13/11/2016

Robes de bure et cravates de velours

Il y a sept siècles, la place Saint-François était  fréquentée par des frères mineurs franciscains, qui ne sortaient de l’église et du couvent que pour cueillir des plantes vivaces ou traire une brebis. A l’exemple du Poverello d’Assise, ils se vêtaient sans faste d’une bure de  chanvre à capuche, ceinturée au ventre d’une corde blanche à noeuds. Et pour aller s’approvisionner de vin de messe chez les moines vignerons de Lavaux, ils avaient pour toute monture un vieux bardot claudiquant.

Aujourd’hui, l’esplanade de tranquillité et de prières s’est métamorphosée en carrefour urbain bruyant:  un noeud des transports publics de Lausanne,  avec des stations desservies par une dizaine de lignes de bus s’étoilant jusqu’aux campagnes vaudoises. La circulation automobile y est d’autant plus nerveuse qu’elle ne cesse d’être entravée par des plans piétonniers. Du coup, ses passants les plus pressés - je pense aux réfracteurs de la marche, qui détestent poser bêtement un pied devant l’autre - y roulent en trottinette. En rien comparable à celle de mon enfance, qui avait encore deux pneux  gonflables, et rendait jaloux les autres marmots de Montchoisi. Leur trottinette est ingénieusement repliable, et “de marque”, et c’est un émerveillement de les voir,  de dos, dévaler le trottoir de l’avenue du Théâtre, chargés d’un sac à bretelles himalayen (lui aussi labellisé). Ils ont un derrière de bureaucrate empressé et triomphant.

Perçus de face, les employés de banque ou d’assurances du Wall Street lausannois ont le sourcil qui fronce quand leur cravate se met à claquer sous la bise de novembre. Cet apparat de velours, ou de soie, peut être mauve, grège ou rouge ketchup (comme les lavallières du nouveau président des Etats-Unis,  qui seraient confectionnées au Mexique! ). Il peut être à rayures bayadères voire mosaïqué de motifs en quinconce. Et voilà un attribut de dignité professionnelle réduit à une simple attache qui flotte aux vents de Sain’f... Il n’en reste pas moins fixé à des cous, tel le licol qui harnachait les ovins des vieilles fermes monacales.

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Le sublime James Joyce lui accordait une valeur primordiale: “Peu importe mon âme, l’important est que ma cravate ne soit pas de travers.”

 

 

Commentaires

Les employés de banque dévalant l'avenue du Théâtre au guidon de trottinettes intergalactiques ont-ils les narines enfarinées d'une certaine poudre d'origine mexicaine pré-trumpienne ? Ceci pourrait expliquer cela. De mon temps, ils fréquentaient le Café Romand de vénérable mémoire. Sauf selon Géo, cela va de soi.

Écrit par : rabbit | 13/11/2016

Je me souviens en effet de la circulation à Lausanne alors que je me rendais au Conservatoire de Musique. J'étais très surprise de voir autant de circulation et m'étais réjouie d'avoir pris le bateau et le bus pour aller jusqu'à la place Saint-François (un charmant Suisse était resté près de moi pour m'indiquer la station où je devais descendre (*_*)). J'aurais complètement paniqué en voiture.
J'avoue - malgré mes plans, mon petit bouquin sur Lausanne dont j'avais coché tout ce que je voulais voir-, que je n'ai pas vu le centième de ce que j'aurais dû voir à Lausanne et j'avais repris le bateau - après une journée épuisante, sous une chaleur torride, à faire des kilomètres d'un endroit à un autre - complètement vannée. En ratant, j'en suis persuadée, des endroits (hors circuit touristique) qu'aurait pu me faire découvrir... Maître Gilbert? Hi!

Pour la cravate, le must c'est le fournisseur de Proust (j'y achetais les noeuds paps de mon aimé). Rien que ça! Il n'aimait pas les cravates et portait son noeud pap (seulement les grands jours) avec un costume en velours à grosses côtes!!! Mmm! Ben, c'était pas mal. Sûr, il n'avait rien d'un "bureaucrate au popotin triomphant".

"Selon Proust, dont les chemises, les cravates et les gilets venaient de chez Charvet, ce dernier restait "le signe d'un certain monde, d'une certaine élégance". Proust passait de longs moments chez Charvet à la recherche de la couleur parfaite pour ses cravates, tel un "rose crémeux". Les marcels de Proust venaient aussi de Charvet. Le narrateur de sa Recherche du temps perdu tue le temps avant son déjeuner chez Swann, "tout en resserrant de temps à autre le nœud d'une magnifique cravate de chez Charvet"."

Écrit par : Ambre | 13/11/2016

"ils se vêtaient sans faste d’une bure de chanvre à capuche" Aujourd'hui il me semble qu'on utilise le chanvre à d'autres fins...
Mais ce n'est pas pour le fichu nez de ceux qui se l'empoudre avec d'autres substances aux effets radicalement opposés. Je ne suis pas sûr d'avoir bien saisi "Sauf selon Géo" ? Le Café Romand est très multiculturel. Des traders aux gauchistes plus ou moins décrépis.
Les banquiers sont par nature rétrograde et il n'est donc pas étonnant qu'ils en soient restés à l'antique trottinette, plutôt que de se mettre comme tout le monde à ces roues à moteur si pratiques...
Et leurs cravates sont effectivement abominables, mais ça, ils font exprès : c'est une obligation professionnelle. Les clients se disent que quelqu'un qui porte une telle horreur ne peut pas être foncièrement malhonnête.

Écrit par : Géo | 14/11/2016

Comme je le disais dans un précédent commentaire qui avait eu l'art de faire bondir Géo, il y a deux positions de ma jeunesse sur lesquelles je n'ai pas cédé : Le port de la cravate et le mariage.
Ce n'est pas faute d'avoir douté, mais je me remercie d'avoir tenu bon. Du moins pour le second.
Pour la cravate, j'avoue ne pas comprendre l'importance que ce symbole a pris dans nos sociétés. Mais je suis obligé de reconnaître qu'un accoutrement quel qu'il soit suit des codes. Ainsi, un costard sans cravate semble incomplet. On ne sait pas comment gérer les deux derniers boutons d'une chemise dont le col se tord.
http://www.pierrejenni.ch/blog/33-la-cravate

Écrit par : Pierre Jenni | 14/11/2016

Savez-vous qu'à partir du 1er janvier 2017, les dépôts des épargnants ne seront plus sous la protection des garanties fédérales et cantonales ? Là, il y a de quoi paniquer, Monsieur Jenni.

