20/08/2017

Destins politiques et rigolos de la cravate

Elle vous rend un homme plus sérieux, de bel aloi. Devenu arbitre des élégances, il se la lace en noeud dit simple, ou «slim", windsor, à la texane, à l’italienne. Elle est de soie bleu colvert, en satin niellé, en popeline ramagée de motifs. Sinon, plus souvent monochrome et de traviole comme chez François Hollande. L’essentiel pour toute cravate est de ne mesurer que 150 cm sur 7. Telle la norme que lui ont fixée les banquiers de Saint-François et nos députés vaudois à Berne. Sur le plastron de l’un d’entre eux s’irise encore le minois en relief d’un chat de gouttière: une mascotte qui avait fait florès le temps d’une longue et charismatique syndicature à Lausanne.
Ma seule cravate est noir jais et elle ne me serre la gorge qu’à des funérailles, où contrôler son souffle est de mise. J’ai alors l’impression de m’être mis moi-même une corde au cou: comme le fermier en met à sa chèvre; une mégère à son mari.  Oublions celle de chanvre des pendus…

Jadis, aux Escaliers-du-Marché, j’ai pu caresser un vif chaton qui naturellement respectait le code vestimentaire classique des salonards, où le port de l’habit est exigé avec queue-de-pie - la sienne de queue était serpentine avec au bout un toupillon lui aussi blanc, comme les gants qu’il avait aux pattes. Comme surtout le pelage soyeux de sa gorge endimanchée. On l’appelait «Cravate».

Telle cette bande de tissu que dans les cénacles de la Ve République française, on préférait inversement sombre sur fond clair. Jusqu’à ce mardi 26 juin 2017 où, au palais Bourbon, un rutilant ronchon de 67 ans ordonna à une escorte de scoutards de la «tomber». Se réclamant sans rire de Robespierre et de ses guillotineurs, Jean-Luc Mélenchon claironna: "Il y avait les sans-culottes, il y aura les sans-cravates». Quel coup de théâtre!

Or, en Suisse, le nouvel élu des Bouches-du-Rhône trouverait un précurseur encore plus gauchiste que lui. Un Grec d’Istanbul, jadis aussi moustachu que Staline… Pour rappel, notre Josef Zizyadis renonça à la cravate au gouvernement vaudois dès 1996, puis dans l’hémicycle fédéral de 1991 jusqu’à 2011.

Un très beau «scandale» qui amusa,  mais fit long feu.

Commentaires

Bite-à-deux-sous plus gauchiste que Mélenchon ? Moins riche sûrement mais autrement plus porté sur l'art de vivre en général. Il se tire des subventions pour créer des vignobles sur les îles grecques, y fait venir ses copains gauchos de la radio pour parler bonne chère, je pense que notre Josef ne fait plus peur qu'aux bonnes bouteilles. Des communistes de son acabit, on en redemande. D'ailleurs, il y a Julien Sansonnens...

Écrit par : Géo | 20/08/2017

«L'apophatisme est une approche philosophique fondée sur la négation. En dérive la théologie négative, c'est-à-dire une approche de la théologie qui consiste à insister plus sur ce que Dieu n'est pas, que sur ce que Dieu est» (Wiki). Donc, si nos philosophes contingents n'ont jamais eu de véritable connaissance transcendantale de la cravate, il n'en reste pas moins que le monde de cet accessoire essentiel est aussi riche que l'iconographie chrétienne.

Écrit par : rabbit | 20/08/2017

Quelque chose me dit que notre bien aimé rabbit a bien dû se résigner à ce rituel. Je comprends son malaise.

Écrit par : PIerre Jenni | 20/08/2017

«résigner», «malaise»... libération d'événements traumatiques du passé, M. Jenni ?

Écrit par : rabbit | 20/08/2017

J'avoue être sous le charme de vos façons rabbit. Mais je me languis un peu de vous voir vous dévoiler sans artifice. En toute simplicité et honnêteté. Finalement, si vous y regardez de plus près, il est bon d'être simplement humain et de partager.
La sagesse de l'âge devrait vous suggérer que vous n'avez plus rien à craindre. Vous pouvez parler clair et nous surprendre.

Écrit par : PIerre Jenni | 20/08/2017

Vous avez dit «nous» ? Soit vous avez l'hypertrophie du Moi collective, soit vous sautez directement au pluriel de majesté... Pathologie ou bobo de l'âme, n'abusez toutefois pas: vous ignorer serait la pire offense à une personnalité narcissique aussi manifeste.

Écrit par : rabbit | 20/08/2017

Adorables et élégantes cravates, le seul chiffon et bijou tissé qu'on laisse aux hommes depuis 1800, plus ou moins. J'aime beaucoup l'histoire de la mode, et mes lieux de prédilection sont souvent, à Paris, les Arts Décoratifs, et à Londres, le V&A. Du coq à l'âne, ou plutôt de la cravate au chat, je suis en train de nourrir une petite portée de chatons sauvages dans mon village, et je crois que j'arriverai à apprivoiser l'un d'entre eux, qui se laisse volontiers approcher.
Cela dirait à quelqu'un de proposer une interprétation de "La tempête" de Giorgione ? (Il doit y avoir une cinquantaine, à ce que je sache), histoire de s'amuser un peu...

