01/01/2018

Emoticônes, tags et nouveaux hiéroglyphes

Encore un retour aux fêtes de fin d’année! On n’y coupe pas, mais c’est parce que vous n’aviez prêté qu’une oreille au laïus du grand-père. En son refuge de Vercorin, la voix de Pépé Gratien a chevroté seule sous des poutres héritées d’aïeux valaisans. Etouffée qu’elle fut par un concert général de cliquetis smartphoniques et un bruitage de SMS votifs que vous et vos cousines expédiez à des amis lausannois, parisiens ou new-yorkais. L’octogénaire n’aurait d’ailleurs rien compris au galimatias de vos textos: phrases amputées de leur sujet, sans complément, sans verbe. Mais surtout truffées de signes bizarres, cornus ou elliptiques comme il s’en graffite dans les souterrains de Chauderon, Barbès ou Harlem. Des zones trop urbaines et fangeuses pour des narines accoutumées aux senteurs anniviardes, où c’est la sauge sclarée qui prédomine, avec la sarriette alpestre et l’odeur bleutée des glaciers.
Dans un éditorial paru dans L’Express de Paris, Jacques Attali préconise un grand chamboulement de nos expressions graphiques: nos mots usuels seront remplacés par des cryptogrammes électroniques, un lexique pictural cousu de «smileys", d’émoticônes québécois, d’émoji japonais et d’autres caractères imagés. Selon l’ancien conseiller de Mitterrand, cette fatale subversion serait programmée depuis déjà 35 ans par un aréopage d’informaticiens californiens. Un «cabinet noir» dont le but est d’affranchir l’écriture universelle du despotisme de l’alphabet. En y mettant plus de symboles visuels que des mots à lire et à entendre.
A ces  cybernéticiens peu cultivés, on rappelle que les sages de l’antique Egypte se passaient d’écrans tactiles pour déjà communiquer avec des effigies d’oiseaux, de serpents ou de silhouettes humaines stylisées. Ce fut l’enfance de l’art; précédée par l’art de l’enfance: car dès vos 3 ans, vous vous êtes mis naturellement à tracer des ronds, pour représenter une orange, ou le soleil. Plus lumineux encore: le visage de votre papa, avec deux points pour les yeux et un accent circonflexe pour la moustache. Une demi-lune renversée suffisait pour faire sourire le médaillon ovale de votre marraine aux confitures de Salavaux.
Jusqu’au jour où avez compris qu’un rond était le miroir de votre propre visage. Qu’il pouvait aussi se lire et s’entendre comme un O, la voyelle préférée d’Arthur Rimbaud. Il la voyait bleue.

Commentaires

Emoticônes, tags et nouveaux hiéroglyphes ? Il y a pire que tout ça : les pictogrammes, issus de l'imagination malade de certains fumeurs d'herbe qui fait non seulement rire mais sérieusement déconner...
Il vous faudra bientôt trouver la pierre de Rosette pour savoir où se trouvent les ouatères dans cette gare que vous ne connaissez pas et tout le monde n'est pas Champollion.
A propos, il fumait quoi, lui ?

Écrit par : Géo | 02/01/2018

Champollion avait la goutte, sans parler de parasitose attrapée en Afrique : connaissant votre passé chargé en xénobiotiques, c’est dire ce qui vous attend au plan des perceptions sensorielles (on ne peut jamais savoir dans quel sens ça va tourner, c’est Don Quichotte ou Nostradamus).
Quant aux ouatères de gares, elles sont habituellement repérables à l’odeur. Mais, si c’est la gare de Perpignan que vous évoquez à mots couverts, vous seul et Dali pouvez l’appréhender dans toute sa dimension surréaliste. Dans ce cas, il vaut mieux éviter de vouloir s'y soulager devant un écriteau marqué : "ceci n'est pas un WC".
Une fois arrivés là, je sens que vous brûlez de savoir si les caractères chinois sont des pictogrammes ou des idéogrammes. Je répondrai par un courageux : « ça dépend ». En effet, il est préférable de s’en tenir à “sinogrammes“, parce qu’il y a de la phonétique et de la sémantique réunies dans un beau mélange. Pour le comprendre, il faut disposer de certaines capacités sensorielles capable de suppléer le réel, c’est essentiel…

Écrit par : rabbit | 02/01/2018

Et donc, vos capacités sensorielles vous permettent de repérer les ouécés en Chine, ce qui vous autorise à parler de sinogrammes quand c'est odoriférant ? En quoi cela supplée-t-il au réel ? Y a t-il plus réel qu'une odeur de chiottes ? Et vous, vous fumez quoi à part les havanes ?