Écrit par : rabbit | 14/11/2016

"mais je me remercie d'avoir tenu bon. Du moins pour le second."
Vous voulez dire le mariage ? JAMAIS le mariage ?
rabbit@ Merci de la piqûre de rappel. Comment faites-vous ? Vous dormez sur vos liasses de dollars ? Ou vous nagez dedans comme Onc'Picsou ?

Écrit par : Géo | 14/11/2016

Ecoutez, cher ami...
En ma qualité d'intermittent du spectacle helvétique, je ne suis pas comme vous connecté à Big Brother 7/7 et 24/24. Je dois creuser mon trou dans une montagne d'informations et trier ce qui est utile à ma survie. Or, tout en épluchant mes croissants ce matin, et trempant les catalogues de la BCGE dans mon café, je suis tombé sur cette sidérante nouvelle cachée dans une note minuscule de dernière page. Que faire ? Remplir mon coffre de lingots, ce qui ne serait pas pratique à transporter en cas d'exode (en plus, toutes mes cravates y sont rangées) ?
So what ? Bank of China again...

Écrit par : rabbit | 14/11/2016

Plus subtil: bank on China again..

Écrit par : rabbit | 14/11/2016

@ Pierre Jenni : photo de votre billet, pas de problème pour fermer "les deux derniers boutons" (÷_÷).
@ Rabbit : dans votre coffre à cravates, y a-t-il aussi une cravate en velours? (0_0)?

Écrit par : Ambre | 14/11/2016

Non, mais j'ai appris à faire les noeuds de cravate dans un exemplaire de "Playboy" en 1963. Au siècle dernier, ce magazine fut d'une grande utilité dans l'éducation des jeunes garçons ambitieux.

Écrit par : rabbit | 14/11/2016

A mon très humble avis, en 1963, Playboy vous a été surtout utile pour une autre acceptation du mot "noeud". Vous aviez des cravates à élastique, avant Playboy ?

Écrit par : Géo | 15/11/2016

Comme vous avez l'avez maintes fois exprimé sur ce site, mon cher Georges, la carte n'est pas le territoire. Encore moins en ce qui concerne la plastique féminine. La phase couramment appelée "post-Playboy" fut d'abord confiée aux Drs William Masters et Virginia Johnson; enfin les dames prirent la direction des opérations, du moment qu'elles connaissaient le terrain mieux que nous.
Voilà pour cette question qui ne vous laisse pas en repos depuis que les Blogs 24 Heures existent. Il me reste malheureusement peu de temps pour les cravates: avec des élastiques pour la crèche, puis des noeuds-pap à pinces dès l'école enfantine. Pour le smoking ou la queue-de-pie, je dois descendre aux archives.

Écrit par : rabbit | 15/11/2016

Le -urge est de trop, ce ne sont pas les quelques tomates que je fais pousser qui pourraient le justifier. Vous pouvez continuer avec Géo...
Ainsi donc vous fîtes vos premières études chez Masters @ Johnson. Excellente initiative, il était important de connaître la fréquence des orgasmes dans la population féminine de Caroline du sud avant de vous lancer dans la vie.
Mais où avez-vous vu que ces questions me préoccupent, alors qu'il me semblait les avoir heureusement enterrées ?
Le fait d'avoir été obligé de porter un noeud-pap à l'école enfantine vous a visiblement fortement marqué et influé votre avenir, non ?

Écrit par : Géo | 15/11/2016

Au risque de me voir reprocher le détournement de frères mineurs franciscains, je répondrai que la Caroline dont vous ternissez la réputation est aujourd'hui grand-mère, et l'image que j'en garde dans mon souvenir n'est que le regret d'instants passés avec elle. C'est beau comme du Proust, ça... vains dieux !

Écrit par : rabbit | 15/11/2016

Certes. Iriez-vous jusqu'à penser que la beauté du style est inversement proportionnel au désir réel ? Cela me traverse parfois. D'où un certain quiproquo entre dames et messieurs, me semble-t-il.

Écrit par : Géo | 15/11/2016

Oui, si vous pensez au stade esthétique de Kierkegaard: «Quelle est la force par laquelle Don Juan séduit ? C’est celle du désir: l’énergie du désir sensuel. Dans chaque femme, il désire la féminité toute entière, et c’est en cela que se trouve la puissance, sensuellement idéalisante, avec laquelle il embellit et vainc sa proie en même temps». Vu comme ça, on pourrait croire à un passage obligé. Mais le résultat n'est pas le même partout, la culture met des garde-fous régionaux...

Écrit par : rabbit | 15/11/2016

Une histoire à propos de différences culturelles, racontée par une amie belge :
"Cela se passe dans le Transsibérien. Le silence d'un compartiment où l'on n'entend guère que les battements des boggies sur les jonctions de voies...
Il y a une dame, un officier de l'armée soviétique, un samovar. Au 3ème jour, après quelques heures, la dame donne son avis sur le paysage environnant : "C'est beau".
L'officier entrouvre les lèvres : "Da".
Le lendemain, la dame demande timidement s'il a bien dormi : "Da".
Le jour d'après, même question : "Da, et assez parlé. Baisser culotte !"

Écrit par : Géo | 16/11/2016

Sapristi ! Tintin avait caché un micro dans le samovar...

Écrit par : rabbit | 16/11/2016

Ceci n'est pas un samovar...

Écrit par : Géo | 16/11/2016

Un sex toy soviétique, alors ?

Écrit par : rabbit | 16/11/2016

Je ne suis pas sûr que vous ayez suivi. Mais quoi de plus belge que Magritte ?

Écrit par : Géo | 16/11/2016

Tous les Belges seraient donc surréalistes ? Y compris ceux de Molenbeek, één keer ?

Écrit par : konijn | 16/11/2016

Ceux de Molenbeek représentent-ils la belgitude, à votre avis ?

Écrit par : Géo | 16/11/2016

Du moins, sa face sombre...

Écrit par : rabbit | 16/11/2016

La face sombre des Belges se trouve plutôt in the Heart of Darkness. Non, ce n'est pas une bière brune...

Écrit par : Géo | 17/11/2016

Un groupe punk, un fast food gothique, un mouvement politique ultra-centriste, un club de vacance photo-phobique, le billet du médiateur Tamedia, un truc qui aurait inspiré Joseph Conrad ou William Styron ? Mais quoi, mais quoi, mais quoi, Géo ? Jetez-moi la baballe....