Écrit par : Inma Abbet | 21/08/2017

Lue en diagonale, je trouvais étrange cette proposition de placer une cinquantaine de chatons parmi vos relations sur la toile. "Mazette, quelle portée !" me suis-je exclamé, avant que les restes de sommeil ne se dissipent. OK, je m'y attaque après un litre de café. En attendant à qui profite le crime...

Écrit par : rabbit | 21/08/2017

Après avoir lu ceci http://www.scudit.net/mdgiorginterpr.htm, il faut reconnaître que la réalisation du tableau correspond à la date de l'extension du privilège d'impression du «Songe de Poliphile». Et, après avoir passé en revue les gravures de l'édition originale de 1499, je trouve une image au thème plus pu moins proche en page 378. Mais rie n'explique le titre “Tempesta“, à moins d'être capable de lire le texte écrit en langue des oiseaux. On nage en plein Borges là, non ?

Écrit par : rabbit | 21/08/2017

Sans virgule, ça passe mieux http://www.scudit.net/mdgiorginterpr.htm

Écrit par : rabbit | 21/08/2017

Merci, très intéressant, je m'en servirai pour mon prochain billet. Oui, on est dans un labyrinthe interprétatif des plus passionnants, au point de pouvoir séparer le tableau et son exégèse, ce qui est en effet un thème borgésien (celui de la critique se détachant de l'oeuvre et fonctionnant de manière autonome, pour devenir quelque chose d'incontrôlable, thème qui vient en réalité de Henry James). Mon interprétation à moi (parce que tout le monde en a une), je la donnerai dans le billet en question.

PS Les chatons sont au nombre de trois, un noir angora, un tigré et un gris. Le gris semble le candidat le plus probable à finir en chat de maison, par la douceur de son caractère. On a découvert leur existence par une nuit d'orage où, à deux heures du matin, on a entendu des miaulements plaintifs. Avec une lampe de poche, on a battu la campagne et les ronces sous la pluie pour finir par découvrir le chaton noir trempé et pendu accidentellement tête en bas dans un arbuste (il avait sûrement voulu grimper, était tombé et était resté prisonnier des branchages). Secouru, séché, réchauffé, nourri... On a vu qu'il n'était pas blessé et on a envisagé de le garder à la maison, mais, deux jours plus tard, il s'est échappé et a rejoint les siens, qui viennent depuis nous rendre visite chaque jour.

Écrit par : Inma Abbet | 22/08/2017

"Mon interprétation à moi (parce que tout le monde en a une), je la donnerai dans le billet en question." En d'autres termes, c'est une sorte de test de Rohrschach pour branchés. On se réjouit de connaître votre interprétation, Inma...
J'ai vécu une histoire de chats similaire durant mon séjour au chalet pour mon terrain de géologie. Le chalet est au milieu d'un vaste pâturage. Je faisais souvent un feu dehors à des fins culinaires. C'est alors que sont apparus trois petits chats, dans l'ordre décroissant de courage, avec une bonne distance entre eux. Je ne sais ce qu'ils sont devenus lors que l'hiver est arrivé mais cela devait avoir quelque chose à voir avec la dure loi des forêts (jungle serait mal approprié) : manger ou être mangé...

Écrit par : Géo | 22/08/2017

Huh ! Monsieur Géo, c'est bien plus que l'expression d'une personnalité : c'est l'évolution en marche dans un processus créateur (au sens Bergsonien), par un changement d'échelle, de rythme, de modèle, d'image et de réaction ; bref, disloquer un paradigme pour en obtenir de nouveaux.

Inma, dans le même ordre d'idée, vous avez aussi :
- le manuscrit de Voynich -> http://fr.wikipedia.org/wiki/Manuscrit_de_Voynich
- China Illustrata -> http://fr.wikipedia.org/wiki/China_illustrata
en mixant les deux, un tas de choses étranges peuvent arriver.

Écrit par : rabbit | 22/08/2017

Euh, à mon avis, "disloquer un paradigme pour en obtenir de nouveaux" revient aussi à exprimer une personnalité. Mais faites-en ce que vous voulez, je ne me sens pas du tout concerné...

Écrit par : Géo | 22/08/2017

Intéressant cette discussion autour de la personnalité.

Écrit par : PIerre Jenni | 22/08/2017

Dans ces conditions, et à part vous répondre que la vie se recrée sans cesse par division des cellules, il ne me reste plus qu'à vous demander si votre récolte de pommes 2017 est satisfaisante en quantité et en qualité. Comme ça, on reste dans le tangible et vous pourrez m'en envoyer un carton.

Écrit par : rabbit | 22/08/2017

Alors même que certains crient au génie, le moins que l'on puisse dire sur nos discussions, Monsieur Jenni, c'est qu'elle sont intéressantes.

