21/12/2014

Nostalgie à la carte

 

Quelques sexagénaires, qui ont l’âge vénérable du soussigné, rejettent avec dégoût la notion de nostalgie. Elle «fait vioque», donnerait l’impression qu’ils radotent avant l’heure, alors qu’ils s’évertuent à suivre le rythme endiablé de changements technologiques mondialisés. A s’inféoder à une tyrannie de l’immédiateté qui, impérativement, doit rajeunir tout le monde. Moi, sans être forcément un nostalgique, je trouve à ce mot un charme désuet. Des fragrances de pétales de pivoine qui ont jauni une page de missel; celle de sachets de lavande embaumant la literie d’une armoire ancestrale. Alors, comme disent joyeusement nos humoristes chaux-de-fonniers Plonk & Replonk (dans le Temps du 20 décembre), «en arrière, vers d’anciennes aventures!» Ou vers des heures scolaires délectablement fanées de ma mémoire quand, à Montchoisi, dans la classe de Mlle Simone Panchaud, il fallait «écouter l’instruction». Mais en ouvrant aussi bien grand ses mirettes: et c’était un régal pour elles de découvrir, en dessous du tableau noir, la singulière silhouette de la Corse, de Santorin, ou des plus lointaines Célèbes indonésiennes.

 

Ces îles se découpaient sur un atlas mural en reliefs abricot, rainurés et jaspés. Le fond turquoise y reliait les mers aux océans. Leurs appellations en typographie désuète ondulaient autour de leurs rivages et plages pour enflammer davantage notre imagination, et nos rêves juvéniles d’outre-monde. Cet atlas de mon école primaire lausannoise devait provenir de France. D’une France lointaine, encore impériale, où, sous Napoléon III, le géographe Paul Vidal-Lablache avait configuré les continents sur des planches pédagogiques destinées à tous les écoliers et lycéens de l’Hexagone. Elles y firent florès jusqu’en 1969, et jusqu’en Romandie… Ne disposant pas d’un ordi high-tech d’infographiste d’aujourd’hui - par lequel on peut recréer à volonté les planisphères par trois ou quatre clics de souris, il s’arma de patience, de lenteurs fertiles, et de précision artistique pour faire aimer la géographie aux enfants, tout simplement en la peignant. Ses planches viennent d’être rassemblées et publiées à Paris.

 

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La carte de notre enfance, Ed. Armand Colin, 158 p.

 

Commentaires

L'essentiel ne serait-il pas de prendre avec discernement ce qu'il y a de bon dans le Progrès ? Il suffit de se souvenir du monde d'avant le téléphone portable...
Un frère parti en randonnée avec peaux de phoque le matin toujours pas rentré à 17 h au chalet. Ni à 18h, ni à 19 h. Le soleil s'est couché, toujours personne.
Seuls au chalet, j'ai 12 ans, le camarade d'étude du frère 19 et on se ronge les sangs. 20 h. 21 h, on n'a plus le choix. On chausse les skis et on part vers un chalet plus bas équipé du téléphone. Le frère absent débarque précipitamment au moment où on compose le numéro pour donner l'alerte. La neige était lourde et ils ont pedzé dans un chalet isolé où on les avait invités. Avec le téléphone portable, ce genre d'histoires n'arrive plus. Et les villages de brousse africains, à condition de n'être pas trop éloignés d'une antenne, peuvent appeler des secours, une ambulance, en cas de nécessité...

