27/02/2016

Quand la Palud vire au sépia  

 

Sur la façade méridionale de l’Hôtel de Ville de Lausanne, depuis la place bosselée de la Louve, on avise une sentence qui légende un cadran solaire daté de 1928, et n’est donc point un vestige exagérément historique. En cette période-là, les progrès de notre horlogerie munissaient déjà tout un chacun d’une montre-bracelet, ou d’un gousset en forme d’oignon. Cet anachronisme n’en confère que plus de charme au libellé savoureusement suranné de la devise: «Le temps s’en va, médite-t-elle en lettres blanches sur fond ocré, mais l’éternité reste».

A qui a habité ce quartier il y a 40 ans, la préservation de la plupart des façades de la Palud n’inspire que du soulagement - tandis que certaines, de l’aussi prestigieuse rue de Bourg, sont délaissées, livrées sans vergogne à des promoteurs immobiliers qui ont perdu le goût de l’Histoire, ou à des dealers nocturnes qui la taguent et la défigurent.

Mais je reviens, avec une nostalgie affirmée à des images «paludéennes» de mes vingt ans. La place était encore entourée de petits bistrots où l’on buvait du blanc vaudois tout en dégustant le samedi un inoubliable lapin à la polenta, chaque samedi, chez Madame Ida, la patronne du Café Blanc. En 1978, ses clients fidèles, quelquefois vieux pochards, en furent chassés, pour qu’au même endroit s’installât un marchand de chaussures. Je n’oublie pas non plus le café de l’Hôtel suisse, un boyau où des serveuses maternelles à bras dodus et blancs vous servaient une soupe au cerfeuil, vous caressaient la joue et se souciaient de votre santé. Elles ressemblaient aux lavandières du début du XIXe siècle, comme le peintre Abraham-Louis Ducros en peignit dans une scène ordinaire de la vie lausannoise.

On y reconnaît la fontaine de la Justice. où depuis des siècles son allégorie, sous les traits d’une brave jeunette, s’efforce de tenir d’une main une balance, et de dresser par l’autre une épée qui lui fait un peu peur. Une brave gamine, qui éprouve toujours du vertige à surplomber un bassin où aujourd’hui viennent boire des oiseaux. Jadis, c’était des soubrettes coiffées d’une charlotte blanche, ou d’honorables bourgeoises sans domesticité, qui venaient  laver leur linge familial.

 

Commentaires

La place de la Palud, pour moi, cela a été ce jour de 1971 où un ami et moi, jeunes gymnasiens, sommes allés « admirer » le dispositif policier devant l’Hôtel de ville, mis en place pour contrer une manifestation prévue pour un accès populaire au cinéma – cela s’appelait le CAC et ce n’était probablement pas un hasard…-. On avait le physique de l’emploi et probablement les vêtements aussi. On a été tout de suite repéré par l’adjudant Hartmann – oui, celui de « Connu de nos services » - qui s’est approché de nous avec deux de ses collègues en civil et nous a demandé nos papiers. Et nous a glissé à voix basse : « On vous écrasera tous, bande de petites larves ».
http://www.swissfilms.ch/fr/film_search/filmdetails/-/id_film/188
On a beau être potaches et plutôt rigolards de nature, cela m’a tout de même un peu secoué. Je voyais les flics avec un peu plus de psychologie, à vrai dire.
Après cela, on s’est mêlé à la manif qui descendait de la Riponne vers la Palud. On devait être une petite centaine et un peu ridicules, c’est vrai. Mais grâce à cet excellent M.Chevallaz qui voulait tester le tout nouveau matériel de sa police et en particulier ce truc des gaz lacrymogènes, on était plus de deux mille une demi-heure après, à pleurer et rigoler beaucoup dans la ville…

A propos, rabbit, vous qui ne savez pas qui était Léa Pool, la cinéaste québécoise : c’est la fille au premier plan, avec la bouche ouverte et le cheveu assez court, sur la photo en exergue du film de Bron.

Écrit par : Géo | 27/02/2016

1° On me définit habituellement comme étant "conservateur sur la forme et subversif dans le fond"; avec le recul, peut-on dire que vous êtes exactement son contraire ?
2° Bron, le juge ou l'imprimeur ?
3° Est-ce vous et vos comparses qui avez mis le souk devant le Café de la Paix, mon quartier d'été en 1971 ?

Écrit par : rabbit | 28/02/2016

1° Non, conservateur sur la forme et le fond, qui sont pour moi indissociables...
2° Vous n'avez pas ouvert le lien.
3° En tout cas, je n'y étais pas...

Écrit par : Géo | 28/02/2016

Rabbit n'ouvre jamais les liens (^_^)!
Dommage qu'on ne puisse voir le documentaire de votre lien.

Avec le "lapin à la polenta" on ne risque pas le paludisme, surtout si c'est de la polenta corse à la farine châtaigne (0_0).

Bon vent... ici il est glacial en ce moment.

