03/06/2017

Diluer son passé dans un miroir déformant

Deux expositions lausannoises ont choisi pour thème philosophique notre miroir quotidien: celui de la salle de bains devant lequel Monsieur se rase; la psyché de Madame en son boudoir de maquillage. Le métaphorique aux alouettes où l’on se heurte le nez. Puis d’autres surfaces étamées où l’on se mate à la sauvette, par péché de narcissisme, ou pour se recoiffer, s’envoyer un bisou, se tirer la langue… Si au Mudac et à la Galerie Mobilab*, les miroirs sont présentés comme des oeuvres trop «méditatives», on en trouvera des prosaïques dans les vide-greniers. C’est ainsi qu’on nomme en Romandie, et à Paris, ces brocantes de quartier très en vogue où l’on vend des vieilleries dont on ne veut plus. En Picardie, elles prennent le nom de braderies. En Normandie celui de foires aux puces, ou, plus joliment, de «foire à tout».
On peut s’y promener sans acheter, pour fleurer des nippes et en se récitant du Rimbaud: son poème du Buffet, qui, dans son ombre «verse comme un flot de  de vin vieux, des parfums engageants». Pourtant, ces sympathiques rituels urbains sont parfois méjugés comme des foire aux déloyautés: on y bazarde des trésors familiaux en échange d’un peu d’argent! Et cela pour s’offrir un nouveau smartphone voué à une obsolescence technique programmée. Alors que les huit channes en étain de tantine Gladys n’avaient jamais quitté le vaisselier des Bourremoud de Chavornay depuis deux siècles, et que les fixe-chaussettes de l’aïeul Gustave conservent une élasticité indéfectible!
Pourtant, loin d’être un renégat, le chineur des quartiers est un émotif. En farfouillant au galetas, il a fait le tri entre des objets sans mémoire et la chaise à bascule de grand-maman, ou le binocle du Papy. Il a retrouvé un album écorné où il figure en angelot dodu-fessu sur la conventionnelle peau de mouton. Sur une autre photo, il serre timidement la main du Père Noël dans un supermarché de la ville. Enfin, en se dévisageant de plus près - et à 60 ans - dans un double-face de poche, il ne s’est pas reconnu. Ce ne pouvait être qu’un miroir déformant.
Mudac, jusqu'au 1er octobre.
Galerie Mobilab, rue du Simplon 35, jusqu’au 31 juillet.

Commentaires

"Pourtant, ces sympathiques rituels urbains sont parfois méjugés comme des trahisons: comment ose-t-on bazarder des trésors familiaux en échange d’un peu d’argent!"
Parce que tout passe et qu'on ne sait plus que foutre de ces ramasse poussière.
Il fut un temps où j'adorais chiner au puces de Genève qui, parait-il, sont prisées par les connaisseurs. Je me fournissait aussi en mobilier chez Emmaüs ou au CSP. Histoire d'avoir du solide et du durable.
Et puis un jour tout a basculé. Je ne supporte plus l'odeur de ces vieilleries et surtout, j'ai besoin de m'alléger. De virer tout ce dont je n'ai pas un besoin précis.
Quant au miroir, je n'ai jamais compris qui était celui que je regardais jusqu'au jour où il m'a renvoyé l'image d'un mec en pleurs. Ce fut une révélation. Je me suis mis à causer à ce mec.
- Bon, alors, ça va maintenant ? Tu as assez pleuré ?
Gros éclat de sanglots.
- Non, bon ben vas-y, pleure !
- Et maintenant ?
Depuis ce jour, je suis devenu incapable de déprimer alors que les raisons ne semblent pas manquer. Impossible de prendre ce mec au sérieux.

Écrit par : Pierre Jenni | 03/06/2017

« L’œil, d’abord, glisserait sur la moquette grise d’un long corridor, haut et étroit. Les murs seraient des placards de bois clair, dont les ferrures de cuivre luiraient. Trois gravures, représentant l’une ”Thunderbird”, vainqueur d’Epsom, l’autre un navire à aubes, le “Ville de Montereau“, la troisième une locomotive de Stephenson, mèneraient à une tenture de cuir, retenue par de gros anneaux de bois noir veiné, et qu’un simple geste suffirait à faire glisser. La moquette, alors, laisserait place à un parquet presque jaune, que trois tapis aux couleurs éteintes recouvriraient partiellement. »

C'est le premier paragraphe de ”Les Choses”, le tout premier livre de Georges Perec (Julliard, Paris, 1965, Prix Renaudot). Je m’en suis inspiré pour la décoration des quatre appartements que j’ai eu à meubler, sur les quinze que j’ai occupés de façon prolongée au cours de ma longue existence, sans tenir compte de brefs séjours au bord de la mer, à la montagne, sur un autre continent ou une planète éloignée.

Si la curiosité vous entraîne sur la page de Wikipedia consacrée à ce livre étonnant, étrange et extraordinaire, vous allez découvrir que : « fait particulier de ce roman, ce ne sont pas les personnages qui prennent une grande importance mais ce sont les choses qui sont décrites durant plusieurs pages avec beaucoup de détails et de façon méticuleuse. Mais en vérité, les choses ne sont que des bibelots. ». Et c’est là où je voulais vous emmener, Monsieur Jenni, parce que ce résumé synthétique du message de l’auteur entre dramatiquement en collision avec l’affirmation de Protagoras, contenue dans son ”Traité des dieux” : « L'homme est la mesure de toutes choses : de celles qui sont, du fait qu’elles sont ; de celles qui ne sont pas, du fait qu’elles ne sont pas. » Comment résoudre ce paradoxe de l’œuf et la poule rapporté à l’Homme et son Œuvre ? A moins qu’il ne s’agisse que d’une banale contradiction et dans ce cas, oubliez…

Écrit par : rabbit | 03/06/2017

1) Beau, le commentaire de P. Jenni.
2) L'oeil doit être ravi quand on pénètre chez Rabbit.
3) J'ai vécu dix ans dans un très petit studio parisien à la déco très cosy. Quelques gravures (eaux-fortes) au mur dénichées aux Puces de Saint-Ouen et une litho abstraite d'un inconnu. Une toile représentant Venise achetée à Drouot.
4) Puis j'ai acheté une grande toile d'un artiste (abstrait lyrique). Je n'avais pas assez de mur pour l'accrocher alors je la posais par terre. Pas longtemps (trois mois). Je déménageais pour aller vivre dans l'atelier de l'artiste... pendant dix ans, avec lui, puis sept sans lui. La toile que je lui avais achetée était accrochée dans notre chambre. Atelier/appartement, épuré, rempli de toiles, sans meubles, un bloc de mousse servait de divan, une table avec tréteaux, de salle à manger. Dans les toilettes, il avait mis un grand poster de Charlot (Charlie Chaplin).
5)Ensuite... licenciement... déménagement en Bretagne. Une maison à la campagne, à meubler. De grands murs pour les tableaux. Je faisais toutes les brocantes/trocantes de la région, déniché canapé, vieux fauteuils défraîchis pour trois fois rien, armoire déglinguée en châtaigner que j'ai rafistolée, cirée qui sentait bon la longue vie... qu'elle avait vécue. Le tapis d'Iran acheté au Village Suisse (mais oui) à Paris avant mon départ, achevait (avec les tableaux) de donner une âme à cette pièce qui, en hiver, avec la cheminée et le soleil rasant de fin de journée entrant par les fenêtres était, en soi, un magnifique clair-obscur.
Je quittais cette charmante maison quinze ans plus tard.
6) Appartement en ville. J'avais bazardé les meubles de la campagne et leur âme, le cœur lourd (ils n'entraient pas dans l’appartement). Terminé les trocantes, brocantes voire antiquaires; un peu avec le même sentiment - alors - que P. Jenni :"Et puis un jour tout a basculé. Je ne supporte plus l'odeur de ces vieilleries et surtout, j'ai besoin de m'alléger. De virer tout ce dont je n'ai pas un besoin précis.", une envie aussi de retrouver la nudité de l'atelier parisien, mais il fallait tout de même trouver une place pour les livres dont je ne voulais pas me séparer. Terminé le bois et sa belle patine, sa chaleur, je tentais le "design". Je sais aujourd'hui qu'il n'a aucune âme. Heureusement, il y a les livres... les tableaux...
Je n'ai pas parlé des miroirs... qui parfois aussi ont une âme. J'en possède un, que l'on m'a offert quand je suis entrée dans ma maison de campagne (et qui m'a suivi en ville), un vieux miroir au tain décati, au cadre abîmé (je l'ai laissé dans son jus); le seul où j'aime me regarder car je m'y vois à peine...