Écrit par : rabbit | 17/11/2016

C'est vrai que le cabotisme guette...
Les temps devenant difficiles pour le vélocipède, je reviens à la marche et j'embarque le jeune chien de la voisine dans mes tournées. On en est au bâton, pas encore à la baballe. Faut dire qu'on se balade en pente...

Écrit par : Géo | 18/11/2016

@ Et au retour, vous avez le droit à un "remontant" (0_*)?

Écrit par : Ambre | 18/11/2016

Dans un pays qui connaît autant de hauts que de bas, une pente a deux sens: un qui monte et l'autre qui descend. Mais lors d'une promenade, on se doit de revenir au point de départ. Dans un pays plat, on peut effectuer des cercles. En Suisse, on ne fait que monter et descendre. On commence toujours par monter, puis on se laisse descendre une fois qu'on en a marre. Question d'équilibre des forces. Raison pour laquelle un remontant se prend lors de la descente, sinon on n'aurait plus de jambes pour monter. Les chiens paraissent assez indifférents à ce genre de considérations. Raison pour laquelle on doit y penser à leur place, sinon il faudrait encore les porter pour rentrer. En plus, ils n'ont pas droit au remontant.

Écrit par : rabbit | 18/11/2016

J’sais pas si vous avez remarqué; pendant que vous montez, le chien monte et descend trois ou quatre fois. Idem quand vous descendez, il descend et remonte autant de fois, sans remontant.

Très fort le chien !

Écrit par : petard | 19/11/2016

Cabotinage, pas cabotisme...(je voulais éviter cabotage...).
Le petit chien qui me promène reste derrière moi à la montée mais je le mets en laisse à la descente : trop de tentations autour de lui...
Le problème, c'est qu'il tire sur la laisse. Je voudrais inverser le processus : qu'il tire à la montée et reste tranquillement derrière moi à la descente. Quelqu'un s'y connaît en dressage ?

Écrit par : Géo | 19/11/2016

@ Rabbit : explications très claires. Merci (mais il arrive parfois tout de même qu'on commence par grimper avant la descente;-))

@ Petard : Paftement exact, le chien avance, revient, repars, vous attend et fait plus de kilomètres que vous quand il vous accompagne. Il y a quelque temps, un chien (seul mais pas abandonné) m'a accompagné (aller et retour) pendant ma promenade : il prenait de l'avance, puis s'arrêtait pour voir si je le suivais et revenait même vers moi s'il avait pris trop d'avance; il était craquant).

https://2.bp.blogspot.com/-Fl_fzyEFLg4/V0XU0fV6IPI/AAAAAAAALlk/R9oRihxPIW8IP4GowclL8vNxi-VS4x4eQCLcB/s1600/DSC03922.JPG

https://2.bp.blogspot.com/-bdAZX1fN2Ps/V0XVEc-iKzI/AAAAAAAALlo/3laODt-526wUupW4KGwNZrGiN-CD3LtXwCLcB/s1600/DSC03923.JPG

https://3.bp.blogspot.com/-xmIqpqGfEFw/V0XV5Xdw9ZI/AAAAAAAALl0/gi2NrYKpD04U_bRO44nVCdiN0CVTZg4PQCLcB/s1600/DSC03925.JPG

@ Géo : étonnant qu'il reste derrière vous à la montée...

Écrit par : Ambre | 19/11/2016

S'il y a encore beaucoup de loup en lui, il vaut mieux négocier.

Écrit par : rabbit | 19/11/2016

"étonnant qu'il reste derrière vous à la montée.."
J'ai des jambes nettement plus grandes que lui...

Écrit par : Géo | 19/11/2016

Certes, mais lui est un 4x4...

Écrit par : rabbit | 19/11/2016

...mais il n'a que les courtes, pas les longues.

Écrit par : Géo | 19/11/2016

;_) même avec des petites pattes le chien court plus vite que vous.
Quelle race ce chien?

Écrit par : Ambre | 19/11/2016

Il court plus vite que moi, mais il ne court pas à la montée. Ou alors, pas longtemps. Et il a affaire à un vieux renard expérimenté en ces matières. La Fontaine a déjà abordé ces différences...
Il s'agit d'un cairn. Comme les petits tas de cailloux...

Écrit par : Géo | 19/11/2016

"Dans un pays plat, on peut effectuer des cercles. En Suisse, on ne fait que monter et descendre."
Mais ici aussi. On monte, on fait le tour de la montagne et on redescend. Un peu comme le Vendée Globe : ils disent qu'ils font le tour du monde, ils font le tour de l'Antarctique...Petits bras, va...

Écrit par : Géo | 19/11/2016

C'est sûr, je ne pourrais pas vous accompagner, j'ai du mal maintenant à tirer (aujourd'hui on les pousse ou ils sont electriques) mon chariot de golf et pourtant ce n'est pas sur un parcours de montagne mais tout de même bien vallonné.
C'est un chien intéressant, pas une de ces crevettes qui vous crèvent les tympans...
Avant qu'il ne meure, je gardais de temps en temps le fox de ma soeur, je l'aimais beaucoup et, miracle, il n'aboyait jamais, même pas quand je sortais sa laisse pour la balade, il sautait seulement de joie et d'impatience. Dommage d'ailleurs la laisse, mais trop fou pour le laisser en liberté dans la campagne. Nous l'avions fait une fois avec ma soeur et nous l'avions perdu. Ça a été une grande frayeur, il est revenu avec le museau très légèrement égratigné et, tremblant. Plus jamais on ne l'a lâché.

Écrit par : Ambre | 19/11/2016

Euh! Petits bras ! Je veux bien le dixième de leurs muscles à ces navigateurs.

Aujourdhui on a inauguré un téléphérique à Brest (0_0). Mmm!

Écrit par : Ambre | 19/11/2016

J'ai fait la même expérience avec la laisse. Il m'a échappé en forêt et je ne l'ai revu qu'un quart d'heure plus tard, après avoir marché au moins un kilomètre.
Pas très fier de moi...
Aujourd'hui, cela s'est très bien passé. Je remets la laisse à chaque fois qu'on arrive à un endroit que je sais très fréquenté par le gibier, et je l'occupe en lui lançant le bâton ailleurs...
Cela dit, vous avez raison : il n'aboie jamais...

"j'ai du mal maintenant à tirer (aujourd'hui on les pousse ou ils sont électriques) mon chariot de golf" Il y a quelques semaines, je suis passé à vélo à côté d'un golf le long du Rhône, vers la Porte du Scex. En observant les gens qui poussaient leur chariot, j'ai enfin compris que le golf était une sorte d'apprentissage de l'usage du déambulateur. Je me suis promis de ne pas faire cette mauvaise plaisanterie, mais là, puisque vous insistez...

