22/05/2016

Devenez sculptural grâce à Giacometti

Vous souhaitez perdre du poids, devenir mince avant quelque villégiature balnéaire? Mangez peu. La gageure est souvent éprouvante, à moins d’être suivi par un diététicien qui vous prescrira des “coupe-faim” naturels qui comblent l’estomac sans faire exploser le compteur calorique, plutôt que des saloperies dérivées de l’amphétamine. Rosy Chavannens, de l’Auberge du Loup à Graubon-la-Menthue, s’en était tant gavée qu’elle perdit l’appétit, puis ses talents de cuisinière, et son job dans la foulée. Depuis, et par rage, elle s’ingénie à récupérer des kilos. Son cousin lausannois Jérôme, qui souffrait d’obésité, s’étais soumis au supplice de la liposuccion sur la table d’esthéticiens patentés du centre-ville: “ Le boucan visqueux de leurs aspirateurs à graisse était épouvantable. Paradoxalement, ça m’a redonné envie de bouffer, voire d’avaler du saindoux!” Et le revoilà plus adipeux et gélatineux que jamais: son miroir lui renvoie une silhouette enflée et ovoïdale, comme en sculpte l’artiste colombien Fernando Botero.

Si vous voulez  devenir enfin svelte, filiforme, ou encore mieux cadavérique, ne suivez pas des régimes médicalisés, mais une méthode relevant de l’observation de chefs-d’oeuvre moins boursouflés. Les sculptures d’Alberto Giacometti ont puissamment recréé la silhouette de l’être humain quand il chemine vers son destin, en le décharnant le plus possible. Une maigreur exagérée y devient une beauté mystique, plus mystérieuse que glamoureuse. Elle serait même pédagogique si l’on en le blogueur Pierre Barthélémy, “passeur de science” et chroniqueur au Monde*. Il se fie à une expérience réalisée dernièrement par une équipe de chercheurs zurichois sur 64 cobayes humains qui se sont mis à croquer moins qu’à leur habitude des chips américains (qui contiennent trop de malsains acrylamides). Cela pour être resté suffisamment longtemps en contemplation  devant une composition sculpturale célèbre du créateur grison: La piazza, où des figurines graciles déambulent en s’évitant du regard.

Les grands artistes sont de grands médecins.

http:// passeurdesciences.blog.lemonde.fr

 

Commentaires

On pourrait avoir envie de dire qu'après la pataphysique, voici la patasociologie. Malheureusement, c'est un pléonasme...

Écrit par : Géo | 22/05/2016

Allez... un nouveau mot pour se décomplexer: la pastaphilie

Écrit par : petard | 22/05/2016

Ce récit est néanmoins tiré d'un fait réel, connu d'un cercle restreint de banquiers du triangle d'or Cologny-Vandoeuvres-La Capite. De sa tante Violette, qui possédait également un rare specimen de chat du Cheshire, Géo a hérité l'une de ces fameuses statues de Giacometti. Or cette Violette, de Parme, n'était autre que la soeur de la tante Gladys de Monsieur Gilbert. Embarrassé par l'encombrant machin, Géo l'a fait installer dans son verger pour éloigner les chapardeurs de toutes natures. Mais le fisc n'est pas froussard et Géo s'est vu réclamer un saladier pour ce legs empoisonné. Il en a vite perdu l'appétit, jusqu'à ressembler physiquement au marcheur giacomettique. C'est là la seule raison de sa perte de poids spectaculaire, quoi qu'il ait pu raconter jusqu'ici. Monsieur Gilbert se devait de rétablir la vérité, pour que l'Histoire (avec un grand hash) ne perde pas la boussole.

Écrit par : rabbit | 23/05/2016

Ne faites plus allusion au fisc, rabbit, ce simple mot nous rend tous malades...
Et tiens, tant qu'à inventer des bêtises, écrivez-nous ce roman que réclame Jenni.
Quand on voit ce qui a du succès dans la région de Gryon, votre ROI ne peut qu'être satisfaisant...