Écrit par : Géo | 02/01/2018

Chunghwa (中华), les clopes de Mao.
Profitez-en, Géo, je vais bientôt retourner sur la face cachée de la toile et vous aller le regretter, à faire du soliloque au milieu d'une décharge de blogs abandonnés. A moins de vous convertir à l'aviation.

Écrit par : rabbit | 02/01/2018

Me convertir à l'aviation ? C'est la nouvelle religion à la mode ? Si cela veut dire accepter l'idée de m'enfermer dans une boîte à sardines pour une douzaine d'heures, oubliez. La première n'est pas à ma portée, d'autant qu'elle est prévue pour des gens qui se la font offrir par leur boîte. En dessous, c'est niet.

Écrit par : Géo | 03/01/2018

Détrompez-vous, Géo, il n'y a rien de plus cool que GVA-PEK par Air China.
Ils prennent la route du nord et c'est tellement calme que l'avion vous paraît immobile jusqu'à l'atterrissage. Alors que par Abu Dhabi, il y a régulièrement des turbulences et du retard en raison de la mousson ou d'un "vent mauvais" (Verlaine).
Ça se passe comme ça : vous entrez dans l'avion comme dans votre salon, vous vous installez confortablement, vous lisez un roman, dormez deux heures, regardez trois films et les dix heures passent comme par enchantement !
Tout ça pour le prix d'un IPhone 7, retour compris... Franchement Géo, les douleurs du grand âge mises à part, je ne vois pas en quoi cette expérience peut vous paraître aussi traumatisante.
Mais il est vrai qu'une fois à PEK, vous devez encore prendre la correspondance pour PVG. Mais ça, c'est déjà de la routine (métro-boulot-dodo)...

Écrit par : rabbit | 03/01/2018

Et après ce vol de rêve, j'y fais quoi, à PVG ? (Juste en passant, mes tendances misanthropes agoraphobes s'aggravent chaque jour, aux dires de mon camarade chien...).

Écrit par : Géo | 03/01/2018

Ben, vous montrez ça 蓝莲花 (*) à un chauffeur de taxi et il vous conduira jusqu'à moi.

Il y a une relation singulière entre votre misanthropie agoraphobique (ou agoraphobie misanthropique, ça dépend du pays et de l'école de pensée) qu'il serait intéresser de tester dans un ville de 24 millions d'habitants. Sur des kilomètres vous ne croisez personne et, tout d'un coup, ils sont tous au même endroit : pour certains, c'est flippant. À la longue, on s'y habitue. Quelle est la tendance nocive qui va craquer en premier et quelle sera l'effet sur l'autre ? Mon ami le Dr Li participera aussi à l'expérience: il est neurochirurgien et demandera certainement de vous ouvrir le crâne pour vérifier vos circuits logiques avec des baguettes. Vous pouvez amener votre camarade chien (ou chien camarade), on n'en mange pas dans ce coin de Chine.

Vous allez adorer l'Asie du sud-est et ses mystères.

(*) Lotus bleu

Écrit par : rabbit | 03/01/2018

Emoticônes, tags et nouveaux hiéroglyphes ? Et commentateurs bidon chez Amstein...
Et ce sont ces gens qui nous concoctent des lois pour éliminer les fake news...
On rêve...ou on cauchemarde.

Écrit par : Géo | 05/01/2018

C'est un cortège de zombies ou ils ont tous été lobotomisés ? Le PSS doit dissimuler des camps de rééducation dans les friches industrielles ou les fortins désaffectés. Ne vous laissez pas déborder, Géo, vous connaissez les techniques pour résister au lavage de cerveau. J'ai honte de vous abandonner à une situation aussi plombée. Si ça tourne mal, n'oubliez pas : GVA-PEK-PVG. On va tout mettre en oeuvre pour vous déconditionner et vous aider à retrouver une vie normale.