Écrit par : rabbit | 22/08/2017

"Intéressant cette discussion autour de la personnalité."
Ce n'est en rien une discussion autour de la personnalité mais bien une discussion autour de ça :

"Passant beaucoup de temps dans Facebook et Twitter, où il se passe des choses assez folles qui siéent à mon tempérament d'artiste, j'assiste cependant à un ensablement progressif des possibilités d'amusement, et à une répétition déplaisante de publications idiotes et de débats idiots"

à mettre en relation avec ça :

"Cela dirait à quelqu'un de proposer une interprétation de "La tempête" de Giorgione ? (Il doit y avoir une cinquantaine, à ce que je sache), histoire de s'amuser un peu..."

Alors laissons rabbit et Inma s'amuser à "un ensablement progressif des possibilités d'amusement, et à une répétition déplaisante de publications idiotes et de débats idiots"...

Écrit par : Géo | 22/08/2017

Tempête de sable, vous croyez vraiment ? Ça alors...

Écrit par : rabbit | 22/08/2017

Je vais vous décevoir rabbit car je ne cultive que mon jardin intérieur. Ce n'est pas véritablement un culte, juste une culture ou plutôt une curiosité.
Je sais, c'est cul-cul, mais je n'ai rien trouvé de mieux pour le moment.
Je reste ouvert à toute proposition honnête et désintéressée.

Écrit par : PIerre Jenni | 22/08/2017

Wikitionnaire :
Le sens moderne serait rattaché au grec ἰδιώτης, et à ἴδιος dans le sens de: « qui appartient en propre » parce que les Grecs auraient utilisé ce mot comme on répond « toi-même ! » à une insulte, et que le mot idiot serait alors devenu insultant. On peut aussi penser que le mot fut utilisé par euphémisme, comme quand, en français, on dit qu’untel est un peu particulier.

Écrit par : PIerre Jenni | 22/08/2017

Ça par exemple !
On dirait la 4e de couverture de «Le Réel, traité de l'idiotie» de Clément Rosset. Vous avez de bonnes lectures, M. Jenni, c'est rassurant.

Écrit par : rabbit | 22/08/2017

En espérant ne pas vous déranger dans vos galipettes de société d'étudiants en art, je vous signale que le Semeur vaudois dans son édition d'aujourd'hui a publié pour la première fois depuis des décennies et des décennies un texte couillu:
"Lausanne ou l'invention de l'uburbanisme", que cela s'appelle.
Extraits : " En 2006, le Plan général d'affectation communal a promu des droits dévastateurs. Qu'importent les géométries étriquées, le déséquilibre des masses et la nullité du résultat. Une sainte alliance en nourrit son règne. A sa tête marchent les politiciens roses et verts ânonnant le slogan creux qui les consacre en "bâtisseurs de logements", suivis par les promoteurs et leurs canonniers bancaires, leurs architectes en ouvriers de la dilatation volumétrique et leurs planteurs de thuyas."
Cela se termine par : "ainsi va la politique de l'uburbanisme" lausannois, pétrie d'inculture réelle et de violence autocrate, qu'il va falloir contester à la faveur des recours à venir, etc, etc..."
signé : Frey, Gallaz, Thévoz.
Du coup, je me sens moins seul. Vous pouvez continuer à vous branler sur le thème de "c'est l'évolution en marche dans un processus créateur (au sens Bergsonien), par un changement d'échelle, de rythme, de modèle, d'image et de réaction ; bref, disloquer un paradigme pour en obtenir de nouveaux.", rabbit.

Écrit par : Géo | 23/08/2017

Écoutez voir, M'sieu Géo: même sans avoir vécu comme moi plus de 50 ans à Lausanne, chacun reconnaîtra que cette ville est un beau ratage architectural dû à un XXe siècle irrationnel dans ce domaine. À l'initiative de votre quarteron de bâtisseurs, le XXIe sera conceptuel et, par conséquent, inhabitable ou sens traditionnel du terme. À part ça, je peux vous trouver un sympathique 4 pièces bien situé à Shanghai pour moins de 1'000 CHF par mois.

Écrit par : rabbit | 23/08/2017

Sauf que moi, mon bon, je n'habite pas Lausanne et que ma maison et ses voisines sont classées. 1658, vous voyez le genre. Je me fous un peu des promoteurs et c'est rien de le dire. Le sujet, c'était que le Semeur vaudois est sorti des clous. Cela arrive moins souvent que les éclipses solaires...

Écrit par : Géo | 23/08/2017

De toutes façons, l'avenir de la ville est la Zwischenstadt élargie, la conurbation et l'habitat dispersé. Au fond, mais on ne le sait qu'après, ce n'est qu'une gifle de la main invisible au concept de "vivre ensemble" cher aux idéologues.

Écrit par : Inma Abbet | 23/08/2017

Shanghai a décidé de bloquer sa population à 25 millions d'habitants: on y est presque, il faut se dépêcher avant la clôture des inscriptions. Le nombre est impressionnant, mais comme l'ensemble de la municipalité avec ses districts fait tout de même 87 km sur 80 km, on arrive encore à se faufiler.

Géo, je croyais que vous aviez définitivement crucifié “Le Semeur Vaudois", comment se fait-il que les clous n'aient pas tenu ?