Les cartes des classes d'école étaient magnifiques et m'ont permis de me distraire durant les longs cours ennuyeux de quelques professeurs barbants. Mais il faut se souvenir de ce qu'était la photographie aérienne avant Google earth ! Réservé aux militaires à moins de montrer patte blanche, et les militaires ne sont jamais pressé pour les autres. Surtout en Afrique. Et comme la prospection hydrogéologique ne se fait pas sans PVA (prises de vue aériennes), il faut négocier et encore négocier. Je me souviens du sentiment de privilège ressenti à la réception d'une photo prise par le satellite français en charge de cette tâche, qui donnait une vue d'ensemble fort instructive de toute la province...
Et aujourd'hui, vous pouvez aller guigner la région où travaille rabbit en deux clics. Cela a un côté magique qui me ravit profondément. J'ai demandé un jour à Soeur Claire-Marie si elle retournait parfois visiter les lieux où elle vivait en Afrique du sud avec Google Earth, comme il m'arrive à moi de retourner voir les endroits que j'ai le plus aimés. Et elle m'a répondu par l'affirmative...
L'Afrique est une terre d'émotions intenses et la plupart de ceux qui y travaillent sont touchés par le virus (je parle de l'Afrique rurale, bien sûr. Les villes ont nettement moins de charmes...). Regarder des vieilles photos, c'est bien, mais planer sur ces endroits magiques que vous connaissez comme votre poche, c'est autre chose...

Écrit par : Géo | 21/12/2014

@Géo tout progrès ne consiste pas à inventer n'importe quelle comédie pour faire vendre le produit
On l'a vu avec les fusions suivant ou cela ne marche pas du tout et les conneries c'est comme les impots un jour ou l'autre il faut les payer
Tout ceux qui n'avaient pas cru aux paroles du Père Noel prononçant le célèbre ,vous verrez les impots baisseront surtout si en plus vous triez bien vos déchets ,tous savourent avec un plaisir non dissimulé la farce qui a été servie aux dindons contribuables et juste avant la fermeture des guichets de l'adminstration .Ce qui prouve le courage de certains
Quand aux économies d'énergie prenons l'eau en exemple comment le peuple peut s'y retrouver si on conseille aux gens de faire leur cuisine eux-mêmes et qu'ils apprennent à nettoyer avec des produits naturels qui eux aussi sont gourmands en eau ?
Alors que les produits congelés ne nécessitent aucun apport d'eau et que Ajax Vitres Claires lui aussi nettoie sans adjoindre quelque liquide qui soit
Alors le progrès oui mais intelligent et sans prendre le peuple pour un troupeau d'oies qu'on va gaver de conseils datant de l'époque de l'Antéchrist
Quand au gratuit n'en parlons pas trop de gratuité c'est bien connu ,cette dernière tue l'économie lentement mais sûrement et elle n'incite pas les jeunes à prendre leur destin en mains
Si on continue de la sorte tous les citoyens seront dépendants d'organismes s'occupant de leurs finances même de leur salaire qu'ils distribueront à la petite semaine mais peut-être est-ce le but recherché par certains élus qui ont peur même de leur ombre
très belle fêtes pour Vous

Écrit par : lovsmeralda | 21/12/2014

Merci monsieur Salem pour cet article fleurant la nostalgie
En effet ces souvenirs surtout de nos jours permettent de comparer les époques et l'on peut sans crainte dire haut et clair qu'en notre temps on imposait pas aux citoyens l'obligation de polluer l'environnement,je pense aux nombreux Data Center qui ont déjà mis en péril l'environnement en Caroline du Nord et sans doute aussi ailleurs mais il est plus facile de taxer les automobilistes ou simples ménages en leur faisant avaler des couleuvres comme ce qui fait rouler en quantité et de plus en plus de camions de la voirie et que les chômeurs eux ont le droit de refuser un emploi
De notre temps les gens fumaient riaient chantaient même si la vie était difficile voire très difficile mais peut-être que toutes ces difficultés aident à mieux percevoir à quels jeux nous sommes tous conviés voire obligés d'adhérer ce qui pour certains restera un rêve
Heureusement les plus futés ont senti les dangers et ont de suite refusé l'accés à Internet
Très belle fêtes de fin d'année pour Vous et merci pour votre blog

Écrit par : lovsmeralda | 22/12/2014

Katutura est dans la banlieue nord de Windhoek (la Namibie était autrefois sous "protectorat" de l'Afrique du Sud). Je m'y suis perdu en cherchant un fournisseur d'élingues pour soulever des éléments de concasseurs avec une grue. Depuis là, on part directement sur la B1, qui est une semi-autoroute sur 10 km, en direction d'Okahandja. Ensuite on prend la B2 par Karibib et Usakos, et en 4 heures 30 on est à la maison. En route on achète des boissons dans un supermarché, parce qu'il fait soif dans ce pays. Et il ne faut surtout pas oublier de refaire le plein.