Écrit par : rabbit | 05/01/2018

Ouais. Il y a aussi le Moz, paradis tropical et plongée sous-marine, et quand vous en êtes fatigué, vous partez dans le pays lusophone et européen où vous ne payez pas d'impôts. Il y a plein de place, tous les Portugais sont ici en Suisse...

Écrit par : Géo | 06/01/2018

Vous avez vu ? Le semeur vaudois est passé de 3fr80 à 4 frs, pour trois feuilles dont une de pub, le reste venant tout droit des agences. Si leur éditeur pense que cette formule a de l'avenir, on n'ose penser à quel avenir il pense...
Le semeur vaudois a aussi changé de rédac'chef. L'ancien n'était pas terrible, mais le nouveau est largement pire, ce qui n'étonnera personne. J'ai déjà mentionné que je trouvais bizarre de penser que les mines du Congo appartenaient au peuple congolais - que je sache, les mines de Mo du Baltschiedertal n'appartiennent pas au peuple suisse, même pas au peuple valaisan -, j'ai aussi été étonné d'apprendre que Trump passait la planète au lance-flammes en déclarant que Jérusalem était la capitale d'Israël, ce qui me paraît aussi subversif que de déclarer que Berne est la capitale de notre pays, bref. Il y a pire. Il y a l'édito d'aujourd'hui, signé Cristophe Bourdoiseau, correspondant à Berlin. Il serait temps que les adeptes du multiculturalisme comprennent qu'il y a des différences entre les cultures et les mentalités. Et qu'il y a plus de différences entre un journaliste français, bien chauvin, bien français et un journaliste suisse, pondéré, adepte de la recherche d'objectivité qu'entre un Martien et un Terrien.
Le Français, engagé au Semeur vaudois probablement pour relever le niveau intellectuel de ce canard, commence ainsi son édito :
" Les Allemands sont les grands gagnants de l'Europe. Ils ont su profiter, comme aucun autre pays membre, de ce gigantesque marché commun pour exporter leurs produits. Résultat: jamais l'Allemagne n'a été aussi riche."
Ah la dose de mauvaise foi tellement française que cela sous-entend ! Traduction en langage suisse : les Allemands travaillent, donc produisent et donc sont capables d'exporter, ce qui augmente leur niveau de vie. Les Français foutent la merde, font des grèves, sabotent tout à tout-va et voudraient que les Allemands bossent pour eux. Ce que de Gaulle traduisait par l'Europe ? La France le jockey, l'Allemagne le bourrin.
Alors donc, on paie très cher un canard qui nous enphysique une idéologie pour le moins puante. Cela ne va pas le faire, en tout cas pas très longtemps.

Écrit par : Géo | 06/01/2018

Vous faites comme vous le sentez, Monsieur Géo. L'important, c'est la dose : lorsque vous vous sentirez comme un poisson dans le nasse (Hervé Christiani) ou comme un Trump à la Maison-Blanche (Michael Wolff), fuyez sans un regard en arrière ! Par contre, vous verrez que le gouvernement suisse considère ses ressortissants à l'étranger avec encore plus de dédain qu'il ne le fait pour l'espèce indigène.

Écrit par : rabbit | 06/01/2018

Comment peut-on encore acheter un journal ou regarder la télévision ? On peut trouver tout ce qui est nécessaire à ses besoins ou à sa curiosité sur le Web. À condition de savoir ce que l'on cherche, où et comment le faire, sans oublier de trier : « Le paradoxe est à la source même de la connaissance : pour connaître, il faut déjà connaître » (« Logique et Connaissance scientifique », Pléiade). Sans cela, vous êtes à la merci de mercenaires.

Écrit par : rabbit | 06/01/2018

L'intérêt d'acheter et lire un journal, c'est de rester conscient de la soupe que l'on sert à nos congénères. Mais effectivement, il n'y a pas besoin d'enquêter longtemps pour s'apercevoir que peu de gens sont dupes de ce (mauvais) brouet...