Écrit par : rabbit | 23/08/2017

Serment d'ivrogne. Mais ce n'est que partie remise...Ce canard me sert pour avoir connaissance des problématiques locales. Par exemple, la fameuse confusion des noms entre Petit Muveran et Dt Favre, objet d'un article récemment, qui illustre les rapports entre le centre et les périphéries...

"ce n'est qu'une gifle de la main invisible au concept de "vivre ensemble" cher aux idéologues." Ce qu'il y a de sûr, c'est que le dogme n°1 en Suisse est la densification et que la LAT a demandé de réduire les zones constructibles dans les communes. Même que cela m'est arrivé droit dessus. Mais si cela peut lutter contre "la Zwischenstadt élargie, la conurbation et l'habitat dispersé", on ne peut que l'accepter...

Écrit par : Géo | 24/08/2017

Ô combien vrai, perspicace Géo: moi, qui n'ai pas suivi d'assez près tout ce qui s'est passé en Suisse au cours des cinq dernières années, je me retrouve souvent dans la situation d'un immigré de fraîche date. Et pourtant, personne ne me fait de misères en raison de mon passeport. Paradoxe des paradoxes, tout est.... Alors, pourquoi rester, me direz-vous ? Encore une raison de louer votre perspicacité...

Écrit par : rabbit | 24/08/2017

"Alors, pourquoi rester, me direz-vous ?" Les gens de mon quartier sont d'une gentillesse totale. Cela a mis quelques années pour cela mais aujourd'hui les humains que je croise sont presque toujours d'un commerce agréable. J'ai beaucoup aimé être un étranger un peu partout dans le monde. Parfois, c'était très plaisant et d'autres plus problématique. Les gens de Kaédi étaient pour la plupart très sympathiques mais il m'est arrivé de croiser des vieux arabo-berbères visiblement très croyant qui me regardaient avec un cimeterre dans les yeux...
Quelques mois après mon départ, cinq Français se sont fait cadavrer sur la route que j'empruntais régulièrement. Maintenant que je suis à la retraite et que chaque mois je touche une petite rente, je suis bien content de ne pas avoir trouvé du travail et m'être retrouvé dans une tente surchauffée avec un idiot à kalach pour me tuer si les paras français débarquaient. Il y en a qui font des années comme cela et qui se font couper la tête à la fin. Comme fin de vie, y a mieux...

Écrit par : Géo | 24/08/2017

En effet, ce n'est pas dans l'esprit et la manière "jet set". Mais l'autre aspect de la question est que les islam killers se déplacent maintenant à domicile, comme Domino Pizza. J'ose espérer que vous avez chez vous les instruments pour une réception en fanfare. Mon prochain Solex sera à l'épreuve des balles.

Écrit par : rabbit | 24/08/2017

A propos de Solex, j'ai essayé hier la version moderne : le vélo électrique. Et après, le scooter électrique. Pédaler à la montée, bof. Ce sera le scooter...
Quand on fait du vélo, on le fait vraiment. Et quand on fait ses courses, on n'a pas envie de pédaler en tenue de ville...
Les instruments pour une réception digne de ce nom ? Sans aucun doute. Mais personne ne viendra m'importuner : ils savent que cela me ferait trop plaisir...

Écrit par : Géo | 24/08/2017

Ah, ah, je ne me retiens pas de vous faire connaître la dernière du Semeur Vaudois, qui, comme vous le savez évidemment, va changer de rédenchef.
Déclaration aujourd'hui du futur :
"Il faut réexpliquer aux gens que l'information a une valeur et un coût."
Eh dis donc, le nouveau, à 3fr80 vos trois feuilles dont la moitié en pleines pages de pub pour la Coop et la Migros, on s'en est un peu aperçu, de la valeur et du coût...

Écrit par : Géo | 24/08/2017

Punaise de punaise ! On n'a pas fini de jaser dans les chaumières...
Il faut d'abord s'entendre sur ce qu'est l'information et ça peut nous prendre le temps d'une thèse. Ensuite, avec "valeur" et "coût", il y a de quoi raviver les ferments de guerre civile qu'une apparence de paix sociale avait jusqu'ici laissés en sommeil. M. Schwaab va faire sortir le fantôme de Marx avec sa lampe magique, alors que Mme Amstein menacera de lâcher les ninjas de l'école autrichienne pour lui faire un sort. Heureusement que votre imprudent rédenchef (dont je ne connaîtrai jamais le nom et que cela n'a aucune importance) n'a jamais parlé de “prix“, parce que là, on était foutu : les littéraires se seraient déchaînés comme les Harpies sur les Argonautes.
A part ça, tout va bien chez vous ? C'est l'essentiel à notre âge.

