trop longtemps victorieuses aigles napoléoniennes commencent à battre de l’aile. Et l’entrée en Suisse, le 21 décembre 1813, des troupes alliées (une coalition anglo-austro-russe) qui les en ont chassées a changé la donne. Dans un texte éclairant, paru en 1973 dans l’Encyclopédie illustrée du Pays de Vaud, de Bertil Galland, le professeur d’histoire lausannois Jean-Charles Biaudet rappelle que cette incursion, elle aussi «libératrice» a posé «brutalement la question même du canton de Vaud. Les vainqueurs de Napoléon, écrit-il, n’entendaient pas seulement rejeter la France dans ses limites d’avant la Révolution; ils voulaient encore assurer dans toute l’Europe le retour de l’ancien et respectable ordre des choses.» Donc peut-être celui de la Confédération des XIX cantons à une Suisse, plus patricienne et farouchement antirévolutionnaire qui n’en contenait que treize. Appuyé en sous-main depuis Vienne par le très intrigant prince-chancelier Metternich, le gouvernement du canton de Berne en profite pour enjoindre ses anciens sujets vaudois et argoviens de revenir naturellement sous sa séculaire tutelle. A Aarau comme à Lausanne, les réactions sont vives. Dans le canton de Vaud surtout, où durant une pleine décennie, des esprits libéraux de toute caste se sont attachés au régime issu de l’acte de Médiation qui vient d’être aboli. A ces insurgés audacieux finissent par se rallier même des représentants de la noblesse locale, puis des propriétaires fonciers, qui, de guerre lasse, ont abandonné tout espoir de recouvrer leurs anciennes prérogatives. Et lorsque le général autrichien Ferdinand Bubna von Littitz, chargé de rassujettir les brebis égarées vaudoises à leur bon vieux berger bernois, passe le 27 décembre 1813 par Lausanne, il est impressionné par la paix et l’ordre qui y règne. Et par la volonté ferme de ses habitants de rejeter les revendications de leurs anciens maîtres.

 

Quelques jours auparavant, un des pères incontestés de l’indépendance vaudoise, Frédéric-César de la Harpe, s’est souvenu qu’il avait eu pour élèves à la cour de l’impératrice Catherine II, à Saint-Pétersbourg, deux de ses petits-fils: les grands-ducs Alexandre et Constantin*. Au premier, son préféré, qui allait devenir Alexandre Ier, l’ennemi numéro un de Napoléon, son vainqueur le plus flamboyant, il adresse une requête par les bons soins d’Henri Monod, qui siège au Petit Conseil (l’ancêtre de notre Conseil d’Etat) et se rendra à Fribourg-en-Brisgau pour la soumettre au tsar: «Si mon ami Monod se présente, veuillez l'accueillir avec la bienveillance que vous eûtes toujours pour moi. Tendez à ma pauvre patrie une main secourable; elle mérite d'intéresser votre grand cœur; protégez auprès de vos amis un peuple qui durant 250 ans fut en paix avec tous ses voisins, qui ne veut que conserver ses limites, être indépendant et libre». Dans une missive datée du 3 janvier 1814, l’empereur de toutes les Russies répond (en français) à son cher La Harpe, son précepteur inoublié: «On ne souffrira pas que l'existence des cantons de Vaud et d'Argovie soit compromise ou inquiétée par celui de Berne.» Et fidèle à sa parole, il fera entériner par les autres souverains de sa Sainte Alliance, le 2 mars de la même année, à Chaumont, en France, la renaissance de la Suisse à XIX cantons. Parmi lesquels celui de Vaud, libéré définitivement de ses lisières d’outre-Sarine.

 

En 1981, les Editions Armand Colin ont publié dans les annales la Correspondance de Frédéric-César de La Harpe et Alexandre Ier, suivie de la correspondance du Vaudois avec les membres de la famille impériale de Russie.

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L’ultime insolence d’un ex-suzerain

 

Quarante-cinq ans après la renonciation définitive de LL.EE de Berne à leur fief vaudois, l’historien neuchâtelois Eusèbe Gaullieur (1808-1959) décrypte avec indignation les conditions qu’elles avaient tenté d’exiger en retour:

 

«Par des articles secrets, Berne se réservait 1) les districts d’Aigle et de Rougemont, qui lui appartenaient antérieurement à la conquête; 2) ses droits sur les bailliages de Grandson, d’Echallens et d’Orbe, qu’il possédait avant la révolution de 1798 de moitié avec le canton de Fribourg; 3) l’assurance d’une indemnité équitable pour les propriétaires de lods (droits de mutation perçus par le seigneur, ndlr.) Outre cela, le canton de Vaud aurait encore eu à payer à Berne près de cinq millions de francs pour l’indemniser des dépenses faites pendant trois siècles dans le Pays de Vaud, comme si Berne, durant ces trois siècles, n’avait pas sucé la moelle de ce pays et engraissé toutes ses familles régnantes du produit de ses opulents bailliages; comme si le trésor de Berne, enlevé par les Français en 1798, n’avait pas été formé écus par écus, millions par millions, avec les impôts levés sur les Vaudois! C’était une trop insolente prétention!»

 

 

Histoire du canton de Vaud 1803-1830, Librairie D Martignier, 1857.

 

17:40 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (66)

Commentaires

"Le 21 mars de l’an 1814, la Diète helvétique siège à Lucerne."
Une petite diète au printemps ça ne peut pas faire mal. Avril 2014 : purgeons nos estomacs et nous aurons une belle peau (0_0)!