Sur le Vendée Globe : "petit bras" évoque une faiblesse musculaire due au stress, en particulier l'excès d'adrénaline. Mais il est évident que passer par les 50èmes rugissant n'a rien d'une promenade de santé. Viva Ellen Mc Arthur !

Le problème des téléphériques, c'est qu'il donne une vue sur l'intérieur des immeubles qu'il survole ou côtoie. D'où une certaine résistance à leur implantation. Cela s'est passé comment à Brest ?

Écrit par : Géo | 19/11/2016

Ah ah! Bien vu pour le "déambulateur". C'est EXACTEMENT l'impression que j'aie en les voyant pousser leur chariot trois roues (voire parfois 4!). C'est horrible ! Je m'obstine à garder mon vieux chariot que je tire et en hiver je porte un petit sac. Un jour, peut-être que je ferai une crise cardiaque ? Si oui, j'espère sans être reanimee.
Pour ce qui est du muscle, je dois être sacrément stressée et hyper "adrénalinée".

Pour le téléphérique, je n'y étais pas à Brest et telle que je suis en ce moment (récidive vertiges) je ne l'aurais pas pris. Apparemment y a pas eu de blessés (*_*). Je ne sais pas faire de copier/coller avec ma tablette pour vous mettre un lien, voyez avec Google sur le lien ouest France. J'étais à Brest mardi et j'y retourne jeudi, pas pour prendre le téléphérique mais pour me refaire bousculer par mon ORL.
Là, ça m'étonnerait que le téléphérique survole des immeubles, c'est plutôt la Penfeld.
Vous savez tout.

Écrit par : Ambre | 19/11/2016

C'est parfaitement compréhensible que l'on construise un téléphérique à Brest, puisqu'il y a une piste de ski à Dubai. A Shanghai, du côté de Puxi, des autoroutes serpentent entre des immeubles de 20 étages, mais au niveau du 3e. A Hong Kong, pour compenser le manque de place, les urbanistes on déclaré qu'il fallait construire une nouvelle ville par-dessus la ville actuelle. Soyez contents de votre sort.

Écrit par : rabbit | 19/11/2016

Une voiture va plus vite qu'une cabine, rabbit. Vous n'avez pas le temps d'admirer l'intérieur des salles de bain, en principe. Cela dit, vous me paieriez tout ce que vous voulez, je n'habiterais pas dans ce genre de condition, avec l'autoroute à ma fenêtre...
"Si oui, j'espère sans être reanimee." En Suisse, il existe des directives pour ce genre de situation. Qui demandent à ne pas procéder à une réanimation ou à un quelconque acharnement thérapeutique. Il serait étonnant que cela n'existe pas en France. Parlez-en à votre médecin. Je vais y penser. Mourir, cela n'est rien. Mais vieillir !

A ce propos, ce texte de Jung :
Le sol nourricier de l’âme, c’est la vie naturelle. Celui qui ne tient pas compte de son cours reste en suspens et se fige. D’où la rigidité de tant d’hommes d’âge mûr ; ils regardent en arrière et s’accrochent au passé avec, dans le cœur, une secrète angoisse de mourir. Ils se dérobent au processus de vie, du moins psychologiquement, semblables à des statues de sel du souvenir, se rappelant intensément le temps de leur jeunesse, sans pouvoir établir quelque relation vivante avec le présent. A partir du milieu de l’existence, celui-là seul reste vivant qui veut mourir avec la vie. Car c’est à l’heure mystérieuse du midi de la vie que la parabole se retourne et que se produit la naissance de la mort. Dans sa deuxième moitié, la vie n’est pas montée, déploiement, multiplication, débordement ; elle est mort, car son but, c’est la fin. Ne-pas-vouloir-l’apogée-de-sa-vie et ne-pas-vouloir-sa-fin, c’est la même chose. L’un et l’autre signifie ne-pas-vouloir-vivre. Ne-pas-vouloir-vivre a le même sens que ne-pas-vouloir-mourir. Devenir et disparaître forment une même courbe.
Cette vérité absolument indubitable, la conscience fait tout ce qu’elle peut pour ne pas l’accepter. On est en général prisonnier de son passé et l’on demeure dans l’illusion de la juvénilité. Etre vieux est extrêmement impopulaire. On ne semble pas comprendre que ne-pas- vouloir-vieillir est aussi insensé que ne-pas-pouvoir-sortir-de-l’enfance. On doit certes déplorer qu’un homme de trente ans en soit resté au stade infantile ; mais un juvénile sexagénaire, n’est-ce pas charmant ? L’un et l’autre pourtant sont pervers, sans style, psychologiquement contre-nature. Un jeune qui ne lutte ni ne remporte de victoires a manqué le meilleur de sa jeunesse et le vieillard qui ne sait pas prêter l’oreille au secret des torrents qui bruissent en roulant du sommet des monts jusqu’aux vallées, est insensé, momie spirituelle, figée dans un passé révolu. Il est en dehors de sa propre vie, et se répète machinalement jusqu’au radotage. Que dire d’une culture qui a besoin de tels fantômes ?

Tiré de « Ame et mort », dans « L’énergétique psychique », C.G. Jung 1956

"prêter l’oreille au secret des torrents qui bruissent en roulant du sommet des monts jusqu’aux vallées"
Mais comment faire quand on habite un pays plat ?

Écrit par : Géo | 19/11/2016

@ Rabbit : hier soir j'ai regardé un documentaire : LA CHINE BOIT ROUGE (=_=). Il paraît que les Chinois et Chinoises ont un palais de goûteurs extraordinaires que ce soit pour le thé, ou pour le vin. Quand les Chinois achètent des bouteilles de vin (et que des Grands Crus) c'est par 90000 bouteilles (ˆ_ˆ) et, je ne me souviens plus du prix (c'était tellement ahurissant). Alors, ils pourraient bien construire des villes au-dessus des villes.

@ Géo : c'est fait, depuis déjà pas mal de temps, directives anticipées et tout ça et je porte même une médaille sur moi. Hum! Mais en France on est en retard AUSSI là-dessus... et les PROMESSES ils ne les tiennent pas.

