14/05/2017

Chats du Web, d’alpage ou giacomettiens

Aux dernières nouvelles, des milliards de vidéos qui leur sont consacrées gravitent sur la Toile: «Les cyberchats étendent peu à peu leur contrôle sur le réseau, sinon sur le monde» (Libération). Mais il n’est pas interdit de s’en émerveiller au naturel:
si dans mon nouveau quartier «sous-gare» les chats sont moins nombreux, chacun y gère un territoire instinctivement délimité, son aire de solitude méditative. Rien à voir avec les meutes de félins faméliques qui, dans les îles de la mer Egée ou en des ports maghrébins, se ruent sur la première charogne (humaine parfois) que la marée rapporte. Ceux dont je parle sont lausannois, replets, bien nourris. Je soupçonne même quelques voisins de leur servir quotidiennement des entrecôtes premier choix, voire des sashimis japonais disposés en étoile dans une assiette en porcelaine.
Il y a 20 ans, j’avais rencontré vers les Ormonts un beau patriarche, admiré autant pour sa barbe en fleur que pour son avarice: «Mon chat Victor est formidable, clamait-il, c’est un chasseur, il parvient à attraper même des levrauts. Pas besoin de le nourrir.» Sachant que ce pauvre tigré de Victor n’avait pas ces prouesses, et restait aussi affamé de caresses, la nièce du vieux grigou lui refilait secrètement des lardons qu’elle avait chapardés au fumoir: "Sinon il serait devenu giacomettien. Un si gentil matou!"
 Pour le grand artiste grison, le chat était un animal plus sacré que l’art: «Dans un incendie, entre un Rembrandt et un chat, je sauverais le chat» disait Albert Giacometti, qui l’avait quelquefois sculpté: infiniment maigre comme il se doit, l’échine raide tel un filin noir, la queue à l’horizontale. Mais que de grâce dans cette raideur et cette horizontalité!
Les écrivains les plus racés se sont évertués à décrire au mieux le chat. Avec un tantinet plus d’effervescence que dans les messages de ces facebookers qui se prétendent vos «amis».
 Chez un poète, le chat devient un exercice de style: «Peut-être est-il fée, est-il dieu? » (Baudelaire). «Le chat signe chacune de ses pensées avec queue » (Ramon Gomez de la Serna). C’est «un petit empereur sans univers, un conquistador sans patrie » (Pablo Neruda). «Chaque chat est un chef-d’œuvre » (Léonard de Vinci).

Commentaires

"Sinon il serait devenu giacomettien. Un si gentil matou!" Ah, ah. Il n'y aurait donc plus de rongeurs aux Ormonts ? Le chat des fermes n'est jamais nourri, parce que sa fonction première, sa raison d'être, que dis-je, sa vocation, est d'attraper les souris, qu'il soit noir ou gris.
Ce n'est ni rabbit ni 鄧小平 qui me diront le contraire...

Écrit par : Géo | 14/05/2017

Effectivement, Géo.
A part ce mot d'esprit du Petit Timonier, que vous avez eu l'obligeance de relever, et les souvenirs poussiéreux de Mme Rabbit à propos du marché dYwu, remontant aux débuts de la Révolution culturelle, nulle trace de chat dans l'imaginaire chinois. Ou alors, ils refusent d'en parler.
Alors qu'en cherchant bien dans les Classiques, on trouve ceci chez Laozi: « Le vieux chat qui somnole là-bas / Son âme vaste comme le monde / Séjourne à la racine des choses » et, dans « Le Rêve du Papillon», Zhuangzi évoque un animal taoïste ressemblant à un chat sauvage.
Ceci expliquant cela, vous comprendrez que l'âme chinoise n'est pas accessible au premier touriste venu. Comme on dit là-bas: "Le chemin du Sichuan est plus difficile que de monter au ciel" ou encore
蜀道难于上青天.

Écrit par : rabbit | 14/05/2017

"nulle trace de chat dans l'imaginaire chinois. Ou alors, ils refusent d'en ?parler." Nulle trace dans les cuisines ? "Qui a mangé le chien pourrait bien boulotter aussi le chat", vieux proverbe patoisant de mes montagnes reculées, "Qué boulotto lo clebs poderè ben boulottein lé katzo", en version originale très originale...