Écrit par : rabbit | 24/08/2017

Si tout va bien chez moi ? Mon bled est envahi par une faune qui se shoote à l'huile de ricin et au vroum-vroum. Cela ira mieux lundi mais rien de grave. D'ailleurs, j'irai bien sûr admirer les monstres mais ce sont toujours les mêmes depuis notre enfance. Alors une fois, on trouve cela très sympa. A la deuxième, on s'arrange pour ne pas être là. Et ce week-end, il se trouve que j'y suis. Je ne suis pas un fan de la nostalgie, à tout prendre.
Je vous avais raconté cette version de la saudade d'un insulaire du Cabo Verde : la saudade, c'est quand tu es sur l'île et que tu rêves du continent, et quand tu es sur le continent, tu rêves de l'île. J'ai vécu la même chose avec le chalet de nos vacances. Mais le pire, c'est la nostalgie de l'expatrié qui fantasme sur son pays et qui au retour s'aperçoit que la poste burkinabé fonctionne en fait nettement mieux que la poste suisse.

Écrit par : Géo | 25/08/2017

Saperlipopette!
J'avais promis de vous envoyer la photo de Jim Clark à la Course de côte de 1962, mais je ne sais plus dans quelle cave et en quelle région du monde ces archives sont stockées. Autre forme de confusion liée à une expatriation addictive. De toutes façons, les images sont dans ma tête, qu'importe l'endroit où se trouve le document: c'est le Cloud d'avant Apple.
À l'époque où une lettre mettait un mois entre le Sénégal et la Suisse, cette attente insoutenable faisait partie de l'aventure. J'ai retrouvé ce même délai en Chine, qui est cependant deux fois plus éloignée de la Suisse que le Sénégal. Même si on dispose maintenant du courrier numérique, on peut néanmois établir, preuve à l'appui, que le courrier postal est maintenant deux fois rapide qu'il y a 40 ans.

Écrit par : rabbit | 25/08/2017

1965, Jim Clark. Figurez-vous que la première voiture que j'ai vue sur la place, c'est la Ferguson de Jo Bonnier de 1963. Je l'ai reconnue au premier coup d'oeil, trop fort, 54 ans plus tard...
Voilà la route que je fais presque tous les jours, mais à la descente et à vélo. François Cevert a battu le record avec 3'47, moi je mets dans les huit minutes...
https://www.youtube.com/watch?v=dfqWQP7DHPY

Écrit par : Géo | 25/08/2017

La descente est plus bucolique par Plambuit : c'était ma préférée au volant de la Coccinelle achetée en 67, année du Festival de Monterey -> flashback -> http://www.youtube.com/watch?v=Bld_-7gzJ-o

Écrit par : rabbit | 25/08/2017

Sauf que c'est de ce côté que je monte...C'est nettement plus bucolique mais aussi moins ensoleillé et il y a très peu de circulation. Curieusement, cette solution n'est pas adoptée par la plupart des cyclistes sportifs qui montent par la route normale. La descente est plus sûre de l'autre côté, d'autant plus si on connaît bien la route. Je n'aime pas trop les descentes, on se fait vieux et donc prudent...

Mon amie d'alors avait une Cox et on avait profité des connaissances mécaniques d'un copain pour la surbaisser, pour d'évidentes raisons de tenue de route...
Vous y étiez, au Monterey ?

Écrit par : Géo | 26/08/2017

Je travaillais sérieusement à l'époque, pas le temps de planer à l'ombre des séquoias géants. Il m'a fallu attendre 1980 pour découvrir la Californie. L'ambiance était retombée, mais la magie des lieux faisait toujours son effet. J'y suis retourné l'année suivante pour voir les lémuriens au zoo de San Diego (enfin. c'était un prétexte comme un autre, parce qu'il y a aussi des lémuriens à Madagascar). En ce qui concerne l'année 1965, je vous propose de vérifier qui participait à la course, parce que mon père est décédé en 1964 et qu'il n'aurait jamais pu prendre Jim Clark en photo, si celui-ci n'est venu que l'année suivante. Nous étions dans les virages entre la station de la Barboleuse et le pont sur la Gryonne. La Cox (as you say), sacrée descente: 1 litre d'huile tous les 500 km.

Écrit par : rabbit | 26/08/2017

"La Cox (as you say), sacrée descente: 1 litre d'huile tous les 500 km." Ah, c'était une bonne. Celle de ma copine, c'était plutôt le double...
Sur Jim Clark, j'ai lu ça sur le site officiel ou plus ou moins officiel. En fait, toutes les stars ont défilé à Ollon-Villars, comme concurrents de façade - Jim Clark, Jack Brabham (qui peinait visiblement à maîtriser les 500 CV de sa machine faite pour Indianapolis et rien d'autre...) mais aussi tous les grands maîtres comme vedettes invitées (Louis Chiron, Stirling Moss, Toulo de Graffenried, etc, etc...).
Sur les lémuriens, il y en a aussi sur le Mozambique mais les scientifiques ne le savent pas. Je les ai vus...
Ah, et sur la course, n'oubliez pas que mon père était syndic de cette commune depuis 1949 et qu'il était de l'ACS. Il a fait partie de ceux qui l'ont créée...

Écrit par : Géo | 26/08/2017

Mais, nous ne l'oublions rien, Géo... tout ceci est consigné dans le volumineux dossier vous concernant et sur lequel deux spécialistes du renseignement se succèdent nuit et jour. De plus, le gouvernement chinois s'y intéresse aussi et nous devons maintenant traduire un millier de pages environ. Raison pour laquelle, une participation financière de votre part serait la bienvenue, Mme Rabbit rechignant à la tâche...

