14/05/2016

Plutôt mouche à viande ou papillon?

Elle est revenue, la goûteuse et conviviale saison des grillades au bord des lacs, ou dans la clairière du bois des Brigands à Thierrens. “Le barbecue, c’est l’affaire des mecs”, disent les épouses, fleurissant sans se formaliser leur langage d’un sexisme de plus en plus décrié.  Leur “homme” encore moins. D’ailleurs il s’est mis torse nu à la manière des forgerons pour faire chatoyer au soleil du parc Bourget sa musculature, tout en triturant celle d’une pauvre bête de boucherie. Il y découpe un cuisseau charnu en lamelles plus ou moins égales, qu’il dispose “avec un doigté savant” sur un gril à charbons, entre trois saucisses de Saint-Gall et deux croupions de poulet. Comme dans les sacrifices votifs de l’Antiquité latine, il s’en dégage des fumets triomphants et, du coup,  tout Vidy s’illumine en décor de péplum hollywoodien. (En hommage peut-être à son admirable Musée romain).

Telles sont les dernières manifestations de la virilité humaine. Faire frire de la bidoche en plein air est une épreuve sportive. Or ces champions carnassiers du pique-nique s’inquiètent de l’influence grandissante, dans les médias, du régime préconisé par les végétariens, les végétaliens et les adeptes du véganisme. “Des gens qui tueraient père et mère pour un jus de carottes”, ragent-ils. Quelle gloire masculine pourraient-tirer de légumes ou de steaks de tofu chauffés à feu doux sur leur emblématique rôtissoire?

A leur décharge, j’avoue que la tendreté d’une belle entrecôte charolaise saignante, pas trop, peut me faire saliver, car elle m’affilie à des ancêtres préhistoriques qui, plus courageusement, mâchaient la viande rouge toute crue. “Grichka”, le chat sibérien de ma voisine russe la préfère ainsi. Elle lui en sert chaque matin à volonté, et il en redemande.

On objectera, à raison, que les comestibles sortis des abattoirs n’attirent pas que des chats, mais aussi des mouches dites précisément “à viande”. La barbaque en devient répulsive, surtout quand on ignore de quel animal elle provient.

Plutôt mourir que s’en nourrir, me dis-je. Et après ce n’est pas en mouche que je me réincarnerai, mais en phalène. Ce papillon de nuit attiré par les lanternes, aspiré par les flammes d’une chandelle. On y joue avec un feu pur qui n’a pas un goût de viande douteuse, mais une tonifiante saveur de lumière.

 

Commentaires

Tout l'art de l'expat perdu dans les confins sahéliens aujourd'hui interdits consiste à bien s'entendre avec le boucher, ou plutôt l'abatteur. Lui s'en fout, des gigots, des filets, des aloyaux, des côte-plates ou autres. Lui, c'est un peu de barbaque avec un peu d'os avec. Et donc, il te vous découpe ça à grands coups de machette...
Donc le filet. Une pièce de viande comme une autre pour lui, à quelques ouguiyas le kilo. Mais pas pour vous. A condition d'arriver avant les dites mouches...

Vous n'aimez pas la viande ? Cela me rappelle quelqu'un, quelqu'une plutôt. Cela se passe à Léo, encore une fois. Elle va courir un peu pour se maintenir en forme et sur son chemin, qui est celui de l'abattoir, elle croise un type qui en revient en transportant une vache sur une brouette. En pièces détachées, la vache. La tête dodeline joliment, la langue pendante...
A côté de la brouette, une petite fille marche en dansant, comme le font parfois toutes les petites filles du monde. Elle danse en chantant : "Y a de la viande, y a de la viande..." (Oui, en français dans le texte, ne me demandez pas pourquoi...).
Et la dame expatriée n'ose plus pendant quelques temps dire qu'elle ne l'aime pas...

