08/03/2018

Tours de manivelle et antiquité du poivre

Il se broie comme les céréales des hauts moulins à vent de Hollande, mais à votre table une modeste tige moletée en bois suffit pour le moudre. Noir, blanc, rouge ou vert, le poivre (piper longum ou piper nigrum en latin) était, déjà au IVe siècle avant J.-C., l’exhausteur de saveurs culinaires le plus répandu au monde. Une denrée rare, aussi coûteuse que l’or, et jusqu’à servir de monnaie d’échange entre tribus ennemies. Tout comme le sel, auquel désormais il s’accouple en tandem condimentaire sur la nappe des restaurants. Les Thaïlandais, eux, préfèrent associer le poivre à de l’ail pour épicer leurs potages piqués de coriandre et lactés à la noix de coco. Dans leur quartier cossu de Mayfair, les Londoniens paillettent de ses grains leur indéfectible eggs & bacon matutinal.
Chez nous, Armande Compondu le cultive en un carré sacro-saint de son potager de Goucougnens-sur-Rolle, en raison de prétendues vertus médicinales. Le poivre, assure la frénétique veuve, est diurétique et anti-bactérien. Une épice efficiente contre la migraine chronique des épouses et les douleurs rénales des maris. Ou d’amants peu entreprenants…
Hélas, ses infusions jaunâtres ne guérissent ni ne ragaillardissent personne. En tout cas pas ce dadais de Firmin Jolidon, un jeune escogriffe qui tâcheronne dans les vignobles alentour. Il lui rend quelquefois des services horticoles en échange d’une tasse de tisane agrémentée de sucreries poivrées, mais qui le font plutôt tousser! Le poivre, il ne l’apprécie que mouliné sur une fondue ou dans les malakoffs de l’Auberge de Luins, sans trop se soucier de ses provenances.  Et en ignorant que ses pépites couleur cachou sont cueillies outremer un peu à la façon dont lui-même récolte les perles juteuses de notre raisin de La Côte vaudoise, entre Féchy et Tartigny.  Là-bas, en Malaisie, à Madagascar, au Brésil, ou dans le Sichuan chinois, le poivre se développe pareillement en grappes, mais sur des limons aux structures sédimentaires encore plus contrastées. Il bourgeonne le long de lianes grimpantes, en générant une riche diversité de crus, et des diaprures non seulement colorées mais gustatives.
Faire Atchoum sur les napperons brodés d’une vielle dame qui vous offre le thé, serait peut-être moins impoli qu’un manque d’érudition élémentaire.

Commentaires

Ils vont apprécier à Vinzel...

Écrit par : PIerre Jenni | 09/03/2018

Si l'on s'embarque sur les degrés de politesse ou d'impolitesse, en mettant en cause le manque d'érudition, on est parti pour des querelles qui ne laisseront pas beaucoup de survivants sur cette planète.
Après tout, c'est peut-être une bonne idée...

Écrit par : Géo | 09/03/2018

Firdon Jolimin, lui, saurait faire la distinction entre le Tartegnin et le Dardagny.

Écrit par : rabbit | 09/03/2018

Je ne connais pas ce gaillard mais je sais une chose, de manière empirique, le blanc genevois a dû se réinventer et cartonne. Le valaisan surfe sur sa réputation pour encore un temps et le vaudois n'a jamais su régater. Presque insignifiant malgré ses cépages à la frontière par le St Saf et la p^tite Arvine.

Écrit par : PIerre Jenni | 09/03/2018

Je reconnais toutefois du caractère au blanc de Charly qui sévit justement à Vinzel.

Écrit par : PIerre Jenni | 09/03/2018

Presque poivré.

Écrit par : PIerre Jenni | 09/03/2018

Vous vous doutez bien que je m'intéresse pas à vos chasselas vulgaires de la Côte.
Venez chez moi, je vous ferai goûter la quintessence du savoir vaudois en la matière. Il existe du blanc sur Genève ? De quel plant ? Jacquère, mondeuse ?

Écrit par : Géo | 09/03/2018

Je ne suis pas un spécialiste Géo. Mais j'apprécie les bons produits. Et je suis obligé de reconnaitre que les domaines viticoles genevois ont fait un bond en avant qui rend leurs produits dignes d'intérêt. Ce sont principalement des combinaisons de divers cépages.
J'attends un invitation concrète et je débarque. Je suis curieux. Le blanc ne sera que le prétexte. C'est le bonhomme qui m'intéresse.