Écrit par : Ambre | 28/02/2016

Je n'ouvre jamais les liens, ni ne regarde les annexes: tout doit être libellé de façon claire et concise dans le commentaire lui-même. Question de temps. En 1971, Géo jouait aux gendarmes et aux voleurs aux frais des contribuables lausannois, et il s'imagine être victime d'une forme d'ostracisme de leur part. Moi, je sortais tout juste d'une Business School (la première) et déjà nos trajectoires partaient dans des directions différentes, sous l'effet d'un angle d'attaque déterminé à ce moment-là. Doit-on expliquer le passé? Une démarche qui, bien que légitime en apparence, peut s'avérer discutable dans les conclusions qu'elle est susceptible d'amener. Ambronette, nous nous en remettons à votre bon sens, pour juger de la moralité, de la vertu et de la probité des vies que nous avons menées pendant toutes les années qui ont suivi cet été tragique.

Écrit par : rabbit | 29/02/2016

ACHTEUFEL! Mit ein name wieso, c'est eine Platz ou beaucoupe de Moustik vécurent et mourirèrent. So, Naturlich les loustiks de toutes obédiances trainassent à leur platz... Chusqu'au "nettoyache final", qui a eu lieu, ja! Hartmann avait raison, 2x en plusse, le moustik macht larve! Unt heute ce serai la Zikka platz oder etwas wieso?
Aber Miche unt An-artiste wir haben loustik-larves, unt devenus Moustik, mit viel anderen, wirs sind NOCH JETZT, à l'inverse des baleines, des loups et des Géo (mais, nan Géo c'est amikal!), nicht ein race en voie d'extinktion, nan! Chuste devenu furtifs, ja! Stealth's Mosquitos!

Écrit par : Redbaron 'r Drei Decke | 29/02/2016

"Il était une fois un peureux chevalier.Soudain un coup de feu retentit! La jeune fille poussa un hurlement. Une porte claqua. Soudain un vaisseau pirate apparut à l'horizon."
Ce Snoopy quel romancier! Entre Burroughs, Ellroy, Stevenson... Passionanten. Me rabelle ein anderre roman, ou l'auteur voulait qu'à la première lecture von die erste phrase de sein skryptache les éditeurs expriment: "Messieurs chapeau bas!"*...
Snoopy mérite! Enlevez vos chapeaux casketten, bérets en tas, ou che les enlève à coups de Spandau chumelles..
(à suivre) ja!
* Che vergessen le auteur name, aber che me rappelles que celui-ci s'ouvrait les portes de l'enfer, mit einme telle volonté, par Rodin, et par Thort... Was? ja Thor che sais, aber che comme mein ennemi, Snoopy, ja, che double lankache skrypte! che keueteupe! alles wieso...

Écrit par : Redbaron 'r Drei Decke | 29/02/2016

Was macht-ich en 71? Teufel! Ja mein Bruder geht in CAC manif... Jetzt ist töt! Er war 17 jahre alt en 71... Il y avait dans la maison eine töchter qui allait devenir la femme du chef du POP dans la maison, ein lokatif, ja! Elle me faisait la morale pour que j'aille à la manif du CAC, aber miche, j'avais déchà de plusse grand projets stratégik... Que celui du POP,, du PS, du PR, du et du...
Miche? Che écoutais "Band of Gypsy", "Urban guerilla" unt "Silver machine" de Hawkwind mit Lemmy -töt jetzt, ja, hékatombe- au chant et à la basse natürlich, lisait Blueberry (R.I.P Gir), unt mes abenteur dans "Brûlant", "Elric Le nécromancien" chez opta, de Michael Moorcock, qui était parfois parolier de Hawkwind, unt ch'étais en dernière primaire, pendant que Rabbit...
M'attendais un avenir de travail au service enrichissant pour eux,des Rabbit's du monde entier et de leurs aktionnaires, bis 65 ans? Ca va la kopf? Oukouaa?
En plusse fallait voir le genre de boulotte! ja, "pas de sot métier" sagt mein vater, töt auch, jetzt...
Aber che voulais rien de ça... So che devient loustik moustik, transporteur de paludismusubversisten... Le ressste ne vous rekarde pas! AH!

Écrit par : Redbaron 'r Drei Decke | 29/02/2016

Unt la fontaine... de la paludismus platzt? Waroume nicht skrypter, de son "okupation" fin des 70's -et début des 80's par les punks et punkinettes, et leurs surnamen?
"P'tit Mitch", "Fange", unt cholie fille blonde che me rapelles plus dein name,chardinière d'enfant elle étudiait... unt le black copain de pt'tit Mitch, nan plus che me souvient plus du surnom... "Fourmi" was here? Auch?
Was? Nein, che ne fus pas, y aurait pas de honte hein?... aber che m'arrêtais parfois pour kauser mit la fille ja!...
Nach ils furent chassés, pour le kommerz, jusque sur les eskalator de l'église, lààà...
Nan keine nostalgie aber,
Es Unt SIE sont auch Histoire de Los-ânes et de la région...

