20/08/2016

Le Bon Dieu est un bambin qui gribouille

A deux ans et demi, petite Fanchette trempe ses menottes dans un pot de myrtilles de son grand papa, qui est confiseur à Romainmôtier. Elle se suce les doigts, puis applique, avec un reste de confiture, des ronds plus ou moins réussis sur la moquette du salon. Le tracé maladroit est discontinu, constellant la laine blanche d’un cercle mal fermé de tavelures rosâtres et sucrées.

On ne commet aucun sacrilège en imaginant  notre Créateur, celui de la Genèse, pareillement accroupi sur une toile modeste, et ébauchant un dessin d’enfant qui prendrait un jour les dimensions de l’univers. Des théologiens peu conformistes vont jusqu’à prétendre que sa création ne serait qu’un tableau incomplet, car en voie d’achèvement  L’humanité, avec ses guerres, ses injustices et autres imperfections, ne serait que l’esquisse d’un chef-d’oeuvre qui resplendira en tant voulu. Il y travaille depuis la nuit des temps, et déjà commenté par des centaines de générations de bien-pensants, philosophes ou politiciens.

Mais pas par la petite Fanchette, à laquelle sa tante Gladys offrira plus tard des crayons multicolores, et des craies grasses qui imitent la gouache. Ces nouveaux outils lui apprendront enfin à faire des ronds complets, à l’intérieur duquel  apparaissent prioritairement la frimousse de son papa Lionel, sa moustache noire et ses sourcils en accents aigus. La tête est exagérément grande par rapport au reste du corps - on dirait celle d’un têtard. Une disproportion qui ne doit pas être reprochée par les parents. Selon la psychopédagogue français Roseline Davido*, l’enfant est dans son monde quand il crayonne et “tout ce qui vient de l'extérieur est perçu comme une critique; Il faut accueillir le dessin comme il est, sans poser de questions. Si vous demandez "Pourquoi papa n'a pas de cheveux ?" ou "Comment ça se fait que ton soleil est bleu ?", vous risquez de le déstabiliser.

Ce n’est pas le cas de Fanchette: elle trouvera son père avec une grosse tête plus drôle, et elle en rira! C’est le rire même du Bon Dieu: “Laissez les petits enfants, et ne les empêchez pas de venir à moi; car le royaume des cieux est pour ceux qui leur ressemblent.”(Matthieu 19 -13)

(La découverte de votre enfant par le dessin, L’Archipel, Paris, 1998)

Commentaires

Rabbit aime aussi ce jalon planté par Henri Bergson sur le chemin de son "Evolution créatrice": «Il y a des choses que l'intelligence seule est capable de chercher, mais que, par elle-même, elle ne trouvera jamais. Ces choses, l'instinct seul les trouverait; mais il ne les cherchera jamais».

Écrit par : rabbit | 20/08/2016

Chouette un nouveau billet !

Curieux de découvrir la nouvelle livrée des "pongistes"...

rabbit a ouvert les feux avec panache...

pour ma part je vais rester dans le "gras", dans le très "cholestérolé®"...

« Le Bon Dieu est un bambin qui gribouille »

Ça nous change avec ce "Bon Dieu" qui vous envoie cramer en enfer, qui dicte à ses larbins de couper la tête des mécréants avec un sabre, qui commandite des attentats à la voiture piégée, qui impose aux gonzesses des bougnouls à se cacher avec des sacs de patates, etc.

Qu'il aille se faire foutre ce sale dieu !

Écrit par : petard | 20/08/2016

Suivant Bergson, je dirais que l'évolution, à force de créer tous azimuts, finit parfois dans des impasses. Elle vous plaît, celle-là ? J'espère que Géo sera d'accord, sinon je suis bon pour tout recommencer.

Écrit par : rabbit | 20/08/2016

"à force de créer tous azimuts" C'est là que la chatte a le bas qui blesse...
Il n'y a pas de création tous azimuts. On ne retrouve jamais de fossile où l'os carré est descendu durcir une partie mâle du corps qui parfois aurait mérité cet adjuvant. L'os carré de la mâchoire a migré vers le haut et est devenu une partie du système auditif, qui manquait aux reptiles...
Un beau jour, les humains en ont déduit qu'il y a derrière tout ça un principe créateur qu'ils ont appelé dieu. Puis ils ont un peu abusé d'herbes qui font rire ou de jus de raisin fermenté et ont commencé à se raconter plein d'histoires à ce sujet, que d'habiles manipulateurs ont repris à leur compte. On connaît la suite...
Mais il nous reste à comprendre pourquoi des molécules ont eu la drôle d'idée un jour de se reproduire. Je parie qu'on disparaîtra avant de le savoir...

Écrit par : Géo | 20/08/2016

Cela dit, dieu existe, évidemment. Sauf qu'il se trouve entre vos deux oreilles. Il serait temps que certains veuillent bien tenir compte de ce léger détail...

Écrit par : Géo | 20/08/2016

C'est là où je vous attendais, irréfragable Géo ! Il y a encore de la place à côté des pistes mécanistes et déterministes sur l'autoroute de l'évolution: mettons le turbo et fonçons! Nous finirons bien par arriver au district de Meng ou au pays de Chu. Santé, conservation: om mani padme hum !

Écrit par : rabbit | 20/08/2016

L'avantage de mes commentaires à moi, c'est qu'ils sont compréhensibles par tout le monde. Ce qui n'est pas tout-à-fait le cas du dernier vôtre. On attend l'avis du pongiste petard...

Écrit par : Géo | 20/08/2016

Voilà bien dix ans, Géo, que petard et moi essayons de vous libérer de la pesanteur. Va-t-il enfin trouver la bonne raquette ?

Écrit par : rabbit | 20/08/2016

Sauf que la pesanteur me semble de votre côté. Petard n'est apparu qu'assez récemment, me semble-t-il, et me semble aussi léger que moi sur les bondieuseries : lisez son dernier commentaire...

Écrit par : Géo | 20/08/2016

Ne prenez pas nos lecteurs pour des canards sauvages ! Selon Sénèque, et en remontant jusqu'à l'épisode tragique de Kaedi, petard était déjà en germe dans vos commentaires avant de devenir une réalité tangible.

Écrit par : rabbit | 20/08/2016

On trouve ici dans les commentaires la "pesanteur" et la grâce et les attribuer au pseudo de notre choix.

Écrit par : Ambre | 21/08/2016

Oui, Simone.

Écrit par : rabbit | 21/08/2016

En voiture Lapin (*-*)!