Écrit par : Géo | 23/05/2016

Mon ROI certainement, mais pas mon IQ...
Pour vous remercier de votre intérêt à la croissance de mon capital, je vous offre cette citation d'un livre de J.-F. Revel, "La grande parade", ou "essai sur la survie de l'utopie socialiste": «J'ai souvent été intrigué par l'ignorance de l'économie élémentaire et l'indifférence à l'observation des faits économiques courants que cultivent avec une paresse zélée tant d'intellectuels marxistes, dont cependant le maître était, si je me souviens bien, un économiste, et qui, lui, travaillait».

Écrit par : rabbit | 23/05/2016

Quoi qu'il en soit, c'est l'argument que vous-même avez utilisé pour répondre à Jenni...

Écrit par : Géo | 23/05/2016

Ah bon ? Vous pensez qu'il est coincé dans le paradoxe entre le narcissisme idéologique et la vérité historique ? Ou, comme on dit chez nous: il nage en pleine métaphysique ? J'ai déjà essayé d'écrire un roman, j'ai même un rayon entier de manuels d'instruction en anglais et en français pour ça. Mais après 15 pages, le sujet ne m'intéresse plus et il faut passer à autre chose. C'est ce qui fait la différence entre un écrivain et un professeur de littérature.

Écrit par : rabbit | 23/05/2016

Est-ce qu'il ne faut pas d'abord le dessiner dans sa tête, quitte à varier en chemin au gré de l'inspiration ? En d'autres termes, il faut imaginer l'histoire que l'on veut raconter, lui donner sa cohérence et alors seulement commencer à écrire. Faire le plan de la maison avant d'empiler des briques les unes sur les autres. Or nous vous pensions assez riche en imagination...
PS. Je parlais du ROI insuffisant selon vous pour écrire un roman...

Écrit par : Géo | 23/05/2016

Je comprends, il ne faut donc pas trop capitaliser sur Gryon. Ne trouvez-vous pas que tout le matériau accumulé pendant 10 ans sur ce même blog pourrait donner naissance à un bestseller (voire une thèse en sociologie comme deuxième choix)? Monsieur Gilbert y a sans doute pensé.

Écrit par : rabbit | 23/05/2016

Cela renvoie exactement à mon commentaire précédent : une maison, ce n'est pas seulement un empilement de briques...
Vous avez une histoire à raconter, rabbit ?

Écrit par : Géo | 24/05/2016

Une histoire parue sous forme de bande dessinée dans un journal pour enfants de Shanghai avant la Révolution culturelle, ça vous branche ? Un pauvre paysan décida un jour de creuser un puits. Il se mit seul à la tâche et, arrivé à une certaine profondeur, un lingot d’or apparut. Il l’emporta dans sa maison pour l’examiner. Convaincu que l’or était de bonne qualité, il cacha le lingot et retourna à son travail. Mais un nouveau lingot gisait au fond du trou. Emerveillé, il s’empressa de le mettre à l’abri à côté du premier. Or, à chaque fois qu’il revenait sur le lieu de la découverte, un nouveau lingot était apparu. Le manège dura jusqu’à la tombée de la nuit, quand notre homme épuisé s’effondra sur son lit pour rêver à la vie magnifique qu’il aurait désormais. Malheureusement, il avait eu un témoin. Caché par les bambous, son voisin l’avait observé toute la journée. Il attendait l’obscurité pour aller puiser à son tour à cette source inépuisable de richesses. Pour en récolter un maximum dans le temps d’une seule nuit, il convenait de doubler les forces de travail. Il alla donc chercher son vieux père, à qui il passerait les lingots pour les mettre en lieu sûr, pendant que lui resterait au fond. La nuit étais sans lune et le vieux n’y voyait goutte, si bien que ce dernier tomba dans le trou un fois arrivé sur place. Après s’être assuré qu’il n’avait aucun mal, le voisin couru chercher une corde pour le sortir de là. Ce qui se fit sans grand effort, car le vieux s’était nourri toute sa vie d’un bol de riz et d’un poisson par jour, selon l'usage confucéen. A peine son père remonté à la surface, l’infortuné voisin cru entendre une voix l’appeler depuis le fond du trou. Il se pencha et le cauchemar déroula son pire scénario jusqu’au lever du jour. Je synthétise un chouïa parce que je n’ai pas que ça à faire, mais toujours est-il qu'à chaque fois qu’il sortait son père du trou, il y en avait un autre identique qui l’appelait au fond. Sachant ce que coûtait l’entretien des parents pour une famille chinoise avant la création par l’Etat d’un fonds de pension, je vous laisse imaginer la moralité qui convient à cette fable. Est que ça vous a plu ?