Plus sérieusement, le conducteur auquel je pense n'avait pas de moustache et Stirling Moss était victime d'un accident en 1962. Alors, qui est-ce ? En fin de compte, et ceci expliquant cela, je comprends que vous n'ayez pas été saisi par la passion des automobiles vintage. Les seules, pourtant, qui soulèvent le moindre intérêt sur le marché actuel. On trouve encore des Jaguar type E dans les catalogues.

Pour en revenir à l'actualité, je viens de voir les photos des dégâts provoqués par le dernier typhon sur Macao. Connaissant les lieux, c'est impressionnant. La troupe a été envoyée depuis la Chine continentale pour tout nettoyer. Ce qu'il faut retenir de ce non-événement: alors que c'est un même pays, il y a deux douanes pour passer de l'un à l'autre et les Chinois du continent on besoin d'un visa pour entrer à Macao, alors que les Suisses s'en passent. Moralité: je considère ça comme une faille dans le continuum espace-temps et il faut en profiter...

Écrit par : rabbit | 26/08/2017

J'ai vu hier des images de Macao sur une chaîne française : en fait, c'est las Vegas en pire. Même qu'ils ont reproduit un hôtel parisien en pire (cela a dû être vraiment très difficile). C'est vraiment votre goût ?

Sur les automobiles vintage, il n'y a pas que les Jaguar type E : il y a aussi les AC Cobra. 7 litres, si je me m'abuse. Sur ce sujet, on retrouve un site présentant toutes les voitures ayant participé à la course depuis le début, en miniatures. Vous y retrouverez la Borgward, marque disparue depuis belle lurette. N'était-ce pas la voiture de Maurice Trintignant, le père de l'acteur ?

A propos de père, je vous avais parlé de celui de deux grimpeurs vaudois parmi les plus connus, qui faisait encore des ferratas à 93 ans grâce à toutes ses prothèses. Il fait la Une aujourd'hui du Semeur vaudois pour sa 200ème du Miroir, avec ses fils, à 94 ans.

Écrit par : Géo | 26/08/2017

Prenez garde, Géo !
C'est dans les délices de Capoue, que vous vous enfoncez: le plaisir et la facilité. Il ne faut pas que le repos du guerrier nuise à son appétit de victoire, même s'il se bat contre des montagne avec un vélo.
Il y a deux îles à Macao : le meilleur et le pire. Autant d'églises baroques que de casinos. Et des restaurants portugais en pagaille, au cas où chinois et fast food vous donnent des aigreurs. Hong Kong est à 60 km, si vous supportez la britannique cuisine (accessible par bateau et tout récemment par un pont). Et pour la grande aventure, l'Empire du Milieu est à votre porte: vous êtes à Shanghai en 2 heures d'avion, ou 15 heures de train si vous préférez l'expérience humaine.
Quant à Las Vegas, l'hébergement et les repas sont moins chers qu'ailleurs (sorte de péréquation avec les salles de jeux) et la nature environnante est spectaculaire.
Avez-vous encore un argument pour éviter de bouger vos fesses, ou je continue ?

Écrit par : rabbit | 26/08/2017

Si, si : "Le malheur des hommes naît de leur incapacité à savoir quand tout va bien et quand il leur faut s'asseoir tranquillement et s'en satisfaire"
Adam Smith.
C'est là tout le blème, mon bon. J'ai assez d'expériences d'expatriations pour savoir que l'herbe n'est pas plus verte ailleurs. La seule chose qui pourrait me tenter, c'est l'eau à 27° de l'Océan indien et une vie ponctuée de plongées parmi cette faune fantastique dans le paradis des Quirimbas. Si cela vous dit, je vous y emmène. Quand j'y étais, des connaissances ont monté ce site :

https://www.google.ch/search?q=quilalea&client=firefox-b&tbm=isch&tbo=u&source=univ&sa=X&ved=0ahUKEwjZ3LLls_XVAhWFPRQKHUOeCs0QsAQIRA&biw=1280&bih=658

Vous voyez qu'en matière de luxe, il y a de quoi faire. St-Trop, c'est pour les vieux ringards...

Écrit par : Géo | 26/08/2017

De l'air, de l'air !
Toute la beauté du geste est dans le départ et les chants les plus beaux sont ceux des adieux.
La suite ne relève que d'une simple logistique.
Il suffit d'entendre ceci pour s'en convaincre : http://www.youtube.com/watch?v=56z5iCsw05k

Écrit par : rabbit | 27/08/2017

Parlons un peu de philosophie. "Nous ne reviendrons plus vers vous" date du temps d'avant les avions bon marché. Notre psyché dépend furieusement de la "simple logistique". Je sais, je sais, c'est dur de l'admettre pour ceux qui se pensent de beaux esprits. Qui se consacrent dès lors à l'interprétation de "la Tempesta" comme seul devoir urgent...