Écrit par : Redbaron 'r Drei Decke | 29/02/2016

Che pas pouvoir venir avant langzeit, so, allez-y hein?
che reviendrais lesen nach, aber kommentauen seront fermés...

Écrit par : Redbaron 'r Drei Decke | 29/02/2016

"Stealth's Mosquitos!" comme celui de Szut dans "Coke en stock"* ? Cela change du Fokker triplan...
Avez-vous remarqué que Tintin le descend avec une AK-47 ? Ce qui prouve que cela a été écrit et dessiné après cette année et que Hergé n'est pas si réaliste qu'on le dit. Et que les kalachnikovs étaient déjà très répandues...

* 2 moteurs Rolls Royce de 1350 CV chacun tout de même...
(et 4 canons de 20 mm, 4 mitrailleuses de 7.7, et/ou 2000 kg de bombes...)

Écrit par : Géo | 29/02/2016

Et soit dit entre nous : s'il y a quelqu'un de furtif parmi nous, c'est bien rabbit...

Écrit par : Géo | 29/02/2016

@ Rabbit : "expliquer le passé" parfois il vaut mieux s'en passer.
"nous nous en remettons à votre bon sens, pour juger de la moralité, de la vertu et de la probité des vies". Oh non Rabbit, ne vous en remettez pas à moi pour cela. Je ne "juge" pas les autres car bien souvent, j'ai été et suis encore parfois "condamnable".
Pour la "concision" des commentaires, vous me pardonnerez le fouillis des miens.

@ Red B. : coucou (dans le sens aviation;-))! Pour info, sur Arte demain soir, 22h30 : documentaire sur le Baron Rouche!

Écrit par : Ambre | 29/02/2016

Rabbit, vous devez ouvrir ce lien siyouplaît (ils sont mignons) :
https://g.co/doodle/vrgcwg

Écrit par : Ambre | 29/02/2016

Très mignons indeed !
Larry Page, le CEO de Google m'a demandé de placer des rabbits dans le dooodle. Why not ?
Okay ! que je lui ai répondu: comme le temps n'existe pas et que les rabbits sont spatio-temporels, mieux vaut compter sur eux pour relancer la machine tous les quatre ans. Who else ?

Écrit par : rabbit | 01/03/2016

Who else? I don't know but what else?
Les lapins ont intérêt de se garer, en doodle ça va mais en Google Car bonjour les dégâts (0_0)
http://www.lemonde.fr/pixels/article/2016/03/01/pour-la-premiere-fois-une-google-car-responsable-d-un-petit-accident_4874235_4408996.html

Écrit par : Ambre | 01/03/2016

Un énigme pour les heures d'insomnie, ô Ambronette, qu'est-ce que c'est que: «Hystérique, le très lyrique Tristan fait vachement méditer Iseult, archi niaise».
Question suicidaire, pardon... «subsidiaire», de qui est: "Good night, ladies, good night, sweet ladies, good night, good night…".
See you tomorrow, same time same place.

Écrit par : rabbit | 01/03/2016

Szut, ja! Ca che dis ein Dr1 ça ne s'échange pas! Das nicht ein lessive transgenre wie man sagt heute, aber! Mosquito ist en fabriqué en bois contre-plaqué, le DR1 en tube métal, bois unt t'shirt, pardon, tissue...
La kapacité de tuache de l'ennemi est moindre, mais depuis le Mosquito, che vais pas faire la liste, pas assez de méga bits pour çaaaa...
Aber das Mosquito ist ein schön flüg ja! Che suis sûr Rabbit à vu après avoir lu Tintin*, "escadrille 633"... Relate histoire vraie d'attack dans le nord de l'Europe wwII...
*Tintin, che lis alles auch, mais pas relu depuis... Le tempo, ja, so...

Écrit par : Redbaron 'r Drei Decke | 02/03/2016

Psst, Ambre, kein insomnie, en un Tristan se fait eine Hommelette, ja, et en deux c'est soit Léonard Cohen, soit Lemmy de moto raide!
Moto raide, sniiirf!

Écrit par : Redbaron 'r Drei Decke | 02/03/2016

Refenons 5, au romancier chénial, Snoopy... So, Lucy lui propose " je suis une excellente dessinatrice" de dessiner sein couverture - de roman, l'autre est à Linus, ja-...unt termine par "alors réfléchis-y"
Das Snoopy, denkt, dans sein INTERIEUR de lui SAGT nicht, hein?:
"Pourquoi pas une bande de pirates et de légionnaires se battant contre des cow-boys, pendant que des lions des tigres et des eléphants bondiraient dans les airs sur la fille attachée à un sous-marin"
Date 1960 et quelques, ja! Se croirait paluplatz C.A.C nein?
Aber le plus fort de kaffée c'est que Lucy revient après trois strip -nicht tease nan, das war les alten comix, pas l'écho des savanes - elle a "terminé la couverture":
"Tu vois? Ca montre une bande de pirates et de légionnaires se battant contre des cow-boys, pendant que des lions des tigres et des eléphants bondiraient dans les airs sur la fille attachée à un sous-marin..."
strip -and star?- Kaz suivante
... Elle croise Linus -Ohne sein couverture, ja- :
"Il a aimé ton dessin?"
"Il veut davantage de tigres"
Des ans 60's-70's sur la Palud platz, on saute direkt à notre épok, ja!
(à suivre)