Géo, pensez-vous que cette tranche de réalisme peut nuire à une évocation plus empreinte de nostalgie?

Écrit par : rabbit | 22/12/2014

Ça fout les j'tons de "devenir vioque avant l'heure". Le "radotage" c'est ma hantise. J'ai l'impression que tous les vieux radotent et je me dis : fais gaffe, pourquoi, toi, tu serais une exception? Le pire c'est quand on se sent obligé (en famille, dans mon cas) de renchérir sur le radotage en cours. C'est mortel!
PAS DE NOSTALGIE du passé. Vivre le présent et même anticiper sur l'avenir : les robots. (Euh! Je radote là, avec mon robot).

Le billet de Maître Salem (je n'ose plus l'appeler Gilbert depuis que j'ai lu (dégusté) son Miel... Respect) est cependant d'une nostalgie réjouissante.

Écrit par : Ambre | 22/12/2014

"cette tranche de réalisme peut nuire à une évocation plus empreinte de nostalgie?" Mais de quel genre de nostalgie parlez-vous ? Nostos, c'est le retour, non ? La douleur du retour, la saudade. Entendu un insulaire du Cabo Verde en donner la meilleure définition à mes yeux : "Quand tu es sur l'île, le continent te manque et à peine as-tu mis les pieds sur le continent que l'île te manque déjà...". Chez moi, cela a commencé gamin avec les vacances au chalet. Content d'y être, mais qu'est-ce qu'on fait ? Pour l'Afrique, je me souviens des mots du type qui était mon directeur au siège du Quiqre : "J'y reviens avec beaucoup de plaisir, et j'en repars avec tout autant..." et c'est exactement pareil pour moi. Sauf que je ne suis pas sûr d'avoir envie d'y retourner. Enfin, ça dépend où. Le paradis mozambicain, oui, mais d'après mes contacts, ils ont trouvé du pétrole dans l'embouchure du Rovuma, le tourisme s'est fortement développé et mon paradis sur terre a pris une drôle de gueule. Mais sur Google Earth, cela continue d'en jeter...

Écrit par : Géo | 22/12/2014

Mozambique, oui, projet de barrage avec Sinohydro. Je suis sur le coup: j'affûte ma stratégie, je relationnise tous publics.

Écrit par : Rabbit | 22/12/2014

@ Géo : avec Google Earth peut-on voir l'intérieur de la chambre de R(r)abbit? Hi hi! Vous m'avez donné envie d'aller revoir l'endroit où j'habitais à Paris : j'ai l'entrée et la façade de l'immeuble mais je ne peux pas entrer dans la cour pour voir les ateliers. Ouin!

Il faut que, pour le coup, je suis vraiment une "vioque" nulle en matière de surf sur Google Earth.

Écrit par : Ambre | 22/12/2014

N.B.- Il faut DIRE que, pour le coup...

Écrit par : Ambre | 22/12/2014

"@ Géo : avec Google Earth peut-on voir l'intérieur de la chambre de R(r)abbit?"
Si j'avais un côté "Hyde", je dirais une méchanceté à ce propos. Mais c'est vous qui tendez la perche et on ne se pose jamais assez la question de ce que font les "victimes" de Hyde...

Écrit par : Géo | 22/12/2014

Il vaut mieux éviter les séjours prolongés en chambre, depuis que mon collègue chinois a défoncé la paroi de l'une d'elles avec notre minibus. Avec une perche on peut faire ce qu'on veut. Avec les victimes aussi: souvenez-vous de "vae victis". Hyde Park est un très bel endroit, rien à craindre pour les victimes consentantes ou non. Il y a un brouillard épais ce matin, on se croirait à Saint-Luc en été.