Après le Perrec de Rabbit, voici le Proust, extrait de "Mes journées de lecture" :

"Les théories de William Morris, qui ont été si constamment appliquées par Maple et les décorateurs anglais, édictent qu'une chambre n'est belle qu'à la condition de contenir seulement des choses qui nous soient utiles et que toute chose utile, fût-ce un simple clou, soit non pas dissimulée, mais apparente. [...] A la juger d'après les principes de cette esthétique, ma chambre n'était nullement belle, car elle était pleine de choses qui ne pouvaient servir à rien et qui dissimulaient pudiquement, jusqu'à en rendre l'usage extrêmement difficile, celles qui servaient à quelque chose. Mais c'est justement de ces choses qui n'étaient pas là pour ma commodité, mais semblaient y être venues pour leur plaisir, que ma chambre tirait pour moi sa beauté. [...] [...] [...] Je laisse les gens de goût orner leur demeure avec la reproduction de chefs-d’œuvre qu'ils admirent et décharger leur mémoire du soin de leur conserver une image précieuse en la confiant à un cadre de bois sculpté. Je laisse les gens de goût faire de leur chambre l'image même de leur goût et la remplir seulement de choses qu'il puisse approuver. Pour moi, je ne me sens vivre et penser que dans une chambre où tout est la création et le langage de vies profondément différentes de la mienne, d'un goût opposé au mien, où je ne retrouve rien de ma pensée consciente, où mon imagination s'exalte en se sentant plongée au sein du non-moi : je ne me sens heureux qu'en mettant le pied - avenue de la Gare, sur le port ou place de l’Église - dans un de ces hôtels de province aux longs corridors froids où le vent du dehors lutte avec succès contre les efforts du calorifère, où la carte de géographie détaillée de l'arrondissement est encore le seul ornement des murs, où chaque bruit ne sert qu'à faire apparaître le silence en le déplaçant, où les chambres gardent un parfum de renfermé que le grand air vient laver, mais n'efface pas, et que les narines aspirent cent fois pour l'apporter à l'imagination, qui s'en enchante, qui le fait poser comme un modèle pour essayer de le recréer en elle avec tout ce qu'il contient de pensées et de souvenirs; où le soir, quand on ouvre la porte de sa chambre, on a le sentiment de violer toute la vie qui y est restée éparse, de la prendre hardiment par la main quand, la porte refermée, on entre plus avant, jusqu'à la table ou jusqu'à la fenêtre; de s'asseoir dans une sorte de libre promiscuité avec elle sur le canapé exécuté par le tapisser du chef-lieu dans ce qu'il croyait le goût de Paris; de toucher partout la nudité de cette vie dans le dessein de se troubler soi-même par sa propre familiarité, en posant ici et là ses affaires, en jouant le maître dans cette chambre pleine qu'aux bords de l'âme des autres et qui garde jusque dans la forme des chenêts et le dessin des rideaux l'empreinte de leur rêve, en marchant pieds nus sur son tapis inconnu; alors, cette vie secrète, on a le sentiment de l'enfermer avec soi quand on va, tout tremblant, tirer le verrou; de la pousser devant soi dans le lit et de coucher enfin avec elle dans les grands draps blancs qui vous montent par-dessus la figure, tandis que, tout près, l'église sonne pour toute la ville les heures d'insomnie des mourants et des amoureux."

Écrit par : Ambre | 04/06/2017

Curieuse approche que celle de rabbit. Je ne laisse a personne le soin d arranger mon espace, meme si je ne suis pas toujours satisfait du resultat.
PS. J ai fait mes premiers pas (mais ai failli tomber dans les pommes).

Écrit par : Geo | 04/06/2017

Curieuse approche que celle de rabbit. Je ne laisse a personne le soin d arranger mon espace, meme si je ne suis pas toujours satisfait du resultat.
PS. J ai fait mes premiers pas (mais ai failli tomber dans les pommes).

Écrit par : Geo | 04/06/2017

Ambronette: par les temps qui courent, il vaut mieux habiter en Petite Bretagne que dans la grande.
Géo: quel espace et combien de dimensions ? Pensez-vous que les portiques de sécurité vont déclencher l'alarme avec votre nouveau gadget ?

Écrit par : rabbit | 04/06/2017

C'est sûr.
Ca y est, c'est fait pour Géo (0_0) ?

Écrit par : Ambre | 04/06/2017

Ce n'est que le debut. Objectif 2150: robot 100%...

Écrit par : Geo | 04/06/2017

Si les choses continuent sur leur lancée, je serai empereur de Chine en 2150. Et vous, Ambre, l'Evian Championship pour la dixième fois consécutive ?
Plutôt que diluer le passé, je m'applique à le recomposer: voir la pièce n° 89 de mon Meccano spatio-temporel http://www.youtube.com/watch?v=rXwMrBb2x1Q
Et vous saviez-vous, que la fameuse tante Gladys était une Bourremoud, de Chavornay ? Monsieur Gilbert a dit qu'elle habitait à Florimont.

Écrit par : rabbit | 04/06/2017

Je n'ai pas de Rolex Rabbit, pour participer à l'Evian Championship. Mmm !

Écrit par : Ambre | 04/06/2017

« L'homme est la mesure de toutes choses : de celles qui sont, du fait qu’elles sont ; de celles qui ne sont pas, du fait qu’elles ne sont pas. »

Voilà qui date un peu. Il faut lire "Homo Deus" pour mieux comprendre la fin du libéralisme et surtout ce qui sous-tend l'idéologie, soit l'individualisme.
Les bouddhistes ont fasciné les occidentaux avec leur quête du "je" et la belle image de l'oignon qui, lorsqu'on a épluché toutes ses couches, ne laisse plus rien.
La technologie a définitivement réduit à néant nos illusions d'une entité propre que nous saurions définir. Nous ne sommes que des amas d'informations. Et surtout, dans le monde de demain, nous serons dispensables, car la machine fera à peu près tout mieux que quiconque.

Écrit par : Pierre Jenni | 04/06/2017

Ambre, pour mon anni, j'ai l'intention de permettre à tous mes invités de se servir dans la bibliothèque. Car je n'ai pas l'intention de relire ces ouvrages et je pense que le meilleur hommage que je puisse faire à leurs auteurs, c'est de la faire suivre afin qu'ils soient lus. Et puis eux-aussi ramassent la poussière. Bon c'est une jolie déco, mais je n'ai plus de place et je continue à acheter régulièrement des ouvrages papier alors voilà.