Sinon, je vais finir par en savoir plus sur l'Histoire de la Suisse que sur l'Histoire de France :-)

Ce matin j'écoutais celle-ci (cet écrivain me passionne. SVP : On ne s'énerve pas Géo et Rabbit!) :

http://www.rts.ch/espace-2/programmes/helvetica/5715262-max-frisch-la-suisse-en-question-1-5-07-04-2014.html

Écrit par : Ambre | 07/04/2014

Ambre@ Nos frères humains sont très bien, mais ils ont généralement un léger défaut. Ou ils suivent les préceptes de ceux qui mettent le bâton tout à gauche, ou alors de ceux qui le mettent tout à droite. Il y a quelques dizaines d'années, on pendait quelqu'un pour avoir volé un peu de bois mort dans une forêt du seigneur, aujourd'hui on dépense entre 30 et 50 mille euros par mois pour des criminels qui ont tué/violé des enfants, qui se dépêcheront d'en tuer/violer d'autres dès qu'ils auront le nez dehors mais que certains veulent nous faire croire qu'ils sont récupérables, tant pis pour les risques encourus par les petits enfants...
Max Frisch a écrit du temps où le bâton était de l'autre côté qu'aujourd'hui. La majorité au pouvoir l'a trop bien écouté et le résultat est catastrophique, bien évidemment...
Cela ne vous a jamais frappé ce discours à la radio voulant qu'il y a 20 ans, on n'avait jamais entendu parler de féminisme, d'écologie, etc...?

Écrit par : Géo | 07/04/2014

Je sais que je vous agace Geo:-) et en plus, comble de l'horreur pour vous, je suis Française (0_0)!
Pour moi la droite, la gauche, cela n'a plus aucun sens. Cependant, je reste les genre de femme qui vous hérissera toujours. Je suis une femme libre rien à voir avec les féminisme.
Bien cordialement (*_*)

Écrit par : Ambre | 07/04/2014

Au risque de peut-être vous décevoir, vous ne m'agacez pas du tout et la majorité de mes amies sont françaises...
Par contre, j'ai des doutes sur : "Pour moi la droite, la gauche, cela n'a plus aucun sens"...

Écrit par : Géo | 07/04/2014

"Par contre, j'ai des doutes sur : "Pour moi la droite, la gauche, cela n'a plus aucun sens"..."

J'ai dit "POUR MOI". Mais, VOUS, avez le droit de penser que cela a un sens, autre que celui d'une flèche qui indique la direction!

Ah mais! ça ne me décevrait pas du tout que vous m'aimassiez, euh - j'y vais peut-être un peu fort là - disons que vous me supportassiez. Merci le virtuel car dans la vie je crois que je suis insupportable. Ma grande qualité : reconnaître mes défauts.

Sinon : Rabbit a vraiment quitté la Suisse?

Écrit par : Ambre | 07/04/2014

Non, il fait ses malles, cire ses escarpins et compte ses cigares (un cadeau du Pharaon).
Le ciment lui donne de l'eczéma et le cuivre provoque chez lui des spasmes.
Il espère que l'uranium lui fera plus de bien. Surtout si la recette est chinoise.
Grosses bises à la cantonade... (c'est qui ?).

Écrit par : Rabbit | 07/04/2014

Vous avez des escarpins Rabbit (0_0). Vous faites votre coming out oukoâ [Rires à la cantonade]

Écrit par : Ambre | 07/04/2014

"Sous la Restauration et sous Louis-Philippe, il est porté aussi bien par les femmes que par les hommes pour les bals dans un modèle verni et bordé d'un galon de soie. L'aspect élégant des escarpins séduit les femmes du XVIIIe siècle qui l'ornent de dentelle et de rubans, puis les créateurs lui ajoutent un talon[1]."

Écrit par : Géo | 07/04/2014

Ambre confond Régence et gérance, depuis ce funeste soir du 10 mai 1968, au cours duquel elle dit avoir reçu un coup de matraque sur la tête par un CRS belliqueux, rue Gay-Lussac. Mais Daniel Cohn-Bendit, qui était par hasard sur place vers 22 heures, a une version totalement différente de l'incident. Selon lui, Ambre revenait tout juste de Los Angeles, après avoir participé tout l'hiver à des tests sur les effets hallucinogènes du peyotl à l'Université de Californie, à l'initiative de Carlos Castaneda.

Écrit par : Rabbit | 07/04/2014

C'est sûr que Dany le rouge ne portait pas d'escarpins sur les barricades; il se serait cassé la margoulette!
Les escarpins sous Louis-Philippe ne se ciraient pas; le vernis se nettoie avec du lait (0_0), donc vous avez voulu dire "mocassins" Rabbit, avec ou sans pompons?

Écrit par : Ambre | 07/04/2014

Après ses sommets escarpés gravis en escapins, revenons au sujet premier:

Et disons sans ambage que, sans l'Empereur de tous les Français et sans le Tzar de toutes les Russies, les Vaudois seraient encore bernois aujourd'hui!

Le seul rebelle aux Seigneuries de Berne, le Vaudois et Major Davel, a été décapité par les compatriotes eux-même. Le bourreau était arrivé de Moudon et ne faisait que son travail, celui pour lequel il était payé, tandis que la population se délectait du spectacle.

... Et pour faire plaisir à Géo, citons Michel Bühler qui a écrit les vers suivants:
.....
.....
Et parmis nos vieux pas un qui se rappelle
la signification du mot "Indépendance"
Ou du mot "Liberté":deux cents ans de silence,
Cela vous marque un peuple. La fonction crée l'organe,
cela fait des muets de Montreux à Lausanne,
D'Yverdon à à Moudon et de Nyon à Payerne.
Il fallait être fou pour s'opposer à Berne.
.....
.....

