29/09/2017

Les mots fruités de notre petite enfance

Quand elle naquit en 1978, votre nièce Justine a été photographiée par ses parents à côté d’un livre à sa taille, opportunément intitulé La vie, mode d’emploi. Oui, le roman de Georges Perec paru la même année. A la portée de sa menotte rose et diaphane se lovait un chef-d’œuvre littéraire, un patrimoine lexical jovialement retricoté par un visionnaire. Un grigri votif: l’espoir que la nourrissonne préférerait un jour la lecture à d’autres activités.
En attendant, elle a bien dû apprendre à s’exprimer par des signes primitifs: crisper doigts et orteils pour dire «j’ai faim, j’ai chaud, je suis mouillée». Les déployer pour rassurer maman que tout va bien dans le plus douillet des mondes. Lever les bras pour être enlacée, câlinée, allaitée…  A cette enfant (du latin infans, «qui ne parle pas») sont venus en bouche un peu plus tard des mots élémentaires, une ébauche de conversation décousue. D’autant plus poétique qu’involontaire, mais dont les effilochures ont été ébarbées par l’âge adulte afin de la «rendre compréhensible». Inoubliable est le jour où elle articula un «Je t’aime Franky» bien reçu par son premier amoureux. Plus triste, celui où elle vociféra à son mari: «Eh! le Barbu, t’as descendu les poubelles?»  A ces invectives entre époux, on préfère l’âge où ils ne recrachaient pas les mots mais les recréaient au prisme de leurs candeurs juvéniles.
A mes 4 ans, j’aimais autant les cerises de juin que les raisins blonds d’octobre qu’avec ma sœur on allait marauder en Lavaux. Par confusion chronologique et verbale (gustative aussi!), je déclarais que mes fruits préférés étaient les serinzes. Bien après Rabelais et son hypocritiquement, Hugo et ses filousophes, j’avais pondu un mot-valise: contraction entre le début et la fin de deux mots. C’est Lewis Carroll, le père de cette Alice qui courait étourdiment derrière les lapins, qui fit homologuer ce solécisme insolite (en anglais portmanteau-word) dans le répertoire des figures de style. A son tour, James Joyce le fit flamboyer: riverrun, «rive errante», etc. Notre civilisation consumériste aussi, mais sans génie: tapuscrit, de taper et manuscrit ; Twicter, de Twitter et dictée; vélorution, de vélo et révolution. Encore des adulteries…
En son jardinet sans fruits défendus, l’enfant est meilleur inventeur.

Commentaires

"Encore des adulteries…" Vous avez par esprit de paix omis de mentionner les horreurs dorignyesques. On comprend...

J'espère que notre hôte ne m'en voudra pas de répondre sur ce nouveau billet au dernier commentaire de rabbit...
Je viens de me débarrasser d'un château en Espagne - en ruines ou presque...- et je me souviens de la rue Louise à Bxl où habitait la famille d'une ex, ses appartements bourgeois avec hauteur de plafond impressionnante, qui les rendait inchauffables...
Petit mais confortable, telle est ma devise...
Vous vous souvenez de Barbie ? Elle nous avait transmis un site des châteaux abandonnés en Europe. Il y en a des dizaines et des dizaines, et certains sont incroyablement beaux. Mais qui veut se ruiner et dévaster sa vie pour eux ? Regardez ces familles françaises qui se sacrifient pour maintenir le château de leurs ancêtres debout...

Écrit par : Géo | 30/09/2017

Pas tous, Géo, pas tous... on en connaît qui ont le sens des affaires depuis plusieurs générations. Trois exemples parmi d'autres : Cheverny, Vaux-le-Vicomte et la Rochefoucauld.