Écrit par : Ambre | 19/11/2016

@ Rabbit : hier soir j'ai regardé un documentaire : LA CHINE BOIT ROUGE (=_=). Il paraît que les Chinois et Chinoises ont un palais de goûteurs extraordinaires que ce soit pour le thé, ou pour le vin. Quand les Chinois achètent des bouteilles de vin (et que des Grands Crus) c'est par 90000 bouteilles (ˆ_ˆ) et, je ne me souviens plus du prix (c'était tellement ahurissant). Alors, ils pourraient bien construire des villes au-dessus des villes.

@ Géo : c'est fait, depuis déjà pas mal de temps, directives anticipées et tout ça et je porte même une médaille sur moi. Hum! Mais en France on est en retard AUSSI là-dessus... et les PROMESSES ils ne les tiennent pas.

Écrit par : Ambre | 19/11/2016

Tiens, vous avez aussi une souris qui bégaie ?

Écrit par : Géo | 19/11/2016

1/ Géo vous devez absolument essayer le Tarot jungien, c'est très fort dans la partie sous-marine de l'iceberg.
2/ Hélas, Ambre, depuis la déclaration de la guerre à la corruption en Chine, le temps du Romanée-Conti est compté. Pourtant j'ai vu des étiquettes prestigieuses chez les fournisseurs de la Cour. Malgré tout, il naît chaque jour un milliardaire et la relève est peut-être assurée.

Écrit par : rabbit | 19/11/2016

Je n'ai pas de souris avec la tablette, c'est mon doigt qui a peut- être la tremblotte et le clavier numérique est trop sensible.
Je reviens sur votre texte de Jung, vous l'aviez déjà partagé il me semble. Oui, je sais que j'ai tort d'avoir peur de vieillir mais pour autant je n'ai pas encore envie de mourir (à part dans quelques moments d'angoisse et de grande solitude). Mais, si je peux toujours, parfois, m'émerveiller et même m'émouvoir de ce que je vois dans la nature, écouter avec délice François Cheng parler de l'âme, et, admettre (je dis admettre, pas trouver) que la vie est belle, ces fois-là ne suffisent plus... Il faut donner (trouver) un sens à sa vie. Je ne le trouve plus, le bruit d'un torrent n'y suffit plus. Il y manque de l'humain, enfin, je crois.

Bouhhh! Allez, remue-toi, vas voir si tout tient en place sur la terrasse, ça commence à souffler sérieusement et il pleut des cordes. Ils ont bien fait de faire l'inauguration du téléphérique ce matin (0_0).

Écrit par : Ambre | 19/11/2016

Bien sûr que je l'ai déjà partagé, ce texte. Mais les blogs sont comme les journaux, personne ou presque ne va chercher dans les archives.
J'ai depuis longtemps renoncé à trouver un sens à la vie et nos frères humains ont résolu la question en s'inventant des cosmogonies diverses. Trouver un sens nécessite de croire en dieu et je trouve cela assez vulgaire au bout du bout. Une solution de facilité qui a trop de conséquences sur votre vie. Un peu comme vivre en couple, par exemple...
La vie est belle, c'est un slogan. Elle ne l'est plus du tout lors de la dernière année d'existence pour ceux qui n'ont pas eu la chance de claquer d'un coup. Elle peut l'être en prêtant l’oreille au secret des torrents, parfois. Il suffit donc de suivre le fil des jours et savoir apprécier le moment présent.

"Il y manque de l'humain, enfin, je crois" La compagnie des humains est en effet très importante. A dose homéopathique en ce qui me concerne...

rabbit@ "depuis la déclaration de la guerre à la corruption en Chine, le temps du Romanée-Conti est compté" J'ai un peu l'impression que cela concerne aussi les horlogers suisses de luxe...

Écrit par : Géo | 20/11/2016

rabbit@ Rarement lu un commentaire aussi percutant que celui que vous avez laissé chez van Singer. J'espère que les Chinois ne vont pas trop profiter de vos talents de spin doctor...

Écrit par : Géo | 20/11/2016

@Géo
Moi j'ai bien apprécié ta tirade sur le "joyeux" mariage par participation aux acquêts entre PS et PLR.

Écrit par : petard | 20/11/2016

On ne pense jamais aux acquêts que lorsqu'on est sur le point de divorcer. La bolchévisation du PS est plus dangereuse pour le pays que la blochérisation du PLR.

Écrit par : rabbit | 20/11/2016

Alors là, je crois que l'on ne s'est pas vraiment compris. Je disais juste que le PLR/PS, c'était comme l'UMPS. La bolchévisation du PS ? Plus ils vont dans ce sens, plus ils perdent. A chaque fois que Ada Marra ouvre la bouche, elle fait des milliers de voix pour la droite...

Écrit par : Géo | 20/11/2016

Pas tant que ça, Géo, je pensais à Monsieur Levrat, dont le profil psychologique me paraît chargé de frustrations et de ressentiments. Une version suisse du cégétiste. Alors qu'une personne issue de l'immigration changera plus facilement de camp en fonction de son ascension sociale. A moins de rester dans la fonction publique: dans ce cas, cette hostilité deviendra le moteur de sa réussite. Décrypter la société chinoise, comme je le fais depuis une vingtaine d'années, est encore plus passionnant, parce que c'est une grosse tranche d'histoire en accéléré.

Écrit par : rabbit | 20/11/2016

@ Géo : à propos des "directives anticipées", je reste sceptique sur leur "valeur", du moins en France. Mais, même en Suisse, ce qui s'est passé avec EXIT dernièrement ne vous aura peut-être pas échappé avec cet octogénaire qui, malgré ses directives a dû se suicider, seul! La famille étant intervenue prétextant une dépression du vieillard et un manque de discernement. Honteux.

https://www.letemps.ch/opinions/2016/11/20/suisses-plus-riches-monde

Écrit par : Ambre | 20/11/2016

P.S.- L'affaire semble très compliquée. Qui est responsable? Exit? Les frères? La justice? En tout cas, faire des directives anticipées devraient être pris OBLIGATOIREMENT en considération, si on a signé des directives! La loi (en France, j'imagine aussi en Suisse) a supprimé le fait que ces directives devaient être renouvelées tous les trois ans; maintenant ce n'est plus nécessaire, il n'y a plus de date butoir ni de renouvellement à faire.

Personnellement, je doute beaucoup. Les médecins ont toujours le dernier mot...

La tempête est passée... et je viens de voir passer un drone (0_0), c'est la deuxième fois. C'est comme une araignée géante dans le ciel. Mais ce sont des mini drones...

Rabbit semble s'intéresser à ce qui se passe en Suisse finalement (lu son commentaire chez v Singer.