Extrait de: "Le Retour du Major Davel" (Bernard Campiche Éditeur / 1989)

Écrit par : Père Siffleur | 08/04/2014

Je ne me départirai jamais du sentiment que nos plus belles années sont inscrites entre les règnes d'Amédée le Rouge et de Louis II. Et avec le bâtard Humbert, quelle aventure, mes aïeux !

Écrit par : Rabbit | 08/04/2014

"sans l'Empereur de tous les Français et sans le Tzar de toutes les Russies, les Vaudois seraient encore bernois aujourd'hui!"
Certes, mais à tout prendre, je me demande si cela n'aurait pas été préférable ?
Entre les velléités de ressembler à tout prix à ce qui est français des snobinards gauchisants de Lôzane et la finesse de la vieille aristocratie bernoise, disons que la question se pose. Il est vrai que j'habite dans un des mandements du gouvernement d'Aigle et ne fait donc pas vraiment partie du canton de Vaud tel que vous l'entendez. Les Bernois y ont été accueilli chaleureusement en raison des garanties d'ordre qu'ils apportaient dans une région coincée entre trop d'intérêts contradictoires des seigneurs locaux, et aussi des seigneurs moins locaux : la famille de Savoie, qui ne s'est jamais trop occupée des intérêts de la région, "voie de l'invasion, celle qu'empruntent les pillards ou, ce qui ne vaut guère mieux, celle que suit la soldatesque valaisanne ou savoyarde.
Telle est la fraction du duché du Chablais qu'en 1476 les troupes bernoises et fribourgeoises occupent sans coup férir."
Tiré de "Bex, du régime bernois à la révolution vaudoise" René-Albert Houriet.
1476, soit 60 ans avant 1536. Les Mines et salines de Bex, longtemps principale industrie vaudoise avec 1500 ouvriers, doivent tout aux Bernois...

Écrit par : Géo | 08/04/2014

En effet, un territoire sans maître au centre de l'espace vide laissé par l'ancien royaume de Bourgogne, avait de quoi attiser les convoitises des puissances émergeantes alentour. Vous êtes né 800 ans trop tard, Géo: grâce à quelques alliances choisies et autant de trahisons, sans oublier les deux ou trois mariages stratégiquement indispensables, vous auriez pu être à l'origine d'une dynastie.
Pensez-y, ce n'est pas le moment de renoncer à une ambition légitime. En ce qui me concerne, il me reste encore 20 ans pour devenir empereur de Chine et je m'accroche...

Écrit par : Rabbit | 08/04/2014

"il me reste encore 20 ans pour devenir empereur de Chine et je m'accroche..."
Je me souviens d'une très jolie Belge qui m'avait dit qu'elle se sentait "comme un savant fou mais pas trop savant"...
Vous êtes un anarchiste de droite pas trop anarchiste, à mon avis...
Empereur de Chine. Vous vous rendez compte, la galère ?

Écrit par : Géo | 08/04/2014

"Empereur de Chine. Vous vous rendez compte, la galère ?" C'est vrai qu'il y a des compensations...Quand le petit Père-qui-sifflote-de-la-théière se fout de votre poire comme d'un vulgaire syndic de Lôzane, vous le faites raccourcir d'une tête en claquant des doigts...
Sauf que claquer des doigts à longueur de journée, c'est fatigant...

Écrit par : Géo | 08/04/2014

"Siffloter de la théière" :-)))) Celle-là, je la garde.
Cela dit, empereur de Chine, il y a pire pour relancer sa vie.

Écrit par : Inma Abbet | 08/04/2014

Oui mais, dans les cuisines britanniques, c'est la kettle qui whistle et non la teapot. A Lôzane, c'est pas pareil ? ou PS serait un bricoleur génial ?

Écrit par : Rabbit | 08/04/2014

Vous aurez noté qu'auparavant je parlais de Cafetière, Béranger de la Cafetière... Je l'ai adapté au contexte chinois, ce qui explique les éventuelles distorsions socio-technologiques.

Écrit par : Géo | 08/04/2014

J'allais le dire, c'est la bouilloire qui sifflote. Tsss!
Et Prsflr est un canard déchaîné génial!
Ca yoyote pas mal de la cafetière ici (0_0)!

Écrit par : Ambre | 08/04/2014

Cafetière s'écrit 咖啡壶 en Chinois. Vous aurez noté que le caractère central a quelque chose en rapport avec l'Afrique. Béranger devrait avoir cette tête: 贝朗杰, mais ne me demandez pas d'y trouver un rapport avec cafetière. Il me semble que nous nous sommes perdus sur des chemins de traverse, et ce n'est pas Ambre qui va nous sortir de là, elle n'a pas la bonne carte.

Écrit par : Rabbit | 09/04/2014

Nous sommes arrivé à un point de non retour!
Nous sommes avec Alice, soit au Pays des Merveilles ou alors avec elle Derrière le Miroir!
Peut-être à la fameuse tea-party (pas celle des States) avec le Lièvre de Mars et le Chapelier Fou lorsqu'ils essaient d'enfiler le Loir dans la théière!

Je laisse à chacun le plaisir de deviner qui sont les trois pondeurs de commentaires ci-dessus qui pourraient prendre la place des personnages de Lewis Caroll.
Personnellement, j'ai ma petite idée sous la cafetière... Euh, non! Pardon!... La théière!

Écrit par : Père Siffleur | 09/04/2014

"J'allais le dire, c'est la bouilloire qui sifflote."
Oh, les bouilloires aussi...
(cf.plantée de Pujadas dans C dans l'air...)
http://www.youtube.com/watch?v=vQjSGV1N-uc

Écrit par : Géo | 09/04/2014

J'ai la bouilloire qui siffle
J'me souviens plus très bien
Lequel de nous deux s'est lassé
De l'autre le premier?
Était-ce moi? Etait-ce lui?
Était-ce donc moi ou lui?
Tout ce que je sais c'est que depuis
Je n'sais plus qui je suis

Écrit par : Rabbit | 09/04/2014

@ Géo : il y a des émissions (genre C dans l'air) où les animateurs se marrent sans arrêt tandis que le téléspectateur reste coi (0_0)et de glace!