Écrit par : Redbaron 'r Drei Decke | 02/03/2016

Achteufel, heureusedément pour lui, C.M Schultz n'avait pas l'ordinatueur, pour sein Comix, sinon, il aurait wie Miche couper-coller, unt oublié de changer le temps du verben!
So on mesure l'ordinatueuse régression, ja!
Was? Miche innatention? ja! Aber d'où viens? C'est l'ovoïde et le galinacéen kestion, ja!
bizatous,ja Frühling kommt...

Écrit par : Redbaron 'r Drei Decke | 02/03/2016

"Pourquoi pas une bande de pirates et de légionnaires se battant contre des cow-boys, pendant que des lions des tigres et des éléphants bondiraient dans les airs sur la fille attachée à un sous-marin"
Une amie qui termine sa dernière année d'enseignement de français, grec et je ne sais trop quoi me racontait il y a peu qu'elle avait imprudemment accepté de relire le roman d'une de ses élèves. Elle n'est pas allé jusqu'au bout, mais c'était de la même veine que le roman de Snoopy...
Les gens ne lisent plus, ils écrivent. Et la tendance n'est pas près de s'inverser.

Écrit par : Géo | 02/03/2016

Le premier avion de ligne dans lequel je suis monté était un Ilyushin Il-18. Les hôtesses portaient des soutiens-gorge en forme d'obus. C'est impressionnant, quand on a 17 ans. L'aéroport de Prague était composé de baraques de chantier et des soldats russes patrouillaient la nuit dans les rues de Budapest. Quoi qu'il en soit, Snoopy est représentatif d'un univers plus lisse que celui né dans la psyché de Robert Crumb.

Écrit par : rabbit | 02/03/2016

Le premier avion de ligne dans lequel je suis monté était un Ilyushin Il-18. Les hôtesses portaient des soutiens-gorge en forme d'obus. C'est impressionnant, quand on a 17 ans. L'aéroport de Prague était composé de baraques de chantier et des soldats russes patrouillaient la nuit dans les rues de Budapest. Quoi qu'il en soit, Snoopy est représentatif d'un univers plus lisse que celui né dans la psyché de Robert Crumb.

Écrit par : rabbit | 02/03/2016

Qu'est-ce qui vous faisait le plus peur, l'avion ou les filles-obus ?

Écrit par : Géo | 02/03/2016

Wikipedia : "Au 19 janvier 2010, on recensait la perte d'un total de 100 avions Il-18, causant la perte de 2 352 vies."
Et ce n'était pas dû à des faits de guerre...
J'ai fait un vol sur un abominable coucou soviétique (enfin, plus qu'un...) de Lubango sur Benguela et je me souviens que j'étais assis sur un cageot de légumes et qu'il y avait beaucoup de brouillard. Les légumes et moi sommes arrivés néanmoins sains et saufs...

Écrit par : Géo | 02/03/2016

@ Rabbit : "Un énigme pour les heures d'insomnie, [...], qu'est-ce que c'est que: «Hystérique, le très lyrique Tristan fait vachement méditer Iseult, archi niaise» (0_0)? ???
Question suicidaire;-) : Lou Reed! Vous aimez? c'est chouette et musique jazzy ce Good night ladies. Thank's. Today it's a "Perfect day" : https://youtu.be/QYEC4TZsy-Y

@ Red Baron : Hommelette contre les insomnies;-)? Faut sortir la poêle au milieu de la nuit. Pfff! Pour réussir une omelette il faut être bien réveillé, bien chauffer la poêle avant de verser les oeufs touillés dedans. Extérieur bien doré et intérieur baveuse... avec quelques girolles et une salade verte, bon appétit. Dur de se rendormir après.

Personne n'a regardé le Baron Rouge hier soir sur Arte? Je l'ai enregistré, pas encore regardé Manfred!

Écrit par : Ambre | 02/03/2016

Géo:
Les deux sont liés: c'est l'âge où l'on commence à comprendre qu'il faut prendre des risques pour obtenir ce que l'on veut, en l'air comme sur Terre.

Ambre #1:
Il faut payer pour voir Arte et le retour sur investissement n'est pas celui qu'un téléspectateur avisé est en droit d'attendre.

Ambre #2:
Lou Reed cite plus ou moins les même phrases dans l'album "Transformer". Toutefois, une chanson country attribuée à Edwin Pearce Christy, publiée en 1867, portait aussi le titre "Goodnight, Ladies". Elle était basée sur un précédent opus du même auteur datant de 1847, intitulé alors "Farewell, Ladies". Mais, l'origine de la formule est à chercher dans "Hamlet" à l'acte 4, scène 5 (la chanson d'Ophélie devenue folle). Les amateurs de magazines vintage auront le plaisir de rechercher si Patrice Blanc-Francard ou Philippe Manoeuvre ont évoqué la chose dans un article de "Rock & Folk" (années 1972-74).