Écrit par : Géo | 14/05/2017

C'est bien la raison pour laquelle il est devenu obligatoire, en Suisse, de conserver la tête sur la carcasse des lapins vendus dans les boucheries, autrement les campagnes en seraient dépeuplées (des chats bien sûr....).

Écrit par : rabbit | 14/05/2017

Cette règle a dû se dissoudre dans le grand flou juridique qui nous entoure, comme autrefois le monopole du sel de Bex dans le canton. Il y a longtemps qu'il n'y a plus de têtes de lapin dans les barquettes du rayon boucherie des Dupont - Dupond de la distribution suisse.

"Giacometti, qui l’avait quelquefois sculpté: infiniment maigre comme il se doit, l’échine raide tel un filin noir, la queue à l’horizontale."
Il avait peut-être voulu représenter un chat mort ? En tout cas, c'est sous cette forme que j'avais fini par retrouver dans le four à pain le vieux chat qui hantait ma maison au Moz. La terre étant dure comme du béton, j'avais dû casser la queue pour l'enterrer...

Écrit par : Géo | 15/05/2017

A Richard-Toll, même combat. Un Transalpin, qui en avait marre du couscous dominical, a construit un four à pizza. Au moment opportun, une chatte est venu faire ses petits dans le four. Une grotte biblique mettant sa progéniture à l'abri des prédateurs nombreux dans la région. Conséquence: "fuori servizio" pendant plusieurs semaines sur le plan pizza.

A part ça je me demande si Monsieur Xi à fait remarquer à Madame Leuthard l'article que j'ai posté sur le site de Radio Chine Internationale. Ce qui permettrait de dynamiser les flux entre les deux bouts du continent, et mon business par conséquent...

Écrit par : rabbit | 15/05/2017

"Ce qui permettrait de dynamiser les flux entre les deux bouts du continent, et mon business par conséquent..."
Vous me faites marrer : il reste encore qqch qui n'est pas vendu aux Chinois, dans ce foutu pays ?
Et à part ça, puisque vous avez raté le deal Syngenta . imaginez que vous ne vous seriez pas montré trop gourmand et que vous n'auriez réclamé qu'une petite commission de 1%. Cela vous aurait juste fait une petite somme de 430 millions de dollars. Du coup, je pense que vous vous devriez de nous inviter pour la cervelle au beurre noir au Romand, avec les bouteille de Calamin qui vont avec...

Écrit par : Géo | 15/05/2017

Vous avez bien compris la stratégie de l'araignée: mieux vaut tisser patiemment sa toile, que se disperser en gesticulations fugaces et débilitantes (comme ces gens alentour qui font dans la politique).
En ce qui concerne le Romand, fixez le jour et l'heure et je casse ma crousille (comme on dit à 上海). Renoncez par contre à la cervelle : le dernier qui a voulu m'en faire avaler s'est “égaré“ entre Gao et Bidon 5.

Écrit par : rabbit | 15/05/2017

"mieux vaut tisser patiemment sa toile" Beaucoup d'humains d'autres civilisations fonctionnent en spirale dans leur discours quand les Occidentaux vont en ligne droite, du point A au point B. Dans la spirale, vous entrez l'air de rien, mais vous ne pouvez que déboucher sur le point B à moins de faire preuve de mauvaise foi. Dans la droite, vous pouvez récuser le cheminement, trop direct.
Vous avez dû apprendre ça dans le marketing, non ?

Écrit par : Géo | 15/05/2017

C'est exactement le cas avec les Chinois, qui ont une approche circulaire. Comme ça prend beaucoup de temps pour qu'ils arrivent au consensus, il vaut mieux leur exposer votre point de vue avant: s'ils en ont marre de palabrer et préfèrent passer à table, il y a de bonnes chances pour qu'ils adoptent votre point de vue avant la fin du processus de décision. Chose qui fait partie du marketing, de la gestion de projet, de la psychologie sociale, de la réthorique, de la gastronomie et de la vie en société sur cette maudite planète qu'on n'a pas choisie, Monsieur Géo !