Écrit par : Ambre | 20/11/2016

Ambre@ J'ai écrit ça sur le blog de Pascal Holenweg, TdG :
"J'avoue avoir détesté la réaction des deux frères. Et le fait qu'ils aient trouvé un avocat pour les aider dans leur démarche n'est pas à l'honneur de la profession. C'est vrai qu'il est déjà dans un tel état...
Le pire de tout, c'est le cynisme de vouloir envoyer un homme de 82 ans, sain d'esprit et qui a réalisé sa vie, qui a estimé qu'il en avait assez vu (on dirait moi, là...) et qui décide de partir dans les meilleures conditions sans attendre le naufrage de la dernière année de vie, chez un psy ! Comment imaginer qu'un jeune crétin psy, un gamin de 40 ans, puisse avoir qqch d'intelligent à dire à ce monsieur ?
A ce propos, il vient de sortir un livre sur les psys écrit par l'un d'entre eux, qui n'a pas l'air tendre pour la profession.
Il a été présenté dans C à vous mais impossible de le retrouver...On finira bien par le voir ailleurs."

Écrit par : Géo | samedi, 19 novembre 2016

Mais l'affaire continue. Les frères accusent maintenant un responsable d'EXIT d'avoir poussé leur aîné au suicide. Consternant...

Les directives anticipées sont respectées en Suisse d'une manière générale, mais en pratique il y a des difficultés d'interprétation. En visite à l'hôpital pour voir ma mère, j'ai signé en toute urgence une décharge aux médecins pour qu'ils puissent l'opérer d'un calcul biliaire très douloureux. Et si je n'avais pas été là, auraient-ils du la laisser mourir dans d'atroces souffrances ?

Dans ce débat, la plupart des intervenants oublie un léger détail : il n'y a quasiment plus de morts naturelles en Suisse. EXIT, c'est en une fois. Les soins palliatifs, c'est à petit feu. Quand mon amie ex-femme est arrivé aux soins palliatifs, le médecin lui a sextuplé sa dose de morphine en une fois. Puis ils lui ont offert de grosses doses d'anxiolytiques. C'est exactement cela et rien de plus, les soins palliatifs. Mais il faut savoir que les derniers jours, quand vous mourez à petit feu, votre angoisse devient telle qu'aucun anxiolytique n'y peut rien. C'est en voyant cela que je me suis persuadé qu'un jour, je déciderai moi-même de ma mort. Ne pas la laisser aux fonctionnaires fournisseurs de médicaments...

Écrit par : Géo | 20/11/2016

rabbit@ Monsieur Levrat ? A mon avis, ses jours sont comptés comme secrétaire général du PS. Il a tout le monde contre lui (sauf les crétins de la jeunesse du parti, dont le principal hobby est de faire le jeu de la droite dans le rôle d'épouvantail...)

Les Chinois ? On se demande à quelle sauce ils vont vous manger...

Écrit par : Géo | 20/11/2016

Qui va manger l'autre... C'est ce que j'ai pensé au début et je reconnais maintenant que c'est vraiment un très gros morceau. A part ça, Ambre, semble vouloir nous faire confiance pour l'envoyer ad patres au moment qu'elle aura choisi. Je la remercie de sa confiance, nous sommes tout à fait qualifiés pour le faire, aussi bien que des professionnels. Mais un cas de conscience se pose et nous devons en discuter avant de répondre favorablement. N'est-ce pas Géo ?

Écrit par : rabbit | 20/11/2016

@ Géo : votre intervention est formidable, claire. Les soins palliatifs ou le suicide assisté, ce devrait être le choix du patient, choix qui est justement fait dans ses directives anticipées. Mettre fin soi-même, seul, c'est un geste (et encore quand un seul geste suffit... ne pas se rater) terrible.
Il y a des années, j'avais lu le bouquin de Marie de Hennezel : La mort intime. Elle m'avait exaspéré avec ses louanges des soins palliatifs. (Elle m'exaspère toujours).

Bon, terminons là sur le sujet (pour aujourd'hui;-)) et merci à vous.

@ Rabbit : Donnez-moi ce qu'il faut (de radical, hein). Hi! Et je vous jure que je ne m'en servirai qu'en cas d'urgence (=_=).

Écrit par : Ambre | 20/11/2016

"Romanée-conti". La première fois que j'ai entendu ce mot, c'était par mon père. En avait-il dégusté? Je ne sais pas. De sa bouche, ça avait l'air d'être "le petit jésus". Et il s'y connaissait.

Écrit par : Ambre | 21/11/2016

Et Louis-François de Bourbon-Conti a eu raison de l'acheter en 1760. Pourquoi c'est si cher ? Ce doit être basé sur une faible production et l'équilibre entre l'offre et de la demande. Pourquoi s'en priver ? Euh, oui, en effet...

Écrit par : rabbit | 22/11/2016

Je croyais que c'était une seule parcelle très particulière alors que :
http://www.vinsetmillesimes.com/fr/6074-domaine-de-la-romanee-conti
A plus de 1000 euros la bouteille, pourquoi s'en priver, en effet.

Écrit par : Géo | 22/11/2016

Oui, c'est vrai, de nos jour on ne trouve plus rien en dessous de 1'000 €. Regardez le Pétrus ou le Château-Margaux: il faut s'y faire, c'est ça ou le Coca...

Écrit par : rabbit | 22/11/2016

« le Pétrus ou le Château-Margaux: il faut s'y faire, c'est ça ou le Coca...»

Mais non, mais non. Il y a les seconds couteaux, pas seulement ceux figurant dans la liste des «Magical 20» de Robert Parker, pour certains presque aussi chers que les «grands». Voici quand-même:

1. Château Cos D’Estournel (Second Grand Cru Classé, Saint-Estèphe)
2. Château Pontet Canet (Cinquième Grand Cru Classé, Pauillac)
3. Château Pichon Lalande (Second Grand Cru Classé, Pauillac)
4. Château Leoville Poyferré (Second Grand Cru Classé, Saint-Julien)
5. Château Leoville Las Cases (Second Grand Cru Classé, Saint-Julien)
6. Château Palmer (Troisième Grand Cru, Margaux)
7. Château Malescot St.Exupéry (Troisième Grand Cru, Margaux)
8. Château Pape Clément (Cru Classé de Graves, Pessac-Léognan)
9. Château Haut Bailly (Cru Classé de Graves, Pessac-Léognan)
10. Château Angélus (Premier Grand Cru Classé B, Saint-Emilion)
11. Château Trotanoy (Pomerol)
12. Château La Conseillante (Pomerol)
13. Château Pichon Longueville (Second Grand Cru Classé, Pauillac)
14. Château Lynch-Bages (Cinquième Grand Cru Classé, Pauillac)
15. Château Smith Haut Lafitte (Grand Cru Classé de Graves, Pessac-Léognan)
16. Château La Fleur-Petrus (Pomerol)
17. Château Clos Fourtet (Premier Grand Cru Classé B, Saint-Emilion)
18. Château Rauzan-Ségla (Second Grand Cru Classé, Margaux)
19. Château Brane-Cantenac (Second Grand Cru Classé, Margaux)
20. Château Le Gay (Pomerol)

Les Nos 9 et 15 restent encore raisonnables, pour des vins presque à la hauteur d'un Haut-Brion.