Écrit par : rabbit | 02/03/2016

"Personne n'a regardé le Baron Rouge hier soir sur Arte?" Après avoir vu la prestation de l'hydrologue allemande sur les effets des pistes de ski, qui transformeraient l'eau cristalline des Alpes en bouillon de culture alors que les pistes de ski représentent peut-être un milliardième de la surface des Alpes, je me suis dit que Arte n'avait pas changé. Toujours aussi prompt à balancer n'importe quelle stupidité...
Jusque là, le pompon, c'était un reportage sur Nestlé qui commettait cet abominable crime contre l'humanité : mettre de l'eau en bouteilles...

En tout cas, cela m'a sérieusement donné l'envie d'éteindre ma télé...

Écrit par : Géo | 02/03/2016

La doxa morale et intellectuelle bruxelloise sévit autant sur TV5 Monde que sur Arte.

Écrit par : rabbit | 02/03/2016

Je ne voudrais pas jouer à l'abominable optimiste, ce n'est pas mon genre. Mais je me sens de moins en moins seul à être excédé par l'idéologie dominante de la correction politique et du pseudo-humanisme. Il me semble apercevoir le bout du tunnel, un peu grâce aux efforts de la voyoucratie maghrébine à Cologne et ailleurs probablement. Encore quelques milliers de femmes violées et cela ira peut-être mieux en Europe...

Écrit par : Géo | 03/03/2016

Je compatis, mais sachez que dans les milieux de la droite libertaire étasunienne, on voit fleurir thèses et libelles dénonçant les erreurs de l'égalitarisme, les limites du devoir de sauvetage ou encore la réfutation de certains devoirs moraux (comme le modèle "Singer-Unger"), qui commencent à en indisposer plus d'un là-bas comme chez vous.

Écrit par : rabbit | 03/03/2016

Par ici, les tarés de la commisération deviennent de plus en plus graves. Voilà qu'ils vont manifester mardi pour protester contre l'exécution de leur camarade chien qui aurait juste défiguré quelques personnes (humaines, donc méprisables ?).
Avec à leur tête un communiste, Marc Oran, dont je n'ai jamais entendu parler. Ses camarades à lui devraient peut-être lui expliquer certaines choses, entre autres que les chiens et les hommes, ce n'est pas tout-à-fait la même chose...

Écrit par : Géo | 05/03/2016

Cela signifie que l'on aborde une ère nouvelle dans laquelle les modèles ont perdu tout cohérence avec leur passé: l'Islam n'est plus l'Islam et le Communisme n'est plus le Communisme. Des enveloppe vides dans lesquelles on fourre n'importe quoi. C'est plus grave qu'à l'époque récente où penser consistait à créer des concepts à la chaîne et des textes sans contexte: on s'abrite désormais dans les ruines d'une civilisation dont on a perdu les plans. C'est le moment de faire retentir le rire fou de Gélimer...

Écrit par : rabbit | 06/03/2016

"on s'abrite désormais dans les ruines d'une civilisation dont on a perdu les plans." C'est exactement comme cela que je le vois aussi. Ma seule réponse est que de quitter la vie ne me coûtera pas trop cher. Mais moi, j'ai le privilège de ne pas avoir eu d'enfants et donc de ne pas avoir à me soucier de leur avenir. Et si les Suisses ont envie de se suicider ou de bousiller leur monde, cela me fera une belle jambe quand je n'en serai plus. Tant pis. En attendant, devenir le plus égoïste possible...

Écrit par : Géo | 06/03/2016

Regardez vers l'avenir. Pensez le futur. Tomorrow is calling. Le printemps est à votre porte, l'aventure au coin de la rue. Les migrants sont sur les routes. Un fantôme parcourt l'Europe. Les chiens passent, la caravane aboie. Jouissez sans entraves.

Écrit par : Rabbit | 06/03/2016

"Jouissez sans entraves." ?