Écrit par : Ambre | 09/04/2014

@ Rabbit : c'est plus drôle que l'histoire de Pujadas!

Écrit par : Ambre | 09/04/2014

Vous n'avez pas tout-à-fait saisi de quoi je parlais, Ambre. C'est pas grave, je finis par être habitué...
L'histoire de Pujadas existe, et chez nous elle est hyper-connue avec des vaches noires et des vaches blanches, Elle était racontée par l'équipe d'Emile Gardaz & Claude Blanc dans le cadre de la grande saga du héros national vaudois, Oin-Oin. Mais je ne l'ai pas trouvée sur aucun moteur de recherches...
C'est une histoire qui bien racontée vous fait gondoler des salles entières, mais qui est incroyablement liée à la finesse de la manière de raconter, ce qui a provoqué le désastre de Pujadas...

Peu de moments sont aussi glauques pour un Suisse que la rentrée aux cantonnements pour la troisième semaine de cours de répèt. Deux semaines, 4a va, mais la troisième vous a un de ces goûts de punition...
Vous êtes arrivé chez vous samedi vers midi, il est dimanche soir 22-23 heures en gare de Sion et vous prenez un bus qui vous mènera avec vos "chers camarades" qui portent le même uniforme gris que vous à Nendaz. De là, après une heure de marche dans la montagne, vous rejoindrez enfin votre tente à 2000 mètres dans laquelle vous pourrez vous reposer quelques heures avant d'être réveillé par une brute épaisse qui n'a pas eu le privilège de partir en w-e et qui a bien l'intention de se venger...

Dans le bus en question, un type qui était imprimeur a raconté cette histoire de manière si géniale que tout le monde était mort de rire. Le moral regonflé à bloc alors qu'il était au zéro absolu quelques minutes auparavant. Mais ce n'est pas donné à tout le monde, même Pujadas s'y est planté...

Écrit par : Géo | 09/04/2014

"Vous n'avez pas tout-à-fait saisi de quoi je parlais, Ambre. C'est pas grave, je finis par être habitué..." Là, je me gondole Géo, mais vous l'avez gentiment dit;-)

Mais vous n'avez pas non plus bien compris ce que je voulais dire; je parlais moins de l'histoire que de l'émission. Dans ce genre d'émission, j'ai l'impression (mais ce n'est que mon ressenti) que les "animateurs" se fichent complètement du téléspectateur : tout le monde parle, que dis-je, "gueule" en même temps, se marre sans que l'on sache vraiment pourquoi parce que dans ce charivari on n'entend rien et, quand on entend - comme Poujadas quand il raconte - je suis désolée mais franchement, il n'y a pas de quoi se tordre. L'humour c'est quelque chose de très subtil et là, franchement c'est du lourd. Enfin, j'aimerais en effet écouter votre histoire de Oin-Oin;-)

Sinon, je trouve que vous êtes un bon conteur Géo. Euh à une heure de route de Nendaz, n'est-ce pas - justement - (le) Bagne(s)?

"Elle a pour voisines la plus grande commune du canton, Bagnes, et la plus petite, Veysonnaz." (Wikipédia)

Écrit par : Ambre | 09/04/2014

Il y a beaucoup de questions...
1. L'émission de C dans l'air, j'en pense la même chose que vous, sauf que j'avoue la regarder uniquement pour le plaisir d'admirer Anne-Sophie Lepix...
Mais la question n'était pas là : je me suis planté à raconter la même histoire que Pujadas, version suisse : les vaches noires ou blanches.

C'est un citadin qui voudrait discuter avec un paysan, et qui lui fait compliment de la santé de ses vaches.
- Ouais, ouais, elles sont en toute bonne santé, des vaches heu-reuses. Surtout les noires...
- Ah bon, et les blanches ?
- Ooooh, les blanches aussi, bien sûr (prononcez ben sûr...)...
- MMMmmmmh, et elles produisent beaucoup de lait, vos vaches ?
- Oooh ça, pour sûr (prononcez pour sûû...)...surtout les noires...
- Ah bon, et les blanches ?
- Ooooh, les blanches aussi, bien sûr...

Vous pouvez continuer comme ça autant que vous voulez, attention à la lassitude de l'auditoire. A vous de sentir...

Au bout d'un moment, le citadin n'y tient plus et dit au paysan :
- Mais pourquoi me dites-vous toujours que les noires surtout, et les blanches aussi ?
- Ouais, ouais, vous avez raison, elles sont toutes très bien, les noires surtout...

Voilà. Bien racontée, cette histoire est très drôle. Et dite banalement, c'est le four assuré. Pujadas, lui, est resté croché avant même d'aborder la difficulté.

2. Non, après Nendaz, (en fait Super-Nendaz), c'était le barrage de Cleuson.
Vous pouvez le voir au sud de Sion sur Google earth. Le bus nous amenait à Siviez et on partait à pied dans les lacets qui mènent au lac. Le cours de répèt ayant eu lieu du 20 mai au 8 juin, cette histoire a eu lieu le dimanche 2 juin 1974, ce qui ne me rajeunit pas...

Écrit par : Géo | 09/04/2014

Sieur Géo ou Monsieur le Chapelier,

L'histoire noire et blanche n'est pas terminée. Il manque la chute.