Et pour faire le lien avec le billet de notre cher amphitryon, un extrait de la rencontre entre Alice et le Lapin Blanc : « Quelque temps après, elle entendit un petit bruit de pas dans le lointain ; vite, elle s’essuya les yeux pour voir ce que c’était. C’était le Lapin Blanc, en grande toilette, tenant d’une main une paire de gants paille, et de l’autre un large éventail. Il accourait tout affairé, marmottant entre ses dents : « Oh ! la Duchesse, la Duchesse ! Elle sera dans une belle colère si je l’ai fait attendre ! »

En accompagnement musical, le toujours plus hippisant (qu'il ne le fut jamais en 1967) "Jefferson Airplane" et son “White Rabbit“ : http://www.youtube.com/watch?v=WANNqr-vcx0

So long.

Écrit par : rabbit | 30/09/2017

Et cela vous plairait d'habiter un château sans le personnel nécessaire ? Je me souviens des déclarations du mari de Caroline de M, qui parlait de son château aux 150 chambres...
J'ai déjà habité seul une maison beaucoup trop grande pour moi. Plus jamais ça...

Écrit par : Géo | 01/10/2017

Vous nettoyez chaque chambre seulement deux fois par année. Il vous reste alors deux mois de vacances, plus cinq jours pour organiser une fête qui restera dans votre mémoire jusqu'à la suivante. Méthodologie de pensée et d'action pour un homme seul. Mais, si vous invitez une copine, vous n'aurez plus le temps de tout faire. Et si vous l'obligez à faire le ménage de 150 chambres avec vous, elle risque de partir avant de vous laisser le moindre souvenir d'elle.

Écrit par : rabbit | 01/10/2017

Au fait, quel est votre château préféré ? Pour ma part, j'ai un faible pour Tarasp, surtout vu de face dans son décor alpin incroyable. Mais évidemment, si vous déclarez urbi et orbi que vous aimez les nids d'aigle, cela va faire fureur...

Écrit par : Géo | 01/10/2017

Pour les paresseux...https://www.myswitzerland.com/fr-ch/chateau-de-tarasp.html

Écrit par : Géo | 01/10/2017

https://www.geneveactive.ch/article/not-vital-achete-le-chateau-de-tarasp/

http://madame.lefigaro.fr/celebrites/not-vital-et-ses-maisons-hors-normes-030117-128873

Not Vital un pote de Ai Weiwei. Ça va déplaire à Rabbit.

Chouette château.

Écrit par : Ambre | 01/10/2017

"Un nouvel atelier dans le jardin de sa maison à Sent, il lui a fallu deux ans pour convaincre les autorités de lui accorder le permis. Cette structure grise, qui ressemble à une vieille masse échouée là, tranche singulièrement avec les maisons locales et leurs façades ornées d’élégantes peintures…"
Aïe, ça promet...Comment va-t-il réussir à foutre en l'air mon château préféré ? Encore une fois content d'être mortel, l'horreur et la barbarie avancent à grands pas...

Écrit par : Géo | 02/10/2017

Ambre, vous tombez à pic: il y a de l'eau dans mon oreille et je n'arrive pas à la faire sortir. Vous avez certainement la bonne méthode.
À part ces considérations toutes personnelles, je connais un membre de la famille du propriétaire précédent et j'hésite à lui demander comment ils en sont arrivés à une telle extrêmité. Il ne faut pas sous-estimer la mentalité particulière des indigènes et les freins administratifs au développement de cette région isolée.
Pour la petite histoire maintenant, quand on répond au téléphone en Chine, on dit : "wei, wei wei ?".

Écrit par : rabbit | 02/10/2017

J'essaie de m'imaginer ce qui se passe dans la tête de Ambre. Voilà quelques mois qu'elle boude, elle fait son grand retour et rabbit lui demande de l'aide parce que son cerveau fuit...
On va finir par croire que Ambre a raison de nous en vouloir...

Écrit par : Géo | 02/10/2017

Mme Rabbit a réglé le problème en introduisant une baguette dans mon oreille gauche et la faisant sortir par l'oreille droite. L'eau ne coule plus, mais j'ai des trous de mémoire.
Pour en revenir à Ambre, il faut reconnaître que c'est le cas le plus difficile que nous ayons rencontré jusqu'ici, quand bien même les personnalités bizarroïdes n'ont pas manqué dans notre parcours internautique.