"Le sol nourricier de l’âme, c’est la vie naturelle. Celui qui ne tient pas compte de son cours reste en suspens et se fige. D’où la rigidité de tant d’hommes d’âge mûr ; ils regardent en arrière et s’accrochent au passé avec, dans le cœur, une secrète angoisse de mourir. Ils se dérobent au processus de vie, du moins psychologiquement, semblables à des statues de sel du souvenir, se rappelant intensément le temps de leur jeunesse, sans pouvoir établir quelque relation vivante avec le présent. A partir du milieu de l’existence, celui-là seul reste vivant qui veut mourir avec la vie. Car c’est à l’heure mystérieuse du midi de la vie que la parabole se retourne et que se produit la naissance de la mort. Dans sa deuxième moitié, la vie n’est pas montée, déploiement, multiplication, débordement ; elle est mort, car son but, c’est la fin. Ne-pas-vouloir-l’apogée-de-sa-vie et ne-pas-vouloir-sa-fin, c’est la même chose. L’un et l’autre signifie ne-pas-vouloir-vivre. Ne-pas-vouloir-vivre a le même sens que ne-pas-vouloir-mourir. Devenir et disparaître forment une même courbe.
Cette vérité absolument indubitable, la conscience fait tout ce qu’elle peut pour ne pas l’accepter. On est en général prisonnier de son passé et l’on demeure dans l’illusion de la juvénilité. Etre vieux est extrêmement impopulaire. On ne semble pas comprendre que ne-pas- vouloir-vieillir est aussi insensé que ne-pas-pouvoir-sortir-de-l’enfance. On doit certes déplorer qu’un homme de trente ans en soit resté au stade infantile ; mais un juvénile sexagénaire, n’est-ce pas charmant ? L’un et l’autre pourtant sont pervers, sans style, psychologiquement contre-nature. Un jeune qui ne lutte ni ne remporte de victoires a manqué le meilleur de sa jeunesse et le vieillard qui ne sait pas prêter l’oreille au secret des torrents qui bruissent en roulant du sommet des monts jusqu’aux vallées, est insensé, momie spirituelle, figée dans un passé révolu. Il est en dehors de sa propre vie, et se répète machinalement jusqu’au radotage. Que dire d’une culture qui a besoin de tels fantômes ?"

Tiré de « Ame et mort », dans « L’énergétique psychique », C.G. Jung 1956

Écrit par : Géo | 07/03/2016

Voilà qui va plaire à Ambre, elle est aussi sujette au coup de blues printanier.

Écrit par : rabbit | 07/03/2016

Pour le moment, le printemps n'a pas encore pointé le bout de son nez et donc TOUT VA BIEN Rabbit!
Le texte de Jung retranscrit par Géo est intéressant. Cependant il prêche pour les convaincus et, si j'adhère à quelques-unes de ces réflexions, je suis en contradiction avec certaines de ses "sentences". Celle-ci et bien d'autres :
"A partir du milieu de l’existence, celui-là seul reste vivant qui veut mourir avec la vie.". Non, merci! Nonobstant je me sens extrêmement vivante.

Écrit par : Ambre | 07/03/2016

Curieux texte, en effet, Lady Ambre. La seconde partie est l'antithèse de la première. Géo a dû l'arranger un tantinet pour lui donner ce ton fédéral qu'il affectionne: on dirait du Hodler mis en prose. Jung nous avait habitués à un cadre plus gréco-romain.

Écrit par : Rabbit | 07/03/2016

Curieux texte, en effet, Lady Ambre. La seconde partie est l'antithèse de la première. Géo a dû l'arranger un tantinet pour lui donner ce ton fédéral qu'il affectionne: on dirait du Hodler mis en prose. Jung nous avait habitués à un cadre plus gréco-romain.

Écrit par : Rabbit | 07/03/2016

Ambre@ "si j'adhère à quelques-unes de ces réflexions, je suis en contradiction avec certaines de ses "sentences". Celle-ci et bien d'autres :
"A partir du milieu de l’existence, celui-là seul reste vivant qui veut mourir avec la vie.".

Je ne comprends pas ce que vous ne comprenez pas. Seul reste vivant celui qui vit sa vie (et non celui qui regarde en arrière)

Rabbit@ "La seconde partie est l'antithèse de la première." ? "fédéral" ? "du Hodler" ? Décidément, on est fait pour ne pas s'entendre...

Écrit par : Géo | 07/03/2016

Avez-vous déjà assisté à un cours, ou participé à une séance de travail où vous ne compreniez que pouic au premier contact ? Le brouillard s'est progressivement dissipé et vous avez fini par maîtriser le sujet au bout d'un certain temps. Ensuite, vous êtes passé à autre chose. Je suis heureux qu'il en soit ainsi au bout de 10 ans, parce que cela peut continuer un même nombre d'années. Car si vous étiez déjà parvenu à déchiffrer l'alchimie de mes textes, vous auriez été tellement déçu que vous n'y auriez plus accordé le moindre intérêt.

Écrit par : rabbit | 07/03/2016

"Avez-vous déjà assisté à un cours, ou participé à une séance de travail où vous ne compreniez que pouic au premier contact ?"
Le magnétisme. Le problème, c'est que 40 ans plus tard, je n'y comprends toujours rien...De vagues souvenirs d'abominations mathématiques...
Heureusement, le prof de physique était sympa. Il m'a interrogé sur la condition de Bragg et l'équation d'ondes, le minimum syndical pour un géologue...
Et vous, c'était quoi le brouillard absolu ?

Écrit par : Géo | 07/03/2016

Les occasions sont nombreuses et variées, ça fait monter l'adrénaline et c'est bon. Un exemple: se retrouver pour la première fois en Afrique ou en Chine, en sachant que c'est pour longtemps, tout en ignorant ce qui va réellement se passer. Ensuite, c'est la routine.