Écrit par : Pierre Jenni | 04/06/2017

Pierre, si vos amis aiment la littérature c'est une bonne idée. Encore faut-il que ce qui vous intéresse vous, les intéresse eux. A chaque déménagement j'en ai donné dans des associations mais je garde un fonds dont je ne peux me séparer. Si je ne les relis pas, je pioche souvent des textes quand je fais des recherches personnelles. Sortir l'ouvrage de l'étagère, le feuilleter, re-découvrir ce que vous aviez souligné, approuver encore ou pas, c'est un petit moment de bonheur. Et quand il s'agit d'un livre qu'un ami vous a offert, paraphé, souligné par lui, qu'elle chance, c'est un peu de son esprit qu'il vous livre.
Mais vous avez raison de vous débarrasser de tout. Nous devrions mourir dépossédé de tout

Écrit par : Ambre | 04/06/2017

J'ai dû louper une case Géo. Etes-vous passé sur le billard pour installer une hanche artificielle ?

Écrit par : Pierre Jenni | 04/06/2017

Géo l'avait laissé entendre. Pas de nouvelles...

Écrit par : Ambre | 04/06/2017

C'est bien ce qe disais, Ambre, vous ne lisez pas comme tout le monde...

Écrit par : Geo | 05/06/2017

Ambre sait lire, mais elle a besoin d'être convaincue, non pas que ce qui est écrit reflète la réalité, mais que ce qu'elle a compris du texte correspond bien aux intentions de son auteur: c'est donc une question purement littéraire. Ce qui serait gravissime, c'est qu'elle modifie le texte original pour le faire correspondre à son interprétation, mais son admiration pour les grands auteurs l'a jusqu'ici dissuadée de faire le pas.

Écrit par : rabbit | 05/06/2017

Bon, vous répondez Géo. C'est donc que vous n'allez pas trop mal. Tant mieux. Et tant pis si je suis à côté de la plaque.

Écrit par : Ambre | 05/06/2017

Euh ! Il semblerait que la publication des commentaires ne soient pas synchrones.
Je viens d'en recevoir un dans ma messagerie qui n'apparaît pas ici. Que fait la police !
Géo : si vous faites un malaise vagal, imaginez tout de suite que je (Ambre) vous apporte un sucre et de l'eau et je suis sûre que vous allez réagir et tenir sur votre gambette pour me ficher à la porte. Ah ah !

Écrit par : Ambre | 05/06/2017

Priorite a la gambette, Ambre. Je suis bien conditionne...

Écrit par : Geo | 06/06/2017

Priorite a la gambette, Ambre. Je suis bien conditionne...

Écrit par : Geo | 06/06/2017

Priorite a la gambette, Ambre. Je suis bien conditionne...

Écrit par : Geo | 06/06/2017

Priorite a la gambette, Ambre. Je suis bien conditionne...

Écrit par : Geo | 06/06/2017

Revenons aux choses serieuses: j'ai un peu la meme attitude que Jenni envers les brocantes. Mais comme beaucoup de gens pensent comme nous et s'en detournent, c'est l'occasion de peut-etre trouver la rarete qui vous attire...
PS. Qqn peut m'expliquer comment mettre des accents ? (Samsung sous Android)

Écrit par : Geo | 06/06/2017

Sur la tablette ? Mme Rabbit dit que le système doit apprendre ce que vous voulez faire et installera au fur et à mesure lui-même les applications correspondantes. Essayez aussi la commande vocale. Et bienvenue dans le monde des robots.

Écrit par : rabbit | 06/06/2017

Pour mettre des accents c'est simple mais ch...t !
Il suffit d'appuyer plus longuement sur la lettre et de faire glisser son doigt sur la lettre avec l'accent souhaité. Par ex pour mon "souhaité" il a suffi d'appuyer sur le e pour que le mot soit avec l'accent.
Quand je n'ai pas le courage de faire cette option je m'abstiens de mettre un accent.
Bref, la tablette c'est aussi agaçant que pratique.
Après plusieurs utilisations, Rabbit ou Madame Rabbit ont raison : le système vous - oserais-je dire - vous reconnaît et vous propose des mots corrigés qui ne sont d'ailleurs pas toujours appropriés à ce que vous vouliez écrire.
Bis repetita : bienvenu dans le monde des robots.
Alors, aujourd'hui vous avez monté un étage ou deux ?

Écrit par : Ambre | 06/06/2017

Effectivement, Ambronette, si Géo se met soudain à parler en chinois à sa tablette, celle-ci va aussitôt lui installer un logiciel ad hoc. Génial, non ? Il peut aussi essayer avec le grec ancien ou le nabatéen.

Écrit par : rabbit & cie | 06/06/2017

Plus besoin de tablette, je suis de retour à la maison. Et l'amie qui m'a ramené m'a expliqué le truc de la pression constante...
Mais je vais me mettre au point quand même. Pour l'autre hanche...

Écrit par : Géo | 06/06/2017

@ Géo : vous allez pouvoir reprendre le vélo... rapidement. C'est - paraît-il - recommandé.
Vous avez de la chance d'avoir pu faire cette opération. Ici pour obtenir cette intervention avant 75 ans, il faut tout simplement être "à ramasser à la petite cuillère ". Pfff ! C'est dingue !

Bon, tout va bien ? Vous ne souffrez pas ?

Rabbit & C° : salut la compagnie (0_0)

Écrit par : Ambre | 07/06/2017

Le vélo d'appartement, c'est possible. Le vélo - vélo, cela me paraît difficile avant longtemps, ne serait-ce que passer la jambe par-dessus le cadre...
Je suis très conscient de l'incroyable privilège d'échapper aussi facilement à la sénescence...
Souffrir ? Je commence à comprendre que le concept des médecins, c'est de faire bouger le plus possible le patient et pour cela couvrir toute douleur avec grosse dose de calmants. Le problème, c'est que mon estomac supporte mal...
Rabbit nous fait quelque chinoiserie de son goût...

Écrit par : Géo | 07/06/2017

Vous ne croyez si bien dire...
Je viens de comprendre qu'appliquer une mesure monétaire keynésienne, comme le Quantitative Easing, à un problème structurel dû à l'entrée de la Chine à l'OMC, c'est comme uriner dans un alto. Que penser alors de la solution consistant à baisser la température de la planète pour faire augmenter la consommation d'énergies fossiles ?
Café et croissants pour tout le monde ?

Écrit par : rabbit | 08/06/2017

Sauf qu'augmenter la consommation de carburants fossiles risque d'augmenter la température. Mais vous êtes sur la bonne voie. Les escroqueries sur la taxe CO2 rapportent des milliards...

Écrit par : Géo | 08/06/2017

On touche là aux fondements de l'économie et de la création de richesses, Monsieur Géo. Si le PIB ne croît pas, c'est la récession. Selon ce principe, plus la température augmente et plus il se crée d'ONG. Conséquence: la part du gâteau se réduit et il faut trouver autre chose pour échapper au chômage. Parallèlement, les Etats doivent surenchérir pour ne pas se laisser dépasser par les activistes de tous poils. Inévitablement, les citoyens vont être mis en pâture pour alimenter la machine électorale, les médias, les sociologues et les bonne consciences sous influence.