Écrit par : Géo | 07/01/2018

En gros, il s'agit de connaître la doxa en cours autour de vous. Vieille habitude d'expatrié en Afrique : se renseigner de l'état de la mentalité des naturels avant de découvrir une foule hurlante avec machettes tournoyantes à votre porte. C'est arrivé à quelques collègues rencontrés ici ou là. Ceux qui avaient fait le Congo, en particulier, mais mon amie au Mozambique a vécu une nuit terrée dans une cave avec des bandes de jeunes pillards avec machettes qui couraient dans les rues, il y a de cela un ou deux ans...
Ne ricanez pas, cela peut vous arriver en Chine, le jour où les Longs Nez américains frapperont en Mer de Chine. Je parierais que votre nez est aussi grand que celui des Américains...

Écrit par : Géo | 07/01/2018

Monsieur Géo, vous êtes le Steve Bannon du radicalisme vaudois.
#1 : vos congénères ont les médias qu'ils méritent et ces médias sont inféodés à la Commission européenne, celle qui décide de la Pensée unique.
#2 : j'ai passé plus de temps en Afrique qu'en Chine ; mais, sans consulter le “Semeur Vaudois“, j'ai compris que mes chances de survie étaient mieux assurées dans le deuxième lieu. Sinon, tout comme vous et Bilbo le Hobbit, j'éviterais de sortir de mon trou.

Écrit par : rabbit | 07/01/2018

Il y a une vingtaine d'années, une amie française au long CV d'aventurière en Afrique me faisait part de son idée de créer pour nous et nos amis un home pour nos vieux jours dans un de ces pays où la main d'oeuvre est bon marché. Malheureusement, les progrès de l'islamisation étant passés par là, il est devenu peu souhaitable de s'établir au Maroc ou assimilé...
Une autre amie me fait part de ses difficultés à revenir en CH, trop chère. Et comme elle évolue en milieu lusophone, elle pensait au Portugal. Comme moi, en quelque sorte. On peut sortir de son trou, à condition d'en trouver un meilleur que celui qu'on quitte.
"Le malheur des hommes naît de leur incapacité à savoir quand tout va bien et quand il leur faut s'asseoir tranquillement et s'en satisfaire"
Adam Smith
Vous devriez un peu méditer ça, du Lapin, avant d'aller faire le zouave dans l'Empire du Milieu...
PS. J'ai aussi retrouvé ça au passage, à propos de Claude Lévi-Strauss : "Le but dernier des sciences humaines n'est pas de constituer l'homme, mais de le dissoudre"
Cité par E.Zemmour dans "Le suicide français".

Écrit par : Géo | 07/01/2018

La Camarde qui ne m'a jamais pardonné / d'avoir semé des fleurs dans les trous de son nez / me poursuit d'un zèle imbécile (G. Brassens). Le temps n'est plus à la rigolade, Géo, nous sommes les prochains sur la liste, juste après France Gall... Cuisine et médecine chinoise, tai chi, chi gong : c'est ça ou le cercueil qui nous attend désormais.

Écrit par : rabbit | 07/01/2018

Ha, ha ! Combien de havanes par jour, old rabbit ? Votre seul problème, c'est que vous allez durer tellement longtemps que vous allez finir par sérieusement vous ennuyer. J'ai déjà vu ça...

Écrit par : Géo | 07/01/2018

C'est surtout une question de projets. Le premier, en 2018, c'est de me faire faire un manteau en peau de panda. Si vous voulez venir m'aider à l'attraper, vous êtes le bienvenu.

Écrit par : rabbit | 07/01/2018

«Monsieur Géo, vous êtes le Steve Bannon du radicalisme vaudois»

«Ne ricanez pas, cela peut vous arriver en Chine, le jour où les Longs Nez américains frapperont en Mer de Chine»

C'est vraiment "divertissant" de vous lire "les deux"...

Merci pour vos bouffées d'air frais quotidiennes... et pas besoin de payer billag pour ce plaisir !

Écrit par : petard | 08/01/2018

Tiens, le spécialiste du Portugal, justement. Le gag de "allez au Portugal, les Portugais sont tous ici en Suisse", c'est de lui.
Então, como estas em tierra portuguesa ?