Écrit par : Géo | 14/05/2016

«Les phalènes que l'on voit voler dans la lumière du jour sont improprement appelées phalènes; jamais elles ne font naître cette sensation de bien-être venue des nuits d'automne profondes du lierre en fleur, sensation que le plus ordinaire des papillons de nuit, dormant dans l'ombre du rideau avec ses ailes doublées de fauve, éveille immanquablement en nous». "La Mort de la Phalène", Virginia Woolf.
Voilà pour les poètes. Maintenant à nous, Géo. De la viande, certes, mais pour autant que cela m'évoque le souvenir d'un festin du passé, tout comme les madeleines du petit Marcel. Sinon, c'est juste pour les protéines, les acides aminés, le fer, la vitamine B12 et quelques lipides.

Écrit par : rabbit | 14/05/2016

Oui, oui, la viande, la goutte et toutes ces sortes de choses...
Nous sommes sur la pente descendante de la colline de ce monsieur Schopenhauer et donc notre vision s'accroche quelque peu à ce qui nous attend au pied de la colline, voilà tout. Nous en sommes à l'âge où on ne se constitue plus une cave, on la boit. Avec modération...

Vous vous souvenez de ce passage de "Les braises" de Sandor Marai que j'avais déjà cité :
" - En effet, nous vieillissons tout doucement, dit le général. Tout d'abord, c'est notre joie de vivre et de voir nos semblables qui s'émousse. Peu à peu, le sens de la réalité prédomine en nous. Nous pénétrons mieux le sens des choses et nous assistons avec ennui à la succession d'événements qui se répètent. Le noter est déjà un signe de vieillesse. Quand nous avons bien compris par exemple qu'une coupe n'est qu'une coupe et que les pauvres humains - quoi qu'ils fassent - ne sont que des créatures éphémères, c'est que nous sommes alors vraiment bien vieux. "

A cette aune, nous sommes probablement un peu vieux...

Écrit par : Géo | 14/05/2016

«Nous en sommes à l'âge où on ne se constitue plus une cave, on la boit.»

Le hic, c'est qu'hélas certaines bonnes choses qu'on attendait se sublimer, ne sont plus buvables. Et même pas recommandables pour un boeuf braisé.

Quand je vois maintenant toutes ces étiquettes de légende rongées par la moisissure, je me dis qu'on nous a quand-même raconté de "savantes" conneries.

b. de m. la désinform c'était vraiment partout !

Écrit par : petard | 14/05/2016

Ah, je n'ai jamais eu cette patience et donc jamais eu à regretter ce genre de choses...
J'ai inventé le flux tendu avant tout le monde dans ce domaine. Mais je me souviens d'une bouteille chez toi, petard, qui n'était pas rongée par des moisissures de basse souche...

Écrit par : Géo | 14/05/2016

«je me souviens d'une bouteille chez toi, qui n'était pas rongée par des moisissures de basse souche...»

...M'étonne que c'était du rouge. Mais dans le blanc, j'ai encore une ou deux bt de Dézaley Marsens de la Tour (Frères Dubois), de 1995... certains disent que c'est du "miel"... mais si on aime le miel, on achète du miel... Bref, si ça te tente, on peut s'occuper de ça un de ces quatre. J'ai aussi le beurre et le pain pour mettre le miel dessus.

Écrit par : petard | 15/05/2016

La vue sur le lac depuis la Tour est vertigineuse et ça vaut toutes les ivresses.

Écrit par : rabbit | 15/05/2016

Mon petit drame personnel consiste à venir ici ramener ma sauce et faire descendre le débat au rang des pâquerettes. Je ferais mieux de la fermer.
Seulement voilà, il se trouve que j'ai pas mal d'idées un peu sur tout et n'importe quoi et j'éprouve encore le besoin d'en faire part, avant de devenir aussi vieux que Géo.
La bidoche donc... puisque c'est un bout du sujet ici.
J'ai essayé de faire sans. D'abord par principe, puis par conviction après avoir visionné quelques reportages qui nous montrent comment ça se passe pour ces bêtes qu'on retrouve sous cellophane au supermarché du coin.
Seulement voilà, j'ai foutu le souk dans mon système digestif. Alors j'y suis revenu. A contre-coeur évidemment. Mais je me devais de reconnaître l'évidence. Mon corps réclame de la viande et il la digère sans problème. Je lui obéis donc.
Mais ce serait tout de même bien d'inciter les carnivores à faire l'expérience qui consiste à tuer l'animal, le plumer, le dépiauter, etc.
Et ceci, AVANT de vérifier tout ce qu'implique l'élevage intensif qui permet la consommation actuelle.
Alors, peut-être, re-commencerons-nous à apprécier le repas carné du dimanche qui venait comme une fête après avoir accepté d'aller à l'église pour le mériter.
Pour ce qui concerne les mouches, je ne doute pas qu'elles ont leur raison d'être, mais leur survie ne fait pas partie de mes préoccupations du moment.