Écrit par : rabbit | 23/12/2014

"mon collègue chinois a défoncé la paroi de l'une d'elles avec notre minibus"
Voilà un avantage de travailler pour les Chinois. Vous avez le droit de conduire votre véhicule, contrairement aux organisations internationales, aux ONGs, aux bureaux d'ingénieurs occidentaux. La raison première en est qu'au moindre problème, par exemple écraser un enfant qui a traversé juste devant vos roues, c'est la prison à condition de ne pas avoir été découpé en petits morceaux par les proches de la victime. Une autre raison est la propension des expats à se défouler avec le champignon toxique qui se trouve à droite des freins...
Le hic, c'est que les chauffeurs africains sont d'excellents chauffeurs de beau temps. Un peu comme les pilotes d'hélicoptères vaudois...

Écrit par : Géo | 23/12/2014

Attendez seulement que le PDG de la compagnie reçoive la facture de la paroi et le collègue en question va se retrouver pour un projet en Mongolie Intérieure. Lui qui se faisait déjà une joie de travailler avec moi pour l'international, voyager dans le monde entier. Le faste occidental et tous les phantasmes qui vont avec. On a connu ça pour l'Orient...

Écrit par : rabbit | 23/12/2014

On a de la peine à ne pas voir une certaine jubilation de votre part à la prévision des malheurs qui vont fondre sur votre collègue chinois. C'est exactement pour ça que je ne crois pas que je vous confierais les rênes de ma biographie...

Écrit par : Géo | 23/12/2014

En lisant vos deux derniers commentaires Géo et Rabbit, je pense au "sens de l'humour" et ça me conforte dans l'idée que chacun d'entre nous restera souvent dans l'incompréhension de l'autre tant notre propre sens de l'humour est différent. Notre sens de l'humour correspond-il à notre personnalité? A nos origines? A notre culture?

Écrit par : Ambre | 23/12/2014

Vous devriez développer un peu. Toujours ce baobab...

Écrit par : Géo | 23/12/2014

Une espèce de baobab... Corse (0_0)

http://4.bp.blogspot.com/__-Zi1hvxBHk/TCYJwfaCtAI/AAAAAAAAAwk/lnv-KMwUeL4/s1600/DSC01358.jpg

C'était il y a 15 ans. Aucune NOSTALGIE.

Écrit par : Ambre | 23/12/2014

En ce qui me concerne, côté humour, c'est une pincée de détachement bouddhiste et un zeste de pragmatisme américain. Quant à mon collègue, je vais trouver le moyen d'atomiser la facture de la paroi dans les frais généraux.

Écrit par : Rabbit | 23/12/2014

On commence par atomiser la facture et on finit par être irradié. Vous avez vu, Ambre s'est déguisé en lapin. Je me demande si ce n'est pas une forme d'humour...

Écrit par : Géo | 23/12/2014

@ Géo : évidemment que c'est de l'humour... mais il faut savoir que je ne "connaissais" pas Rabbit quand je me suis fait cette tête de lapin.
A propos d'oreilles de lapin, hier j'ai vu un documentaire animalier avec une Gerboise à longues oreilles (je ne connaissais pas cet étrange animal qui saute en l'air comme s'il avait des ressorts dans les pattes). C'est un animal que l'on trouve dans le désert de Gobi.

http://www.koreus.com/video/gerboise-longues-oreilles.html

Il y avait aussi un renard qui bondissait en l'air pour piquer la tête la première dans la neige pour trouver de la nourriture. C'était fou...
Vous pourrez voir ce renard dans cette bande annonce :

http://www.france5.fr/emissions/le-voyage-de-la-vie

Écrit par : Ambre | 23/12/2014

Côté nourriture, voilà bien trois ans que je n'ai pas mangé de choucroute alsacienne: ça devient une obsession.

Écrit par : Rabbit | 24/12/2014

Ambre@ Une souris qui saute en l'air pour un rien, c'est un peu votre animal totem, non ? Les grandes oreilles expliqueraient assez bien le choix du lapin pour se déguiser sous un baobab corse...
A part ça, j'en ai vu beaucoup dans le Sahara. Savez-vous qu'il y a une relation bien connue entre taille des oreilles et climat chez les Mammifères ? Pensez au fennec. Et ce n'est pas pour rien que les Touareg ne quittent jamais leur turban...
Rabbit@ Ach, une choucroute, alsacienne ou pas...Savez-vous les cuisiner ? Jamais réussi à en faire d'aussi bonnes que celles de la Bav', au temps passé en tout cas. Il faut profiter d'en manger maintenant; dans quelques années, les néo-cuisiniers ne les prépareront qu'au gingembre. Aujourd'hui, TOUT est obligatoirement au gingembre.

