09/07/2016

Les petits pois sont intelligents

Dans son potager de la plaine du Rhône, entre Chessel et Villeneuve, Lilette Cormondruz a aménagé un carré isolé pour ses “amis”, les semis de pois. Elle admire la sveltesse aérienne et papillonnante de leurs fleurs alternées, dont la tige annuelle s’élève jusqu’à plus de 25 cm. A proximité, elle cultive la menthe poivrée, l’oseille, le cerfeuil - autant d’herbacées et de légumineuses qui, croit-elle, “s”envoient des signaux parfumés, comme le font certains animaux dissemblables d’une ferme ou dans un zoo”.

Quand le moment est venu de récolter les petites graines vertes, et de les déganguer de leurs gousses, la vieille demoiselle en grignote à la sauvette les plus fraîches -  elles ont la saveur sucrée d’un fruit défendu. Elle en réserve le plus grand nombre pour des salades à l’huile de noisette, et des recettes dominicales où elles sont tantôt bouillies à l’anglaise, pour agrémenter un gigot d’agneau. Sinon étuvées pour garnir une escalope de veau à la Clamart. Une spécialité française que Mlle Cormondruz a repérée dans un magazine dans la salle d’attente de son ostéopathe, à Aigle.

Que c’est bon, le petit pois! Selon l’illustre gastronome du début du XIXe siècle, Grimod de La Reynière, il serait le “meilleur de tous les légumes de Paris.” Plus d’un siècle auparavant, à Versailles,on en cultivait déjà à l’intention du Roi-Soleil qui en raffolait. Au grand dam de Fagon, son médicastre attitré, qui jurait que ces innocentes petites perles provoquaient des ravages dans l’estomac. Cela ne retint pas les courtisans de Louis XIV de les élire comme une délicatesse suprême. Un caviar avant la lettre, et potager. La malicieuse Mme de Sévigné notait en 1696: "Le chapitre des pois dure toujours ; l'impatience d'en manger, le plaisir d'en avoir mangé, et la joie d'en manger encore sont les trois points que nos princes traitent depuis quatre jours."

 

Plus récemment, l’édition du 30 juin de la très scientifique revue étasunienne Current Biology, nous apprend que le petit pois (en latin Pisum sativum) est une plante “intelligente”. Il s’adapte naturellement à tout environnement en déplaçant ses racines selon les nutriments que lui offrent les terrains ou humus qui l’accueillent.

Un “migrant” modèle en quelque sorte.

Commentaires

"La malicieuse Mme de Sévigné notait en 1696:" Les petits pois ne lui ont probablement pas convenus, elle est morte la même année...

Écrit par : Géo | 09/07/2016

Petits pois ou pas, la marquise avait un art consommé de la mise en boîte.

Écrit par : rabbit | 09/07/2016

Sauf que les petits pois ont eu le dernier mot, en termes de mise en boîte...

Écrit par : Géo | 09/07/2016

Ja, unt Teufel, pour fendre zes bedits bois, pardon, logiciel anti-accent mein DR1! Oui, parce que hein? Que diabkle! Il ne s'agit pas d0un commentaire sur les bûches ou les embûches de Noël, nan!
Che reprends...
Oui et diavle, pour vendre ses petits pois en boîte, une marque m'avait-elle pas slogandé un max "On a touchours besoin d'un petit pois chez soi"... Sans préciser Wo. Pardon, sans préciser Où! Logiciel pas encore au point, skusez!
Chez moi, personnellement dans mon moi-même intime, je sais ou il est ja! Nan mauvaises spirites, pas dans mein kopf, là c'est deux fois du plomb que ch'ai eu! Comme les compagnons du feuilleton -on disait feuilleton ja, pas séries-...

Bref on s'en fout ou il est, c'est comme le pognon les petits pois si on en croit la publicité, la werbung, ja! Mais qui croit la werboung! Mais le petit pois ist besser que le pognon, telledémetn qu'on devrait l'utiliser à la place! Ja Midas serait mort d'une autre façon que che n'exprimerais pas ici!
Was? mit les mangetout? Ce srrait des lingots de petipoid, ja!

Les rapetous et les Picsou, devenu Picpois, ferait du patin à mille roulettes etc.

Unt ce serait rikolo,, "caisse d'épargne des petits pois" "Epargnez les petits pois"

Mais chiche! La farce du Welt en serait changée ja!
Bye

Écrit par : Redbaron 'r rötenschwartze | 14/07/2016

Unt wer ist le pote âgé de Lilette Cormondroz? Hein qui?

Écrit par : Redbaron 'r rötenschwartze | 14/07/2016

On n'est pas là pour cueillir les Narcisses au saut du lit, Richthofen. Apprenez plutôt, qu'en Chine, on vide l'eau des rizières en automne avant la dernière récolte. Ensuite, on sème des petite pois, dont le feuillage abondant va enrichir la terre durant l'hiver. Mais personne ne va les manger, pas même les boeufs lâchés sur le terrain pour applatir le sol. Voilà un usage intéressant et inatendu des petits pois. Pensez-vous toujours que ce que vous ignorez n'existe pas? Grosses bises et à bientôt.

Écrit par : rabbit | 14/07/2016

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