Écrit par : Pierre Jenni | 16/05/2016

Je réalise que certains commentateurs semblent se connaitre ici. A quand une petite bouffe organisée par Monsieur Salem, qui doit avoir une belle cave, avec petard, rabbit, ingma, ambre, géo, red baron et tous ceux que j'oublie ?
En tous cas, si j'avais l'honneur d'avoir une telle audience sur mon blog, je me sentirais presque obligé.

Écrit par : Pierre Jenni | 16/05/2016

Vous n'avez donc pas encore compris que nous sommes dans un blog, un pas dans le virtuel et l'autre dans le réel ? On se supporte (mal) parce qu'on ne se rencontre pas. Si c'est de la sympathie que vous cherchez, achetez-vous un chien...

Écrit par : Géo | 16/05/2016

J'avais l'espoir de vous voir louer un avion pour nous emmener tous passer une soirée à Saint-Tropez. Vous voyez comme on peut se tromper sur les gens...

Écrit par : rabbit | 16/05/2016

Vous vous adressez à Jenni, bien évidemment ?

Écrit par : Géo | 18/05/2016

Of course ! Nous avons déjà tellement fait pour lui, qu'il peut bien casser sa tirelire pour une occasion aussi rare. Et ne me dites pas que vous ne pouvez pas blairer Saint-Tropez, ça casserait l'ambiance de la fête.

Écrit par : rabbit | 18/05/2016

Vous êtes décidément un indécrottable optimiste, rabbit...

Écrit par : Géo | 18/05/2016

«[...] qu'il peut bien casser sa tirelire pour une occasion aussi rare»
«l'espoir de vous voir louer un avion pour nous emmener tous passer une soirée à Saint-Tropez»

En avion, non merci... en train, sans façon...

Mais il doit bien disposer d'un ou deux Daimler-Benz Vito avec couchettes et mini-bar. Surtout qu'Uber s'occupe de lui piquer son job.

À condition encore que le chauffeur ne soit pas trop bavard... surtout si c'est un "dzo" qui sent de la bouche, comme le coiffeur du bout de la Grand Rue.

Bof, je pense que c'est trop demandé quand-même. Finalement un p'tit souper cher Chevrier ça me va aussi.

Écrit par : petard | 18/05/2016

Ok, j'organise un truc. Le chauffeur ce sera moi et personne d'autre. J'ai trop peur en voiture lorsque c'est un autre qui conduit.
On va voir jusqu'où votre esprit aventurier se dessine.
Je propose donc d'abord une inscription au principe. Avant de vous dévoiler les modalités. J'attends donc votre accord. Attention les places sont limitées à cinq. Mais si l'engouement est total, nous envisagerons un deuxième véhicule et un deuxième chauffeur.
A vos marques...

Écrit par : Pierre Jenni | 18/05/2016

C'est fort aimable à vous. Ma confiance était bien placée, quoi qu'en dise le Taciturne des Hauts Plateaux. Toutefois, il conviendrait d'attendre un réchauffement planétaire, pour que le bain de minuit ne tourne pas à la Bérézina. Surtout si petard vient avec ses copines brésiliennes.

Écrit par : rabbit | 18/05/2016

A part ça, je fais signe à notre digne représentant de la jet set des hedge funds que St-Trop se situe en France, et que jusqu'à preuve du contraire, ce pays tombe en vrille sans plus aucun contrôle. Sur la route, on compte des barrages de routiers (non, pas les équivalents des écorcheurs...), de paysans, de zadistes, de femmes en colère, de locataires en colère, de citoyens en colère. Les lignes aériennes sont bloquées par des grèves, les chemins de fer aussi. Et EDF ne fournit plus de courant pour rafraîchir le Champagne à St-Trop.
Bon voyage, les gars...