Le citadin: Mais alors pourquoi cette différence, puisqu'elles sont toutes de qualité les vaches'

le paysan: C'est simple!... Les noires sont les miennes!

le citadin: Oh! Je comprends!... Et les blanches, elles sont à qui?

Le paysan. Ben pardi!... Elles sont aussi à moi!

Écrit par : Père Siffleur | 09/04/2014

Ok merci. J'y étais presque mais pas tout-à-fait...
Et oubliez le Chapelier, c'est vous qui voulez à tout prix nous fourrer dans la théière...

Donc :
C'est un citadin qui voudrait discuter avec un paysan, et qui lui fait compliment de la santé de ses vaches.
- Ouais, ouais, elles sont en toute bonne santé, des vaches heu-reuses. Surtout les noires...
- Ah bon, et les blanches ?
- Ooooh, les blanches aussi, bien sûr (prononcez ben sûr...)...
- MMMmmmmh, et elles produisent beaucoup de lait, vos vaches ?
- Oooh ça, pour sûr (prononcez pour sûû...)...surtout les noires...
- Ah bon, et les blanches ?
- Ooooh, les blanches aussi, bien sûr...

Au bout d'un moment, le citadin n'y tient plus et dit au paysan :

- Mais alors pourquoi cette différence, puisqu'elles sont toutes de qualité les vaches'
Le paysan: C'est simple!... Les noires sont les miennes!
Le citadin: Oh! Je comprends!... Et les blanches, elles sont à qui?
Le paysan. Ben pardi!... Elles sont aussi à moi!

C'est du non-sense bucolique...
(pour Ambre : bu : boeuf, colique : de colere, cultum = cultiver, en l'occurrence élever...)
Reste plus qu'à faire parvenir cette version à Pujadas...

Écrit par : Géo | 09/04/2014

A part ça, vous sauriez trouver la version racontée par Gardaz ?

Écrit par : Géo | 09/04/2014

@ Géo : J'ai vécu il n'y a pas si longtemps, 15 ans à la campagne, à côté de deux fermes : les vaches passaient tous les matins devant ma maison (j'avais le droit aux bouses)! Donc, pour le bucolique hein...

J'ai trouvé ça et là j'ai enfin le son : j'ai ri... oui oui!

http://www.rts.ch/archives/tv/culture/champ-libre/3450142-emile-gardaz.html

(Mon mari racontait très bien les histoires suisses, avec l'accent;-))

Écrit par : Ambre | 09/04/2014

Oui, celle-là, je l'ai trouvée aussi. Mais je voudrais "les noires aussi..."

Écrit par : Géo | 09/04/2014

Le dimanche 2 juin 1974 ? je m'en souviens très bien: c'est le gag de trop qui m'a décidé à partir au Sénégal...

Écrit par : Rabbit | 10/04/2014

Et vous êtes rentré parce que vous n'aimiez pas l'humour woloff ? On ne pouvait plus bièrer en paix ? Vous vous êtes fait virguler ?

Écrit par : Géo | 10/04/2014

Rabbit, vous êtes un renégat:-) ! Oups! Je viens d'avaler mon toast de travers.

Écrit par : Ambre | 10/04/2014

http://fr.wikipedia.org/wiki/Ren%C3%A9gat
Renégat ? Je me demande si c'est vraiment ce que vous vouliez dire ?
De nos jours, les chrétiens ne sont plus obligés de se convertir par les musulmans avant d'être libérés contre rançon sonnante et trébuchante. La civilisation progresse...

Écrit par : Géo | 10/04/2014

Le mot est sans doute inapproprié? Je veux dire - en plaisantant - que Rabbit renie sa patrie en reniant l'humour d'icelle ;-)

Écrit par : Ambre | 10/04/2014

Savez-vous ce que l'abbé de Saint-Maurice à répondu, le 21 juin 1365, à l'empereur Charles IV qui les critiquait, lui et ses moines, de ne pas savoir en quel endroit de l'abbaye se trouvait la tombe de Sigismond de Bourgogne, ancêtre d'iceluy ?
Et bin que "l'ignorance des vices estoit autant proffitable aux religieux que le grand sçavoir des lettre séculières aux mondains..."
Je vous rassure, les moines chablaisiens ont finalement sauvé la face (comme on dit en Chine). Après que toute la bande fut descendue sous la petite église, que l'on eut perçé le mur, on trouva "une cave a magnière d'une armoire et là gisoit saint Sigismont et ses enfants auprès de luy".
Rappelons au lecteur médusé, que Sigismond et les deux gamins ont été tués en 523 près d'Orléans par les fils de Clovis.
Et ça, ça vaut bin une série télé américaine, non ?

Écrit par : Rabbit | 10/04/2014

"l'humour d'icelle ;-)" L'histoire de Pujadas est-elle d'origine française ? C'est la même que celle des vaches...
Déterminer la provenance d'une plaisanterie est tâche impossible. Vous n'avez qu'à voir le désastre produit par nos soi-disant étymologistes pour nous parler de l'origine des noms alors qu'il y aurait beaucoup plus d'éléments objectifs que dans la paternité d'un gag...

rabbit@ Vous vouliez dire : "l'ignorance des lettres séculières estoit autant profitable aux religieux que le grand savoir des vices aux mondains..." ?

Écrit par : Géo | 10/04/2014

@Géo : décidément, le communication (sans le son) passe mal entre nous! Je ne parle pas de Pujadas quand je parle à Rabbit de l'humour suisse ("c'est le gag de trop qui m'a fait fuir...") qui l'a fait fuir au Sénégal! Mais je parle donc des deux compères de Oin Oin dont j'ai mis le lien de la vidéo. Je parle de leur humour, de leur ton et je suis bien loin à ce moment-là de penser à Pujadas et à son histoire de vaches. Et loin de moi l'idée de faire une recherche de la "provenance d'une plaisanterie".