Écrit par : rabbit | 24/05/2016

«Est que ça vous a plu ?»

«Le plus gourmand n'est pas celui qui se récrie sur un bon plat, mais celui qui le savoure et qui se tait, de peur que tout le monde ne lui en demande.»

Écrit par : petard | 24/05/2016

Génial. Il ne vous reste plus qu'à broder 300 pages autour de votre thème...

Écrit par : Géo | 24/05/2016

Vous avez-vu? Il y a encore un mange-mots dans les tuyaux, à l'arrivée du côté de chez Monsieur Gilbert: cette fois, ils ont grignoté le "-ce". Ce n'est pas la première fois que ça arrive. Tout a commencé quand... (et voilà, c'est reparti pour un tour).

Écrit par : rabbit | 24/05/2016

Bonjour le jeunes ! Un conseil comme un autre pour éloigner de quelques mois encore cet Alzheimer qui vous guette: vous remettre un après-midi entier au DOS. Kesaco ? Oui, le Disk Operating System qui tirait les ficelles de votre PC il y a 30 ans. Celui qui demande ce qu'est un PC ferait mieux d'appeler l'ambulance. On dit: "merci Rabbit" !

Écrit par : rabbit | 26/05/2016

Autrement, il y avait la programmation Excel. Je m'étais mis à corriger et/ou améliorer un programme d'analyse d'essai de pompage fait par un expert d'un projet au Burkina et c'est vite devenu captivant. Sauf que l'informatique est un milieu qui évolue à toute vitesse et qu'Excel a changé de mode de programmation. De plus, selon les ordinateurs avec leurs différents paramètres de langue, de culture (claviers...), tout cela devient une embrouille quelque peu lassante. Il faut avoir une mentalité de brodeuse de soie pour aimer ça.
Bref, mieux vaut faire comme tout le monde et se mettre aux mots croisés...
Et à propos de quoi, le DOS ?

Écrit par : Géo | 27/05/2016

Pour exorciser le PC d'une amie. J'y ai trouvé une chaîne démoniaque vieille de 12 ans de logiciels et mises à jour. Le tout protégé par un logiciel chinois, excellent au demeurant, qu'il a fallu faire parler sans ménagement pour identifier des complices. Heureusement que ma tigresse asiatique ronronnait dans le coin.
Excel fait de si beaux graphiques, qu'ils peuvent faire accepter n'importe quel projet en une seule séance. Mais, souvenez-vous de son ancêtre Lotus 123: il valait mieux avoir le résultat souhaité dans la tête avant de rentrer les chiffres. Il ne vous proposait rien du tout, pas le moindre catalogue.

Écrit par : rabbit | 27/05/2016

Lotus me foutait une trouille bleue, je n'y ai jamais touché. Mes débuts en informatique étaient pour le moins cahotiques, genre seul en Angola en 92, l'époque où ce cher Bill Gates n'avait pas encore unifié les - précisément - DOS...
J'en garde un souvenir assez désagréable, l'impuissance totale devant un truc qui fonctionnait selon des lois qui semblaient dépendre d'un autre univers...
Avec toutefois un sentiment de triomphe grandiose quand l'imprimante arrivait enfin à sortir le texte que vous aviez pondu...

Écrit par : Géo | 27/05/2016

Une imprimante avec du papier zébré? C'est vintage en diable... Parlons maintenant de la machine à écrire Hermès baby, la favorite des écrivains voyageurs.

Écrit par : raBBit | 27/05/2016

«Parlons maintenant de la machine à écrire Hermès baby»

On avait ce genre de machine à l'armée pour taper les menus... il fallait "royer" dessus comme un dingue quand le ruban était sec... je me souviens assez bien des menus... raviolis Roco sauce tomate... cordon bleu de "singe" avec cornettes et salade verte...

Mais j'ai beaucoup aimé l'IBM à boule. Ça faisait tacatacatacata... et le résultat était propre en ordre.