Écrit par : Géo | 19/05/2016

"Le chauffeur ce sera moi et personne d'autre. J'ai trop peur en voiture lorsque c'est un autre qui conduit." Tiens, exactement comme moi. Cela commence bien...

Écrit par : Géo | 19/05/2016

Oui, mais j'ai une excuse Géo, je conduis professionnellement depuis bientôt quarante ans. Je suis tous les jours subjugué par le miracle qui permet si peu d'accidents. Car "Quand on voit ce qu’on voit, que l’on entend ce qu’on entend et que l’on sait ce que qu’on sait, on a raison de penser ce qu’on pense." Pierre Dac

Écrit par : Pierre Jenni | 19/05/2016

Je viens de traverser la France venant d'Espagne et ne peux que souscrire à vos propos...et je conduis depuis 44 ans. Pas professionnellement mais un peu partout...

Écrit par : Géo | 19/05/2016

«[...] que St-Trop se situe en France, et que jusqu'à preuve du contraire, ce pays tombe en vrille sans plus aucun contrôle [...] Sur la route [...] des barrages de routiers [...] de paysans, de zadistes, de femmes en colère, de locataires en colère, de citoyens en colère [...] »

... et nos bobos qui se foutent de notre gueule quand quand on ose dire que c'était un peu mieux avant... Avant, pénard, je prenais ma deuche le vendredi, je filais aux Saintes Marie, et à nous la gloire !

Bon, on peut p't'être passer par l'Italie, hein ?

Écrit par : petard | 19/05/2016

Dans le tunnel du Gothard, oeuvre majeure de l'Italie contemporaine selon Mateo Renzi ? Rien qu'à nos gueules, notre véhicule sera confisqué par la Guarda di Finanza. D'office.

Écrit par : Géo | 19/05/2016

« et je conduis depuis 44 ans...»

T'es battu. Moi c'est 48 et j'ai plus trop envie de me mêler à ces abrutis de frouzes, de youyous, de portugais, tous mal payés, qui roulent comme des bombes avec leurs casseroles mal entretenues, qui te collent au cul ou qui te dépassent par la droite... et les flics qui sont jamais là quand il faut pour les coincer... Merde ! Meilleur temps de rester à la méééson !

Écrit par : petard | 19/05/2016

Alors évitez l'Italie petard, car je me suis fait la trouille de ma vie lorsqu'un cinglé m'a doublé, s'est mis devant moi et a planté les freins.
Ma vieille Volvo 240 break n'était pas tout à fait équilibrée et j'ai failli me planter avec toute ma famille dans la voiture.
Si j'avais retrouvé le type au péage, je lui aurait démoli sa bagnole avec ma clé en croix.

Écrit par : Pierre Jenni | 19/05/2016

"avec ma clé en croix" C'est bien ce que je pensais, vous êtes un enfant de choeur. Vous n'avez pas de manche de pioche ou une batte de base-ball ? Qu'est-ce que vous voulez faire avec une clé en croix ? Dévisser votre adversaire ?

Écrit par : Géo | 19/05/2016

S'attaquer à sa caisse, c'est beaucoup plus douloureux pour un type de cette espèce. Imaginez ce que peut faire en quelques secondes une clé en croix sur une Audi rabaissée, jantes larges, spoiler et vitres teintées.
J'aurais évidemment fini en taule. Mais plus aujourd'hui puisque j'ai installé des caméras dans mes taxis.

Écrit par : Pierre Jenni | 19/05/2016

C'est un bon sujet, ça: quel prix maximum faut-il mettre à l'achat d'une voiture, si l'on ne veut pas qu'elle soit incendiée lors d'une manifestation ? Un ouvrier honnête et syndiqué a vu sa Porsche (achetée d'occasion après plusieurs années d'une patiente épargne) réduite en cendres au passage d'un cortège de terroristes du bien-être social.

Écrit par : rabbit | 19/05/2016

«Audi rabaissée, jantes larges, spoiler et vitres teintées»

Ouais... c'est tout-à-fait le portrait robot des chiottes de ces abrutis. Suis d'avis que la police introduise le contrôle au faciès pour ces guimbardes. Et ne parlons pas de celles, façon casquette à l'envers, qui embarquent la sono de Johnny à la tour Eiffel pour envoyer à coin du rappotage de fond de gogue...