Bref, c'est trop compliqué d'avoir à expliquer sans arrêt ce qu'on veut dire. Ou on ne lit pas suffisamment attentivement ce que j'écris ou nos esprits traduisent différemment.

Boudiou!

Écrit par : Ambre | 10/04/2014

Ou encore: "que le grand savoir des lettre séculières estoit autant profitable aux religieux...." et pourquoi pas: "que le grand savoir des vices estoit autant profitable aux religieux...", soyons fous: "c'est curieux chez les marins cette manie de faire des phrases".

Écrit par : Rabbit | 10/04/2014

lA communication. Sorry. Hum!

"Soyons fous". Ô Oui Rabbit (*_*). J'essaie de vous imaginer faisant des folies et je n'y arrive pas. Vos folies doivent rester intérieures (du moins dans mon imaginaire). Hi!

Écrit par : Ambre | 10/04/2014

Ambre @ "je suis bien loin à ce moment-là de penser à Pujadas et à son histoire de vaches" Lui, c'est pas des vaches, mais des chiens. Mais c'est la même histoire. Et "les noires aussi", c'est une histoire de Emile Gardaz et Claude Blanc. Donc ni vous ni moi ne pouvons dire si Rabbit est anti-suisse en n'aimant pas l'histoire des vaches, puisque personne ne sait si l'histoire des chiens (la française, version Pujadas...)ne lui est pas antérieure, et donc l'histoire des vaches est aussi une histoire française et Rabbit n'est pas anti-suisse.
Vous suivez ?
Rabbit : on en déduit que vous avez fait St-Mos ? D'où votre petit côté Opus dei ?

Écrit par : Géo | 10/04/2014

Au secourrrrrrrrrrs Géo, je vais avoir la migraine là. [Rires] Ah oui c'est vrai, Pujadas c'était "les chiens" mais idem "vaches" (0_0)

http://b.imdoc.fr/1/loisirs/humour/photo/3558770355/20991413053/humour-migraine-img.jpg

Écrit par : Ambre | 10/04/2014

Ambre @ J'avoue m'être bien marré en écrivant le commentaire précédent...
Mais j'espère néanmoins que vous ferez un effort de compréhension. Par exemple, lire le commentaire...

Écrit par : Géo | 10/04/2014

@ Géo : je reste zen là. "un effort de compréhension... lire le commentaire". Tsss!
OK, mais vous aussi. Non mais!
Mais, que fait Rabbit? Le fou (0_0)?

Écrit par : Ambre | 10/04/2014

Oui, j'avais déjà écrit ça :
"Vous n'avez pas tout-à-fait saisi de quoi je parlais, Ambre. C'est pas grave, je finis par être habitué...
L'histoire de Pujadas existe, et chez nous elle est hyper-connue avec des vaches noires et des vaches blanches, Elle était racontée par l'équipe d'Emile Gardaz & Claude Blanc dans le cadre de la grande saga du héros national vaudois, Oin-Oin. Mais je ne l'ai pas trouvée sur aucun moteur de recherches..."

"L'histoire de Pujadas existe, et chez nous elle est hyper-connue avec des vaches noires et des vaches blanches" en gras/bold

Écrit par : Géo | 10/04/2014

Ben oui et pourquoi vous le réécrivez? Pour me l'enfoncer dans le crâne!
Je vais finir par en rêver cette nuit à ces Oin-Oin!
Je répète aussi :
Mais que fait Rabbit? Le fou-fou?
Vous connaissez le foufou camerounais (0_0)?

Hop! Déconnexion! Au boulot : lecture!

Oh! J'allais mettre un lien d'une vidéo de "Bonne nuit les petits" et mon antivirus a sonné : "une menace a été détectée" il a dit avec sa voix de méchant loup. Bon, je ne vais en plus infecter le blog de Maître Gilbert hein! Pas de vidéo.

Écrit par : Ambre | 10/04/2014

"Mais que fait Rabbit? Le fou-fou?"
Maître Rabbit n'aime pas les vaudoiseries, et c'est son droit le plus absolu. Pour ma part, j'ai observé que ces vaudoiseries n'en sont pas et que le même schéma circule en France. Pourquoi on rit m'a toujours intéressé. C'est la grande mode des humoristes : je ne trouve aucun d'entre eux drôle...
Et sur ces considérations, je vois Pujadas se planter en direct sur cette histoire, bien pire que moi il y a disons-le très longtemps...

Allez, faisons un petit test avec une histoire paraît-il apparue dans un film de ces dernières années. Je ne vais plus au cinéma depuis longtemps tant la production actuelle est convenue et rasoir, je ne sais donc de quel film il s'agit...

Cela se passe dans un asile de fous. A la mode actuelle, les fous sont assez libres. Ils sont quelques-uns autour d'une table lorsque passe un chat, le chat de l'asile, idée d'une psycho-machin ou peut-être était-ce une socio-truc...
- Ouah le chat, dit l'assassin. J'aimerais bien le tuer...
- Ah ouais, mais je voudrais d'abord le sodomiser avant, dit le sadique.
- Ouais chouette, on le sodomise, on le tue et on y met le feu, ajoute le pyromane.
- Ouais, ouais, ouais, dit le nécrophile. On le sodomise, on le tue, on y met le feu et on l'encule encore une fois...
Un ange passe, comme l'écrivait de Villiers, et il se demande bien ce qu'il fait là. Les regards se tournent vers celui qui n'a encore rien dit.
- Miaou..., fait le masochiste.

Comme l'histoire des chiens ou des vaches, je vous mets au défi de la raconter sans faire un brouillon mental préalable...