Écrit par : rabbit | 02/10/2017

Ce qui se passe dans ma tête ? Je la mets au repos de temps en temps. Je ne boudais pas, je faisais un break, il m'arrive de déconne(r)cter quand j'ai beaucoup d'autres choses à faire... et que l'écran me fatigue. Et puis c'était l'été, la famille en vacances, les obligations... tout cela plutôt casse-pieds donc ... mais aussi - ma lenteur qui s'accentue - je perds trop de temps à commenter. Mon cerveau ne réagit plus aussi vite. Bref, tout me fait perdre du temps. Mais je lisais toujours les billets de Gilbert, avec plaisir.
Mais la vraie raison de ces longs breaks c'est une méchante épicondylite récidivante qui dure depuis des mois et qui empire : jeudi échographie puis je l'espère infiltration par le rhumato. Taper sur le clavier amplifié la douleur.

L'eau dans les oreilles, ça les lave;-)). Pour moi ce n'est pas recommandé. La semaine dernière L'ORL a passé l'aspirateur.

Vous savez tout. Suis-je un cas difficile? Difficile je ne sais pas, mais un cas sans doute. J'ai entendu toute ma vie les membres de ma famille me dire : Toi tu es un cas, avec une intonation ironique. Bof, je suis un cas ! Et encore ils ne savent pas tout. Hu hu !

Écrit par : Ambre | 02/10/2017

J'avais prévu votre commentaire et choisi la citation idoine chez William Shakespeare: “mieux vaut mourir incompris que passer sa vie à s'expliquer“. Ce que l'on traduit chez nous par: “never complain, never explain“.

Écrit par : rabbit | 02/10/2017

Ma tante, parisienne d'adoption, qui m'a hébergée pendant trois ans, elle, me disait souvent : "ma chérie, tu es une incomprise " mais sans aucune ironie, sur un ton chaleureux. Un peu comme vous en fait, Rabbit. Mmm!

Écrit par : Ambre | 02/10/2017

“mieux vaut mourir incompris que passer sa vie à s'expliquer“.
Shakespeare. (Vous avez remarqué que les Français ne disent pas "Chaquespéare" mais s'ingénient à massacrer la plupart des mots non-français ?...)
Mieux vaut un peu s'expliquer pour mieux vivre (avec les autres), quitte à mourir quand même incompris.
Géo (Vaudois)

Écrit par : Géo | 03/10/2017

Dans ce cas extrême, la règle veut que l'on dise "j'expire"...

Écrit par : rabbit | 03/10/2017

Dans ce cas extrême, la règle veut que l'on dise "j'expire"...

Écrit par : rabbit | 03/10/2017

Mais de quel cas extrême parlez-vous, Double rabbit ?

Écrit par : Géo | 03/10/2017

Je n'ai pas le temps de vous répondre sur ce point précis, je dois m'occuper de mes cailles. Mais comme je vous sais très exigeant sur la forme autant que sur le fond de la représentation des concepts, je vous laisse vous amuser avec ceci en attendant mon retour.