Écrit par : rabbit | 08/06/2017

Franchement rabbit ! Un pro de votre genre devrait savoir que le seul moyen de ne pas tout perdre c'est de transférer ses bien sur la cryptosphère. Même l'ether prend son envol depuis novembre 2016 et le bitcoin doit se décliner dorénavant avec 10 chiffres avant la virgule.
J'attendais un peu mieux de la part d'un spécialiste du domaine.

Écrit par : Pierre Jenni | 08/06/2017

après la virgule, sorry.
0,00......pour 1 bitcoin

Écrit par : Pierre Jenni | 08/06/2017

"J'attendais un peu mieux de la part d'un spécialiste du domaine."
T'en fais un beau, de spécialiste. Va gérer ton blog pourri...

Écrit par : Géo | 08/06/2017

J'adore tes déclarations d'amour Géo.

Écrit par : Pierre Jenni | 08/06/2017

Viens à ma nouba le 20 juin. Et arrête de faire ta chochotte.

Écrit par : Pierre Jenni | 08/06/2017

La première syllabe du mot bitcoin est la seule chose à vous être intellectuellement accessible, Monsieur Jenni. Tout comme le lingam de Shiva, seule la vertigineuse tumescence boursière de ce dernier mois vous obnubile. Mais, savoir qu’elle fait suite à des achats frénétiques créant une bulle sur un marché non réglementé, ne vous intéresse pas. Vous préférez aussi oublier que ce marché ne repose sur aucun sous-jacent et que le bitcoin est la monnaie favorite des cybercriminels. Encore, qu’il existe actuellement 830 variétés de crypto-monnaies pouvant chacune concurrencer un jour le bitcoin, c’est du pipeau pour vous.

Écrit par : rabbit | 08/06/2017

Mais pourquoi ne reçois-je plus les commentaires?!
Cela dit je n'ai pas perdu grand chose.

@ Géo . A propos des calmants et autres antalgiques puissants, c'est donc qu'il y a douleur post opératoire.
Pour le vélo vélo, ça reviendra... "passer la jambe par-dessus". Hi ! Une amie me demandait l'autre jour (coïncidence ) si mes escapades en moto (quand j'étais passagère. .. Il y a 15 ans) ne me manquaient pas et je lui ai répondu : je ne pourrai même plus passer la jambe par-dessus ! pour m'asseoir sur le siège exactement votre expression ;-))

Rabbitcoincoin : c'est quoi ce truc bit coin ?

Écrit par : Ambre | 08/06/2017

Je ne vois pas trop en quoi un marché réglementé apporte la moindre garantie que ce soit puisque les FIAT ne reposent que sur de la dette et que lors de la prochaine crise, qui ne manquera évidemment pas de venir et peut-être plus vite qu'on ne le pense, tout va se péter la gueule.
Quant aux cybercriminels, j'en viens à me poser la question de savoir s'ils ne sont finalement pas plus sains que tous ces spéculateurs officiels et bien pensants qui contribuent à pourrir la planète en plaçant leurs billes là où ça rapporte le plus, sans état d'âme.

Écrit par : Pierre Jenni | 08/06/2017

Edifiant, comme discours.... nous allons suivre l'affaire avec une attention accrue.
N'est-ce pas Ambre ? Oui, la moto c'est bien, mais les chutes sont dures (comme sur les marchés financiers quand on se croit génial).

Écrit par : rabbit | 08/06/2017

Ce truc des bitcoins a vraiment un aspect assez effrayant. Comme si on cherchait à donner tous les avantages aux criminels. Déjà que j'ai beaucoup de peine à comprendre sur quelle base juridique on tolère le dark Net. Le déclin de l'empire romain vous prend des allures de bluette à côté de ce que l'on se prépare...

"A propos des calmants et autres antalgiques puissants, c'est donc qu'il y a douleur post opératoire."
Ah ben là, on est chez monsieur de la Palisse. On ne vous scie pas les os pour les remplacer par un bidule artificiel sans quelques effets secondaires...
Pas mal, Rabbitcoincoin...

Écrit par : Géo | 09/06/2017

Ambre est restée très gamine : elle profite que je suis occupé à remonter les bretelles de Monsieur Jenni pour plaisanter sur mon compte.
Ah ! Monsieur Géo, internet et le droit, vaste sujet... Vous qui êtes un érudit, vous vous souvenez certainement du mythe de la boîte de Pandore, non ? Alors, il ne vous reste plus qu'à récupérer l'espérance qui doit encore se trouver au fond.

Écrit par : rabbit | 09/06/2017

Non Géo, ce qui est effrayant c'est cette mentalité de certains qui veulent tout contrôler sous le prétexte fallacieux que l'humain étant ce qu'il est il faut se mettre à l'abri.
Je vois dans l'internet un potentiel d'émancipation vraiment prometteur et je comprends bien que certains veuillent le contrôler. Ils ont trop à perdre.
Je vous encourage à creuser la moindre sur les sujets de la blockchain, du P2P et des applications décentralisées pour comprendre le merveilleux qui s'y cache.
Et peut-être que vous ferez, comme moi, le chemin de relativiser la toute puissance de l'individu et sa pseudo liberté d'être lui-même, qui m'apparait de plus en plus comme une vaste supercherie.

Écrit par : Pierre Jenni | 09/06/2017

Geeeezesss... Je suis l'individu sur terre le moins convaincu de la toute puissance de l'individu et sa pseudo liberté, et ceci depuis 65 ans. (Toujours été précoce...). Tout ce que je vois, c'est que l'internet est incontrôlable et que cela donne des armes formidables à tout ceux qui veulent s'enrichir par tous les moyens. Ils ont leur monnaie clandestine, inattaquable par les États. Ils ont accès à tous les coffre-forts du monde et cela incognito. Ils ont leurs réseaux de distributions de tout ce qui est illégal sans le moindre contrôle. Bref, le Crime a gagné. Quand on était gamins, le Crime faisait élire le président des USA les doigts dans le nez, en le faisant passer pour le Président des jeunes, du modernisme. Quitte à l'abattre s'il ne remplit pas le contrat...
Aujourd'hui, ils n'ont plus besoin de ça : ils ont absolument tout ce qu'ils veulent.

"Je vois dans l'internet un potentiel d'émancipation vraiment prometteur et je comprends bien que certains veuillent le contrôler. Ils ont trop à perdre."
Vous avez vingt ans de retard, et considérant l'âge de l'internet, c'est dire si vous retardez. Il y a longtemps que tout le monde a pris ce virage. Vous avez un exemple du contraire ?

Écrit par : Géo | 09/06/2017

Toutes les évolutions technologiques amènent chez les esprits simples des rêves de société édénique. Monsieur Jenni est comme la ménagère de 1950 croyant son sort transfiguré par l'achat d'un frigo ou d'un aspirateur. Un sociologue durable disait récemment: « Dans toutes les révolutions, il faut voir ce qu'elles ne changent pas ». Et comme Géo le laisse deviner par sa réponse, rien n'a fondamentalement changé au cours de ces soixante-cinq dernières années, sinon les accessoires.

Écrit par : rabbit | 09/06/2017

Rabbit devrait être suffisamment au courant du caractère cyclique de toute chose. Si ce n'est pas le cas, je l'encourage vivement à consulter le livre des transformations. Ne serait-ce que pour se mettre à la page de la culture chinoise.
Ce qui est en haut est en bas.

Écrit par : Pierre Jenni | 09/06/2017

Géo, je n'aurai pas la prétention de vous expliquer ce qui se passe avec la révolution numérique, mais vous ne m'en voudrez pas de penser que vous n'avez pas vraiment suivi le film.