Écrit par : Ambre | 22/08/2016

Rabbit n'est pas un scientifique. La poutre dans son oeil lui est certainement plus légère que la paille dans celui du voisin...

Écrit par : Géo | 22/08/2016

Belle lecture ce matin au réveil :
« La vieillesse signifie éboulement dans la mémoire et durcissement des services. Les os se cassent, les sentiments pourrissent. Oui, nos défauts s’accusent, tonifiés par nos qualités mêmes. Exister nous tue »
Mais aussi :
« On est tout à la fois croyant et incroyant. Le choix se fait sans cesse et presque à notre insu, dans le dédale de l’âge où je trébuche. L’espoir même que j’ai et les miettes de la beauté du monde qui s’éparpillent en moi… des nuages dans le ciel aux arbres sur la terre qui attendent le cri du corbeau, tout me fait sentir mon rapprochement avec les bêtes. Il me semble arriver au bout d’un corridor.»
« On meurt, on va être rapatrié en Dieu. Outre-tombe, j’habiterai tout ce que j’ai été : ce nuage, cette source, ces rues, ces prés, cette maison… »
Maurice Chappaz (cf. Passion de lire).

Écrit par : Ambre | 22/08/2016

Ouille, on va une fois de plus ne pas être d'accord, Ambre. Les grands pontes de la littérature de chez moi, ei sunt : ce vieux con de Chessex et son équivalent valaisan, que vous citez, je les trouve imbuvables. Avec leur thuriféraire, que vous citez également et qui, accessoirement me traite de hyène quand je cherche à le défendre, ce pauvre JLK le Sénile.
Soit dit entre nous, j'aurais aimé avoir été le médecin qui "assassine" le vieux con sur scène. Vous auriez lu la lettre d'insulte à ce médecin que la donzelle lettreuse a écrite à la suite de cet événement dans la presse dominicale, vous n'auriez aucune peine à comprendre...
Les extraits que vous citez de Chappaz sont parfaits pour expliquer ma détestation. Je n'aime pas les croyants : ils ont renoncé à leur condition d'homme pour devenir ou rester esclave. C'est plus sûr et plus confortable.
Deux ou trois jours avant sa mort, j'ai dit à mon ex-femme devenue ma meilleure amie, que mourir, cela va être juste s'éteindre. La souffrance, elle est pour ceux qui restent...
Presque six ans se sont écoulés et c'est exactement ce qui s'est passé. La cicatrice commence petit à petit à se refermer. Sa maison - le château en Espagne - a été remise dans les mains de ses meilleurs amis. Mais elle n'est jamais réapparue sous forme de fantôme dans ses ruines et si un être humain avait pu le faire, c'est bien elle. Elle est morte, elle était comme vous et moi une cellule du corps "Humanité" et elle ne renaîtra jamais, même si les atomes qui la constituent sont nés lors du Big Bang il y a 13.8 milliards d'années. Avant la naissance de notre planète...

"Peut-être que croire en Dieu se résume à espérer qu'il existe"
Jean d'Ormesson, cité par Christophe Passer, journaliste.

Écrit par : Géo | 22/08/2016

«C’est assez,
Sauvons-nous de ces dieux qui nous ont menacés».
Et petard, dans tout ça ? On retrouve son personnage au prochain acte ? C'est enfin lui le traître ? Parce que dans vos commentaire, il y a déjà énormément de traîtres...

Écrit par : rabbit | 22/08/2016

Petard nous parle de calamin et ne consulte plus ses mails. Petard nous reproche de jouer indûment au ping-pong sur le blog de M.Gilbert, puis se casse.
Que vous dire d'autre ?
"Traître" n'est pas le mot. Ne pas être sur la même longueur d'onde n'est pas de la traîtrise. Peut-être qu'on devient ermite parce que c'est fatigant d'entendre les autres brouiller systématiquement ce que vous avez à dire ?

Écrit par : Géo | 22/08/2016

Que nibe ! On devient ermite parce que l'on estime inutile d'ajouter quoi que ce soit à ce qui est. Ce qui a été et ce qui sera n'ont aucune utilité, et tout le monde peut constater ce qui est. Donc, soyons ! Pour Bergson, notre intelligence n'est pas faite pour penser l'évolution, c'est à dire la continuité d'un changement qui serait mobilité pure: nous nous représentons le devenir comme une série d'états homogènes (quelque chose comme le paradoxe d'Achille et de la tortue). Cela dit, ô Géo, la méditation devrait combler nombre de vos attentes sur le sens de tout ce Machin.

Écrit par : rabbit | 22/08/2016

Je passe une bonne moitié de ma journée à méditer sur mon vélo. Il est vrai que la relation difficile entre mon périnée et la selle dudit vient parfois troubler la quiétude de ma méditation...
Je ne pense pas que quelque méditation sur quoi que ce soit peut donner une réponse quelconque sur le sens du Grand Machin : il n'en a pas et n'en aura jamais pour nous, pauvres humains, poussières infimes perdues dans l'immensité de l'Univers, qui lui-même, si cela se trouve, n'est peut-être qu'une poussière dans un autre Univers, qui sait ?
C'est probablement le premier pas de la sagesse : renoncer à trouver un sens à la vie. Et savoir profiter de ce qui reste de cette vie sans se croire obligé de "rentabiliser l'abonnement". Je suppose que vous voyez ce que je veux dire...

Qu'est-ce qu'une fourmi sait de l'Univers, du Big bang ? Pas grand chose. Sommes-nous sûrs d'être si différents de la fourmi ? Nous savons plus de choses qu'elle, mais comme elle nous restons à quai - et le resterons vraisemblablement à jamais - sur les questions essentielles que recouvre l'idée de "dieu" (qui ne résout rien du tout : qui a crée dieu, mmmh ?) citée ci-dessus...
("Mais il nous reste à comprendre pourquoi des molécules ont eu la drôle d'idée un jour de se reproduire.")

Écrit par : Géo | 22/08/2016

Et les cellules de se diviser...
Petite précision: la méditation consiste juste à percevoir pleinement sa propre existence et le monde qui est autour. C'est plus difficile qu'il n'y paraît: une prochaine discipline olympique ?

Écrit par : rabbit | 22/08/2016

"Ouille, on va une fois de plus ne pas être d'accord, Ambre."
... et j'avoue que cela me réjouit.