...meilleur temps de rester à la méééson !

Écrit par : petard | 19/05/2016

Oui. La méééson c'est bien, à condition d'en changer souvent. Croyez pas ?

Écrit par : rabbit | 19/05/2016

Je dirais plutôt que c'est bien de se sentir à la maison partout.
Parce que, au final, la mééson, c'est dans la tête. Comme tout le reste d'ailleurs.
Mais je dois avouer que je suis bien sans bouger. Et je me demandais si c'était pas un peu le cas pour tous ces sexas qui se baladent ici pour se tenir compagnie.

Écrit par : Pierre Jenni | 19/05/2016

Je traverse la France plusieurs fois par an. Souvent pour aller à Paris, d'autres, comme Géo, pour me rendre en Espagne. Ce que dit Géo est vrai. Les grèves et autres problèmes de "contestation sociale" sont en train de tuer le tourisme, les transports et toute activité économique. Déjà, je n'y prends plus le train. La dernière fois, ce furent deux heures d'arrêt entre Perpignan et Montpellier pour des problèmes divers, à l'aller et au retour. Sinon, à Paris, j'ai vu avant hier un restaurant de Montparnasse, quartier que j'aime bien et où je logeais autrefois, fermé parce que des tarés masqués (ce qui est pourtant interdit, mais bon, les lois pour ces gens-là, et pour ceux qui sont censés les faire appliquer...) y jetaient des pétards et des bombes lacrymogènes. Il paraît que la situation est pire à Nantes ou à Rennes.

Écrit par : inma abbet | 19/05/2016

"S'attaquer à sa caisse, c'est beaucoup plus douloureux pour un type de cette espèce. Imaginez ce que peut faire en quelques secondes une clé en croix sur une Audi rabaissée"
Ouais, j'imagine surtout ce que va vous faire le proprio de l'Audi surbaissée, qui, lui, a tout ce qui faut pour vous faire mal. Vous êtes un enfant de choeur romantique, Jenni.

Écrit par : Géo | 19/05/2016

Avec tous ces compliments je vais finir par rougir Géo.
Et pour être tout à fait honnête, il faut reconnaître qu'un fâcheux des Haut-Plateaux sans batte, ou autre arme de poing, serait une incongruité incompréhensible.
Dans le taxi certains glissent sous leur siège un câble électrique avec une vingtaine de brins de cuivre de 2mm. Une véritable massue d'à peine 20mm par 30cm qui peut tuer.

Écrit par : Pierre Jenni | 19/05/2016

Voilà, on y vient, le soit-disant civilisé des Bas Quartiers nous révèle ses petits dessous...

Écrit par : Géo | 19/05/2016

Géo, vous n'imaginez visiblement pas l'état dans lequel m'a mis ce taré. J'étais prêt à le démolir comme sa bagnole. Il n'aurait pas osé m'approcher.
Même dix minutes après, au péage.

Écrit par : Pierre Jenni | 19/05/2016

« [...] dix minutes après, au péage »

Et y'a encore ça, les péages... je les avais oublié ceux-là...

Remarquez que ça n'a pas que du mauvais: En Algarve par exemple, où il y a de superbes autoroutes à trois voies payées par l'UE, ils ont introduit des péages électroniques (pour faire semblant de rembourser Bruxelles sans doute)...

Résultat des courses: les autos chtones ne prennent peu ou pas l'autoroute, parce que c'est trop cher.

Donc, si vous avez loué une voiture en Espagne (dépourvue du bip-chose de taxation) et que vous traversez l'Algarve d'est en ouest - peu importe l'heure -, vous avez dix fois moins de voitures qu'entre Lausanne et Genève un lundi après-midi.

Là, ça devient intéressant de rouler "comme avant"...

Faut juste pas que la clim tombe en panne, parce que là-bas ça frise les +40 en juillet (à Séville dans tous les cas).