Écrit par : rabbit | 15/05/2017

La théorie que j'ai adoptée depuis longtemps, c'est celle de la petite graine qu'on sème et qu'on laisse grandir. D'ailleurs, en discutant avec un womanizer célèbre du Val-de-Ruz (oui, j'ai même habité là-bas...), il m'a confié que c'était sa façon de procéder aussi. Il s'arrangeait pour dire à la fille aux filles qui lui plaisaient qu'un jour ou l'autre, ils seraient amants. Et cela fonctionnait très souvent. Plus tard, mais ça n'avait évidemment aucune importance pour lui : cela lui laissait le temps de s'occuper des petites graines d'avant...
Par contre, de mon côté et pour mes objectifs, j'avoue que le taux de succès est assez faible. Mais aujourd'hui, je m'en tape...

Écrit par : Géo | 15/05/2017

« Dès l'instant où il ouvre les yeux à la lumière, l'homme cherche à se dégager et à se conquérir au milieu du chaos où il roule confondu avec le reste du monde. Mais tout ce que touche l'enfant se rebelle contre ses tentatives et affirme son indépendance. Chacun faisant de soi le centre et se heurtant de toutes parts à la même prétention chez tous les autres, le conflit, la lutte pour l'autonomie et la suprématie est inévitable ».
Le premier paragraphe du livre de Max Stirner, "L’unique et sa propriété", 1845. Un ouvrage qui devrait vous plaire (à lire pendant votre convalescence). En plus, c'est gratuit:
http://classiques.uqac.ca/classiques/stirner_max/unique_propriete/Stirner_unique_propriete.pdf

Écrit par : rabbit | 15/05/2017

http://francois-matton.blogspot.fr/2017/04/lao-tseu-et-max-stirner-sont-dans-une.html

Et aussi du même dessinateur, son chat (*_*)
http://francois-matton.blogspot.fr/2017/03/un-bel-emmerdeur.html

Élégance, grâce, indépendance, le chat à tout pour (me) plaire (~_~)

Écrit par : Ambre | 16/05/2017

Alors cet article sur Radio Chine ? Aucune retombée positive ?

Écrit par : Ambre | 16/05/2017

La Nouvelle Route de la Soie démarre sous de bons auspices.

Écrit par : rabbit | 17/05/2017

Dès que j'ai une réponse de Zhongnanhai, je vous préviens.

Écrit par : rabbit | 17/05/2017

Oui, tout va bien Rabbit.
Je vous réponds ici (pour moi, le débat est clos de l'autre côté;-))

Écrit par : Ambre | 17/05/2017

Est-ce vous qui compliquez les choses, ou le monde est-il plus compliqué que je ne l'imagine ?

Écrit par : rabbit | 17/05/2017

Hé bé, si vous vous y mettez aussi...

Écrit par : Ambre | 17/05/2017

Savez-vous que j'ai un "pin's" du golf de Chicoutimi (offert par un golfeur canadien). Je-dis-ça-je-dis-rien.
Je jette un coup d'oeil sur Stirner. Intéressant.
"L'Unique est-il une conception nouvelle du Moi,"
Stirner leur répond : Le moi que tu penses n'est qu'un agrégat de prédicats, aussi peux-tu le concevoir, c'est-à-dire le définir et le distinguer d'autres concepts voisins. Mais toi tu n'es pas définissable, toi tu n'es pas un concept, car tu n'as aucun contenu logique; et c'est de toi, l'indisable et l'impensable, que je parle; l'Unique ne fait que le désigner, comme te désigne le nom qu'on t'a donné en te baptisant, sans dire ce que tu es; dire que tu es unique revient à dire que tu es toi; l'unique n'est pas un concept, une notion, car il n'a aucun contenu logique : tu es son contenu, toi, le « qui » et le « il » de la phrase. Dans la réalité, l'unique, c'est toi, toi contre qui vient se briser le royaume des pensées; dans ce royaume des pensées, l'unique n'est qu'une phrase — et une phrase vide, c'est-à-dire pas même une phrase; mais « cette phrase est la pierre sous laquelle sera scellée la tombe de notre monde des phrases, de ce monde au commencement duquel était le mot ». Et l'individu n'étant pas une idée que j'oppose à l'Homme, l'unique n'étant que toi, ton « égoïsme » n'est nullement un impératif, un devoir ou une vocation; c'est, comme l'unique, une — phrase, « mais c'est la dernière des phrases possible, et destinée à mettre fin au règne des phrases ».