Écrit par : Ambre | 22/08/2016

"... et j'avoue que cela me réjouit." Grand bien ! Personnellement, j'avoue que cela m'indiffère, d'autant que vous n'expliquez ni pourquoi ni comment...

rabbit@ La méditation, on ne parle que de ça dans les magazines féminins, c'est vous dire à quel point c'est sérieux...
Un vieux guide des Plans, il y a fort longtemps, parlait de la randonnée en peau de phoques comme d'une "méditation respiratoire". Le yoga des Alpes, en quelque sorte. Je pratique l'art de la "méditation respiratoire" depuis l'âge de cinq ans.
J'ai tendance à considérer que ce que l'on découvre soi-même a plus de valeur que ce que nous enseignent des "coachs" même très chers payés. Après tout, nous sommes tous différents et personne ne peut mieux me connaître que moi...

Écrit par : Géo | 23/08/2016

Merci de patienter, nous cherchons votre correspondant...

Écrit par : rabbit | 23/08/2016

Rabbit : vous me faites rire.

Il y a un article dans le JDD de ce week-end sur le Château de Kronborg. On ne parle que de Hamlet en ce moment.
Bon, je-dis-ça-je-dis-rien.

Méditons.

Écrit par : Ambre | 23/08/2016

Kronenburg est un quartier à l'ouest de Strasbourg, où se trouve une brasserie célèbre. Quand on lit ce que Shakespeare a écrit sur Hamlet, on se rend compte que ces deux-là ne buvaient pas que de l'eau. Ces prochains jours, il fera en Suisse un degré de moins qu'à Shanghai. Mais, comme c'est la période des typhons à Shanghai, la température devrait chuter après le passage du premier d'entre-eux et ce sera soudain l'automne. En Suisse, il n'y a pas de typhons: ça peut durer indéfiniment. Et chez vous, Ambre, on prend ça comment ?

Écrit par : rabbit | 25/08/2016

"C'est probablement le premier pas de la sagesse : renoncer à trouver un sens à la vie."

Mais pourquoi diable cette phrase de Géo m'interpelle ?

Elle me semble vide. Elle met en lumière une contradiction.

"On enseigne le mieux ce qu'on a le plus besoin d'apprendre."
Richard Bach dans le Messie récalcitrant.

Écrit par : Pierre Jenni | 25/08/2016

@ Rabbit : ici on prend l'air comme on peut. C'est Hot! Mais je bois de l'eau. Très peu pour moi la Kronenburg.
@ Pierre Jennifer : "Tout ce que je sais c'est que je ne sais rien". (Socrate)

Écrit par : Ambre | 25/08/2016

https://youtu.be/k028-NETGOQ

Hors sujet mais j'adore et Richard Bach m'y a fait penser.

Écrit par : Ambre | 25/08/2016

Au cours de ces dernières années, nous avons eu maintes fois l'occasion de constater que Géo fait plus dans le domaine du paradoxe, que dans celui de la contradiction. Ambre devrait être d'accord sur le sujet, puisqu'elle a écrit une grande partie de la pièce que nous jouons ce soir.
Tout comme "Harold et Maude" deux ans plus tôt, le film "Jonathan Livingstone Seagull" a pour toujours marqué l'esprit de votre serviteur par son état d'esprit libre et spontané, caractéristique des années 1970. On en est loin de nos jours.

Écrit par : rabbit | 25/08/2016

J'ai revu il n'y a pas longtemps Harold et Maude, pour la énième fois. J'aimerais vieillir et mourir comme elle (*_*). Première étape : trouver le collégien pour m'amuser follement avec lui. Hi!
Goodyear night Tsss! Cette tablette est débile, quand j'écris Good elle note Goodyear!

Écrit par : Ambre | 25/08/2016

"Elle me semble vide. Elle met en lumière une contradiction."

Vous n'avez pas lu mon commentaire...ou alors vous lisez trop vite ?

Écrit par : Géo | 26/08/2016

Sorry Géo, je n'ai pas votre niveau d'abstraction et lorsque j'essaie d'être succinct je parle mal.
Le vide que j'éprouve à la lecture de cette phrase provient d'abord de mon manque et de la conviction que vous touchez là un point fondamental de la tragédie humaine. Je doute cependant de notre capacité à la transformer en comédie et votre présence remarquée sur les blogs semble suggérer que vous avez autant, si ce n'est plus, que moi de la peine à juste jouir sans questionner.

La contradiction s'exprime ainsi et la phrase de Bach vient expliquer cela.
Mais puisqu'on est dans les citations, j'en ai une pas mal de mon vieux que j'ai certainement déjà dû vous balancer quelque part mais je ne résiste pas à vous la renvoyer.
"L'imperfection fait partie de la perfection de la création à laquelle elle donne le mouvement"

Écrit par : PIerre Jenni | 26/08/2016

La chose abstraite est de nature plus simple que la chose concrète, mais cela ne signifie pas pour autant qu’elle n’en soit qu’une version erronée. De ce fait, elle navigue entre le possible et l’impossible, le nécessaire et le contingent. Par contre on peut se poser la question de savoir si l’ensembles de choses abstraites peut avoir une réalité, voire constituer un univers concret. Mais de tout cela, Géo s’en tamponne le coquillard. Il est fait de la terre qui l’a vu naître et il n’est parcouru que de courants telluriques et sismiques. Plus concret, tu meures...

Écrit par : rabbit | 26/08/2016

Vous êtes sur une voie erronée, rabbit." Mais comme les dieux sont des personnifications indubitables de forces de l'âme, l'affirmation de leur existence métapsychique est tout autant une présomption de la raison que l'opinion qui prétend qu'ils pourraient être inventés de toute pièces".

C.G.Jung in "Wotan", Aspects du drame contemporain.

Et réciproquement.

Géo

Écrit par : Géo | 26/08/2016

"vous avez autant, si ce n'est plus, que moi de la peine à juste jouir sans questionner."
Mais j'ai beaucoup de plaisir à questionner ! Chacun jouit comme il peut, hein ?

Écrit par : Géo | 26/08/2016

J'adore ce genre de subtilités juridiques: il est inutile de prouver ce que l'on dit, puisqu'il suffit de le dire pour que cela soit vrai. Pour en revenir au tellurique, savez-vous que l'on trouve du plomb, du zinc et probablement de l'argent, ainsi que du gaz naturel et du sel dans le Vallon de la Gryonne?