Écrit par : Pierre Jenni | 09/06/2017

"Ce qui est en haut est en bas." Exact. Le commentaire de rabbit du haut répond à votre commentaire du bas à mon propos.
Bon, Jenni, vous n'avez tout de même pas l'intention de perdurer ?

Écrit par : Géo | 09/06/2017

J'ai pratiqué le Yi Jing par curiosité il y a plus de 30 ans, Monsieur Jenni. Le sujet est connu, passons à autre chose. "Tout ce qui est en haut est aussi en bas" est une sentence que l'on retrouve dans la "Table d'Emeraude" (Tabula Smaragdina), texte tiré de manuscrit arabes eux-mêmes inspirés par des "alchimistes" chinois comme Ge Hong (283-343). Cette phrase date de l'époque où les Chinois ont décidé de passer d'une approche mystico-religieuse de la vie à une explication cosmogonique (env. 2'500 av. JC). La plupart des anciennes capitales impériales ont été construites en reproduisant au sol la position des constellations à leur époque.

Écrit par : rabbit | 09/06/2017

Tiens, Jenni, vous devriez aller lire le dernier billet de HL, il vous fera le plus grand bien :

http://hommelibre.blog.tdg.ch/archive/2017/06/09/bastie-polony-riocreux-co-les-insoumises-284549.html

Écrit par : Géo | 09/06/2017

Géo a raison, Monsieur Jenni, il faut vous calmer.... Pensez à autre chose: essayez le tiercé, les mots-croisés ou le golf miniature. Regardez les Simpson, Bob l'éponge ou Darius Rochebin. Vous vous faites du mal sur le Blog de Gilbert Salem, passez à quelque chose de plus accessible.

Écrit par : rabbit | 09/06/2017

Me calmer, perdurer, penser à autre chose...
Faut dire si je dérange. Je me sens plutôt bien ici. Et je ne boude pas la modeste jouissance que me provoque vos réactions.

Écrit par : Pierre Jenni | 09/06/2017

Pour vous prouver que nous ne vous en voulons pas plus qu'à un autre, je vous propose de suivre deux pistes (Wikipedia vous sera utile dans ce voyage). La première commence avec l'Hermès Trismégiste, la Table d'Emeraude et se poursuit avec le Secretum Secretorum, Roger Bacon, pour en arriver au Manuscrit de Voynich. Pour la deuxième, on va en Chine pour la Frise de Dong Wang Jiang, Le Temple du Cheval Blanc (celui de Luoyang), la Stèle Nestorienne (de Xi'an), Athanasius Kircher, China Illustrata et on retombe sur le Manuscrit de Voynich. Pour lier les deux, vous pouvez faire une digression sur Ge Hong, le Daylam, le Rhazès et les Sogdiens. L'Histoire de Thomas et de l'Eglise d'Orient joue un rôle pivot dans tout ça. Voilà le décor de votre prochain roman ; si vous ne le faites pas, c'est moi vais m'y coller (d'ailleurs, j'ai déjà commencé...).

Écrit par : rabbit | 09/06/2017

«Et comme Géo le laisse deviner par sa réponse, rien n'a fondamentalement changé au cours de ces soixante-cinq dernières années, sinon les accessoires.»

Hé oui… Pendant que certains jouent à la marelle sur les cases de «Sciences Po», Droit », «MBA», et j’en passe… pour espérer engranger davantage qu’un paysan Broyard..., d’autres polissent leurs neuronnes avec Java, C++, C#, Python, JavaScript, PHP, Ruby, SQL, Matlab, etc.

C’est qu’on est passé de la lutte des classes à la lutte des cases.

Écrit par : petard | 10/06/2017

"Et je ne boude pas la modeste jouissance que me provoque vos réactions."
C'est bien ce que l'on pensait depuis longtemps : vous êtes maso. Et donc pot de colle.
C'est l'histoire d'un sadique et d'un masochiste :
- Fais-moi mal...
- Non.

Écrit par : Géo | 10/06/2017

Je compatis, Monsieur Petard, car nous sommes aussi passés par la case C++ et SQL dans les années 1980. Il y a une trop forte concurrence sur le marché du travail, pour des connaissance sujettes à une obsolescence rapide. Ce qui contribue à aplatir la pyramide sociale, comme dit Géo. Pour ce qui concerne Sciences Po, lui et moi sommes d'avis de faire passer ces gens par un camp de rééducation par le travail avant de les lâcher dans le public.

Écrit par : rabbit | 10/06/2017

Ah,je vois que Mme rabbit ne surveille pas vos commentaires...
Mais j'approuve pleinement. Et dur, le travail.
Le commentaire de petard oublie un vieil adage qui garde tout son sens : le droit mène à tout, à condition d'en sortir...

Écrit par : Géo | 10/06/2017

Mme Rabbit ne surveille pas tout, mais je dois reconnaître une certaine influence de sa part et de ses semblables. J'ai passé deux ans chez eux, ce qui peut correspondre à une forme de rééducation soft. Et comme il faut bien leur reconnaître une certaine influence sur l'économie mondiale, autant mettre ces dispositions à profit.

Écrit par : rabbit | 10/06/2017

Vous nous avez laissé entendre qu'elle avait subi ce type de rééducation lors de la Révolution culturelle ou ses suites. D'où ma réaction sur les camps de travail...

Écrit par : Géo | 10/06/2017

Tout de même pas à ce point, ô Géo. Elle a juste passé 3 ans à la campagne comme institutrice "bénévole" et, accessoirement, aider "volontairement" à la récolte du riz. Mais ça forge le caractère, je peux vous le dire...

Écrit par : rabbit | 10/06/2017

Je vois ça. Je suis très content que ma super-woman au caractère forgé soit restée au Moz...

Écrit par : Géo | 10/06/2017

Je suis aussi reconnaissant que la planète soit aussi vaste et que le prix des transports aériens a tendance à rétrécir.

Écrit par : rabbit | 10/06/2017

Je vous laisserais bien entre intités, mais...
Je ne faillirai pas à ma réputation de narcissiste pour vous faire remarquer que vous semblez, vous aussi, souffrir d'un mal qui vient avec l'âge : L'impossibilité de remettre en question vos valeurs.
Pour rabbit, je lui suggère de se mettre à la page en suivant ce lien : https://medium.com/birds-view/mapping-the-decentralized-world-of-tomorrow-5bf36b973203
Pour Géo, je pense que c'est peine perdue.
Quant à Pétard, il semble être resté frais. L'humour ça aide.

Écrit par : Pierre Jenni | 12/06/2017

Tiens, c'est marrant, j'ai lu ça écrit par vous dans votre blog :
" je continuerai à faire confiance à l'instinct qui me suggère très sérieusement que l'individu n'a pas véritablement d'existence propre."
Comment peut-on être amoureux de soi-même quand on n'existe pas, monsieur l'ectoplasme ?

Écrit par : Géo | 12/06/2017

" L'impossibilité de remettre en question vos valeurs." Encore faut-il en avoir et à lire votre blog, on comprend bien que vous n'en avez pas. Vous flottez. A 60 ans...
Vous vous souvenez avoir écrit que Lisa Mazzone vous faisait fantasmer ? Rien que ça...