Écrit par : Géo | 08/01/2018

«Le gag de "allez au Portugal, les Portugais sont tous ici en Suisse", c'est de lui.»

Non, c'est pas de lui... même si les Portugais au Portugal ça serait quand-même mieux pour un Portugal qui se déglingue faute de jeunes bras vigoureux.

Notez que... c'est pas parce que les Portugais sont en Suisse, que la Suisse ne se déglingue pas... En Valais par exemple, de plus en plus on se croirait dans les Carpates roumaines entre les Maramures et la Bucovine... pas pour cause de préservation, mais d'abandon... et les Valaisans ne vont pas au Portugal... ils s'arrêtent à Genéve, à la police.

Écrit par : petard | 09/01/2018

"qui se déglingue faute de jeunes bras vigoureux." Ne vous en faites pas pour ça, il y a assez d'Angolais, de Mozambicains, de Guinéens de Bissau, de Cap-Verdiens, de Sao-Toméens sans compter les Timoriens, les Goaens, les Macaoens, et les Brésiliens qui se souviennent de ce qu'ils doivent au Portugal et sont bien contents de venir coloniser leur colonisateur...

Écrit par : Géo | 09/01/2018

Il me semble qu'on dit “Macanais“ en français, “Macanese“ en portugais et “土生葡人“ en chinois.
Pour le reste vous faites comme vous voulez.

Écrit par : rabbit | 09/01/2018

Sorry ! Le correcteur automatique a déformé “Macaense“.

Écrit par : rabbit | 09/01/2018

L’écriture alphabétique apporte sémantique et syntaxe à la pragmatique, comme on dit chez les linguistes : elle grammaticalise en quelque sorte l’expression et oblige à une pensée linéaire. L’écriture chinoise, qui associe concepts et alphabet, provoque des effets surprenants dans les échanges multiculturels. Pour l’Occidental qui n’y est pas habitué, cela donne le sentiment que les Chinois ont tendance à tourner en rond, au lieu de progresser d’une étape à l’autre dans la gestion de projets. Et pourtant ça fonctionne grâce au nombre, qui renforce la certitude d’être dans la bonne voie, alors que nous avons l’habitude de travailler de façon plus indépendante.

Écrit par : rabbit | 12/01/2018

Tourner en rond ou procéder par approche en spirale ? Je suis un grand adepte de la spirale dans l'évolution, personnelle ou collective. Si vous avez le courage de décoller en aile delta, cela va vous aider pour prendre la parole en public. Et si vous vous en êtes brillamment sorti lors de votre présentation, vous serez d'autant plus à l'aise au prochain vol...
Le locuteur occidental va du point A au point B. Les Asiatiques semblent procéder en spirale et quand ils en arrivent au centre, tout a été dit et démontré. Je me trompe ?

Écrit par : Géo | 12/01/2018

Avec le modèle “entreprise d'état“, c'est un cercle qui évolue en spirale plus étroite à chaque tour, une fois que tout le monde est d'accord sur les détails. Dans notre système “gestion de projets“, il faut seulement justifier de conformité avec la méthode et le plan, sans plus de détails.

Écrit par : rabbit | 12/01/2018

J'aime bien les blogs, mais je n'aime pas les blogueurs paresseux. C'est mon côté occidental, che suis pas très zen. Et j'aimerais dire avant lundi, jour où Montabert se réveille, à nos chers amis Corélande et pétard qu'ils me courent sur le haricot avec leur idole Trump. Je leur fais aimablement remarquer que le président Mao disait que si un fasciste prétendait qu'une vache a quatre pattes, il n'était pas vraiment intelligent de prétendre qu'elle en avait cinq, au prétexte qu'il était fasciste.
Vous n'aimez pas le New York Times, c'est légitime. Cela ne veut pas dire pour autant que Trump n'est pas un crétin infantile. Parce que jusqu'à preuve du contraire...