Écrit par : petard | 27/05/2016

"raviolis Roco sauce tomate... cordon bleu de "singe" avec cornettes et salade verte..." Menu qui a permis aux cuisiniers suisses de l'armée de devenir champions du monde, ne l'oublions pas.
Si le retour en arrière dans le monde de l'informatique est probablement stimulant pour les neurones, je ne vois pas le rapport avec la machine à écrire qui, avant d'être celle des écrivains, étaient l'instrument des sténo-dactylos, ces créatures de rêve qui mitraillaient à longueur de journée. Avec le retour du chariot qui évoque un mouvement de culasse après un nouveau chargeur...

Écrit par : Géo | 28/05/2016

«ces créatures de rêve qui mitraillaient à longueur de journée»

Oui c'est vrai et ça nous donnait aussi l'envier de tirer... ouaf, ouaf !

Écrit par : petard | 28/05/2016

Ouaf, ouaf, c'est le mot...

Écrit par : Géo | 28/05/2016

Merci de raviver la flamme du souvenir du Bureau de Compagnie, et de son esprit. Taper le menu est une chose, mais le concevoir en est une autre. Surtout lorsqu'il est demandé de soutenir le moral de la troupe par deux semaines de féeries toquées. Heureusement que la liste des prix officiels du Commissariat Central des Guerre fait le dumping chez les maraîchers, ce qui permet des économies en vue du grand bal de la Hofburg.

Écrit par : rabbit | 28/05/2016

Les maraîchers qui produisent les arbres à raviolis Rocco et les plantes à singe...
Le grand bal de la Hofburg...un vieux fantasme de valser avec la Marine ?

Écrit par : Géo | 28/05/2016

Les maraîchers qui produisent les arbres à raviolis Rocco et les plantes à singe...
Le grand bal de la Hofburg...un vieux fantasme de valser avec la Marine ?

Écrit par : Géo | 28/05/2016

Mine de rien c'est devenu un produit "culte", comme diraient nos djeunes...

www.ebay.fr/itm/PUBLICITE-ADVERTISING-AD-Ravioli-ROCO-/301664632467

«Surtout lorsqu'il est demandé de soutenir le moral de la troupe»

Pour ça, la hiérarchie de la Muette avait d'autres tours dans son sac: céder aux coups de blancs pour résister aux Rouges.

Souvenirs, souvenirs...

Écrit par : petard | 28/05/2016

Encore un pas de plus et on réinvente les histoires de Gilles sur les colonels...
Bien qu'aujourd'hui, ce sont moins les gradés que les opposants du GssA qui me font marrer. Les tribulations du sdt Adrien Faure chez les canonniers et son catéchisme syndicaliste martinèzien étaient pour le moins hilarants. Oui, oui, de la Baltique, je sais, je sais...

Écrit par : Géo | 29/05/2016

Un observateur attentif de la pensée contemporaine, signalait récemment que nous sommes à une époque charnière où l'avènement des petit récits succède à la fin des grands discours. Si nous ne voulons pas passer pour des vieux gonds, il conviendrait d'adapter notre message à votre exemple le plus baltique, ou passer à un mode de communication télépathique. Bonjour chez vous.

Écrit par : rabbit | 29/05/2016

Ach zoooo… comme tirait le baron teferniéééé… che vous laisse rebrendre la Leitung de la kommentatur...Pour chusste reprendre une tiscuzion zérieuse au-delà de la Paltiiik…

Avec mes meilleurs foeux pour la gondinuité….

Bethardt

Écrit par : petard | 30/05/2016

Monsieur petard, je profite de l'absence de Géo pour vous interroger en toute confidentialité: comptez-vous toujours vous installer au Portugal pour échapper aux kleptocrates confédérés ?

Écrit par : rabbit | 30/05/2016

@rabitt

Hé oui, c'est au programme. Et d'ici quelques mois ce sera paqueté, sans regrets.
Ce ne sont pas trop les kleptocrates que je compte fuir. Ils m'ont déjà fait les poches et je leur laisserai encore un ou deux sugus. Non, ce qui me motive, c'est que là-bas c'est 10 moi d'hab. pour 92000 km2 , et qu'ici on en est presque à 8 mio pour 44000 km2 (avec deux tiers de territoire non habitable).
Voilà, j'en ai marre de la "foule"... et puis là-bas, elle "homogène".