Écrit par : Géo | 12/06/2017

J'essaie de vous suivre Géo.
Je ne me reconnais nullement dans la critique de certains qui me considère comme amoureux de moi- même. Notamment parce que je suis incapable de savoir qui est ce mec qui s'appelle Pierre Jenni.
Quant aux phantasmes, vous devriez être rassuré sur ma capacité à vivre ma vie incarnée dans la chair. Mais pour ce qui est de Lisa Mazzone, je soupçonne mon envie de lui rappeler les vertus des mâles qu'elle s'applique, avec d'autres, à castrer.

Écrit par : Pierre Jenni | 12/06/2017

J’ai lu l'article conseillé par Monsieur Jenni avec une joie sans mélange, retrouvant une part d’enthousiasme juvénile, comme ce fut le cas le 21 juillet 1969 en voyant le pied gauche de Neil Armstrong écraser le sol de la Mer de la Tranquillité. Qu’en reste-t-il aujourd’hui ? C’est une chose à considérer, tout comme les points que je me propose de soulever ci-après.

Parmi les avantages de l’univers crypté, l’auteur cite en premier la décentralisation afin d’échapper à toute forme d’autorité centralisatrice et régulatrice. Or, c’est bien ce que fait le soi-disant «capitalisme financier», honni de la presse de gauche et de son clone étatique, et que les gouvernements occidentaux harcèlent au nom d’une vertu toute neuve sortie des eaux (pour ça, vous devez visualiser la “Vénus“ de Botticelli). Pensez-vous alors que des capitaux, des contrats, ou d’autres actifs immatériels vont pouvoir passer librement sous les pieds de Big Brother sans contrôle ni confiscation fiscale ?

L’univers crypté, parlons-en : quel sera son impact sur les emplois et le PIB ? Pour rester dans ce qui est accessible au plus grand nombre, évaluez ce que rapportent au plan national des fonctionnalités numériques simples comme le e-banking ou SWIFT ? Au niveau mondial, quel profit et pour quelles populations ? Rappelez-vous que l’Afrique a un taux de croissance démographique de 2,7 % par année, alors qu’il est de 1% sur le reste de la planète. Je vois déjà quelques prophètes de l’égalitarisme s’immoler par le feu…

Quant à la création de valeur, je me suis fait quelques frayeurs en lisant que l’auteur est partisan d’une notion marxiste, limitée à la valeur d’utilité (ou d’usage). Sans doute pour décourager les investisseurs mal intentionnés, et les autres en général. Mais je préfère conclure que j’ai mal lu et oublier tout ça. Tout comme il vaut mieux occulter la question du coût des risques systémiques dans un monde numérique aussi (bien/mal) partagé.

Mais, je rassure vite la blogosphère : Monsieur Jenni a raison de dire que je suis outrageusement vieux, que ma Weltanschauung (comme dit Géo) est obsolète et qu’un monde nouveau est à portée de clic. Alors qu'il clique, il en restera toujours quelque chose…

Écrit par : rabbit | 12/06/2017

"Je ne me reconnais nullement dans la critique de certains qui me considère comme amoureux de moi- même"
C'est vous qui avez écrit "Je ne faillirai pas à ma réputation de narcissiste".
On dit "narcissique", soit dit en passant.
Et faites un effort : soignez votre masochisme et allez prendre des baffes ailleurs...

Écrit par : Géo | 12/06/2017

https://goo.gl/images/U14tvm

Écrit par : Ambre | 12/06/2017

@ Pierre Jenni : Tenez bon ! vous n'êtes pas dans un club privé (*_*), c'est ouvert à tous et on trinque gratis !

Écrit par : Ambre | 12/06/2017

Pas de lézard, Ambre, juste un peu de bizutage. C'est un club élitiste et Monsieur Jenni adore ça. Quoi qu'il en soit, il a déjà payé sa cotisation. Mais vous pas, si j'en crois le livre de comptes: faudra rattraper ça, ma petite dame, ou retourner chez Plumeau...

Écrit par : rabbit | 12/06/2017

On ne s'en sort pas. Jenni est en train de gagner. On ne parle que de lui et c'est la seule chose qui l'intéresse.

Écrit par : Géo | 13/06/2017

Keep cool, Géo... Monsieur Gilbert avait tout prévu : P.J. est tout simplement en train de diluer son passé dans un miroir déformant. Nous verrons ce qu'il en reste un fois que le programme aura fini de tourner.

Écrit par : rabbit | 13/06/2017

Lapin, je paie suffisamment de cotisation ici et là. Plumeau (0_0)?
Auriez-vous idée de m'inviter à pique-niquer Rabbit? Évidemment non ! Eh bien, hier, un partenaire de golf a osé. Qui "l'eusse-tu cru"? Si je m'assois par-terre je ne plus me relever. Hi! Bon, même si je pouvais me relever, on ne m'invite pas à pique-niquer monsieur. Il me proposa ensuite de prendre un rafraîchissement. .. bienvenu. Je lui posais alors qq questions indiscrètes : il venait m'avait il dit de passer le WE chez ses enfants. Enfants donc femme = un veuf ou divorcé pour me proposer un pique-nique me dis-je. Moi : - votre femme ne joue pas au golf ? Lui, comme si de rien n'était :- non, elle fait du bénévolat et s'occupe du jardin, elle adore ça. J'ai failli lui dire : et elle n'aime pas pique-niquer non plus. Tsss!

Écrit par : Ambre | 13/06/2017

"Lapin, je paie suffisamment de cotisation ici et là." Il est vrai qu'étant femme et française de surcroît, Ambre a droit à notre grande commisération. Malgré son évidente complicité avec le masochiste pot-de-colle dont elle finira bien par comprendre l'inanité...
En effet, il semble assez surréaliste de l'inviter à un pique-nique. Petard est prié de s'abstenir sur la contrepèterie qui s'ensuit et qu'il a déjà commis chez HL...

Écrit par : Géo | 13/06/2017

Selon un sondage réalisé sur un échantillon représentatif de 2 femmes entre le 12 et le 13 juin 2017, il vaut mieux se faire draguer sur un parcours de golf que dans une discothèque de Seine-Saint-Denis. Ambre, votre ambition vous fait encore défaut: nombre de films présentés sur les chaîne de TV disponibles en Europe, vous proposent mille et un moyens de vous débarrasser d'un conjoint devenu superflu. Mieux, ils énumèrent les erreurs à ne pas commettre pour se faire coincer par la police, les voisins curieux ou un chien fouineur de cadavre.

Écrit par : rabbit | 13/06/2017

"on ne m'invite pas à pique-niquer monsieur." Au fait, cela ne dépend-il pas :
a/ du monsieur
b/ du pique-nique ?

Écrit par : Géo | 13/06/2017

Surtout du protocole, Monsieur Géo, parce qu'un vrai pic-nic à l'anglaise a son cérémonial. Le Festival de Glyndebourne en est l'universelle référence: http://www.glyndebourne.com/tickets-and-whats-on/our-seasons/festival-2017/ What else ?

Écrit par : rabbit | 13/06/2017

Cela peut dépendre du "monsieur" en effet. Le chevalier servant de Glyndebourne ne me déplairait pas ;-), le hic, c'est que je ne lui plairais pas du tout (je déteste les mondanités, je ne suis pas superficielle, je manque de classe, je n'ai pas de fortune et, par-dessus le marché, maintenant, je suis vieille. Ah ah !

Écrit par : Ambre | 13/06/2017

"je manque de classe, je n'ai pas de fortune et, par-dessus le marché, maintenant, je suis vieille. Ah ah !"
Vous avez droit à notre grande commisération, je l'ai déjà dit...
Le monsieur était peut-être sérieusement aveugle ? Ce n'est pas contradictoire avec la pratique du golf ?