Écrit par : Géo | 24/12/2014

Non, la mienne s'esch d'elsassra sürkrüt: la fermentation est différente et on l'arrose de Riesling pendant la cuisson. Aux Pays-Bas par contre, j'ai mangé de la choucroute à l'ananas: c'est audacieux et il faut avoir du cran pour finir son assiette. A Shanghai, on n'utilise le gingembre que pour accompagner le poisson. Il faut savoir le doser et le faire sauter dans le wok à l'huile de colza. Sinon, le MacDo est à côté et on ne met pas de gingembre dans le Big Mac, même en Chine. Avec tout ça, on ne peut pas vraiment parler de décadence, mon pauvre Géo: c'est encore et toujours de l'entropie. Heureusement qu'on ne vit pas mille ans.

Écrit par : Rabbit | 24/12/2014

@ Géo :"Une souris qui saute en l'air pour un rien, c'est un peu votre animal totem, non ?" Tsk Tsk.
Non, c'est quoi "la relation entre la taille des oreilles et le climat (0_0)?" Pour les Gerboises ça leur permet d'avoir une ouïe très développée, c'est pour ça qu'elle saute au moindre de bruit (et moi je fais pareil, je sursaute. Ah ah!... mais j'ai de petites oreilles).
Fennec? Grandes oreilles... climat... Ça leur sert d'éventail quand il fait trop chaud? Hum!
http://www.cutenessoverflow.com/wp-content/uploads/2014/04/fennec-fox-2.jpg

... et les Touaregs avec leur turban qui les protège du soleil, quel rapport avec les fennecs?

@ Rabbit: chez nous la spécialité c'est une choucroute de la mer mais j'avoue préférer une VRAIE alsacienne et finir avec un Munster bien coulant;-). Le champagne l'accompagne très bien.

Allez, assez rêvé, c'est Noël, vite aux abris. (Ne rien voir, ne rien entendre).

Joyeux Noël à vous tout de même.

Écrit par : Ambre | 24/12/2014

"Allez, assez rêvé, c'est Noël, vite aux abris. (Ne rien voir, ne rien entendre)." C'est bon, vous avez survécu ?

"Non, c'est quoi "la relation entre la taille des oreilles et le climat (0_0)?""
Plus il fait chaud, plus les oreilles sont grandes. Au N, elles risquent de geler aussi sûrement que les paupières ou le nez d'un participant à la Patrouille des glaciers de 1986...
Vous remarquerez que ce doit être valable pour les éléphants. Nous en déduirons que la température moyenne de la Thaïlande est plus basse que celle de la savane africaine...
Et si les Touaregs portent un chèche et que vous ne les verrez jamais sans, c'est bien pour cacher qqch, non ?
http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A8gle_d'Allen
Faut tout vous expliquer. Pas étonnant que vous ayez de la peine avec mon sens de l'humour...

Écrit par : Géo | 25/12/2014

" vous avez survécu ?" Eh oui, je ne suis pas morte, pas pour cette fois. Le plus énervant reste à passer (le 31).

Très intéressante la "règle d'Allen" (vous en savez des choses;-)). Merci pour ce lien. Je comprends mieux pourquoi je supporte bien le froid et pas du tout la chaleur. Bon, je n'ai pas un gabarit d'Inuits mais ma surface corporelle se rapproche plus de la leur que de celle des Masaïs.
Mais si j'ai bien compris la règle de Bergmann, c'est vraiment une question de "surface" corporelle et de volume plus que de taille.
Je me demande si Rabbit a des oreilles qui varient en taille;-) car il semble supporter autant le froid que le chaud!

(Ben oui, il faut TOUT m'expliquer... QUAND CA M'INTERESSE. Sinon, aucune importance, je zappe).