Écrit par : petard | 31/05/2016

Si c'est juste pour la densité, pourquoi pas le Sahara ? Aqmi recherche des volontaires pour faire des stages prolongés sous tente surchauffée. Ils offrent même le garde du corps pour vous tenir compagnie...
Et on se sent valorisé, quand on apprend le prix de la rançon...
Blague à part, toute médaille ayant son revers, on se réjouit de suivre les tribulations d'un Vaudois chez les extrêmes Ibères. Soit dit en passant, Lisboa est le seul endroit du monde où j'ai vu un petit Blanc nettoyer les chaussures d'un Noir...
(et c'est aussi là-bas qu'il y a le plus de pick-pocket au m2, pour en revenir à la densité)

Écrit par : Géo | 31/05/2016

«c'est aussi là-bas qu'il y a le plus de pick-pocket au m2»

Peut-être, mais quand on a rien dans les poches, qu'est-ce qu'on en a à battre...

Et puis, c'est en ville. Et les villes... savez ce que j'en pense...

Voyez-vous, en cette époque de flux migratoires, rien de tel que de se mettre dans le bain et de suivre le mouvement selon le principe: «vous vous invitez chez nous, à nous de nous inviter chez vous».

Donc, en allant occuper la, ou les chaises laissées vides, il est fort à parier que sur le long terme, certains voudront revenir s'y installer... Et qu'est-ce qu'on fera ? Poliment comme dans le bus, on se lève pour laisser la place à la vieille dame. C'est tout simple. Et on rentre à la mééééééson.

La boucle est bouclée.

Écrit par : petard | 31/05/2016

«Et qu'est-ce qu'on fera ? Poliment comme dans le bus, on se lève pour laisser la place à la vieille dame.»

Précisons qu'à notre âge, une autre question se pose avec acuité: s'il y a un «Là-haut», quel en est l'exact encombrement, et avec quel "chef de tribu" aurons-nous à en découdre ?

Une approche très très intéressante à découvrir ici:
www.youtube.com/watch?v=13nQ0sqpHxU

Écrit par : petard | 31/05/2016

Passé un bon moment, mais pas sûr que je vais acheter son livre...

Écrit par : Géo | 31/05/2016

Il y en a qui hésitent entre l'Extrême-Orient et le Sud-Est Asiatique. Moi, j'ai choisi la Chine, tout simplement. Vous apprécierez la précision du tir et la justesse du raisonnement. D'ailleurs, j'y ai laissé un souvenir d'une telle intensité et d'une telle verdeur, que mon retour est maintenant plébiscité. De mon côté, je laisse faire, après avoir épuisé toutes les ruses administratives pour franchir la frontière de tous les côtés. Que vont-ils maintenant inventer pour faire reconnaître que je suis indispensable à leur ancienne et grande nation? Géo, si vous avez des idées pertinentes, n'hésitez pas à les faire connaître. En attendant, suite au prochain numéro.

Écrit par : rabbit | 31/05/2016

Mais "pour faire reconnaître (par qui ?) que je suis indispensable" à qui ?
Et au fait, vous vous y plaisez, en Chine ?

Écrit par : Géo | 31/05/2016

«Il n'y a que les millionnaires ou les clochards qui puissent rompre aussi brutalement avec leurs lendemains.» Antoine Blondin, «Un singe en hiver», La Table ronde, Paris, 1959. Quoi d'autre?

Écrit par : rAbBiT | 01/06/2016

Clochard ou millionnaire, une chose est sûre : on va éviter le pays de Blondin.
C'est peut-être de la Schadenfreude, mais je me réjouis beaucoup de l'Euro...

Écrit par : Géo | 01/06/2016

Cataclysmique, mon cher Géo. Et pour faire saigner vos stigmates, je vous offre quelques lignes de Revel: «(...) parmi les pays ayant toujours échappé au communisme mais où l'idéologie totalitaire reste forte, tant dans le débat d'idées que par son poids dans la pratique politique, la France occupe une des premières places, peut-être même la première. Elle constitue en Europe une sorte de laboratoire de pointe dans la production de ruses destinées à rejeter, voire à retourner les enseignements de l'expérience, où à ne s'y rallier qu'avec un retard et un mauvais vouloir tels qu'ils anéantissent les bénéfices de l'acceptation de la vérité.» A propos des laborantins qui réinventent la planète, vous vous souviendrez qu'Alain Peyrefitte en 1973, à propos de la Révolution culturelle, disait que la Chine était devenue le laboratoire social du monde. Boum !