Écrit par : Géo | 27/08/2017

Ah, et j'oubliais : vous auriez beaucoup aimé le dernier n° de Antipresse.
Il n'est peut-être pas trop tard :
http://antipresse.us1.list-manage.com/subscribe?u=2629b793135807a38735c3ef1&id=f9e9755c0e

Écrit par : Géo | 27/08/2017

Bin dis donc !
Faites un copié-collé du texte, parce qu'il faut s'abonner à votre dazibao pour le lire.
Et si vous abordez le thème du départ par le low cost, c'est que vous prenez chaque touriste pour un voyageur. Or, un client n'est pas reçu comme un invité ou un visiteur, et ne se comporte pas comme tel.
Pour la “Tempesta", voyez plutôt la chose comme ça: http://www.youtube.com/watch?v=L7TYLwflYPg le reste est indescriptible.

Écrit par : rabbit | 27/08/2017

J'ai suivi les recommandations de Géo et me suis abonné à Antipresse.
Mais...
Je n'ai presque rien lu.
La mise en page est terrible et ne donne pas envie.
Et puis je me suis fait bombarder tant par des demandes de soutien que de réactions.
J'aime qu'on me foute la paix.
Je me suis donc désinscrit avant même d'avoir pu valablement évaluer cette source d'informations.

Écrit par : PIerre Jenni | 27/08/2017

Voilà ce que c'est de faire confiance aux relations underground de Géo. Depuis que je le connais, j'ai été l'objet d'attaques du Sentier Lumineux et du MPLA.

Écrit par : rabbit | 27/08/2017

"Je me suis donc désinscrit avant même d'avoir pu valablement évaluer cette source d'informations." Que voilà une saine réaction...
Bon, personne ne convainc personne. J'ai des doutes sur les attaques du Sentier Lumineux et du MPLA...

Écrit par : Géo | 27/08/2017

Revenons à nos cravates, voulez-vous ? Vous les préférez imprimées ou tissées, en soie ou en cachemire ?

Écrit par : rabbit | 27/08/2017

Hola, baron von Hasenkopf, j'espère que vous n'avez pas raté les aventures de votre collègue Münchhausen, ce soir sur Arte ?

Écrit par : Géo | 28/08/2017

Hasenburg, pas Hasenkopf : il existe un restaurant de ce nom à Bâle, Schneidergasse 20. La preuve par l'image : http://www.chateaulapin.ch/en/gallery . Un jour pluvieux et froid, d'un mois de mars du début de ce siècle, que je me rendais à une assemblée générale au Rathaus, je tombe sur ce lieu magique et une inébranlable foi en mon destin a soudain pris possession de moi.

Non, je n'ai rien vu. Mme Rabbit a confisqué le remote control (je ne sais plus comment ça s'appelle en français).

Écrit par : rabbit | 28/08/2017

Mme Rabbit a confisqué le remote control, mais c'est pour votre bien.

Un Loup n'avait que les os et la peau,
Tant les chiens faisaient bonne garde.
Ce Loup rencontre un Dogue aussi puissant que beau,
Gras, poli, qui s'était fourvoyé par mégarde.
L'attaquer, le mettre en quartiers,
Sire Loup l'eût fait volontiers ;
Mais il fallait livrer bataille,
Et le Mâtin était de taille
À se défendre hardiment.
Le Loup donc l'aborde humblement,
Entre en propos, et lui fait compliment
Sur son embonpoint, qu'il admire.
« Il ne tiendra qu'à vous beau sire,
D'être aussi gras que moi, lui repartit le Chien.
Quittez les bois, vous ferez bien :
Vos pareils y sont misérables,
Cancres, hères, et pauvres diables,
Dont la condition est de mourir de faim.
Car quoi ? rien d'assuré : point de franche lippée ;
Tout à la pointe de l'épée.
Suivez-moi : vous aurez un bien meilleur destin. »
Le Loup reprit : « Que me faudra-t-il faire ?
- Presque rien, dit le Chien, donner la chasse aux gens
Portants bâtons, et mendiants ;
Flatter ceux du logis, à son Maître complaire :
Moyennant quoi votre salaire
Sera force reliefs de toutes les façons :
Os de poulets, os de pigeons,
Sans parler de mainte caresse. »
Le Loup déjà se forge une félicité
Qui le fait pleurer de tendresse.
Chemin faisant, il vit le col du Chien pelé.
« Qu'est-ce là ? lui dit-il. - Rien. - Quoi ? rien ? - Peu de chose.
- Mais encore ? - Le collier dont je suis attaché
De ce que vous voyez est peut-être la cause.
- Attaché ? dit le Loup : vous ne courez donc pas
Où vous voulez ? - Pas toujours ; mais qu'importe ?
- Il importe si bien, que de tous vos repas
Je ne veux en aucune sorte,
Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor. »
Cela dit, maître Loup s'enfuit, et court encor.