"La deuxière loi de la thermodynamique est une mauvaise nouvelle scientifique qui s'est trouvée grandement vérifiée dans la culture non scientifique. Tout tend vers le désordre. Tout processus convertissant de l'énergie d'une forme en une autre perd obligatoirement une partie sous forme de chaleur. L'efficacité parfaite est impossible. L'Univers est une rue à sens unique. L'entropie doit toujours augmenter dans l'Univers et dans tout système isolé qu'il pourrait contenir. Quelle que soit sa formulation, cette deuxième loi semble incontestable. Elle est vraie en thermodynamique. Mais elle a également régné sur des domaine très éloignés de la science: elle fut tenue pour responsable de la désagrégation des sociétés, du déclin économique, de la corruption des moeurs, et de nombreuses autres variantes sur le thème de la décadence. Ces interprétations imagées et secondaires de la deuxième loi apparaissent aujourd'hui singulièrement peu judicieuses. La complexité prolifère dans notre monde, et ceux qui se tournent vers la science pour avoir une compréhension globale des habitudes de la nature tireront désormais un meilleur profit des lois du chaos. A mesure que l'Univers reflue vers son état d'équilibre, s'enfonçant dans un bain de chaleur indifférencié d'entropie maximale, il s'arrange malgré tout pour créer des structures intéressantes. Des physiciens sérieux s'interrogeant sur les conséquences de la thermodynamique réalisent combien est troublante la question de savoir, comme l'a dit l'un d'eux: "comment un flux d'énergie qui s'écoule sans but peut-il répandre la vie et la conscience dans le monde ?". En outre, ce trouble s'accroît du fait de l'existence de l'entropie, une notion insaisissable, raisonnablement bien définie - en termes de chaleur et de température - pour les besoins de la thermodynamique, mais diaboliquement difficile à cerner en tant que mesure du désordre. Les physiciens ont quelques problèmes pour mesurer le degré d'ordre dans l'eau - par exemple, lors de la congélation, où l'apparition de structures cristallines s'accompagne en permanence d'une libération d'énergie. Mais l'entropie thermodynamique échoue lamentablement à mesurer le degré de changement du formé et de l'informe lors de la création des acides aminés, des micro-organismes, des plantes et des animaux autoreproducteurs, des systèmes d'information complexes comme le cerveau. Si des îlots d'ordre en évolution obéissent certainement à la deuxième loi de la thermodynamique, les lois importantes créatrices, se situent ailleurs."
-> (James Gleick, "La théorie du chaos / vers une nouvelle science", traduction Christian Jeanmougin, Flammarion / Champs, 1991)

"Dans la cosmologie chinoise, le qì (气, souffle), ou énergie vitale (元气, yuánqì énergie vitale, mot-à-mot souffle primordial), précède la scission binaire du yin et du yang, elle-même à l'origine des dix-mille êtres (万物, wànwù), c'est-à-dire tous les êtres, et indirectement les choses, qui composent le monde. Car, dans la pensée chinoise, le qì est à l'œuvre dans les règnes vivants, mais aussi dans le règne minéral : les nervures du jade, en particulier, sont considérées comme inter-agissant avec les veines du corps humain."
-> (Wikipedia)

Écrit par : rabbit rabbit | 04/10/2017

rabbit rabbit@ Très intéressant, quoique convenu : "comment un flux d'énergie qui s'écoule sans but peut-il répandre la vie et la conscience dans le monde ?"
Une fois que la question est posée, tout le monde s'arrête là. Ce qu'il y a de sûr, c'est que les solutions proposées il y a deux mille ans datent d'un temps où les prêtres et les savants étaient les mêmes personnes, et de toute façon ces gens-là ne nous disent pas qui a créé dieu. Par conséquent, ils ne font que repousser la question d'un cran, ce qui est parfaitement inutile...

Écrit par : Géo | 04/10/2017

Dans le cas présent, il m'intéressait avant tout de mettre en parallèle l'entropie et le qi. Teilhard de Chardin, qui a vécu en Chine, a récupéré l'entropie pour son usage personnel.

Écrit par : rabbit | 04/10/2017

C'est une dimension qui m'échappe. La théorie du big bang et ses univers renaissants (ou pas) correspond à certaines assertions mythologiques hindoues. Oui, et alors ? Je suis moi-même plutôt intuitif (réf.types psychologiques selon Jung : intellectuel/intuitif - sensible/sentimental) mais je n'arrive pas facilement à faire le pont entre intellect/intuition...