Écrit par : rabbit | 01/06/2016

Ce commentaire paru chez Montabert :
"Il y a une trentaine d'années déjà, l'une des personnalités les plus puissantes du Parti communiste français, Jean-Baptiste Doumeng, surnommé "le milliardaire rouge" par la presse et décédé depuis, a craché le morceau à la télévision. La conversation tournait autour des scores électoraux de plus en plus bas du PCF. Doumeng a alors lâché : vous savez, quand on tient la SNCF, Electricité de France et les ports, on n'a pas besoin de résultats électoraux... et c'est la stricte vérité."
Écrit par : Robert Marchenoir | 04 mai 2016

Intéressant à observer aussi, la méthode Mélenchon face aux interrogations des journalistes : on est clairement dans le terrorisme verbal. "Vous êtes certainement plus corrompu que Evo Morales, M. Lenglet..." On crie plus fort que la personne en face - l'adversaire, en français -, on fait du théâtre et cela marche encore très fort chez certains frustrés impénitents...

Écrit par : Géo | 02/06/2016

Monsieur Mélanchon dessert une idéologie qui se passe de raisonnement. Elle est destinée à un public au vocabulaire limité, qui ne posera jamais la moindre question sur la réalité de la réalité de quoi il cause. D'ailleurs, Hegel avait déjà occulté ce problème pour lui.

Écrit par : rabbit | 02/06/2016

Mélanchton mais Mélenchon. Ne pas confondre...
https://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_M%C3%A9lanchthon

Écrit par : Géo | 02/06/2016

Lorsque j'ai vu le second apparaître dans les médias, j'ai immédiatement pensé au premier en raison de ce patronyme particulier. Sans la moindre mélancolie. On attend maintenant Jean Hus bis au tournant.

Écrit par : RaBbIt | 02/06/2016

Il y a peut-être aussi l'influence du surnom que certains lui attribuent non sans raison d'ailleurs dans ce "an" au lieu du "en" : méchant con...

Écrit par : Géo | 03/06/2016

«Elle est destinée à un public au vocabulaire limité, qui ne posera jamais la moindre question sur la réalité de la réalité de quoi il cause.»

«on fait du théâtre et cela marche encore très fort»

Mélenchon est un clown blanc qui a tout compris des ficelles du théâtre, du cinoche et des effets spéciaux, qui soigne sa bande-son avec ce qu’il faut de surround dans les transitions… il vocifère, il éructe et badaboum boum boum… le public se pisse au froc et en redemande… ah, la vache, Mélenchon aux oscars !!!

C’était pareil avec Tapie lorsqu’il squattait le devant de la scène. Manuel Valls s’essaie dans le même registre, mais se plante parce qu’il ne sait pas faire rire mais plutôt chialer…

N’empêche, ces mecs sont dangereux, parce que la foule est con, la masse est con, celle qui ne vibre que par fans zones et agoras…

Avec Mélenchon, le bruit c’est les jeux… même si pour le pain il n'a pas la bonne recette… la bonne levure !

Par le passé, Hitler il a fait comment avec le peuple allemand ?
Terrorisme verbal d’abord… la suite on connaît.

Écrit par : petard | 03/06/2016

Effectivement : on voit avec ces événements en France que les peuples sont toujours et encore constitués d'une grande masse d'illettrés qui ne s'intéressent qu'au foot et à la bière et donc suivent leurs leaders sans réfléchir. Avec pour aggraver le cas, la féminisation de la société qui met en avant les émotions au lieu de l'intelligence...(ils ou plutôt elles parlent d'intelligence émotionnelle...)
Comme ces abrutis s'intéressent principalement au foot et à la bière, on se réjouit en conséquence de voir ce qui va se passer au début de l'Euro...
Mais franchement, faire une grève des transports alors que les inondations ont fait les dégâts que l'on sait...

Écrit par : Géo | 03/06/2016

Sur l’humour… on le voit très bien ici, les gardiens de la société pensaient avoir balisé le périmètre entre le toléré et l’intolérable... pour être réussi, c'est réussi...