Écrit par : Géo | 11/04/2014

Voir Henri Bergson: "Le Rire" (essai sur la signification du comique), 1900. Bergson est un philosophe qui ne trompe jamais son monde. En plus vous pouvez tout télécharger gratuitement. Le marquis de Sade est plus onéreux; je peux vous le dire, j'ai les deux.

A propos du Ouin-Ouin cité en référence, que pensez-vous du rôle de Monsieur Milliquet dans ces mini-drames sociaux et autres paraboles morales.

Écrit par : Rabbit | 11/04/2014

Monsieur Milliquet est l'incarnation du radical vaudois, le parti alors au pouvoir. Aujourd'hui, au risque de faire grincer quelques dents dans des mâchoires serrées, il faudrait imaginer un personnage féminin pour incarner les têtes de file du parti qui contrôle les appels d'offre juteux dans ce canton, d' Yvette Jaggi à Nuria Gorrite en passant par Anne-Catherine Lyon et Florence Germond. Les hommes ne sont plus que des potiches, des faire-valoir de ces dames, même si les journalistes veulent nous faire croire que Maillard a une quelconque importance...
Les sketches de Claude-Inga barbey et Doris Ittig ont commencé à se moquer un peu de l'arrivisme féminin socialiste, mais ce n'est qu'embryonnaire...

Écrit par : Géo | 11/04/2014

Non seulement Monsieur Maillard vit dans un environnement castrateur, mais il est en plus décérébré par l'idéologie informelle qui l'a hissé à son poste par la vox populi. Alors qu'il m'a paru nettement plus sérieux lorsqu'il ne fait pas dans la dialectique du vide (absence de matière, pour nos estimés lecteurs Armoricains, ou matérialisme dialectique, pour les anciens du Mouvement du 22 mars devenus CEO d'ONG par la vox dei).

Écrit par : Rabbit | 11/04/2014

Si M'sieur Milliquet a été Radical, sans vraiment le vouloir, il est devenu un Petit Looser Rétrograde (ou PLR).
Le mariage du Parti Radical et du Parti Libéral est, dans le canton de Vaud en tout cas, celui de la carpe et du lapin (rien à voir avec Rabbit).
Cette union a laminé le radicalisme pour ne sauver que le pire du libéralisme. Un libéralisme à outrance dont une femme est une des éminences grises, une politicienne qui répond au joli prénom du Suzette, mais au patronyme sévère de Sandoz... Ce qui fait que la pilule soit plus difficile à avaler!
Lire ou relire:
http://peresiffleur.blog.24heures.ch/archive/2011/10/10/sucette-part-en-suzette-ou-l-inverse.html

Écrit par : Père Siffleur | 12/04/2014

Elle est très bien, Suzette Sandoz. La seule chose qu'on pourrait lui reprocher, c'est d'avoir nourri une vipère en son sein universitaire en choisissant la communauté des états socialistes latino.américains comme assistante...

Écrit par : Géo | 12/04/2014

A part ça, votre jugement du PLR, un parti qui chasse sur les terres du centre gauche et donc du parti socialiste, justifiant l'appellation PLRS en correspondance avec l'UMPS, dénote un manque de vista politique comme il est rare d'en rencontrer même chez les experts de la RTS...
Les libéraux n'existent plus depuis longtemps, Suzette S étant quelque peu marginale et Claude Ruey définitivement parti dans l'adoration saint-sulpicienne du tiers-monde...
Qui est plus à gauche, selon vous : Broulis ou Maillard ? Bien sûr cette alliance de la carpe radicale avec le lapin socialiste est souvent le fruit du hasard idéologique : les radicaux ne veulent enfermer personne parce que les prisons ça coûte cher et les socialistes parce que les criminels, ce sont les fils ou les copains de leurs clients...

Écrit par : Géo | 12/04/2014

Sieur Géo,

Votre "idéologie" vous empêche de lire sans oeillères!
Lorsque je dis que le parti socialiste n'est plus à gauche ou mieux, qu'il est aussi à droite que toute une série d'autres partis, je ne dis ni que ce glissement est bon ou mauvais, je dis simplement que les Socialistes utilisent frauduleusement une appellation qui n'a plus rien à voir avec leur position politique réel.
Et, lorsque j'indique que les Radicaux se sont fait laminer par les pires des Libéraux, là, j'indique que le radicalisme est mort... Ce n'est qu'un nom creux accolé à Libéral... Donc, tous les partis de gauche sont morts! Oui, il fut un temps, il y a fort longtemps, où les Radicaux étaient de gauche. Est-ce bien, est-ce un mal?... Seul l'avenir nous le dira.

Le présent, lui, ne nous dit qu'une chose: c'est que, actuellement, tous les politiciens trichent d'une façon ou d'une autre. Tous en n'admettant pas qu'ils "penchent inexorablement à droite". Cette "droitisation" est réelle, et ce, même si, selon vous, ils sont tous de gauche! En utilisant votre propre référenciel, il n'y a plus grand-chose qui puisse être à votre droite!

Écrit par : Père Siffleur | 12/04/2014

J'aime la clarté - oui oui, et pas ouin ouin - des commentaires de Prsflr.
Est-il besoin de préciser que j'adhère à son analyse des partis suisses qui s'applique à la France.

Écrit par : Ambre | 12/04/2014

"il n'y a plus grand-chose qui puisse être à votre droite!"
Ben oui, évidemment. Quand on ne cesse de professer la plus grande malhonnêteté intellectuelle en traitant l'UDC d'extrême droite(ou le FN pour Ambre), effectivement. Et si ces partis sont d'extrême droite et non une simple droite nationale, défendant l'un la Suisse, l'autre la France, que faites-vous de ces machins qui se désignent par "blocs identitaires", Blood of honour" ou je ne sais trop quoi ? Ils ne seraient pas d'extrême-droite, eux ? Ou alors, vous pensez que l'UDC et eux, c'est blanc bonnet, bonnet blanc ?