Écrit par : Géo | 04/10/2017

Les deux sont sous le même capot, à des étages différents: l'intuition, c'est le moteur et l'intellect, la boîte à vitesse ou les freins. L'un sans l'autre et l'on tombe dans le spectre des troubles psychiques.
Et les théories sont des noeuds dans l'évolution, elles se vérifient ou pas selon l'usage qu'on en tire.

Écrit par : rabbit | 04/10/2017

"l'intuition, c'est le moteur et l'intellect, la boîte à vitesse ou les freins."
Sauf que c'est juste le contraire. On traite les problèmes avec l'intellect, on s'aperçoit tout d'un coup qu'on pourrait les voir sous un autre angle...
Mais cela ne donne pas la nature des relations de l'un et de l'autre. Vous avez lu Jules Romains ? Il y a les laboureurs dans leurs laboratoires qui font jours après jours leurs expériences, et il y a ceux qui ont l'étincelle qui fait passer la connaissance au stade supérieur. Et aujourd'hui, on a le prix Nobel attribué à des gens qui prétendent avoir mis en évidence des ondes gravitationnelles qui représentent un mouvement dans l'Univers de l'ordre du 100'000ème de la taille d'un atome. C'est assez contre-intuitif, et je pèse mes mots...
Disons que l'intuition va dans le sens contraire. Quelle est la marge d'erreur du calcul ? Personne ne nous le dit...

Écrit par : Géo | 04/10/2017

Étant bien d'accord que la marge d'erreur du 100'000ème de la taille de l'atome, qui pourrait bien la calculer ?

Écrit par : Géo | 04/10/2017

Alors, ces cailles ? Farcies et bien dodues ? Dégustées avec des baguettes ? Hum! =_=

Écrit par : Ambre | 04/10/2017

Savoir ce qu'est une courbure de l'espace-temps suffit à meubler mon univers parallèle. Quant à connaître la forme que prennent les ondes gravitationnelles lorsque je déplace mes 83 kg : «de quoi sert ?», comme dit Mme Rabbit à qui on ne la fait plus sur les impostures intellectuelles et qui ne consomme pas un octane d'intuition dans son moteur à propulsion scientifique.

Écrit par : rabbit | 04/10/2017

Ambre, oui... les cailles, ça allait. Le cerf et sa garniture, aussi. Ce que j'ai préféré, c'est le champagne et la trompe de chasse. Avec l'âge, tout ce que l'on cherche désormais, c'est approcher le pur esprit.

Écrit par : rabbit | 04/10/2017

A propos de moments de grande spiritualité, je suis allé hier à la foire du Valais à Martigny. Je n'y serais pas allé seul mais j'ai réussi à convaincre un ami de m'y accompagner. Une foire, c'est un endroit où vous achetez très cher des trucs que vous n'auriez jamais acheté en situation normale. Et comme suivre de jour en jour une voie normale est le meilleur moyen de vous procurer le plus vite possible du pento-barbital de sodium ou un Walther PPK avec tout ce qu'il faut, vous avez intérêt à vous rendre de temps à autre dans des temples de la consommation du genre de celui de Martigny (ou autre). Qui a depuis la Belle Lurette que personne n'a rencontrée remplacé le Comptoir suisse, devenu acratopège depuis l'infestation socialiste de Lôzane. C'est la vie...
Excellente expérience, sachant qu'au bout du bout, c'est vous qui faites l'essentiel de l'expérience.

Écrit par : Géo | 05/10/2017

Vous avez tout compris des principes fondamentaux du marketing! Et c'est grâce à ce peuple fidèle aux traditions que j'ai pu assister à une Messe de Saint-Hubert: une fois à Martigny et une autre à Fully. Sans eux, il faut aller jusqu'en Sologne. La raclette et le fendant étant inclus dans le trip, qu'avez-vous ramené de Martigny: une batterie de cuisine, un saint-bernard, un tableau de Cézanne?

Écrit par : rabbit | 05/10/2017

A propos de Lôzane Rouge, je crois que s'est parti pour longtemps. Pour s'assurer une clientèle durable, ils vont investir massivement dans le social au détriment des postes favorables à l'économie. Et plus l'économie pâtit de leur politique, plus ils auront de clients et leur emploi garanti sur plusieurs législatures.