Écrit par : Géo | 13/06/2017

Quelles que soient les difficultés, nous arriverons à vous caser, Ambre. Il faut juste trouver le concept de marketing qui déchire... Pour ça, je compte sur Géo, qui est lui-même dans un état pitoyable.

Écrit par : rabbit | 13/06/2017

"dans un état pitoyable" Certes, mais je m'améliore tous les jours...
alors qu'à l'évidence les plaies d’Égypte s'abattent sur cette malheureuse...

Écrit par : Géo | 13/06/2017

Justement, le remake du film «La Momie» va sortir prochainement. Il faut saisir l'occasion...

Écrit par : rabbit | 13/06/2017

Comme l'écrit Ambre, "c'est ouvert à tous et on trinque gratis !"...

Écrit par : Géo | 13/06/2017

"votre grande commisération"? Bigre!
Et cétyquoi "les plaies d'Egypte. Ah oui, j'avais oublié de rajouter dans ma liste en plus du reste, que ma culture est très basique pour ne pas dire... moins.

Bon, racontez-nous Géo : vous marchez avec une canne? une béquille? la main sur une épaule?(*_*) pas de fonte musculaire? Mmm! Gaffe à la fonte musculaire.

Écrit par : Ambre | 13/06/2017

En effet, Ambre, je crois qu'il est temps d'aborder la question. Nous sommes tous favorables à cette solution. Monsieur Jenni y compris. Monsieur Gilbert n'a jusqu'ici manifesté aucune opposition. La question, la voilà: seriez-vous disposée à faire 1000 kilomètres en voiture pour venir soutenir Géo pendant sa convalescence ? Inutile d'ajouter que l'air de la montagne vous ferait aussi le plus grand bien et que vous avez besoin de changement (c'est politique et d'une modernité sans cesse renouvelée). D'avance, merci! La communauté des blogs reconnaissante.

Écrit par : rabbit | 14/06/2017

"soutenir Géo pendant sa convalescence ?" C'est un peu trop tard, du Lapin. Et je préfère avoir le choix de mes proches aidant, pour utiliser le charabia de l'époque...
D'autant que les progrès sont très impressionnants. La fonte musculaire ? Je bouge beaucoup et je ressens plutôt des courbatures...De toute façon, cela revient très vite. L'efficacité de ces chirurgiens est franchement confondante...

Écrit par : Géo | 14/06/2017

Puisque vous y avez pris goût, vous allez continuer dans cette voie, devenir le sujet de vos expériences et dépasser le stade humain: voilà qui va plaire à Messieurs Moginier et Nietzsche, mais pour des raisons différentes. Je vais prendre quelques notes, ça pourrait servir...

Écrit par : rabbit | 14/06/2017

Fascinating, isn't it ?
Cela dit dans l'article, on fait la démonstration basique de la détermination du prix à partir de l'offre et de la demande. Maintenant, vous prenez les deux variables en les remplaçant par l'indice des prix à la consommation (en ordonnée) et le PIB (en abscisse), puis vous comparez la position de leur point de rencontre "E" avec la ligne perpendiculaire du PIB réel attendu. Comment allez vous corriger cela, en augmentant les impôts ou en faisant chauffer la planche à billets ? Pour rester au plus près de vos compétences, Monsieur Jenni, vos employés savent à quoi vous jouez avec leur salaire et le fonds de prévoyance vieillesse et survivants (s'il y en aura...) ?
Vous reprendrez bien un peu de café, en attendant...

Écrit par : rabbit | 14/06/2017

Je prendrais bien un café liégeois. Fait chaud.
Y a-t-il du vent à Genève pour le prochain BOL D'OR ?

Géo à bien de la chance d'avoir "le choix" pour ses "aidants" ! La remise sur pied à l'air impressionnante en effet. Tant mieux...

(On approche bientôt du 100e commentaire *_*

Écrit par : Ambre | 14/06/2017

La même température qu'à Shanghai.
On annonce de la bise pour tout le week end, ça va déménager.
Géo est incassable ; il faudra le dynamiter pour s'en débarrasser.
On est là pour ça. Vous assurez pas mal vous aussi.

Écrit par : rabbit | 14/06/2017

Don Pança cherche à dynamiter Sancho Quijote ? Voilà qui ne manque pas de sel.

Écrit par : Géo | 15/06/2017

Il est temps vous réconcilier avec le divin, Monsieur Géo, la mèche a déjà été allumée il y a 65 ans...

Écrit par : rabbit | 15/06/2017

J'aurais bien aimé un commentaire éclairé de Géo sur cette étude qui a donné lieu à une conférence affligeante hier à UNI Mail avec une bagarre entre les opposants et les suppôts du président Déby qui étaient venus en masse à des évènements prévus à Berne et à l'ONU.
https://www.swissaid.ch/sites/default/files/tchad-sa.pdf

Écrit par : Pierre Jenni | 15/06/2017

Pour ma part, j'ai une certaine tendance à penser que les affaires des Africains se règlent entre Africains. Cela fait depuis les indépendances (années 60) que nous nous ingérons. Il serait temps que cela cesse.
Lire "Dead aid" de Dambisa Moyo. "why aid is not working and how there is another way for Africa.
L'aide internationale est le premier facteur de corruption...

Écrit par : Géo | 15/06/2017

Mais, que fait Glencore au Tchad ? Y a-t-il encore quelque chose à leur vendre ? Merci de me tenir informé, gentlemen...

Écrit par : rabbit | 15/06/2017

Géo, Dambisa Moyo est à Madrid pour une conférence. Dommage que vos soyez handicapé, on aurait profité d'y faire un saut.

Écrit par : rabbit | 15/06/2017

Vous nous ferez signe quand elle viendra à Genève. Mais les conférences ne sont en général que des lieux de vulgarisation rudimentaire et le débat qui s'ensuit est monopolisé par des hâbleurs voulant se faire voir et s'écoutant parler...
(comme Jenni, par exemple au hasard...)

Écrit par : Géo | 15/06/2017

La question ne porte pas sur les aides mais sur la responsabilité des autorités suisses dans le cadre légal qui permet l'opacité d'entreprises transnationales qui ont installé leur siège dans notre pays.
A mon avis, nous avons là une bombe à retardement qui fera passer les fonds en déshérence et le blanchiment pour des peanuts.

Écrit par : Pierre Jenni | 15/06/2017

Il y a un truc qui vous échappe visiblement, Jenni : le réalisme en matières politiques. Le respect du droit international ne dépend pas que de la Suisse et à part virer du sol sacré de la patrie toutes les sociétés internationales qui ne correspondent pas aux critères de quelques pègreleux des ONG, il faut développer le champ sur lequel s'étend ce droit. Bon courage...
Ensuite, toute notre société et ses facilités dépendent de ce système de production. Vous en profitez comme tout le monde. Il y a eu une solution qui a été expérimentée avec le succès que l'on sait, le communisme. Cela a conduit surtout à une bipolarisation du monde avec risque permanent de guerre nucléaire.
Personnellement, je suis assez content que l'on en soit sorti...
Et je ne renie pas mes cinq ans de maoïsme, mais j'avais 20 ans...

Écrit par : Géo | 15/06/2017

Eh bien, ça alors ! Je reçois régulièrement des nouvelles de Dambisa Moyo: ces dernières semaines, elle était en Italie, puis en France et maintenant elle se trouve en Espagne. Elle publie des selfies dans les endroits branchés et s'amuse beaucoup. Une conférence, c'est bien ; mais vous ne préférez pas faire des selfies avec elle dans un bar ?