Écrit par : Ambre | 25/12/2014

@ Rabbit : je me demande s'ils ont tous sous leur casquette le même "divot" (motte de terre ou de gazon au golf) sur le crâne, que Kim Jung-un (0_0)?

http://www.franceculture.fr/2014-12-24-cyberguerre-dans-la-peninsule-coreenne

(Euh, c'est de l'humour (^_^))

Écrit par : Ambre | 25/12/2014

Noël à la plage + restaurant chinois.

Dans le premier cas, le climat en Namibie ne doit rien envier à celui de la Bretagne: "Coquillages et crustacés", chantait Brigitte B., "n'en finissent pas de dégeler…".

Passons à l'autre sujet, maintenant. Le restaurant chinois, c'est bien: une tranche d'exotisme sur le pouce, sans les 13 heures d'avion. Mais y aller en compagnie de Chinois, c'est le faste de la Cité Interdite à votre portée. Ils ne commandent pas moins de 10 ou 15 plats, une palette infinie et variée pour gastronomes casaniers.

Écrit par : Rabbit | 27/12/2014

L'événement ici, c'est qu'il neige. Après avoir dépensé des fortunes et labouré des hectares de sols alpins fragiles pour installer leurs canons à neige, nos entrepreneurs des cimes - vade retro, fantôme de Chappaz...- respirent enfin. Ils vont servir à quelque chose...
Vous avez essayé le ski sur les dunes de Swakopmund, comme nous l'avait montré ce reportage d'une chaîne française ?

Écrit par : Géo | 27/12/2014

On peut le faire aussi en parapente, en quad, en moto ou en 4x4. Mais ce sont toujours les mêmes dunes, si bien que l'endroit à quelque chose des Paccots un dimanche après-midi en hiver. C'est pas vraiment la grande aventure qui décoiffe, comme présenté par les gens du marketing. Cette zone de dunes fait environ 30 km sur 7, l'accès est protégé par égard aux 4 lions des sables qui y survivent et à la fragilité d'un sol soumis à des vents parfois violents.

Écrit par : rabbit | 27/12/2014

La grande aventure aujourd'hui, ce doit être sur les autoroutes françaises, avec des cohortes de voitures équipées de pneus d'été qui se croisent pour les vacances...
C'est tout de même curieux, ce besoin chez les humains d'aller s'agréger dans des files au bas des remontes-pente après avoir subi des bouchons sur l'autoroute et attendu longuement à la station de départ des bennes le droit de se coincer dans une boîte à sardines en priant que ça ne tombe pas en panne. En attendant de réintégrer de nouvelles files vers l'autoroute où ils essayeront de ne pas se fracasser les uns les autres pour recommencer une nouvelle semaine où ils s'entasseront dans leur métro pour aller au turbin.
Si vous pensez trouver votre salut dans les randonnées à peaux de phoque, trop tard. C'est devenu hyper-branché et le moindre petit sommet est envahi de sportifs en tenues aussi sophistiquées que de mauvais goût.
Comme vous le dites, heureusement qu'on ne vit pas mille ans.

Écrit par : Géo | 27/12/2014

@ Rabbit : Noël à la plage : "Dans le premier cas, le climat en Namibie ne doit rien envier à celui de la Bretagne:".
Si j'en crois ce que j'ai vu sur Internet;-) les plages de Swakopmund ont beaucoup à envier (sauf peut-être pour le climat mais pas sûr) de la beauté des côtes bretonnes et de ses plages (^_^).
En revanche, je veux bien faire un repas de Noël avec vos Chinois puis une balade dans les dunes...

@ Géo : j'adhère à 1000 pour 1000 à ce que vous dites (*_*). Pour la neige tombée chez vous, il semblerait que : «Elle est tombée, mais c’est de la papotche!» (Dixit dans Le Temps). Ici, à Kemper : grisaile grisaille grisaille, humidité 100%. Beurk!