Écrit par : rabbit | 05/10/2017

Vous voulez savoir ce que j'ai acheté ? Allons-y, faisons l'inventaire. De l'Armagnac 30 ans d'âge, du moins sur l'étiquette...Des saucissons catalans plutôt bien réussis...Le sécateur efficace pour le vététiste qui en a marre de se payer trois fois de suite la même branche de houx...Une pâte révolutionnaire pour briquer vos cuivres, votre salle de bains ou vos dents. Tout cela au prix fort, évidemment. On a beaucoup rigolé avec les vendeurs/vendeuses sur le mode "je te tiens, tu me tiens par la barbichette" et cela valait la plus-value de 300% de la Foire. On était tout de même bien content de sortir, vu le bruit...

Je pense aussi qu'on en a pour longtemps à subir la domination de la gauche. Le PS, c'est l'exact image de Big Brother. On fait tout ça pour votre bien, mon brave...
Le monde est devenu trop compliqué pour que les gens osent s'en mêler. Il faut laisser ceux qui savent s'en occuper et ceux qui savent, ce sont ceux qui causent dans le poste. Et ils sont tous de gauche ou alors manipulés par des gens de gauche qui s'arrangent pour stériliser leurs discours...

Écrit par : Géo | 05/10/2017

Ils risquent de faire fuir la minorité de contribuables taxables et encore solvables, et de priver le canton de sa substance fiscale. Un canton qui va attirer tous les miséreux du pays par sa prodigalité à leur égard. L'insécurité va se développer et, au plus fort de l'hiver, on verra des bandes de gueux parcourir les campagnes, détroussant les passants, incendiant les fermes isolées et disputant aux loups des carcasses décharnées. Monsieur Géo, je n'aimerais pas voir finir dans ce cauchemar apocalyptique, une existence aussi riche de sens que la vôtre. Avant même de toucher aux limites de la souffrance, sautez dans un avion tant qu'il y en a encore et venez à Shanghai. Vous n'aurez qu'à me demander, tout le monde me connaît...

Écrit par : rabbit | 06/10/2017

Oui mais, monsieur Rabbit, et si les Rouges revenaient en Chine ?

Écrit par : Géo | 06/10/2017

Le pire syndrome, c'est le gauchisme intellectuel: un état dégénératif des structures politiques, économiques et sociales qui se développe insidieusement. Les Chinois ont évité cette étape, en passant directement au communisme pur et dur: ce qui s'est terminé en catastrophe, comme partout ailleurs. Alors, comment revenir à un point d'équilibre en partant de zéro, avec une population XXL et 56 groupes ethniques, tout en évitant l'implosion ? Habitués comme ils l'ont été pendant 60 ans au double langage du matérialisme dialectique, ils n'ont eu aucun problème à inventer le “socialisme à la chinoise“, avec l'appui du libéralisme économique et du capitalisme financier. Compte tenu aussi de l'ancienneté de la culture chinoise, le PCC est autant redevable de sa doctrine à Confucius, qu'à Messieurs Marx et Engels.

Écrit par : rabbit | 06/10/2017

"le gauchisme intellectuel: un état dégénératif des structures politiques, économiques et sociales qui se développe insidieusement"
Oui mais ce n'est pas gratuit. Certains induisent et profitent de cette idéologie destinée à affaiblir l'Europe. Tiens, lisez le blog de PK sur le F-35, c'est instructif...

Écrit par : Géo | 06/10/2017

Remarquable ! Mais pour moi, ceci confirme l'euro-septicisme de la Belgique, du Royaume-Uni, des Pays-Bas et du Danemark. Pour les Italiens je ne me prononce pas, mais depuis la bataille de Monte Cassino, ils adorent le cinéma américain.

Écrit par : rabbit | 06/10/2017

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