Écrit par : Géo | 12/04/2014

Il n'y a pas de contradiction que l'on ne puisse résoudre par un paradoxe. Suis-je bien clair ?

Et il n'y pas d'authentique libéral, au sens américain de "libertarian", dans ce coin d'alpage. Ce sont des conservateurs, voir des "neo-cons": c'est l'étiquetage étasusien qui le dit. Imaginez un instant qu'un disciple de Murray Rothbard vienne annoncer, devant l'autel de la pensée unique Rochebinienne, qu'on lui propose de supprimer tout ou partie de l'Etat... De bleu ! supprimer l'Etat de Vaud ? ça va pas ou quoi ? on va vivre commain...

Allez, une autre avant de passer à table: "Est-ce le réel qui crée la pensée, ou le contraire ?" Bon app...

Écrit par : Rabbit | 12/04/2014

Oh, les radicaux, comme je l'ai dit, ont bien changé. Ils ne veulent plus de police, plus de prison, parce qu'ils gagnent de façon très malhonnête des millions de bonus dans leurs banques en volant les fiscs des pays voisins. Et avec leurs millions de bonus, ils se payent des milices privées genre securitas pour assurer la sécurité de leurs villas, ce qui est à leurs yeux préférable que de payer des impôts pour assurer la sécurité de tous...
Bref, les radicaux sur ce point sont de vrais libéraux: démerde-toi comme tu peux et ni vu ni connu je t'embrouille...
Ils ont très bien compris la leçon de vos amis américains...

Écrit par : Géo | 12/04/2014

@ Géo : "(ou le FN pour Ambre)". Mensonge. Jamais je n'ai "professé" quoi que ce soit pour ou contre le FN ou un autre parti. Mais je ne peux laisser passer cette accusation. Je me fous complètement de la politique, mais puisque vous y tenez et puisque vous prêchez le faux pour savoir le vrai : le FN me répugne (0_0)! Voilà cette fois c'est dit (j'entends votre ricanement de contentement) et j'arrête de discuter avec vous Géo, qui ne comprenez rien à ce que j'écris.

Salut.

Et je continuerai de lire Gilbert Salem qui me procure quelques minutes de bonheur et de sérénité.

Écrit par : Ambre | 12/04/2014

Sweet home Alabama
Where the skies are so blue
Sweet home Alabama
Lord, I'm coming home to you

Ambre: qu'avez-vous fait pour le mettre encore de mauvaise humeur ?

Écrit par : Rabbit | 12/04/2014

Sieur Géo,

Reprenez votre souffle, fermez les yeux quelques instants en imaginant être devant un paysage apaisant... Comptez jusqu'à douze! Réouvrez les yeux!

Voilà!... Maintenent, relisez tranquillement mon commentaire précédent!... C'est fait?... Où avez-vous lu que je traite l'UDC de parti d'extrême-droite?... Cherchez bien! Vous ne trouvez "malheureusement" pas!
Ne vous en faites pas, ce n'et pas que vous cherchez mal. Avez-vous vos lunettes sur le nez? Oui!... Alors ce n'est pas que votre vue est déficiente, c'est uniquement parce que je ne l'ai jamais écrit!
Par contre je persifle et signe: Vous-même êtes très à droite! (je n'ai pas écrit extrême-droite). Et là encore, ne vous en faites toujours pas: cela reste un de vos droits imprescriptibles!

Pour terminer, reprenez l'exercice préconisé au début de ce commentaire. Relisez ensuite attentivement votre propre prose, puis dites-moi qui professe la plus grande malhonnêteté intellectuelle?...
Vous voyez, si vous lisiez toujours aussi sereinement ce que les autres écrivent et que vous ne fabuliez pas dès que vous voyez le nom de celui qui s'exprime, vos réponses seraient moins polémiques, donc plus, bien plus adroites!
Si, si!... Le vocable "adroites" écrit en un seul mot! Je n'ai aucune intention d'écrire "bien plus à droite". Encore moins "bien plus à l'extrême-droite". J'espère qu'ainsi vous ne dévoierez pas mes propos.

J'ai l'extrême honneur de vous saluer de ma dextre maladroite et de vous souhaiter gauchement la sérénité d'un beau dimanche des Rameaux!

Écrit par : Père Siffleur | 13/04/2014

Oui mais avec le temps, il y a comme un défaut de perspective qui s'installe dans le paysage politique de ceux qui ont été nourris au biberon marxiste. Au début des années 1930, Trotski a dit lors d'un discours (Amsterdam ?) qu'il fallait qualifier de "fascistes" tous ceux qui n'adhèrent pas au mouvement communiste: ce qui fait monter les démocrates, les libéraux, les chrétiens et toute une kyrielle de déviants dans le même convoi. Notez que ce réflexe totalitaire n'a pas disparu depuis que l'intelligence est supposée régner sur le monde, et en particulier depuis la chute du Mur de Berlin: allez comprendre... Demandez à l'électeur lambda de gauche d'évoquer Trostki, cela ne va pas faire chauffer ses méninges mais les réflexes moutonniers sont acquis en ce qui concerne "les autres". Et dire encore que, avec un autre Vladimir (Vladimir Ilitch Oulianov): "le gauchisme est la maladie infantile du communisme", on ne serait jamais assez à gauche de la gauche, cela promet des lendemains qui chantent aux fabricants de rétroviseurs.

Écrit par : Rabbit | 13/04/2014

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