La question qui m'électrise, c'est de savoir où était enfermé Monsieur Jenni ces 30 dernières années. Parce que c'est bien dans les années '80 qu'une secte d'illuminés a excommunié les multinationales, pour des raisons restées obscures jusqu'ici. Pourquoi sortir ça maintenant, ça fait vintage ?

Vous avez dit maoïste ? Comme vous y allez ! J'ai demandé à Mme Rabbit si elle se souvient d'une phrase au moins du Petit Livre Rouge: seule la première strophe lui est restée : « 领导我们事业的核心力量是中国共产党。指导我们思想的理论基础是马克思列宁主义 » . Et vous ?

Écrit par : rabbit | 15/06/2017

Vous pouvez traduire Rabbit ?

Écrit par : Ambre | 15/06/2017

"Vous avez dit maoïste ?" Communiste de 3ème génération, analysant l'impérialisme soviétique comme étant de nature fasciste mais refusant de s'aligner sur la IVème Internationale trotskiste...
Ces contradictions sont apparues assez fortement en Afrique : L'UNITA de Savimbi contre le MPLA, et en Rhodésie Mugabe contre Joshuah N'Komo (sauf erreur...), par exemple...

Écrit par : Géo | 15/06/2017

J'ai du mal à suivre les commentaires. Je les reçois 12 voire 24 heures après leur publication. Vous aussi ?

Écrit par : Ambre | 15/06/2017

«Le noyau dirigeant de notre cause, c'est le parti communiste chinois. Le fondement théorique sur lequel se guide notre pensée, c'est le marxisme-léninisme». Qu'avez-vous fait de votre exemplaire, ô Ambronette ?

Écrit par : rabbit | 15/06/2017

Mais vous ne me l'avez pas offert Ô Rabbitounet (=_=)

Écrit par : Ambre | 15/06/2017

Stupre et fornication ! Je vous promets que de ma prochaine escapade sur les bords du Huang Pu, je vous rapporte toute l'œuvre du Grand Timonier dans l'édition originale dédicacée par l'auteur. Dans l'ancien quartier japonais, on trouve des "antiquaires" très créatifs. Il me reste à traduire "Ambronette", si c'est bien comme ça qu'il vous appelait.

Écrit par : rabbit | 16/06/2017

A propos d'antiquités : sur une pub d'Aéroflot, une charmante hôtesse (elles le sont toutes, sauf chez Swiss Air, qui engage n'importe quoi au nom du droit des moches de s'envoyer en l'air) russe arbore une tenue rouge avec une faucille et un marteau à la manchette. Du temps de l'URSS, les hôtesses étaient plutôt du modèle helvétique...

Écrit par : Géo | 16/06/2017

Voilà que vous faites remonter de mon inconscient un vol en Iliouchine Il-18, qui a contribué à troubler mon adolescence en raison de la plastique athlétique et des formes superfétatoires d'hôtesses blond platine au regard d'acier. Le petit Marcel n'aurait pas dit autre chose, s'il avait voyagé en avion.

Écrit par : rabbit | 16/06/2017

Je viens de terminer le dernier Philip Kerr*, qui se passe à Nice et met en scène Somerset Maugham, espion anglais et pédé notoire, accessoirement écrivain, le MI5, le MI6, Burgess, Mclean et alii, le KGB, le GRU, le HVA e tutti quanti...
On dira ce qu'on voudra, mais la guerre froide avait son charme. C'est fou ce que les Russes étaient doués, dans le rôle des méchants. Dommage que certains en profitent encore...

* Les pièges de l'exil

Écrit par : Géo | 16/06/2017

Il faut partir du principe que tout le monde est méchant, jusqu'à preuve du contraire; ce qui est probablement une ruse.

Écrit par : rabbit | 16/06/2017

Vous m'étonnez. Vous pensez que les ricains vont prendre des armaillis suisses
comme méchants dans les prochains James Bond ? A mon avis, l'agressivité américaine contre les Slaves est due aux nécessités de l'industrie cinématographique...

Écrit par : Géo | 16/06/2017

Si c'est pour un film, je pourrais vous recruter des armaillis Chinois. Mais à condition qu'ils ne soient pas obligés de manger du fromage.

Écrit par : rabbit | 16/06/2017

Tiens, c'est vrai, ça. Au moins il nous restera le fromage, quand ils auront tout acheté...

Écrit par : Géo | 16/06/2017

Le scénario est simple : des mafieux hong-kongais on racheté le pâturage des Colombettes sous le prétexte d'en faire un Disneyland intégrant Confucius et l'abbé Bovet. En réalité, la fromagerie sert de couverture à un laboratoire d'héroïne. Des mafieux moscovites sont prêts à attaquer le pâturage à l'aide d'hélicoptères, pour s'emparer de la marchandise. Ensuite, c'est le ballet habituel, qu'on peut compliquer à loisir en mêlant patriotisme, écologie, politique, érotisme et culture. Grand succès prévisible aux USA. Et en favorisant la victoire des Chinois sur les Russes, Monsieur Trump pourra dire: «Very, very, very nice people ! ». Il faut encore juste trouver une fin morale.

Écrit par : rabbit | 16/06/2017

On va vous dire quelque chose que vous n'aimerez pas entendre, rabbit. Il est assez heureux que vous n'ayez jamais eu d'ambitions dans le domaine du cinéma...
Même San-A, qui avait un pied en Gruyère, n'aurait pas imaginé pire...

Écrit par : Géo | 16/06/2017

Oubliez le contrepoint et passons à la symphonie, Monsieur du Géo.
Souvenez-vous de cette scène de “Pierrot le Fou“ où Jean-Paul Belmondo, alias Ferdinand, lit à sa fille depuis la baignoire, ce texte d'Elie Faure sur Velasquez : «Velazquez, après cinquante ans, ne peignait plus jamais une chose définie. Il errait autour des objets avec l'air et le crépuscule, il surprenait dans l'ombre et la transparence des fonds les palpitations colorées dont il faisait le centre invisible de sa symphonie silencieuse. Il ne saisissait plus dans le monde que les échanges mystérieux qui font pénétrer les uns dans les autres les formes et les tons, par un progrès secret et continu dont aucun heurt, aucun sursaut ne dénonce ou n'interrompt la marche. L'espace règne. C'est comme une onde aérienne qui glisse sur les surfaces, s'imprègne de leurs émanations visibles pour les définir et les modeler, et emporter partout ailleurs comme un parfum, comme un écho d'elles qu'elle disperse sur toute l'étendue environnante en poussière impondérable.» Un cadre, une lumière, un son, bref : un film-culte.
Présenté comme ça, le scénario n'aurait pas reçu plus de considération de votre part. Faites donc preuve d'imagination, rembobinez votre critique et repassez-vous cette histoire d'armaillis chinois une fois mise en images par Jean-Luc Godard.

Écrit par : rabbit | 17/06/2017

Ah là, j'avoue que mise en images par le Maître, ce pourrait être en effet assez spectaculaire...Une sorte de suite à "La Chinoise" avec l'Internationale sur l'air du Ranz des vaches...Après tout, l'appel des vaches pour la traite ou l'appel des moutons pour la tonte...

Ambre@ le Bol d'or a démarré avec du vent ! Cela arrive une fois par millénaire...
Cela risque de bousculer tous les pronostics sur le nombre de bouteilles de blanc consommées...

Écrit par : Géo | 17/06/2017

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