Écrit par : rabbit | 26/08/2016

« Pour en revenir au tellurique »

Au vu des événements tragiques de ces derniers jours... et de ceux qui nous pendent au nez...
je ne comprend pas pourquoi, dans certaines régions on a pas davantage poussé ce type de logements:

www.google.ch/search?q=shipping+container+house&biw=2045&bih=1270&tbm=isch&tbo=u&source=univ&sa=X&sqi=2&ved=0ahUKEwjIjpDyjN_OAhUmDsAKHZBFBKoQsAQIIg

«I think» qu'il n'y a pas assez à gagner pour les prédateurs genre: saules pleureurs de la CVI...

Écrit par : petard | 26/08/2016

Aux Pays-Bas, ça pousse comme les tulipes.

Écrit par : rabbit | 26/08/2016

Ce ne serait pas plutôt ça ?
https://www.google.ch/search?q=tiny+house&client=firefox-b&tbm=isch&tbo=u&source=univ&sa=X&ved=0ahUKEwiS0db8oN_OAhWkAsAKHYP_Dq8QsAQIHQ&biw=1280&bih=607

"J'adore ce genre de subtilités juridiques: il est inutile de prouver ce que l'on dit, puisqu'il suffit de le dire pour que cela soit vrai."
Subtilité juridique jamais employée par vous, bien entendu...

"on trouve du plomb, du zinc et probablement de l'argent, ainsi que du gaz naturel et du sel dans le Vallon de la Gryonne?" Mis à part le sel, relativement connu et exploité depuis pas mal de siècles (les salines étaient la plus grande industrie vaudoise en leur temps...), le reste se trouve en tellement faibles quantités que l'on pourrait en dire autant de n'importe quelle partie du monde...

Écrit par : Géo | 26/08/2016

金窝银窝不如自己的草窝 (A chaque oiseau son nid est beau).
Si l'obscurité fait obstacle à la lumière, elle est aussi le prix de la profondeur. Comme bruit de fond c'est très pratique et facile à produire.
A part ça, il y a aussi de l'or natif dans la Broye fribourgeoise: je suppose qu'il est inutile de me déplacer ?

Écrit par : rabbit | 26/08/2016

Frère rabbit raisonne comme un papoose. Le seul qui se fait plein de fric dans une ruée vers l'or, c'est celui qui vend des pioches et des bâtées...
Chercher de l'or en Suisse est un hobby pratiqué par quelques passionnés. "Nus & Culottés" en a fait une émission en 2015...

Écrit par : Géo | 26/08/2016

Dois-je subodorer une brève allusion à Oumpah-Pah, de la tribu des Shavashavas, et à son équipier Hubert de la Pâte Feuilletée? Journal de Tintin, 1958 à 1961. Des années au goût de Bazooka géant et de grenouilles au Coca. Il reste peu de gens de cette époque (du moins en bon état).

Écrit par : rabbit | 26/08/2016

«Des années au goût de Bazooka géant et de grenouilles au Coca.»

…et des petits paquets de Sugus, du Vivi Kola (avec son étiquette en papier où il y avait un nè… dessus), du Leco, des premiers Carambars, de l'Ovo Sport, des Tiki que l'on plongeait dans un verre d'eau pour faire de la limonade...

Et le poste à galène ? Vous souvenez de cette petite boîte rouge avec un seul bouton dessus, avec lequel on écoutait Radio Sottens…

Aaaaah, l'ancêtre de la RTS… avec les "Nouvelles" à midi pile poil… au troisième top il sera exactement… tut… tut… Tüüüt…

Et le trio du samedi soir: Albert Itten, Lucien Monlac et Henry Marti… «Santé, conservation et à dans quinze jours, à la même heure»…

Petit cadeau ici:
www.rts.ch/archives/radio/humour/quart-d-heure-vaudois/3293964-quart-d-heure-vaudois.html

Écrit par : petard | 26/08/2016

@ pétard : mais vous aviez quel âge en 1958 (0_0)?
Ça fait vraiment propos de vieux combattants ce que vous écrivez, sauf votre respect.

Écrit par : Ambre | 26/08/2016

@ pétard : mais vous aviez quel âge en 1958 (0_0)?
Ça fait vraiment propos de vieux combattants ce que vous écrivez, sauf votre respect.

Écrit par : Ambre | 26/08/2016

« mais vous aviez quel âge en 1958 (0_0)? »

C'est marrant, c'est le genre de détail, dont je ne me rappelle pas…

Tout ce que je sais, c'est que j'ai bien passé l'expertise. Freins, embrayage, boîte, suspensions, tout est ok. Même le crochet de remorquage est toujours en place, prêt à dépanner une cariole en panne de radiateur...

Écrit par : petard | 27/08/2016

Vous subodorez juste, Nanabozho. Et il y avait aussi un Allemand, Ktazenblummerschwischundwagenplaftenbomm, parce que 13 ans après la guerre, l'ennemi était toujours et encore l'Allemand et non l'Anglais, comme il eût été plus correct historiquement...

Écrit par : Géo | 27/08/2016

@petard: je veux bien vous croiser sur la route sima voiture tombe en panne !

Écrit par : Ambre | 27/08/2016

Ouais, en effet, petard fait très collégien ces temps...

Écrit par : Géo | 27/08/2016

"Collégien ? Alors ce pourrait être mon Harold? Mmm!

Écrit par : Ambre | 27/08/2016

Je vous parle d'un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître...
Petard a omis de mentionner la pièce policière du mardi avec Picoche et le disque préféré de l'auditeur, où Patrice & Mario raflaient la première place tous les dimanches.
Et si l'on remonte encore plus loin, on peut se souvenir d'avoir entendu Jack Rolland et Geniève Tabouis à la TSF.
Mais là, on arrive déjà à une époque où les cartes de rationnement avaient encore cours et où, dans les pays voisins, on voyait des affiches mettant en garde les enfants contre les obus non-explosés.
Tout ça ne nous éloigne-t-il pas du sujet ?

Écrit par : rabbit | 27/08/2016

C'est vrai que vous êtes à double action, Ambre. Et moi à action simple. C'est un facteur d'incompréhension. Bien sûr que je visais votre phrase sur Harold et Maude...

Écrit par : Géo | 27/08/2016

Me semblait bien qu'on fricotait dans un club de sexas plus trop sexys.
Qui se ressemble s'assemble.

Écrit par : Pierre Jenni | 27/08/2016

Ah, ah, le disque préféré de l'auditeur ! Ce n'était pas avec l'abominable Colette, dont le mépris pour ses cherszauditeurs suintait à chaque phrase ?
C'est vrai que tout ça n'est pas très sexy...
Vous suivez les encierros d'Estavayer, rabbit ? Les bestioles me semblent nettement plus lentes que celles de Pamplona...
C'est peut-être la chaleur...