Le premier, à la faveur de l’ardeur qu’il suscite, pensait être à l’abri des foudres des censeurs. Mal lui en a pris de forcer le braquet dans une pente glissante où des oreilles inflexibles n’attendaient qu’à lui tendre les peaux de bananes. Même pour lui, ce n’est pas tout d’être agréé par les plateaux télé bobo-liquement corrects: l’art d’avoir une grande gueule, c’est aussi de savoir la fermer.

www.youtube.com/watch?v=poCPQz1pxQ8

Écrit par : petard | 03/06/2016

Si les grands musées du pays sont actuellement menacés par les éléments, il faut relever que la France a su magnifiquement préserver deux spécimens de staliniens comme Mélanchon et Martinez. En plus, la dialectique développée par le Comintern en 1934 fonctionne toujours: être anticommuniste prouve que l'on est fasciste, et accuser un communiste de racisme, démontre que l'on est soi-même raciste.

Écrit par : rabbit | 03/06/2016

On a aussi ce genre de fossiles vivant par chez nous mais ils sont largement plus inoffensifs. Néanmoins, il y a beaucoup de leurs prosélytes dans les médias et c'est là le problème.
Dans le domaine de la conservation de l'"ART", on n'a pas fini de douiller : les artistes à la mode ne font plus des tableaux mais des installations de plus en grosses (et moches aussi, oui) (et de plus en plus chères).

Écrit par : Géo | 04/06/2016

Avec la seule différence que, dans l'art, on a encore le choix de ses goûts. Pas comme dans les médias et l'enseignement de ce coin de pays, où le discours est dans l'harmonie cryptocommuniste. Accordons-leur que, dans un environnement dominé par une ONU à substance marxiste et une Commission européenne engagée dans un processus socio-totalitaire, il devient audacieux de revendiquer la liberté. Et au demeurant de gagner sa vie...

Écrit par : rabbit | 04/06/2016

Je parlais de conservation. Cela ne me dérange en rien que ces artistes vendent leurs oeuvres très cher, cela me dérange que certains conservateurs les achètent avec l'argent de nos impôts pour les entreposer dans des musées payés par nos impôts. Les conservateurs ne sont pas toujours très lucides :

Tiré de "Souvenirs d'un marchand de tableaux", Ambroise Vollard :
"Et Gauguin, qui s'était révélé un maître en tous les genres, Gauguin peintre, G. céramiste, G. sculpteur, Gauguin enfin allait, à son retour de Tahiti, se voir refuser la "Vierge à l'Enfant" dont il faisait don au musée du Luxembourg, lequel d'ailleurs, devant les clameurs indignées de l'Institut, repoussait également dix-sept toiles du legs Gustave Caillebotte.(...)(ces refusés, c'était Renoir, Sisley, Cézanne, Manet)".

Écrit par : Géo | 04/06/2016

Je vous aurais volontiers prêté les soixante millions pour acheter un Van Gogh, mais je suis un peu serré en ce moment. Par contre, venez avec moi à Shanghai un de ces jours et je vous ferai visiter une galerie où vous trouverez des peintures durables à un prix citoyen. C'est pas des craques, je consulte souvent le catalogue comme un enfant pour les jouets avant Noël.

Écrit par : rabbit | 04/06/2016

Je viens d'entendre le directeur d'Helvetas s'exprimer sur le fait de mêler les multinationales à l'aide au développement. Il est évidemment très contre parce que selon lui la loi suisse sur l'aide oblige à aider les plus pauvres.
Vous avez déjà vu un pays se développer par ses éléments les plus pauvres ?
C'était déjà cette idéologie quand j'ai quitté en 2003, ils n'ont rien changé ni rien compris...

Écrit par : Géo | 04/06/2016

Autant brûler une liasse de dollars pour réchauffer le thiéboudienne dans la marmite, présentement... Si les Chinois ont fini par comprendre, les Suisses devrait aussi y arriver. A moins que ce soit un diktat bruxellois, une fois...

Écrit par : rabbit | 04/06/2016

Onusien, le diktat. Poverty aliviation, cela s'appelle...

Écrit par : Géo | 04/06/2016

Les commentaires sont fermés.