Écrit par : Géo | 13/01/2018

Je ne sais pas Géo : j'ai une telle habitude du double langage, que je prends tout et son contraire pour une vérité possible. Dans le cas Trump, ce qui est intéressant à analyser, c'est le cas Trump. Le reste n'est que folklore politique. Le New York Times a bien changé depuis que Chomsky voyait en lui un suppôt du capitalisme américain. Et je pense que le New Yorker est en passe de devenir la gazette des gays Afro-Américains. Si Hustler existe toujours, c'est qu'il est devenu le bulletin de l'archidiocèse de New York. Pendant ce temps-là, la climat change aussi. Souvenez-vous de ce que disait He Guan Zi (鹖冠子) : « Coulant, se mouvant, se déplaçant, glissant sans repos ni trêve, chaque fin est un début, qui peut en connaître le terme ? ». Bon appétit quand même.

Écrit par : rabbit | 13/01/2018

Ouais, en attendant et avant que les commentaires soient fermés : on sort d'une démonstration d'hypocrisie magistrale par le plus grand d'entre tous : Edwy Plenel. Dans l'émission C l'hebdo, après un véritable délire sur les droit des barbares à nous envahir, une journaliste présente son livre sur l'affaire Grégory.
Tout le monde sait que ce gosse a été tué par le cégétiste jaloux du "giscard" contremaître de son usine. Donc un acte parfaitement edwyplenélien, plus trotskyste que Trotsky. Et voilà notre hypocrite dénonçant une société de jalousie, alors que c'est cela qui a fondé toute sa vie.
Un moment à revoir...

Écrit par : Géo | 13/01/2018

Edwy Plenel et Ignacio Ramonet, les Dupont-Dupond de Bécassine chez les Soviets.

Écrit par : rabbit | 13/01/2018

On a un clone dans l'émission "Les beaux parleurs", tout aussi nul et stupide que les pré-nommés. A propos, savez-vous que ces ignares de journalistes franco-suisses classent l'affaire des chemtrails comme faisant partie des complots ? C'était pourtant une idée américaine des ingénieurs environnementalistes pour lutter contre le réchauffement climatique en augmentant l'albedo. Pas un seul de ces journalistes ne l'a relevé, pas même Michel Audétat, que je croyais cultivé...
Cette information avait été donnée par la Fondation Weber, chouchou des journalistes bien-pensants qui nous inondent de leur bien-pensance. Mais ils ne lisent même pas leurs propres conneries, semble-t-il...

Écrit par : Géo | 14/01/2018

Moins les gens sont évolués et plus ils ont besoin de se protéger par des amulettes, des talismans, des grigris ou des fétiches intellectuels et moraux. Les tabous et les superstitions prolifèrent et les sectes se mettent à pulluler dans tous les domaines de la pensée. Le must, dans la tribu des journalistes, est de n'avoir aucune formation ni le moindre papier : le résultat est dans ce que vous vous plaignez d'avoir à payer si cher. Les hoaxes foisonnent, les fake news abondent, mais qu'importe : d'un point de vue épistémologique, l'évolution passe par une phase de régression. Selon Gaston Bachelard : « C'est au moment où un concept change de sens, qu'il a le plus de sens ». Il est temps de passer à table, je crois...

Écrit par : rabbit | 14/01/2018

«Et j'aimerais dire avant lundi, jour où Montabert se réveille, à nos chers amis Corélande et pétard qu'ils me courent sur le haricot avec leur idole Trump.»

Sur le haricot... ça me va !

J'ai répondu chez Montabert... tant pis s'il faut attendre lundi ou mardi pour se voir publié...

Pour résumer: Trump ? Mais je m'en fiche comme de mon premier biberon... j'ai eu du plaisir à voir les "démocrates" de là-bas et d'ici se ramasser une caisse... pour le reste, les trumpirtudes verbales, c'est plutôt rigolo... mais c'est vrai, il y en a qui préfèrent les witz de Gad Elmaleh...

Enfin, ceux qui me courent sur le haricot, ce sont ces journalistes et médias qui dégueulent à longueur de journées et de soirées sur ceux qui ne marchent pas dans leurs clous...

Voilà, c'est tout... je retourne faire la sieste.

Écrit par : petard | 14/01/2018

« [...] une journaliste présente son livre sur l'affaire Grégory. Tout le monde sait que ce gosse a été tué par le cégétiste jaloux du "giscard" contremaître de son usine.»