Écrit par : Géo | 27/08/2016

@P.Jenni : "plus trop sexys"! Mais vous n'en savez rien! C'est sûr qu'on ne se retourne plus sur mon passage mais bon, au royaume des aveugles... Hi!

Écrit par : Ambre | 27/08/2016

La lutte écossaise c'est plus sexy, en kilt. (*_^)

Écrit par : Ambre | 27/08/2016

Ambre, vous êtes une obsédée sessuelle, dirait Zazie. Je me souviens vous avoir fait une description la plus crue possible de ce que voulait dire le sexe lorsque "au delà de cette limite, votre ticket n'est plus valable", ou "adieu aux armes" si vous préférez Hemingway à Gary. Et vous avez largement exprimé votre...dégoût ?
Donc, les grosses bestioles, avec ou sans slip...
Et à propos, puisqu'un jour vous avez dit apprécier Mélanie Courbalian (j'espère que je n'amoche pas son nom...), je ne résiste pas au plaisir de vous raconter l'interview de Guy Marchand, parachutiste, boxeur, crooner et acteur français. Qui a joué le rôle de Nestor Burma, le héros des polars de Léo Malet. Mélanie C. le branche sur ces traces-là et Guy M. : "Aaah, Léo Malet ! J'étais allé le voir quand il avait passé 80 ans...Vous savez ce qu'il m'a dit ? Il s'est plaint des difficultés de l'âge, en particulier sexuelles : "à mon âge, on ne me suce plus, on me mâche..."
C'était à la radio, dommage, on n'a pas pu voir la tête de la Mélanie...

Écrit par : Géo | 27/08/2016

Je ne me souviens vraiment pas de ce que vous écrivez. Ca m'inquiète d'ailleurs, ma mémoire est de plus en plus vacillante. J'aime Gary ET Hemingway. Je connais mieux les ouvrages de Gary que ceux de Hemingway.
Je n'ai pas écouté Mélanie depuis pas mal de temps... et G.M. n'est vraiment pas tasse de thé, il vieillit mal.

Écrit par : Ambre | 27/08/2016

Comme on fait dans le rétro, je viens de regarder une émission de "Continents sans visa" du 4 mars 1965, au cours de laquelle on évoque le sort des 100'000 Européens encore présents en Algérie. Le charcutier de Bab el Oued se plaint que la vente de saucisses est en chute libre: ce n'est pas une révélation. Par contre, on chuchote que nombre de laissés pour compte, lors des rapatriements ayant précédé l'indépendance, cherchent à fuir clandestinement. C'est curieux, cette manie de fuir les rivages africains qui perdure encore à ce jour. Vous ne trouvez pas, Géo ?

Écrit par : rabbit | 27/08/2016

Dites-nous Géo, on fait comment pour ne pas être obsédé par ce qu'il y a de meilleur au monde.

Écrit par : Pierre Jenni | 27/08/2016

Les flux rabbit, ça va, ça vient. Je viens d'entendre à la radio que le Japon investit massivement sur le continent africain et vise la séduction en s'occupant de santé et d'éducation. Juste l'inverse des Chinois qui sont à peine plus fins que les bulldozers qu'ils apportent pour construire les infrastructures destinées à acheminer les produits de première nécessité produits en masse dans leur grenier.

Écrit par : Pierre Jenni | 27/08/2016

"C'est curieux, cette manie de fuir les rivages africains qui perdure encore à ce jour." Pour les Européens. Mais les Chinois, mais les Japonais...

"et G.M. n'est vraiment pas tasse de thé, il vieillit mal." Ben oui, justement. Et on aurait aimé voir la tête de la Mélanie à ce sujet...
Maintenant, "mal", c'est une question de point de vue.

"Dites-nous Géo, on fait comment pour ne pas être obsédé par ce qu'il y a de meilleur au monde." Je vous dis que vous êtes juste un frimeur, Jenni. C'était ce qu'il y a de meilleur il y a trente ans, pour vous et moi...

Écrit par : Géo | 27/08/2016

"le Japon investit massivement sur le continent africain et vise la séduction en s'occupant de santé et d'éducation." Sauf que nous, on fait ça depuis les années 60, sans aucun succès.
La revue "Un seul monde", l'organe de la DDC (Direction pour le développement et la coopération suisse)de mars 2008 dans l'éditorial "Périscope" indiquait:
"Entre 1990 et 2005, les guerres ont coûté à l'Afrique l'équivalent de quelque 353 milliards de francs. Ce montant comprend les coûts directs des conflits (...)
Il correspond à peu près au volume de l'aide internationale attribuée au continent noir durant cette même période."

Écrit par : Géo | 27/08/2016

Frimeur dans le sens "t'as vu mon engin, tu veux y goûter ?"
Sans chimie je ne bande pour ainsi dire plus et les derniers élans de libido sont accueillis chaleureusement. Mais je persiste. Je n'ai encore jamais rien trouvé d'aussi bon. Et c'est pas faute de n'avoir pas essayé, je suis de nature plutôt curieuse.

Écrit par : Pierre Jenni | 27/08/2016

Les Japonais sont condamnés à l'exil, parce que leurs îles sont inexorablement condamnées à disparaître sous l'océan. Monsieur Jenni, puisque vous traînez dans les parages et que vous avez étudié le bouddhisme vajrayana dans la région autonome du Xizang, vous êtes la personne toute désignée pour dire votre sentiment sur cette formule de Marcel Granet à propos de la pensée Chinoise: "On constatera que des traits bien accusés caractérisent la pensée chinoise. Elle est orientée vers la culture et non vers la pure connaissance ; elle tend à la sagesse et non à la science. Elle relie l’homme à l’univers, car la nature ne forme qu’un seul règne. Il faut insister sur ce sentiment intime de l’unité du monde. Les Chinois ne songent pas à opposer le sujet et l’objet ; ils les relient. Dans cette pensée, rien ne répond à notre rationalisme, et encore moins à notre criticisme. L’ordre unique qui préside à la vie universelle se réalise concrètement par l’Entente mais ne s’exprime pas abstraitement par la Loi. La sagesse des hommes et l’ordre de la nature sont en harmonie ; la société et l’univers forment un système de civilisation."