(=_=) Il est temps que j'aille mettre mes neurones au repos. "L'unique n'est qu'une phrase et une phrase vide etc..." (Je verrai bien Dupont et Dupond philosopher sur le sujet) Géo et Rabbit : les Dupontd d'ici? Aïe! Pas la tête.

https://www.google.fr/search?q=dupont+et+dupond+je+dirais+m%C3%AAme+plus&prmd=ivn&source=lnms&tbm=isch&sa=X&ved=0ahUKEwjvxuKH6PfTAhUCXhoKHX-xCLEQ_AUICSgB&biw=1024&bih=768#imgrc=2aHddcGcLsrqgM:

Écrit par : Ambre | 17/05/2017

La première chose qui ressort de ce salmigondis quelque peu nihiliste, c'est que Stirner dit indisable au lieu d'indicible. A part ça, si j'ai bien compris, nous n'existons pas. On se croirait dans un sketch de Coluche : le type a dit ça pour faire avancer le schmilblick...

Écrit par : Géo | 18/05/2017

Eh oui, JE m'accroche Géo. Et là c'est vous qui allez décrocher :

"C’est peut-être comme cela que l’on peut comprendre la subtile différence que Sartre pose entre la conception lacanienne de l’inconscient et sa patiente exploration de l’indisable flaubertien :

Lacan dit que l’inconscient est structuré comme un langage. Je dirais plutôt que le langage qui exprime l’inconscient a la structure d’un rêve. Autrement dit, la compréhension de l’inconscient, dans la plupart des cas, ne trouve jamais son expression claire. Flaubert parle constamment de l’“indisable".

Écrit par : Ambre | 18/05/2017

Parce que Lacan s'inspire du constructivisme linguistique, comme tous les branquignols de sa génération, alors que Sartre fait dans l'existentialisme. Vous saisissez la nuance ? Le premier construit une réalité à partir de ce qu'il croit être le monde, alors que l'autre s'imagine être à l'intérieur d'une réalité sur laquelle il n'a aucune pouvoir. Quant à Flaubert, il sera toujours Flaubert, le chouchou des apprentis écrivains américains des années 1950, pour qui “Madame Bovary" est le modèle de scénario parfait.

Écrit par : rabbit | 18/05/2017

"Lacan dit que l’inconscient est structuré comme un langage. Je dirais plutôt que le langage qui exprime l’inconscient a la structure d’un rêve."
Est-ce que vous vous rendez compte qu'il ne s'agit que d'une simple pensée empiriste ? Sur quel critère un chercheur peut prétendre que l'inconscient, notion parfaitement abstraite et de toute façon propre à chaque personne, est structuré comme un langage ? Et comment et de quel droit un autre prétendra-t-il que "le langage qui exprime l’inconscient a la structure d’un rêve." ?
Des preuves !
Jung parle d'un inconscient utilisant un proto-langage fait de symboles issus des premières étapes de la conscience, des archétypes. Il part de l'analyse des mythes qui constituent le fond culturel de l'humanité. Cela s'appuie au moins sur quelque chose, sans être vraiment démontrable...
On retombe sur cette notion d'évidence : il y a des coïncidences qui ne peuvent pas être dues au hasard. L'assistant de Jung lui décrit les rêves de sa petite fille, qu'il ne comprend pas du tout. Le maître lui révèle que les rêves de sa fille sont très proches des rites d'initiation à la mort chez les Mayas. Un mois plus tard, la petite fille est morte d'une leucémie.

Écrit par : Géo | 18/05/2017

Oui, les linguistes pensent que le language dicte les comportements. Pourquoi pas ? Un façon d'expliquer la raison pour laquelle les Allemands ne vivent pas comme les Italiens. L'étrange organisation de la langue chinoise permet de comprendre certaines choses. Et encore plus l'écriture.
Dans les années 90, je me suis intéressé au Tarot jungien. Un forme de divination qui explore votre inconscient. En parallèle, j'ai testé le Yi Jing, sorte d'algorithme vieux de près de 3'000 ans.
Et nous voilà ce soir... ("Mon enfance", Jacques Brel).