En fait j'adore la télévision à Noël : je me gave sans indigestion des documentaires animaliers et, tout comme Rabbit, pas besoin de faire "13 heures d'avion" et milliers de kilomètres pour approcher de près des espèces fantastiques. Un extrait d'un des documentaires, vu récemment. Non pas un "lion des sables" mais une panthère des neiges :

http://youtu.be/dAqG9FB8bZE

(Géo : arrêtez de vous cacher;-) :

http://photo.geo.fr/les-plus-belles-photos-de-la-communaute-du-6-au-12-avril-2013-1347?utm_source=outbrain

Écrit par : Ambre | 27/12/2014

"je me gave sans indigestion des documentaires animaliers" Pour ma part, je n'ai pas retrouvé de lectures aussi passionnantes que les livres de Philip Kerr que je vous ai recommandés. Cette série m'a rappelé mon adolescence où on était complétement croché par un bouquin. Le dernier pavé de Donna Tartt m'est tombé des bras, et ce n'est pas la seule faute du poids même si il est vraiment très désagréable. Que de nombrilisme...
J'ai pas mal de lectures sérieuses à côté mais elles se révèlent toutes plus ou moins décevantes, pas de chance.
Les documentaires animaliers ? Alors pourquoi pas "C à vous" ou "On n'est pas couché" et ce genre de c...eries ? Essayez de mettre ces gens en animaux, vous verrez, cela va tout seul. Pensez à Cyril Hanouna...Et leur jungle est visiblement plus cruelle que les tréfonds de l'Amazonie...

Écrit par : Géo | 27/12/2014

Vous avez parfaitement raison, Ambre. J'ai trotté sur une grande partie du globe pour me rendre à l'évidence que c'est partout pareil. Mais si je ne l'avais pas fait, j'en serais encore à rêver d'ailleurs. Vaut-il mieux voir la réalité ou l'imaginer ? Encore une pierre dans le jardin métaphysique.

Mais ça, c'est encore une autre histoire; on en rediscutera à l'heure du thé.

Écrit par : rabbit | 27/12/2014

Chéo,
J'ai acheté "La vérité sur l'affaire Harry Quebert", de Joël Dicker, en français et dans une librairie allemande de Swakop (danke schön globalisation). Si vous avez l'intention d'écrire un jour, voilà ce qu'il vous faut pour apprendre ce qu'est un scénario diaboliquement ficelé.

Écrit par : rabbit | 27/12/2014

Marrant, j'y suis justement, à l'heure du thé. Vous avez lu "La tache" de Philippe Roth ? On dit que Dicker s'en est fortement inspiré. Pour ce qui est d'écrire, vous avez peut-être vu un dessin de Chapatte qui montrait deux libraires exténués par les tonnes de livres qu'ils avaient à empiler à la rentrée littéraire. L'un deux disait : " les gens ne lisent plus, ils écrivent..."
Bon, je finirais peut-être par le lire, le bouquin de Québert. J'ai toujours énormément de retard dans ce genre de choses, par modophobie virulente.

Écrit par : Géo | 27/12/2014

"Comme vous le dites, heureusement qu'on ne vit pas mille ans."
Je viens d'entendre à l'instant que "l'homme qui vivra jusqu'à 1000 ans est probablement déjà né" (0_0).
Aura-t-il plus de temps et d'énergie pour lire les tas de livres merveilleux que nous n'avons pas le temps de lire?
"Modophobie"? Pas trouvé la définition. Détester suivre ce qui est à la mode?

Lire des "pavés" je n'ai jamais pu, sauf s'il ne s'agit pas de fiction : Les Correspondances, les Carnets, les Journaux, c'est possible. On peut les prendre et les laisser puis y revenir... sans perdre le fil quand il s'agit d'un roman. Pourtant, j'arrive à lire les romans de Roth qui font parfois 400 pages (pour moi c'est déjà un pavé"); ses personnages m'intéressent, sans doute parce que j'y lis de l'autofiction. Je lis très peu de romans mais j'aime lire ceux qui savent en parler. J'aimais beaucoup les chroniques de l'acratopège à ce sujet. Inma aussi est brillante pour analyser les romans.

Cet après-midi je me suis amusée en lisant "Mes prix littéraire" de Thomas Bernhard. C'est jubilatoire. Je lis rarement les livres qui font l'actualité ou alors, des années plus tard.

Vous buvez du thé Géo?