Écrit par : rabbit | 27/08/2016

En fait, c'est une addiction comme toutes les autres. Avec juste une petite contrainte de rien du tout : il y faut la partenaire idéale...
J'ai essayé les prostituées, même très jolies : pas la peine...
La partenaire idéale m'a quitté pour un autre. 50% négatif, 50% positif...
Si elle était restée avec moi, j'écrirais le même genre de conneries que vous, probablement. Et maintenant, j'ai trouvé d'autres addictions : l'endorphine, l'adrénaline et la dopamine adviennent de diverses manières...

Écrit par : Géo | 27/08/2016

Ambre: avez-vous la moindre idée du sujet traité actuellement ?

Écrit par : rabbit | 27/08/2016

Rien de ce qui se passe sous le kilt des messieurs n'est étranger à Ambre...

Écrit par : Géo | 27/08/2016

Oula, c'est dense.
Je savais que je ne devais pas...
Bon je vais ressayer différemment.
Loin de moi l'idée de définir ce qu'est un Chinois ou un Japonais. Au delà du Vaudois je ne suis déjà plus très sûr.
En revanche, pour ce qui est de la nature humaine dans ses composantes essentielles et basiques, j'ai ma petite idée.
Alors oui, le Japon est un peu contraint de s'émanciper de son île et pas seulement pour des questions géologiques ou géographiques et il le fait très bien, en douceur, depuis quelques décennies.
La Chine est un grand pays qui doit aussi voir le monde d'après sa mesure et il est bien possible que les Chinois voient peut-être un peu trop grand.
Mais là on parle des décideurs politiques et de leurs visions qui semblent relativement éloignés de la sagesse millénaire. Lorsqu'on parvient à un exécutif c'est qu'on a montré patte blanche et qu'on file doux. La compétition mondiale est acharnée, les rapports de force constants et le Yi-King n'est certainement pas le livre de chevet de ces messieurs-dames.
Et cet ouvrage reste un mode d'emploi très pragmatique et guerrier, je soupçonne Confucius d'être derrière comme Mahommet avec son Coran, encore bien loin des considérations qui vous occupent ici rabbit.
Donc pour en venir à votre question, bien que seul le héros de mon polar connaisse le désert du Tacklamaakan et que j'en sais autant sur le bouddhisme du grand véhicule que ma fille au volant d'un autre véhicule, je suis obligé de rejoindre mon vieux pote qui me contredit dans notre premier ouvrage publié, Provocations, et vous répondre qu'il y a certainement une réalité contemporaine illusoire, et projetée par chacun de nous en autant de vérités, et une destination ultime qui mélange les genres et fourvoie les sâdhakis dans leur quête inaccessible.
J'ai opté pour ma voie du milieu qui consiste à garder les pieds sur terre et goûter ses fruits avec délectation. Ni sagesse, ni science, un zeste de culture sans espoir de connaissance, un respect méfiant des lois en attendant l'entente promise à ceux qui envisagent l'unité du monde.

Écrit par : Pierre Jenni | 27/08/2016

Sacré Géo ! La tendresse transpire derrière cette hargne. Merci pour ce témoignage qui me permet de mesurer la blessure et traduire le reste.
Je ne vais pas me risquer à donner des conseils à un vieux loup de votre trempe, mais saviez-vous que toutes ces substances qui semblent vous procurer des plaisirs alternatifs à la relation sexuelle sont toutes développées simultanément dans la consommation de l'acte. Les tantriques s'en sont inspirés pour accéder à un niveau de connaissance rare que je confirme par l'expérience.
Il n'y a pas de partenaire idéale. C'est une pure projection d'un manque. Il n'y que l'acte dans lequel les protagonistes ont l'immense gratification de disparaitre en transcendant les limites matérielles de leur enveloppe charnelle.

Écrit par : Pierre Jenni | 27/08/2016

"mais saviez-vous que toutes ces substances qui semblent vous procurer des plaisirs alternatifs à la relation sexuelle sont toutes développées simultanément dans la consommation de l'acte."
Vous êtes comme Ambre, à double action. Je vous dis : les relations sexuelles produisent ces substances et vous me répondez, ces substances sont produites par l'acte sexuel...
Et donc, je vous ai dit que ces substances peuvent être produites différemment...

Écrit par : Géo | 27/08/2016

"Il n'y que l'acte dans lequel les protagonistes ont l'immense gratification de disparaitre en transcendant les limites matérielles de leur enveloppe charnelle."
Mmmmh, on sent le vieil hippie rassis à dix kilomètres. Rassurez-vous, il m'est arrivé de baiser quelques fois aussi...

Écrit par : Géo | 27/08/2016

Bon Géo, trêve de manières et de pinaillage sémantique, tu baises ?

Écrit par : Pierre Jenni | 27/08/2016

"La tendresse transpire derrière cette hargne. Merci pour ce témoignage qui me permet de mesurer la blessure et traduire le reste."
C'est marrant, ça. Je n'y ai mis aucune tendresse, aucune hargne et je ne ressens aucune blessure. Je ne crois pas que vous êtes capable de juger les Vaudois...

Écrit par : Géo | 27/08/2016

Bon, alors tout est bien dans le meilleur des mondes.
Et puis si le partenaire fait défaut, y'a des alternatives.

Écrit par : Pierre Jenni | 27/08/2016

"Bon Géo, trêve de manières et de pinaillage sémantique, tu baises ?"
Je vais vous dire un truc, Jenni. On n'a pas gardé les cochons ensemble. Oui, c'est du rural...
L'influence d'Estavayer et de ses chemises à edelweiss, probablement...

Écrit par : Géo | 27/08/2016

Si vous saviez à quel point vous me semblez transparent. C'en est presque attendrissant. Et finalement rassurant.

Écrit par : Pierre Jenni | 27/08/2016

Je viens de voir Biver dans une de ces chemises bleu-clair. J'en veux une !
C'est ma fille qui va adorer. Elle a juste résisté à mettre un drapeau suisse au mur de sa chambre, consciente de mes réticences. Elle vote UDC et s'entraîne à Macolin.

Écrit par : Pierre Jenni | 27/08/2016

@ Rabbit : "le sujet traité actuellement" est une espèce de France-Cul non? Je suis finalement plus réceptive à une "Philosophie dans le boudoir" (=_=)

Apparemment Pierre Jenni les substances chimiques que vous ingurgitez pour b..der (quel pied) vous montent aussi dans le ciboulot là. Pauvre sexe.

Écrit par : Ambre | 27/08/2016

Que de pudeur Ambre. Bander n'est qu'un phénomène parfaitement naturel de ce sac de peau qui constitue notre véhicule ici-bas.