Écrit par : rabbit | 18/05/2017

"Un façon d'expliquer la raison pour laquelle les Allemands ne vivent pas comme les Italiens." Ah ouais ? Reste à expliquer pourquoi ceux-ci ont un langage différent de ceux-là...
Ne serait-ce pas parce qu'ils vivent différemment des Italiens ?

Écrit par : Géo | 18/05/2017

Bouhhh! Je crois qu'il est temps qu'on boive un coup là... sur le zinc.

Écrit par : Ambre | 18/05/2017

Alors là, Ambronette, vous ne pouviez pas mieux tomber. Je viens d'ouvrir une bouteille de Lussac Saint-Emilion en préparant ma ratatouille. Si je vais la manger avec des baguettes, les mains, ou des couverts en argent, tout ça c'est l'étage de la codification, comme le language. Dans ce cas, Géo, pourrait demander si la fourchette à précédé la ratatouille ou le contraire. Qu'en pensez-vous ?

Écrit par : rabbit | 18/05/2017

Très cher rabbit : langage, pas language. Merci.

Écrit par : Géo | 18/05/2017

Sorry !

Écrit par : rabbit | 18/05/2017

Sa langue a fourché. Il vaut mieux prendre une fourchette pour la ratatouille. Avec des baguettes, bonjour les pougnettes (^_^)
Saint Emilion, un beau village...

Écrit par : Ambre | 18/05/2017

Les baguettes sont très pratiques pour éplucher les tomates en cours de cuisson. Hier, j'ai pu équilibrer une horloge ancienne en surélevant l'un des côtés d'un millimètre et demi, soit la largeur de la baguette placée sous le meuble. Le summum de la technique, en catégorie professionnelle, consiste à attraper une mouche en plein vol avec des baguettes. J'ai commencé à m'entraîner avec des peanuts (je ne sais plus comment on dit en français, Géo).

Écrit par : rabbit | 18/05/2017

Vous savez être très drôle Rabbit!
Légèrement hagarde devant mon bol de thé à cette heure, je ris. Merci.

Écrit par : Ambre | 19/05/2017

Une vache sacrée m'a dit un jour à Benarès, où j'étais en pélerinage avec M. Jenni : "l'humour est la politesse du désespoir".

Écrit par : rabbit | 19/05/2017

"Une vache sacrée m'a dit un jour à Benarès" Vous les écoutez un peu trop. Ou vous faites semblant...

"Le summum de la technique, en catégorie professionnelle, consiste à attraper une mouche en plein vol avec des baguettes." Vous vous souvenez de Dino Attanasio ? Il dessinait pour le journal "Tintin" quand vous aviez dix ans. Son héros, Spaghetti, plus rital tu meurs, regardait une sorte de Cheikh découper une mouche en vol dans le sens de la longueur avec son cimeterre pendant leur pénible négociation. Cela vous rappelle quelque chose ?

Écrit par : Géo | 19/05/2017

Je suis expert en en tueuse de mouches mais, au torchon (toujours le même, réservé à cette activité).
J'attends qu'elle se pose puis je frappe trés fort, car certaines sont tenaces, à peine 1 cm au-dessus de la mouche (ne pas viser la mouche mais juste au-dessus) et je la rate rarement. Il arrive que je me fasse très mal voire que je me blesse. Autant j'affectionne les araignées (les petites sont adorables ;-)) autant je déteste les mouches chez moi.

Écrit par : Ambre | 19/05/2017

Experte ! En! Tsss!

Écrit par : Ambre | 19/05/2017

Par Zénob de Glack !
Messire Géo, comment ai-je pu oublier il signor Spaghetti ? Ça remonte à Vincent Auriol cette histoire.
Ambronette, c'est exactement comme ça que l'on tire le canard. Vous êtes issue d'une famille de chasseurs ou quoi ?
À part ça, je viens de voir un extraordinaire dessin animé sur les réseaux sociaux chinois: une satire de la politique du gouvernement concernant l'immobilier. Il y a un lapin, qui vaut agrandir sa maison sur un terrain (appartenant à l'Etat), un loup qui représente l'administration, une tortue qui construit des maisons (pour le compte de l'Etat) et un renard qui fait des prêts immobiliers (pour une banque d'Etat). Moralité de la fable : ce pauvre lapin chinois est toujours niqué, quoi qu'il fasse. Dommage que les socialistes vaudois sont dénués de toute forme d'esprit, sinon Mme Rabbit la traduirait volontiers pour eux.