Écrit par : rabbit | 08/03/2016

"Jung nous avait habitués à un cadre plus gréco-romain."
Voici une source plus sûre :
"Der Tod ist gross
Wir sind die Seinen
lachenden Munds
Wenn wir uns mitten im Leben meinen
wagt er zu weinen
mitten in uns

La Mort est grande
Nous sommes à elle,
la bouche riante
Lorsque nous nous croyons au sein de la vie
elle ose pleurer
dans notre sein

Rilke, Schlussstück

selon Philip Kerr, "La dame de Zagreb"..., qui cite auparavant "un psaume populaire à l'époque baroque", Media vita in morte sumus.
Cela ne va pas plaire à Ambre, tout ça...

Écrit par : Géo | 08/03/2016

Nous sommes Nordistes, sublime Géo, et chez nous le sentiment tragique de la vie ne remplace pas la raison.

Écrit par : rabbit | 08/03/2016

A propos, où en sont vos actions VW ?

Écrit par : Géo | 08/03/2016

A Wolfsburg, en Basse-Saxe. Oubliez les actions, il y a plus important: comment a fait Cartier pour s'installer à demeure dans une salle du Palais du Peuple, place Tiananmen ? Je dois poser la question à Kiki lorsqu'elle sera rentrée de Marrakech. C'est vraiment très fort de leur part, non ?

Écrit par : rabbit | 09/03/2016

Cela doit avoir quelque chose à voir avec la vénalité des princes rouges, ce me semble. "Quinze minutes avant sa mort, M.de la Palice vivait encore..."

Écrit par : Géo | 09/03/2016

"Que le prince soit rouge ou gris, pourvu qu'il attrape nos souris", comme disait le Petit Timonier. C'est curieux, ce manque de vénalité chez vous: c'est un aspect de votre personnalité que nous n'avons pas encore exploré, il faudrait y consacrer une séance.

Écrit par : rabbit | 09/03/2016

Laissons-là l'abominable Deng Xiao Ping, cette vipère lubrique dont l'haleine fétide donne sa couleur au Fleuve Jaune. Qu'est-ce qui vous fait croire que je ne suis pas vénal ?

Écrit par : Géo | 09/03/2016

Et tout-à-fait à propos (de la fièvre Deng) : le PS vaudois a éliminé de ses rangs Pierre Chiffelle, ennemi déclaré de toute personne en Valais qui aurait eu l'idée folle de construire une maison. C'est bientôt le printemps, il fait beau, les petites fleurs sont peut-être sous la neige mais elles s'en foutent : enfin une bonne nouvelle ! Dites, les gars, ne vous arrêtez pas en si bon chemin. Il y en a d'autres comme ça qui traînent dans vos rangs...
Si vous ne savez pas qui, contactez-moi...

Écrit par : Géo | 09/03/2016

Pour les fanas d'onomastique et les amateurs de cuisine authentique, le schiffala (palette de porc fumée) est un plat emblématique de la table alsacienne. Avec la choucroute, une saveur qui peut manquer cruellement à un connaisseur perdu en Chine depuis des mois. Oui, pensez-vous que l'éliminé personnage soit originaire du Haut-Rhin (ou encore du ci-devant Evêché de Bâle, ce qui est kif-kif) ? Pour le reste, je ne doute pas que vos listes soient à jour en prévision de la prochaine nuit des longs canifs (sponsorisée par Victorinox ?). Je viens de passer en revue tous les coups d'état réussis, et il apparaît que ceux-ci ont été programmés entre les mois de novembre et mars. Avril, c'est déjà trop tard: vous vous souvenez de ce qui s'est passé pour Alger 1961. N'attendez plus ou remettez à la Saint-Hubert, voilà mon conseil.

Écrit par : rabbit | 09/03/2016

Encore vos fantasmes de coup d'état ? Vous êtes sursaturé de politique-fiction, Nanabozho. Et en tant que lapin, vous devriez vous méfier de saint Hubert...

Écrit par : Géo | 09/03/2016

Vous n'allez tout de même pas les éliminer l'un après l'autre ? Ce n'est pas rationnel et ça va vous prendre des années. N'hésitez pas à me contacter si vous cherchez une solution systémique, économique et écologique. Vous bénéficiez d'une clause de non-concurrence.

Écrit par : rabbit | 09/03/2016

"si vous cherchez une solution systémique, économique et écologique." Vous êtes devenu VRP pour les camions à gaz Saurer ? De nos jours, c'est le petit personnel qualifié qui ferait défaut : ils sont tous partis couper des têtes vers le croissant fertile...
La toxine botulidienne ? Un ami médecin avait appris lors de ses études que 500 gr suffiraient à éliminer toute forme de vie sur terre, la question étant comment distribuer équitablement ces 500 gr...
Vous aimez les confitures ?

Écrit par : Géo | 09/03/2016

Je viens de terminer 2 pots de confitures anglaises et je suis déjà en manque. Par contre, je ne voudrais pas vous effrayer, mais entre "toxine botulique" et BOTOX, vous subodorez le lien ? Réfléchissez bien avant de poursuivre vos injections.