Écrit par : Pierre Jenni | 27/08/2016

"Il n'y que l'acte dans lequel les protagonistes ont l'immense gratification de disparaitre en transcendant les limites matérielles de leur enveloppe charnelle."
J'ai manifestement été trop gentil. 99 fois sur cent, la femelle s'emmerde en baisant. Et le Georges s'y connaissait, en femelles. Et donc, vous faites partie de ces pauvres mâles qui se figurent qu'ils rendent "heureuses" leurs femelles au prétexte qu'elles se donnent une peine de chienne pour faire semblant de jouir.
Et c'est moi qui serais transparent ? Effectivement, comme le dit Ambre et c'est plutôt rare que nous soyons d'accord, votre relation avec le sexe ne fait pas envie. Tout mais pas ça, en quelque sorte...

Écrit par : Géo | 27/08/2016

Bon, c'est vrai que sexe et romantisme ne font pas toujours bon ménage.
Mais je parle d'autre chose. Le tantra est une discipline. Heureusement pas accessible au plus grand nombre qui s'empresserait comme vous de le pervertir.
Alors je laisse Ambre à son boudoir en espérant qu'elle ose tout de même se déshabiller et Géo à ses considérations machistes qui réduisent le sexe à la satisfaction d'un plaisir éphémère.
C'est vrai que le sexe vu ainsi à un côté tristounet.

Écrit par : Pierre Jenni | 27/08/2016

@ Geo : votre "relation au sexe" n'est guère plus réjouissante.

Salut...

Écrit par : Ambre | 27/08/2016

J'espère que l'orage va calmer toute cette agitation. Nous avons frôlé l'ébullition cérébrale ce soir. Cette température n'est pas faite pour les tempéraments nerveux et les personnalités instables.

Écrit par : rabbit | 27/08/2016

« Je viens de voir Biver dans une de ces chemises bleu-clair »

Ben voilà, ça ne m'étonne pas. Quel opportuniste ce gaillard !

Ce mec est capable de faire en sorte que ces chemises se vendront 300 balles chez Globus !

Merde ! fallait qu'il se mêle de ça encore.

Écrit par : petard | 28/08/2016

Il y a deux Biver: tout comme il faut distinguer saint Côme et saint Damien, ou le Dr Jekyll and Mr Hyde. Sur lequel êtes-vous en train de dégoiser séant ?

Écrit par : rabbit | 28/08/2016

Celui qui est admiré par les bobos: le génie du groupe LVMH...

Faut lui reconnaître qu'il a le talent de faire le buzz avec n'importe quoi.

C'est assez piquant. La presse parle ces jours-ci de cette chemise comme pour la mettre en parallèle au voile islamique, au burkini... histoire de dénoncer que nous avons un chiffon identitaire avec de la "nauséabonderie" en prime.

Et pourquoi pas, confondre nos armaillis de la Gruyère avec des juifs orthodoxes...

Écrit par : petard | 28/08/2016

Mais comment Monsieur Arnault peut-il tolérer cet olibrius ? Ce qui va arriver, c'est que les Chinois renoncent à acheter des sacs Vuitton par crainte de perdre la face. Alors là, on sera mal...
Si j'ai bien compris votre conclusion, la Gruyère serait aussi à vendre ?

Écrit par : rabbit | 28/08/2016

Avec le premier prix d'un sac V. On peut faire deux AR en Chine (^_^)

Écrit par : Ambre | 28/08/2016

Vous avez parfaitement raison de le souligner, ô Ambre ! On voit que vous fréquentez des économistes de haute volée. Votre réflexion se fonde sur la notion du "Taux marginal de substitution", qui correspond à la quantité nécessaire de bien Y à laquelle le consommateur doit renoncer afin d'augmenter d'une unité la consommation du bien X tout en maintenant l'utilité constante. En clair, et même si un sac Vuitton et un voyage en Chine n'ont rien en commun sur le plan de la valeur, il est intéressant d'apprendre que pour 1 sac Vuitton en moins, on peut aller 2 fois plus en Chine. C'est Géo qui va en être soufflé.

Écrit par : rabbit | 28/08/2016

Hi!

Écrit par : Ambre | 28/08/2016

On est à 92 prises de bec...

C'est beaucoup pour un billet... ça suinte l'épuisement, même que le sujet à juste été effleuré...

Écrit par : petard | 29/08/2016

La curiosité de Pétard est aiguisée, il en redemande.
Et si vous preniez le relai Pétard...
Je participe volontiers.

Écrit par : Pierre Jenni | 29/08/2016

Petard est un bambin qui gribouille.

Écrit par : rabbit | 29/08/2016

Un bon dieu sommeille en chacun de nous.

Écrit par : Pierre Jenni | 29/08/2016

N'ajoutez rien, le diable est dans les détails !

Écrit par : rabbit | 29/08/2016

Je sais, c'est un pote.

Écrit par : Pierre Jenni | 29/08/2016

Pétard serait donc un gamin (0_0)?
Il joue aussi au Pokemon?
Mon quartier est envahi par les Pokemoneurs. Ça existe aussi en Suisse ces Pokemonades ? Hum!

Écrit par : Ambre | 29/08/2016

Yes Dear,
Je plains les personnes dans la quarantaine qui, pour payer leur retraite, devront un jour faire confiance à une génération qui passe son temps à chasser des pokemons: ça craint, non ?

Écrit par : rabbit | 29/08/2016

Une jeune femme hier - alors que j'étais en train de nettoyer les vitres de ma voiture en bas de chez moi en vue de mon proche voyage - m'a demandé si j'étais du quartier. Il y avait un Pokemon dans le jardin moyenâgeux derrière le Prieuré. Elle voulait savoir où était la rue qu'elle m'a montrée sur son iPhone, c'était plus rapide pour que je la comprenne (=_=). Pour aller plus vite je l'ai accompagnée. En revenant à ma voiture, un gamin était le nez sur son téléphone. Je lui demande : tu cherches un Pokemon? Oui m'a t il répondu en restant le nez plongé dans son truc. Pour me marrer je lui dis : il est dans le clocher de l'église. Tsss!

Écrit par : Ambre | 29/08/2016

1° Vous faites le tour du quartier en posant des affiches indiquant l'endroit où se cachent les pokémons, ce qui va faire tomber l'intérêt de la traque;
2° Dès que vous repérez un chasseur, vous l'envoyez dans une fausse direction: il finira bien par abandonner en accusant d'escroquerie le concepteur du jeu.
Toutes les suggestions sont bienvenues.