Écrit par : petard | 19/05/2016

Il y avait bien trois voies. C'est ce qui a rendu mûr le type à l'Audi. J'ai eu l'outrecuidance de prendre un peu trop de temps sur la troisième pour dépasser un poids lourd qui en dépassait un autre. Et pourtant j'étais déjà à 150 km/h.
Je dois me faire vieux car j'hésite de plus en plus à me lancer sur ces rubans. Je connais mes limites, mais pas celles des autres. Et ça commence à faire trop de paramètres que je ne gère pas.
Bientôt il en sera de même avec les vols. Là, on ne gère rien. Mais jusqu'à aujourd'hui les risques étaient limités et au moins notre fin était indolore, mis à part le stress premortem.

Écrit par : Pierre Jenni | 19/05/2016

Il y a des gens méchants sur cette planète, Jenni. Et ils se défoulent spécialement sur les routes, c'est assez connu...
A Dorénaz, à la désosse, j'ai vu un Centurion. Je ne sais pas ce que cela donne sur l'autoroute, mais un copain qui a fait son service comme mécano dans les chars m'a dit que cela consomme 1000 l au 100 dans le terrain...
Évidemment, ce n'est pas donné mais si un type vous bloque devant sur l'autoroute*, vous ne freinez pas...

*si vous arrivez à passer le péage...

Écrit par : Géo | 19/05/2016

«Il y a des gens méchants sur cette planète, Jenni. Et ils se défoulent spécialement sur les routes, c'est assez connu…»

Ça c’est sûr, et il y a plein d’avis divers à ce problème.

Mary Anna Barbey y verrait que des frustrations sexuelles refoulées…

Rosette Poletti pencherait plutôt sur l’absence d’un vrai père dans au noment de l’adolescence…

Maria (Roth) Bernasconi pour sa part est catégorique: c’est un problème de parité, il y a trop d’hommes au volant et pas assez femmes…

Ada Marra quant à elle, dénonce la stigmatisation dont sont victimes les conducteurs frontaliers…

Enfin, Claudine Amstein dénonce ces feiniasses de travailleurs trop coûteux qui feraient mieux de dépenser leur énergie au boulot que sur la route…

Moi, je pense qu’il y a des cons et connes partout !

Écrit par : petard | 19/05/2016

On sent une petite note de misogynie chez petard. Pour ma part, je déteste tout autant leurs confrères. La liste est trop longue...

Écrit par : Géo | 20/05/2016

«On sent une petite note de misogynie chez petard»

Ah, ah... Tiens ! J'aime même pas fait exprès... C'est que je ne vois qu'elles, qui affichent clairement leurs positions... outrancières.

Écrit par : petard | 20/05/2016

errata:

«J'aime même pas fait exprès...»

J'AI même pas fait......

Merde de CMS ou d'ordi (qui rajoute ce qu'il veut sans demander la permission) !!!

Écrit par : petard | 20/05/2016

C'est ce que l'on dit à notre âge pour ne pas évoquer « une maladie neurodégénérative incurable du tissu cérébral qui entraîne la perte progressive et irréversible des fonctions mentales et notamment de la mémoire ».

Écrit par : rabbit | 20/05/2016

Maladie dont vous auriez oublié le nom...?

Écrit par : Géo | 20/05/2016

M.Salem@ Comme il n'existe pas de possibilité de communication entre lecteurs et auteur dans la presse écrite, j'utilise votre blog à propos de votre dernier article sur le Gothard, d'aujourd'hui samedi 21 mai.
1. J'ai beaucoup aimé son illustration, avec ce tableau de Philipp Fleischer. Comment s'appelle-t-il et où peut-on le voir ?
2. On ne peut guère reprocher quoi que ce soit à Louis Favre en matière de géologie et des mauvaises surprises que ses mineurs et lui ont rencontré à l'intérieur de la montagne; aucun géologue au monde n'aurait été en mesure de les prévoir et tout le monde de bonne foi sait cela.
3. Vous utilisez l'expression " un modèle longtemps louangé pour son esprit pionnier". "Louange" est un substantif formé à partir de "louer". Pourquoi devrait-on créer un verbe à partir d'un substantif créé à partir d'un verbe déjà existant ? Beaucoup de Suisses, qui aiment cultiver leur inculture, utilisent le mot maniaquerie, issu de maniaque, lui-même issu de manie...
Votre "louanger" ne participe-t-il pas de la même démarche ?
4. Nous connaissons tous le sacrifice des Gardes suisses en 1792, fidèles à leur serment et à leur honneur, face à l'ignoble populace des racailles "nuit debout" de l'époque. Par contre, en 1830, il y aurait eu des gardes suisses ?