Écrit par : rabbit | 19/05/2017

"Je suis expert en en tueuse de mouches" Reprenez votre souffle, Ambre. Ce sont les mouches ou les tueuses de mouches que vous assassinez de la sorte ? Parce que tuer les tueuses au torchon, c'est digne de James Bond revisité par Woody Allen...

Rabbit @ Dépêchez-vous de nous montrer ce dessin animé, faites quelque chose pour Ma'ame rabbit !

Écrit par : Géo | 19/05/2017

Vous avez raison : je m'exprime très mal. On va dire : je suis experte pour occire les mouches.
"Et quand il les eut tous occis, d'autres chevreuils se présentèrent, d'autres daims, d'autres blaireaux (Flaub.,St Julien l'Hospitalier, 1877, p.95

Ce dessin animé paraît épatant et tout à fait dans vos cordes (^_^)

Écrit par : Ambre | 19/05/2017

On voit des choses tellement drôles dans les médias sociaux chinois, que cela remplace toutes les chaînes de télévision du monde. Le problème, c'est qu'il faut pouvoir compter sur une bonne traduction. Au fait, Géo, vous savez qu'avec “WeChat“ vous disposez d'un opérateur téléphonique gratuit dans le monde entier (ça fonctionne sur wifi) ? Rien de tel pour draguer au Moz en préparant votre retour sur les plages de Maputo...

Écrit par : rabbit | 19/05/2017

Pas Lourenço Marques, Porto Amalia, 2000-2500 km plus au nord. 3000 km de plages, au Moz...
Votre WeChat, c'est le Skype chinois ?

Écrit par : Géo | 20/05/2017

Oui, Skype en plus efficace, y compris sur téléphone mobile.
Plus besoin de faire confiance aux médias, vous appelez sur place pour savoir ce qui s'y passe.
3'000 km de plages et autant de requins ? Hein ? Dites-nous la vérité...

Écrit par : rabbit | 20/05/2017

J'en ai croisé un une fois. Il a eu très peur de moi et s'est enfui très vite. En fait, je passais un examen et j'étais censé mener la plongée avec mon instructeur comme expert, dans le cursus PADI. C'est lui qui m'a dit après que c'était un requin...
Il était Sud-Af et avait souvent plongé pour justement aller les admirer. C'est devenu une attraction en RAZ.
Le système d'apprentissage PADI a quelque chose d'assez extraordinaire pour être mentionné : la faculté incroyable des Américains pour expliquer en langage simple et compréhensible pour tous des phénomènes physico-chimiques assez complexes, alors que nous avons l'habitude de la littérature scientifique française, où l'on voit que les auteurs ont fait des efforts considérables pour parler en termes très compliqués de choses simples...

Écrit par : Géo | 20/05/2017

Vous venez de planter l'aiguille dans le nerf sciatique, Dr Géo ! Vous imaginez ce gaspillage de mots depuis des siècles, toute cette énergie employée à les prononcer ou les écrire pour rien ? La perte est abyssale, des trillions de kWh/homme...

Écrit par : rabbit | 20/05/2017

Si vous voyez les choses comme ça, parlez-nous des religions...Vous vous imaginez qu'il y a encore une majorité de nos contemporains qui croient qu'il y a un vieux barbu derrière les nuages, qui les surveille ? Mes contemporains me font de plus en plus peur...

Écrit par : Géo | 20/05/2017

Et je me tue à leur expliquer que la seule réalité, c'est ce qu'ils font à l'instant présent: le reste n'existe plus ou pas encore. Alors, ils occupent ce trop grand vide par des accommodements et des petites lâchetés. C'est peut-être trop simple ?

Écrit par : rabbit | 20/05/2017

Les commentaires sont fermés.