"Vaut-il mieux voir la réalité ou l'imaginer ?" Rabbit, ça dépend s'il s'agit de littérature ou de la vie réelle. Il faudrait des heures pour répondre à ça. Pour ce qui est de la vie réelle, je préfère vivre dans l'imaginaire. Concernant la littérature, inversement, j'aime tout ce qui me parle de l'homme qui écrit...

Écrit par : Ambre | 27/12/2014

"Aura-t-il plus de temps et d'énergie pour lire les tas de livres merveilleux que nous n'avons pas le temps de lire?"
Un jour on lui change le foie, un autre les poumons...Service complet tous les 10 ans. Une centaine de personnes dont dix médecins et trente infirmières juste à son service, dans un palais pour lui seul. Il aura certainement le temps de lire et il aura intérêt, vu ce qu'il va s'em....der...

Pas très crédible, tout ça.

"Modophobie"? Pas trouvé la définition." Vous n'inventez jamais de mots ?

Écrit par : Géo | 27/12/2014

Oui, ce serait monstrueux de vivre jusqu'à 1000 ans. Déjà 100... aaaaaaaaaarrrrgggggrrrrrrrrrrrrrrrr!

" Vous n'inventez jamais de mots ?"
Je ne pense pas. Vais chercher au lit si j'en ai inventé... la nuit mon cerveau fonctionne souvent mieux que le jour (0_0)

Écrit par : Ambre | 27/12/2014

Vous pourriez commencer par apprendre le grec et le latin. Après, ce n'est plus qu'un jeu de construction, comme les legos...

Écrit par : Géo | 28/12/2014

Cogito, Lego sum ?

Écrit par : rabbit | 28/12/2014

Il vous suffit d'apprendre le grec et le latin. Après, ce n'est plus qu'un jeu de construction, comme les lego...
Il y a bien sûr quelques clashs pour ceux qui ne savent pas ça. On voit en Afrique de l'Ouest beaucoup de coopératives de production de ceci ou de cela. Cela donne "coprochim" pour des produits chimiques, par exemple. Mais copro en grec a une autre signification, que l'on retrouve par exemple dans coprophage...
Petit cours de grec pour débutant : vous savez ce que ça veut dire : " Ou kelabon polin (le n se prononce)elpis, efè, caca alla gar" ?

Écrit par : Géo | 28/12/2014

N'oubliez pas de tirer la chasse avant d'éteindre l'ordinateur.

Écrit par : rabbit | 28/12/2014

https://sites.google.com/site/etymologielatingrec/home/v/ville

"Ils ne prirent pas la ville": "Où qu'est la bonne Pauline ?"

Cette phrase est une galéjade qui ne correspond à aucun fragment classique. est parfois, et faussement, attribuée à Xénophon

"ουκ ελαβον πολιν", (Ouk elabon Paulin') ils ne prirent pas la ville…[13]

La phrase facétieuse complète est :

"ουκ ελαβον πολιν, (Ouk elabon Polin Ils ne prirent pas la ville
αλλα γαρ ελπις Alla gar elpis [14] Car tout espoir
εφη κακα [15]" Ephe[16] Kaka [17]) était envolé

Ou encore : "Ils ne prirent pas la ville car tout espoir (d'y arriver) s'était envolé"
Phrase dont la phonétique donne :

"où qu'est la bonne Pauline ? A la gare elle pisse et fait caca ",
"ουκ ελαβον πολιν αλλα γαρ ελπις εφη κακα"

Phrase qui a amusé des générations d'hellénistes en herbe !

Écrit par : Géo | 28/12/2014

Je crois que je vais me mettre au grec (0_0)

Écrit par : Ambre | 28/12/2014

En fait, je suis un peu surpris d'apprendre que c'est un fake. Je croyais que c'était tiré réellement non de Xénophon mais d'Hérodote...

Écrit par : Géo | 28/12/2014

Mazette ! quelle épopée…
Xénophon, c'est celui qui "parle étranger" (cela traduit bêtement, bien sûr) ?
Et Hérodote, "une remède contre l'amour" ? Ah non, ça ne joue pas, il y a un "H".

Écrit par : Rabbit | 29/12/2014

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