Écrit par : rabbit | 29/08/2016

Quel dommage que je ne puisse pas joindre la photo que je viens de prendre !
Un père et ses deux fils en train de chercher des Pokemons devant l'abbatiale ! Et tout près d'eux un jeune homme assis devant l'église en train de "croquer" un dessin. Un mélange de modernité et de poésie.

Écrit par : Ambre | 29/08/2016

Michel Onfray nous dit qu'en détruisant progressivement la nature, les humains vont arriver à se détruire eux-mêmes. Mais tout cela ferait partie d'une plan de la nature pour se débarrasser des humains qui abusent d'elle. Quoi qu'il en soit la nature survivra, elle était là avant. Dans ce cadre, je pense que les pokémon sont tout simplement là pour accélérer le programme.

Écrit par : rabbit | 29/08/2016

C'est prêter à la nature un sens moral, ce qui est une sorte de substitution religieuse assez amusante chez ceux qui craignent la vengeance de Gaïa :-))) La seule chose que je retiens est "elle était là avant"... Et elle sera là après le passage des idiots voulant "sauver la planète", pas de doute là-dessus. La chasse au Pokémon est la version contemporaine de la chanson de l'été : une scie passablement ridicule mais qu'on entendait partout, et dont on n'arrivait pas à se débarrasser, au point qu'on se surprenait parfois à la fredonner sous la douche.

Écrit par : Inma Abbet | 01/09/2016

Ni la vie, ni la nature ont un sens, pas plus que cette dernière n'a de plan. Au contraire, les espèces n'ont fait que se spécialiser et se différencier au cours de l'évolution: l'harmonie n'est pas pour demain. D'ailleurs, je m'attends à ce qu'un chasseur isolé soit prochainement dévoré par un groupe de pokémon retournés à l'état sauvage.

Écrit par : rabbit | 01/09/2016

Un équilibre qui ne serait plus modifié, où plus aucun échange n'aurait lieu n'existe pas, en effet.

Écrit par : Inma Abbet | 01/09/2016

Si l'espèce humaine représente le sommet de l'évolution des vertébrés, on aurait tort de sous-estimer la concurrence de nos voisins plus discrets, comme les hyménoptères. Ceux-là sont organisés socialement depuis le Crétacé et ils sont très nombreux. Selon Bergson et Géo, il conviendrait de surveiller en priorité les fourmis, avant qu'il ne soit trop tard...

Écrit par : rabbit | 01/09/2016

Si l'espèce humaine représente le sommet de l'évolution des vertébrés, on aurait tort de sous-estimer la concurrence de nos voisins plus discrets, comme les hyménoptères. Ceux-là sont organisés socialement depuis le Crétacé et ils sont très nombreux. Selon Bergson et Géo, il conviendrait de surveiller en priorité les fourmis, avant qu'il ne soit trop tard...

Écrit par : rabbit | 01/09/2016

« il conviendrait de surveiller en priorité les fourmis, avant qu'il ne soit trop tard...»

Effectivement !

Le dernier délai pour échanger le contenu des boîtes de Frigor cachées dans les entrailles du pétrin* hérité de grand-maman Célestine et emballées dans le cahier culturel du NQ du 16 avril 1992, échoit le 30 avril 2020...


*pétrin de Célestine
Dans le soubassement de ce meuble en merisier massif, il y a un tiroir et un petit placard clos avec deux portes moulurées. En dehors de sa vocation première de pétrin, le meuble pouvait servir à garder son blé... d'où...

Écrit par : petard | 02/09/2016

« le meuble pouvait servir à garder son blé...»

d'où... l'idée de faire mentir l'expression: « être dans le pétrin»

Écrit par : petard | 02/09/2016

Les Frigor sont garantis au moins 28 ans? En voilà une nouvelle stupéfiante. Probablement grâce aux nanoparticules. En modifiant les propriétés ondulatoires des électrons du fromage, la durée de vie des fondues Gerber pourra être allongée de 100 ans.

Écrit par : rabbit | 02/09/2016

Ce qui n'est pas sans causer un colossal problème à la gestion des stocks et l'équilibre du bilan. Raison pour laquelle l'obsolescence artificielle est encore la moins mauvaise solution. Tout comme la démocratie en politique. Est-ce que vous me suivez, petard?

Écrit par : rabbit | 02/09/2016

mmh…!

« Ce qui n'est pas sans causer un colossal problème à la gestion des stocks »

Si l’on s’en tient à la nature du contenu premier de ces boîtes, vous avez raison.

S’agissant du contenu second, il trouve son origine dans le mot figurant sur l’étiquette: «Frigor». Nos anciens, qui avaient pour habitude de ne rien jeter par la fenêtre, «poussèrent parfois le bouchon» à subtiliser des ensembles de caractères imprimés pour étiqueter leurs emballages. Avec la boîte Frigor c’était simple: avec «Frig», ils détenaient la composition «Fric» en grattant légèrement l’empattement du «g». Et avec «or», ben… c’était limpide, avec en prime une écriture dorée.

Vous vous demandez peut-être: «Pourquoi autant d’indiscrétions pour des choses que l’on souhaitait cacher?

Faut savoir qu’à une certaine époque, la fée verte était présente au dessert qui précédait la nuit de noce… ce qui n’était pas sans conséquence sur la clarté de l’esprit des descendants… d’où cette manie à vouloir tout ranger et ordonner millimétré au cordeau… pour faciliter la prise de repères des bambins quelque peu perturbés.

« et l'équilibre du bilan »

C’est sûr que tant que les wagons de zéros accrochés aux fourmis, ne s’arrêtent pas aux gares fiscales, difficile de faire descendre des contribuables.

Écrit par : petard | 02/09/2016

Petardissime !
En ce qui concerne les populations des plaines, la tradition était de ranger les éconocroques dans une boîte en métal étiquetée «Sucre»/«Zucker»/«Zucchero», placée sur une étagère dans la cuisine. Tout le monde savait alors où étaient rangés les Borrominis. En ce temps-là, on ne connaissait pas les pirates informatiques et les cambrioleurs étaient descendus manu militari une fois le seuil de l'appartement franchi. Géo a longtemps conservé la nostalgie de cette époque, jusqu'à ce qu'il comprenne que l'éternel retour cher à Nietzsche ne marchera pas cette fois-là. Depuis, il se cache dans un site nucléaire désaffecté des Alpes.

Écrit par : rabbit | 02/09/2016

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