— Jean de La Fontaine, Fables de La Fontaine, Le Loup et le Chien, Livre I Fable V

Écrit par : Géo | 29/08/2017

C'est cela, gaussez-vous !
Il n'en reste pas moins que je mérite une mention au Livre des Records, pour vivre depuis si longtemps avec la même femme, qui est en plus Chinoise. Mao lui-même n'est pas arrivé à ce niveau de cohésion sociale. Et la tigresse asiatique est une espèce encore méconnue en Europe.
Au niveau international, toujours, on peut relever que M. Meylan vient de découvrir l'Afrique. Mais par un intermédiaire, c'est plus hygiénique. À le lire, Géo, il faut reconnaître la chance que nous avons eue d'échapper à un massacre rituel, après y avoir passé tant d'années.

Écrit par : rabbit | 29/08/2017

Je ne suis pas sûr que le Blanc soit compatible avec leurs recettes. Vous ne faites pas votre blanquette de veau avec du rouge. Mais je ne tiens pas à vérifier mon intuition.
"la tigresse asiatique est une espèce encore méconnue en Europe." Ah je ne crois pas. La Thaïlandaise a une certaine réputation. Je crois même qu'il vient de sortir un livre portant le titre : "Au secours, j'ai épousé une Thaïlandaise !".
Je vous laisse vérifier...

Écrit par : Géo | 29/08/2017

Intéressante conversation, dirait M. Jenni.
Entre la gazelle sénégalaise et la tigresse asiatique, il y avait Mireille Darc, originaire de Combremont-le-Petit. Pensez-vous que le Canton de Vaud soit en mesure de la remplacer ? Il en va de la réputation de tout un peuple.

Écrit par : rabbit | 29/08/2017

Laissez Jenni de côté, si vous ne voulez pas que je retourne le couteau dans la plaie chinoise. Je fréquente les blogs pour le plaisir et je préfère laisser les antipathiques du côté de Piogre où ils pullulent véritablement. Laissons ces abominables s'entre-déchirer sans nous, si vous le voulez bien.
Oui, la Grande sauterelle, est tout de même la première à avoir abandonné son patronyme pour Darc, d'Arc comme la Jeanne, pas celle de Brassens...
Ce qui me frappe le plus, dans les images qu'on nous donne, c'est à quel point elle était belle. C'est moi qui suis décidément un vieux con ou elles étaient réellement plus belles dans ces temps-là ?

"Pensez-vous que le Canton de Vaud soit en mesure de la remplacer ?" Par qui ? Une Kosovare, une Tunisienne, une Italienne ? Vous en connaissez une, de Vaudoise ? Ah oui, Noémie Schmidt. Valaisanne, de père vaudois. Comme Mireille Aigroz. Et tout aussi du genre "bras ouverts, généreuse envers la misère du monde" et toutes ces conneries...

Et à propos de "bras ouverts" :
https://www.youtube.com/watch?v=SccKLmENjpk

Écrit par : Géo | 29/08/2017

OK ! Va pour Noémie : http://rochas.com/fr/parfums/femme/mademoiselle-rochas/

Écrit par : rabbit | 29/08/2017

Ah ben oui, mettez-vous à sa place. Faut bien vivre. Mon grand-père comptait beaucoup sur le bitter des Diablerets...
Allez chercher sur le site qui lui est consacré le dessin animé sur ce sujet. Vous verrez que les Vaudois étaient des précurseurs...

Écrit par : Géo | 29/08/2017

http://www.frederic-rouge-peintre.ch/Affiches/Affiches3.htm
Quand vous êtes sur "Affiches", --> film publicitaire.
Mais ne vous faites aucune illusion, la recette du bitter des Diablerets est définitivement perdue. Ce qui est vendu actuellement sous ce nom n'a rien à voir avec l'original. Trois fois hélas...

Écrit par : Géo | 29/08/2017

C'est vraiment très beau: le trait et les couleurs sont typiques du graphisme du début du XXe siècle. Mon père était graphiste (bien qu'il ait eu une formation d'ingénieur).
La pub était le secteur professionnel le plus exaltant avant la révolution numérique. Je suis passé de l'un à l'autre en 1983 : une année je faisais de la planification médias pour des campagnes publicitaires, la suivante des concepts d'applications informatiques. C'est la même chose.
Maintenant, c'est la macroéconomie qui me passionne: beaucoup de points communs avec la météo.
Je regarderai le film demain matin: Mme Rabbit monopolise les tuyaux avec ses réseaux sociaux chinois, affichés sur deux écrans à la fois. Elle vient de réinventer la stéréo. Elle aussi est ingénieur(e): si je ne comprends pas quelque chose dans le domaine scientifique, elle me l'explique en pinyin et c'est pire.

Écrit par : rabbit | 29/08/2017

rabbit@ J'ai essayé de trouver qqch dans ces archives vaudoises sur Pierre Z et son discours à la cathé mais cela tourne en rond. Quelque part, on lit que cela représente une enveloppe avec une 12aine de documents. On en déduira qu'ils ne sont pas numérisés. Laissons tomber...

Écrit par : Géo | 02/09/2017

Dans ce cas, Jacques Chessex évoque l'événement dans "L'ogre" et il fait peut-être un résumé. En effet, les Archives cantonales sont la substantifique moelle de l'Administration vaudoise, il est compréhensible que tout soit hermétiquement verrouillé: c'est comme ça dans la tête de ces gens-là.

Écrit par : rabbit | 03/09/2017

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