Écrit par : rabbit | 10/03/2016

Depuis le temps qu'on se fréquente, vous auriez eu le temps de supputer que ce n'est pas tout-à-fait mon genre. Et en plus, je n'en ai pas besoin.
Par contre, quelqu'un qui s'intoxique au sucre, la molécule soeur de l'alcool avec les mêmes conséquences au niveau du foie, devrait peut-être se soucier non du botulisme mais de la cirrhose...
Francioli est mort, à propos d'excès rabelaisiens bien assumés. Bovard est parti depuis déjà quelques temps. Si j'étais B ou C, je regarderais bien avant de traverser...
Notre hôte lui avait consacré un billet, soit dit entre nous. Comment on fait pour retrouver ces archives ?

Écrit par : Géo | 10/03/2016

De Léon Francioli, j'ai emmené "Acoustic Ladyland" en Chine et ça les a profondément marqués. Le pays n'est plus le même depuis. Surtout le morceau de 13 minutes et 24 secondes intitulé "Fuite baroque", interprété avec brio et en solo.
Quant à Jean-François Bovard, j'ose à peine mentionner le fait qu'il n'avait que 6 mois et un jour de plus que moi, et que cela ne laisse pas de m'inquiéter. Je bois peu d'alcool, on peut le regretter, mais je mange du chocolat dès que je suis en Suisse: c'est un vice rédhibitoire à l'époque médico-légale où nous vivons.
Monsieur Gilbert a rédigé un billet sur Léon Francioli, dont voici le lien: dhttp://salem.blog.24heures.ch/archive/2012/12/04/leon-le-leonin.html
Par contre, il a écrit le texte de la chanson des Colombines, sur une musique de Jean-François Bovard, pour la Fête des Vignerons de 1999. C'est tout ce que nous avons sur le sujet. Pour plus, il faut s'adresser à Wikileaks qui épluche régulièrement les dossiers de la CIA.

Écrit par : rabbit | 10/03/2016

"Quant à Jean-François Bovard, j'ose à peine mentionner le fait qu'il n'avait que 6 mois et un jour de plus que moi" Moi, c'était Philippe Rochat, nettement plus jeune que moi mais même profil : bon vivant aimant trop le cyclisme...
Mais j'ai pas mal changé depuis. Fini la frime churchillienne...

Écrit par : Géo | 10/03/2016

La dame qui m'a pris en stop ce matin m'a raconté une histoire sur la mort : un bon Vaudois, comptable dans la vie courante mais himalayiste passionné dans les années 50, est mort sur son pas de porte en fumant un cigarillo dont l'odeur rendait malade son épouse, qui avait souffert des années durant de la passion ultra-dangereuse de son mari...
Il s'est pris un cycliste en perdition qui l'a fait chuter et se cogner la tête sur le bord du trottoir...
Faites du stop, c'est bon pour le moral : il n'y a que des gens sympathiques et intéressants qui prennent les stoppeurs...

Écrit par : Géo | 11/03/2016

Bon vivant... Si je prends les exemples dans ma famille, les bons vivants vivent en moyenne une quinzaine d'années de plus que les hypocondriaques et ceux qui se privent de tout. Le tout se joue probablement dans les bons ou mauvais numéros qu'on a tirés à la loterie des gènes. Peut-être que ceux qui sont morts à 80 ans après pas mal d'excès auraient vécu 15 ou 20 ans de plus avec un style de vie plus sain, mais au moins ils n'ont pas eu non plus de longues maladies.

Écrit par : Inma Abbet | 11/03/2016

Géo, vous n'allez pas nous laisser avec ce sentiment d'élan brisé. Cette dame, vous ne seriez pas indifférent à connaître son nom et son adresse, n'est-ce pas ? Vous aimeriez avoir la possibilité de revivre cette expérience à l'infini ? Vous retourneriez faire du stop chaque jour au même endroit et à la même heure ? Décision, action...

Loterie ou gestion des risques, ô Inma ? Mon grand-père est mort à 60 ans et mon père à 50. Mathématiquement, vers mon quarantième anniversaire, je me préparais à les suivre quand mon fils est arrivé dans notre petite entreprise. Comme j'avais de nouvelles responsabilités à assumer pour les 25 années suivantes, il a fallu renégocier le bail. Finalement, le contrat s'est reconduit tacitement et je ne m'en suis plus occupé. Adam Smith et sa main invisible, probablement.

Écrit par : rabbit | 11/03/2016

Ah ben non, rabbit. Vous n'avez rien compris. Tout est dans l'élan brisé. Les femmes sont extraordinairement plaisantes quand on ne les fréquente que quelques minutes...

Écrit par : Géo | 11/03/2016

En effet Rabbit, c'est une histoire exemplaire. Le besoin d'adaptation peut faire changer les tendances les plus pessimistes. La main invisible, bien entendu.

Écrit par : inma abbet | 11/03/2016

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