Écrit par : petard | 23/11/2016

La viniculture, c'est comme les confitures...

Écrit par : Géo | 23/11/2016

C'est le classement de 1855, ou bien quoi ?
Et puis, on a encore les Pagodes de Cos et le Pavillon Rouge du Château Margaux: aussi subtils et raffinés que la littérature chinoise. Et dire que la secte de hygiénistes veut nous priver de tout ça, après les cigares.
« Ô temps ! suspends ton vol, et vous, heures propices ! / Suspendez votre cours : / Laissez-nous savourer les rapides délices / Des plus beaux de nos jours ! » (Alphonse).

Écrit par : rabbit | 23/11/2016

« La viniculture, c'est comme les confitures...»

Oké ! puisque tu te fous de ma poire...

Et ça, issu de ton Savoir, de ta Culture :

« A ce propos, ce texte de Jung : Le sol nourricier de l’âme, c’est la vie naturelle. Celui qui ne tient pas compte de son cours reste en suspens et se fige..... [...] A partir du milieu de l’existence, celui-là seul reste vivant qui veut mourir avec la vie. Car c’est à l’heure mystérieuse du midi de la vie que la parabole se retourne et que se produit la naissance de la mort. Dans sa deuxième moitié, la vie n’est pas montée, déploiement, multiplication, débordement ; elle est mort, car son but, c’est la fin.»

.... et il y en avait 21 lignes pour s'endormir...

Qu'est-ce qu'on a, à fiche de Jung... il est mort !

Vaut quand-même mieux donner les noms de quelques bon flacons aux vivants pour qu'ils se fassent plaisir !

Non mais !!!

Écrit par : petard | 23/11/2016

Et moi qui croyais que je me trouvais dans un blog de gens simples, normaux, terriens et épicuriens, voilà que je découvre des penchants élitistes pour des produits hors du commun et des bourses.
Je vais me replier sur ma crème de bubbely, d'importation directe du Népal. Un grand millésime à prix abordable. Et oublier plus vite que ces délices dont vous nous abreuvez virtuellement resteront subliminaux puisqu'ils se cantonneront au niveau de mes fantasmes.

Écrit par : Pierre Jenni | 23/11/2016

不标榜贤名, 可以使人民不起争心。
不珍贵难得之物, 可以不使人民起盗心。
不显现名利的可贪, 可以使人民的心思不被惑乱。
所以圣人为政, 要净化人们的思想, 满足人们的安饱, 减损人们的心志, 增强人民的体魄。
常使人民没有伪诈的心智, 没有争抢的意识, 使一些自作聪明的人不敢妄为。这样顺其自然, 无私无我的治理, 国家没有什么治理不好的。

En n'exaltant pas les sages, on empêche le peuple de se disputer.
En ne prisant pas les biens d'une acquisition difficile, on empêche le peuple de se livrer au vol.
En ne regardant point des objets propres à exciter des désirs, on empêche que le cœur du peuple ne se trouble.
C'est pourquoi, lorsque le saint homme gouverne, il vide son cœur, il remplit son ventre (son intérieur), il affaiblit sa volonté, et il fortifie ses os.
Il s'étudie constamment à rendre le peuple ignorant et exempt de désirs.
Il fait en sorte que ceux qui ont du savoir n'osent pas agir.

Laozi, "Daodejing", chapitre III

Écrit par : rabbit | 23/11/2016

"Vaut quand-même mieux donner les noms de quelques bon flacons aux vivants pour qu'ils se fassent plaisir !"
Vaut mieux les boire. Pour ceux qui peuvent...
Ce qu'il y a d'ennuyeux, c'est qu'en prenant de l'âge, on ressent de plus en plus les effets négatifs de ces bonnes choses, les cigares, les grands vins. Je viens d'avoir une visite, médecin à la retraite dans la septantaine, très sportif. Il m'apprend qu'il a des ennuis de rythme cardiaque et il m'a expliqué ce que cela signifiait. Les petits caillots qui un jour ou l'autre...
C'est dans ces cas-là que Jung est utile, Mr Petard.

Écrit par : Géo | 23/11/2016

« il m'a expliqué ce que cela signifiait. Les petits caillots qui un jour ou l'autre...»

Ah, ça évidemment c'est embêtant. C'est pour ça que faut profiter avant... l'apparition de ces icebergs dans les conduites.

Touchons du bois... la caisse de 12 de Cos 2009... pas celle de sapin des pompes Cassar...

Selon mon toubib, il n'y a pas d'effets négatifs (que des effets positifs), avec la dose de UN verre par jour. Evidemment faut pas s'abstenir 7 jours, et ensuite rattrapage en une seule fois.

Écrit par : petard | 23/11/2016

A mon avis, vous somatisez. Ce qui n'est pas étonnant au vu des conditions dans lesquelles vous êtes contraints de vivre: le gauchisme intellectuel, les sectes écologiques, les invasions barbares, la suissitude, etc. «De l'air, de l'air !», comme proposait "Actuel" il y a 30 ans.

Écrit par : rabbit | 24/11/2016

N.B.: le "gauchisme intellectuel" provient de la coalition entre le gauchisme culturel et l'imposture intellectuelle (mais Géo dira que c'était kif-kif dès le départ).

Écrit par : rabbit | 24/11/2016

On somatise tous en ce sens qu'à un certain âge, on se rend compte qu'on a un corps et qu'il faut un peu s'occuper de lui...
A partir de soixante ans, si au réveil vous n'avez mal nulle part, c'est que vous êtes mort. (Sagesse populaire). Tout va bien, Mr rabbit ?

Écrit par : Géo | 24/11/2016

@ Rabbit : http://www.quimper.bzh/actualite/16262/3-actualites.htm

Pensez-vous que ça pourrait susciter des mariages de Chinois avec des Bretonnes (^_^)?

