20/04/2014

Le lait de la Clémence à la fête!

Samedi prochain 26 avril, la Suisse prônera son unique produit naturel: le lait de nos vaches. Une richesse nationale qui vaut «tous les parfums de l’Arabie» (Macbeth de Shakespeare) et ses pétrodollars. Voire tout le gaz des pipelines de Monsieur Poutine qui voudrait faire un peu la guerre. Sauf que la montbéliarde criblée de rousseurs de votre voisin d’Eclagnens, et pertinemment baptisée Clémence, n’a jamais agressé personne. Mieux cornue est Victoria, l’évolénarde de vos cousins valaisans du val d’Hérens. Or elle ne se fait belliqueuse qu’envers ses congénères, en respectant les règles strictes d’un tournoi traditionnel du village d’Aproz, sur la rive gauche du Rhône. En y remportant le titre de reine-des-reines - en hommage à la souveraine dont elle a hérité du prénom - elle n’a fait que triompher, elle n’a pas tué. Je n’oublie pas la vache vaporeuse de nos rêves enfantins qu’une comptine fait chanter sur un poirier. Ou, moins acrobatiquement, mastiquer de la bonne herbe vaudoise.

 Et les petits écoliers de la classe de Mlle Frémond, à Montchoisi,  d’entonner avec leurs voix discordantes et sucrées:

 «Y'a une vache dans mon pré, j'entends la vache qui mâche. Y'a une vache dans mon pré, j'entends la vache mâcher!»

Une fois mâchée et remâchée, après un dédale traversant quatre poches gastriques, cette verdure pastorale fournit comme on sait un lait riche de vitamines, de protéines, de glucides, de lipides. Des minéraux bons pour les os d’ados et même pour un cerveau d’adultes. Un aliment complet que préconisera ce week-end l’association faîtière suisse des producteurs de lait (PSL), rebaptisée Swissmilk, dans plusieurs de nos villes, dont Lausanne. Ses représentants serviront aux badauds du milk-shake - en français, du lait frappé. La fête sera boudée par des hygiénistes modernes d’un énième type, selon lesquels le lait de vache ne convient qu’à son veau qu’elle fait grossir jusqu’à une demi-tonne en deux ans. Dès qu’un humain la consomme, il serait condamné à devenir obèse, et à éprouver des maladies aux noms épouvantables: la tétanie néonatale, la rectololite hémorragique, et on en passe. Bref, après d’autres choses savoureuses, il est temps de bannir le lait.

 Même si le Vaudois en boit depuis la nuit des temps, sans trop mal se porter. 

www.swissmilk.ch/fr

 

 

 

Commentaires

Ici votre lien permet des choix ;-)

Voici le mien :

http://www.swissmilk.ch/fr/divertissements/campagne-lovely/spots-tv.html

Si, en plus de fabriquer du lait, les vaches suisses jouent au foot, c'est sûr, elles sont plus fortiches que les vaches bretonnes (*_°)

Écrit par : Ambre | 27/04/2014

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