Écrit par : Géo | 21/05/2016

Vous aviez aussi de la famille aux Tuilleries en 1792? Comme le monde est petit...

Écrit par : rabbit | 21/05/2016

«Pourquoi devrait-on créer un verbe à partir d'un substantif créé à partir d'un verbe déjà existant ?»

Ouille... parce que si ma tante en avait ça s'rait mon oncle... Vla !

C'te remarque c'est-y une pinaillerie de scientifiard ou de poèteux ?

Écrit par : petard | 21/05/2016

Pendant des années, Monsieur Géo n'a pas cessé de critiquer les "lettreux", coupables selon lui de tous les maux de la société. A voir son récent commentaire qui compte plus de 15 lignes, on s'aperçoit qu'il a radicalement changé sa Weltanschauung. Il faut donc s'attendre à ce qu'il publie prochainement son premier recueil de poèmes. Oubliez le scientifique...

Écrit par : rabbit | 21/05/2016

"C'te remarque c'est-y une pinaillerie de scientifiard ou de poèteux ?"
Poéteux mon c.l, dirait Zazie. On entend ça de plus en plus. Improviser donne improvisation et l'invité moyen chez Ruquier dit maintenant "improvisationner".
Je ne trouve pas ça anodin et les Barbares m'emmerdent. Voilà, c'est dit.

Écrit par : Géo | 22/05/2016

« [...] et l'invité moyen chez Ruquier dit maintenant "improvisationner".»

J'ai entendu beaucoup de conneries chez Ruquier, mais ça j'ai loupé.

«Je ne trouve pas ça anodin et les Barbares m'emmerdent.»

Est-ce que veux faire allusion aux envahisseurs qui, depuis le IIIe siècle av. JC et jusqu'à ce jour, cherchent les ressources dont ils ne disposent plus dans leurs régions d’origine ? Le “B" pourrait le laisser penser...

Ou, du nom donné par les Grecs à tous ceux qui ne parlaient pas leur langue et dont le langage leur apparaissait comme un babil inintelligible (« ba ba ba »), une sorte d’onomatopée, comparable au bla-bla en français...?

Mais, comme aurait Jacques Capelovici: les deux sont acceptés !

Ouais: les deux m'emmerdent !

Écrit par : petard | 22/05/2016

"J'ai entendu beaucoup de conneries chez Ruquier, mais ça j'ai loupé."
Mea maxima culpa, c'était une image...
Comme chez Ruquier il y a Yann Moix, tout est possible dans le mauvais goût. Et à ce propos, il faut espérer que cette chère Marie Maurisse qui se plaint du racisme des Suisses envers les Français lise les livres de Yann Moix sur les Suisses. Parce que ça, c'est du racisme...
On est submergé par cette vague de révisionnisme, de délires culturels et historiques foireux. A côté de l'article de notre hôte, donc en page 27 du Semeur vaudois ( de samedi) comme dit rabbit, un encadré signé DG et intitulé "Deux saints "se croisent" au coeur des Alpes" commence comme cela :
"L'un ne serait peut-être pas mort dans la bourgade chablaisienne qui porte aujourd'hui son nom". Ah bon, les voilà qui remettent en question la mort de saint Maurice à Saint-Maurice. Mais cela s'arrête là, pas d'explications, pas de références...
Après avoir remis en question la présence des pillards arabes en Valais (Bernard de Menton a créé son ordre pour protéger les voyageurs des attaques de Sioux ou d'Apaches, probablement, et si les Maury, Sarrasin et autres Salamin s'appellent ainsi, c'est un pur hasard), après avoir mis en doute et traité de mythes tout l'historique suisse, on en vient à se demander si finalement, la seule chose qui existe aux yeux de ces historiens de salon, ce n'est pas tout simplement leur ego aussi démesuré que leur science est fragile ?

Écrit par : Géo | 22/05/2016

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