@ Géo : je dirais plutôt, à partir de 64/65 pour la maxime populaire. Et à partir de 70... Mmmm! A vrai dire, ce n'est pas une question d'âge mais de constitution ou... de chance. J'ai une soeur de huit ans mon aînée qui n'a pas - et n'a jamais eu - de douleurs physiques et une soeur de huit ans ma puînée (donc seize ans entre les deux) qui n'a même pas attendu la soixantaine pour se plaindre de douleurs multiples. Il y a des douleurs que l'on peut soulager et qui vous laisssent à peu près intacte et d'autres qui vous déglinguent et vous diminuent sérieusement.
Et puis, il y a celles et ceux qui sont tellement heureux de vivre et donc de vieillir, qu'ils occultent les douleurs, les horreurs du vieillissement. Amen!

Écrit par : Ambre | 24/11/2016

Oui M'sieur Géo:
A part une une période creuse entre 40 et 50 ans, je suis reparti pour un tour. A moins que ce soit le chant du cygne; ceci pour complaire à votre tempérament pessimiste, bien sûr.

Hélas, Ma'ame Ambre:
J'ai passé une semaine à Jinan et je puis vous dire que les chances sont faibles. Les femmes du Shandong ont la tête plus dure que les hommes Bretons, ce qui n'est pas peu dire.

Écrit par : rabbit | 24/11/2016

Ah mais

Écrit par : Ambre | 24/11/2016

Flûte, trop rapide la tablette.
C'était dans le sens inverse ma question Rabbit!!! (+_-)

Écrit par : Ambre | 24/11/2016

Alors, c'est simple. Si vous possédez une maison ou un appartement, ainsi qu'une voiture, alors la cause est entendue. «Décevante est la grâce, et vaine la beauté ; la femme qui craint le Seigneur est seule digne de louange», (Proverbes, chap. 31).

Écrit par : rabbit | 24/11/2016

Tiens, les Chinoises seraient-elles comme toutes les femmes du monde ? Il n'y en aurait donc aucune qui serait pire que les autres, juste histoire de se faire plaisir en pensant qu'on y a échappé ?

Écrit par : Géo | 25/11/2016

«Money for nothin' and the chicks for free» / Dire Straits / "Brothers in Arms". Vous aviez 31 ans de moins, Géo. Bon sang que c'est loin. S'il fallait échanger les dizaines de milliers de miles cumulés depuis, aucune récompense ne serait à la hauteur.

Écrit par : rabbit | 25/11/2016

I want my own TV too

Écrit par : Pierre Jenni | 25/11/2016

Yeah ! Vous étiez aussi au concert des Vernets en 1981, Monsieur Jenni ?

Écrit par : rabbit | 25/11/2016

Non.
En revanche j'ai eu le plaisir et la joie d'assister au premier concert de Genesis en Suisse au palais de Beaulieu en 1973. Le show de Peter Gabriel fut saisissant et ce groupe innovait avec les effets de lumière.
Puis ce fut Zappa à Berne en 78. J'avais loupé celui de 71 à Montreux qui a finit prématurément comme tous le monde sait. Enfin... quand je dis tous le monde, je me comprends.

Écrit par : Pierre Jenni | 25/11/2016

J'étais à Beaulieu, Monsieur Jenni. Ensuite, une soirée privée avec le groupe a été organisée, et ce fut mémorable. Et le concert de Jetro Tull à Berne en 1972, ça vous dit quelque chose ? Montreux, oui, tout le monde s'en souvient, sauf les génération X, Y et Z. Géo se plaindra que cela ne fait pas grand monde, une fois qu'on a ôté les moins de 40 ans, mais on mettra ça sur son pessimisme ordinaire. On s'est bien marré quand même.

Écrit par : rabbit | 25/11/2016

Je ne ressens pas de pessimisme chez Géo. Juste une pointe d'amertume. Mais il va encore me traiter de psy à la mord-moi-le-noeud.

Écrit par : Pierre Jenni | 25/11/2016

C'est imparable ! Mais, tout dépend de votre seuil de tolérance. Nous avons recensé les expressions utilisées par Géo pour conjurer les influences néfastes, et voici un aperçu de ce qui est censuré sur ce blog. Par conséquent, tout ce qui n'y figure pas est admis.

-Bachi-bouzouk
-Mille millions de mille sabords
-Bougres de faux jetons à la sauce tartare
-Coloquinte à la graisse de hérisson
-Espèce de mérinos mal peignés
-Cyrano à quatre pattes
-Zouave interplanétaire
-Ectoplasme à roulettes
-Bougre d’extrait de cornichon
-Jus de poubelle
-Espèce de porc-épic mal embouché
-Patagon de zoulous
-Loup-garou à la graisse de renoncule
-Amiral de bateau-lavoir
-Bayadère de carnaval
-Bougres d’extrait de crétins des Alpes
-Espèce de chouette mal empaillée
-Macchabée d'eau de vaisselle
-Astronaute d'eau douce
-Bulldozer à réaction
-Simili-martien à la graisse de cabestan
-Concentré de moules à gaufres
-Espèce de mitrailleur à bavette
-Tchouck-tchouck-nougat
-Garde-côtes à la mie de pain
-Papou des Carpates
-Sombre oryctérope
-Traîne-potence

(La liste exhaustive est disponible ici: fr.wikipedia.org/wiki/Vocabulaire_du_capitaine_Haddock)

Écrit par : rabbit | 25/11/2016

Moi, amer ? MOB peut-être, économiquement parlant, mais l'imprécation me maintient. D'ailleurs, dans les plantes médicinales, il convient de ne pas négliger celles qui constituent les bitter...

"Géo se plaindra que cela ne fait pas grand monde" C'est curieux, ce besoin chez certains d'exprimer leurs pensées par la bouche d'autrui...

PS."Espèce de mitrailleur à bavette" Szut alors...

Écrit par : Géo | 26/11/2016

Ça me met en joie de bon matin... "bougre de petit cornichon" (0_0).
J'aime bien çuilà aussi : "analphabète diplômé "...
"Mitrailleur à bavette". Hi!

Écrit par : Ambre | 26/11/2016

Vous pensiez présentement à la clarinette baveuse de Boris Vian, ô quintessenciée Ambre ?

Écrit par : rabbit | 26/11/2016

Euh, non! Je n'ai pas votre culture (^_^). Je ne connais que le piano cocktail de Boris.

Écrit par : Ambre | 26/11/2016

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