Alors là, c'est le pompon !!! Faudrait vraiment sortir des idées reçues.... Moi qui prenait G. Collard pour un type intelligent, je suis tombé de ma chaise lorsque j'ai vu les documentaires qu'il a commentés.

Cette affaire c'est le plus gros scandale judiciaire français, et c'est pas terminé.

Est-ce que je vais pouvoir faire ma sieste ?!?

Écrit par : petard | 14/01/2018

"Alors là, c'est le pompon !!! Faudrait vraiment sortir des idées reçues.... Moi qui prenait G. Collard pour un type intelligent, je suis tombé de ma chaise lorsque j'ai vu les documentaires qu'il a commentés."
Bon, OK, très bien. Mais au juste, il disait quoi, Collard ?

Écrit par : Géo | 14/01/2018

Rabbit@ Vous connaissez certainement cette théorie qui veut que Hergé soit un fils illégitime du roi des Belges. Sa mère a tenu le secret jusqu'à sa mort mais l'a élevé en lui laissant entendre que son père était trop important pour qu'il en sache davantage...
Puis vint l'analyse d'un psy sur les deux volumes traitant du Trésor de Rackam le Rouge, et cette fameuse lettre du Roi pour le chevalier de Hadoque, qui fait preuve de trop de familiarités pour un simple chevalier. Et il y a cette image de la femme, la Castafiore, qui ne reconnaît personne... Haddock et l'alcool, Hergé et l'alcool...
Parti dans une relation dans les années 90 avec une fille de Davos, mais rencontrée sur les plages de Timor, je l'avais mise à la lecture des Tintins comme introduction à la culture francophone. Elle vient de me les renvoyer, trop lourds pour partir au Moz.
Et donc, j'ai relu "Les 7 boules de cristal" cet après-midi. On a beaucoup dit que Hergé poussait très loin les détails, mais curieusement, les journaux sont représentés par une page blanche. De même, le rire de Haddock : un trou blanc.
Curieux, n'est-il pas ? Mais ce n'est pas de cela que je voulais vous entretenir, vous l'amateur d'armoiries. Sur la porte de Moulinsart, un dauphin surmonté d'une couronne royale...

Écrit par : Géo | 14/01/2018

« il disait quoi, Collard ?»

...les mêmes conneries que la journaliste sur le plateau de C hebdo.

Collard est très bien en perroquet, quand il ne veut pas se retrousser les manches pour bosser un peu... Parce que pour ramener sa fraise sur ce sujet comme il l'a fait, pas besoin d'avoir fait dix ans de Droit.

Écrit par : petard | 14/01/2018

Dans les armoiries des Saxe-Cobourg et Gotha, on trouve 9 lions, 2 alérions, 1 cheval et 1 merlette, mais pas de dauphin. Comment ? Un fille rencontrée au World Economic Forum vous emprunte vos Tintins pendant 27 ans sans que vous ne leviez le sourcil ? Quel contrôle de vos émotions !

Écrit par : rabbit | 14/01/2018

Bon, ce n'est pas à vous que je vais apprendre la signification du dauphin, vous habitez suffisamment près du Dauphiné pour ça. Et je vous y prends une fois de plus de lire avec trop peu d'attention, signe que l'âge avance et fait ses petits dégâts : "une fille de Davos, mais rencontrée sur les plages de Timor". La seule chose que je connais à Davos, c'est le musée Segantini. Que j'aime beaucoup...

Écrit par : Géo | 15/01/2018

Timor-Est, dites-vous... pourquoi faut-il que vos actions humanitaires "alléguées" aient lieu dans des contrées où une insurrection arrive en phase opérationnelle ? Nécessité ou contingence ? Bermudas ou tenue d'assaut ?
Et ce ne sont pas les effets de la sénescence, mais une technique qui consiste à créer une réalité nouvelle à partir de faits anciens. C'est aussi subversif que votre passé.
Last but not least : je connais la généalogie de Guigues VI par coeur, c'est un capétien de Bourgogne. Demandez à Rémi Mogenet, il est très affûté sur le sujet.

Écrit par : rabbit | 15/01/2018

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