Écrit par : PIerre Jenni | 09/03/2018

J’ai connu Juliette Ducancoire en 1935 à Leshan, ville de la province du Sichuan célèbre pour son Bouddha géant taillé dans une falaise bordant le Xinjiang. Cette dame n’est autre que la tante d’Armande Compondu. À l’époque, elle tenait une de ces maisons devant lesquelles une lanterne rouge est allumée en permanence. En 1937, fuyant l’invasion Japonaise, elle rentre au pays en emmenant toutes ses protégées avec elle. Elles y poursuivent leurs activités jusqu’à la création de l’AVS. On entend parfois que, si nombre de ressortissants du district de Rolle ont dans le regard ce petit quelque chose qui évoque les collines bleutées du Sichuan, c’est à ces dames qu’on le doit. Philippe Jacottet, ce merveilleux traducteur de Robert Musil, avait été séduit par cette épopée fabuleuse et attendait de s'en inspirer dans son oeuvre poétique. Il en avait même trouvé le titre : «Juliette ou les prospérité du vice». Par contre, l'inspiration de vint jamais : est-ce parce que “l'inspiration n'est le plus souvent qu'une réminiscence” (Napoléon Bonaparte) et que ses parents ne l'ont jamais laissé venir seul à Rolle?

Écrit par : rabbit | 09/03/2018

J’ai connu Juliette Ducancoire en 1935 à Leshan, ville de la province du Sichuan célèbre pour son Bouddha géant taillé dans une falaise bordant le Minjiang. Cette dame n’est autre que la tante d’Armande Compondu. À l’époque, elle tenait l'une de ces maisons devant lesquelles une lanterne rouge est allumée en permanence. En 1937, fuyant l’invasion Japonaise, elle rentre au pays en emmenant toutes ses protégées avec elle. Elles y poursuivent leurs activités jusqu’à la création de l’AVS. On entend parfois que, si nombre de ressortissants du district de Rolle ont dans le regard ce petit quelque chose qui évoque les collines bleutées du Sichuan, c’est à ces dames qu’on le doit. Philippe Jacottet, ce merveilleux traducteur de Robert Musil, avait été séduit par cette épopée fabuleuse et attendait de s'en inspirer dans son oeuvre poétique. Il en avait même trouvé le titre : «Juliette ou les prospérité du vice». Par contre, l'inspiration de vint jamais : est-ce parce que “l'inspiration n'est le plus souvent qu'une réminiscence” (Napoléon Bonaparte) et que ses parents ne l'ont empêché de venir seul à Rolle?

Écrit par : rabbit | 09/03/2018

J’ai connu Juliette Ducancoire en 1935 à Leshan, ville de la province du Sichuan célèbre pour son Bouddha géant taillé dans une falaise bordant le Minjiang. Cette dame n’est autre que la tante d’Armande Compondu. À l’époque, elle tenait l’une de ces maisons devant lesquelles une lanterne rouge est allumée en permanence. En 1937, fuyant l’invasion Japonaise, elle rentre au pays en emmenant toutes ses protégées avec elle. Elles y poursuivent leurs activités jusqu’à la création de l’AVS. On entend parfois que, si nombre de ressortissants du district de Rolle ont dans le regard ce petit quelque chose qui évoque les collines bleutées du Sichuan, c’est à ces dames qu’on le doit. Philippe Jacottet, ce merveilleux traducteur de Robert Musil, avait été séduit par cette épopée fabuleuse et attendait de s'en inspirer dans son oeuvre poétique. Il en avait même trouvé le titre : «Juliette ou les prospérité du vice». Par contre, l'inspiration de vint jamais : est-ce parce que “l'inspiration n'est le plus souvent qu'une réminiscence” (Napoléon Bonaparte) et que ses parents l'ont toujours empêché de venir seul à Rolle?

Écrit par : rabbit | 09/03/2018

« Il existe du blanc sur Genève ?»

Fut un temps, où le Perlan (chasselas genevois) était bon à rayer les vitres. J'ai connu ce tord-boyau lors de manoeuvres* du côté du Mandement. Un souvenir qui infirme - sur ce plan, que c'était "mieux avant".

Ouf ! Là, ça a changé en bien... Genève produit aujourd'hui - entre autres -, les meilleurs chardonnays du pays. Mais pour ce qui est du chasselas, je rejoins Géo, "ça se passe" entre Epesses et Rivaz. Mais... il y a un "mais". Sur La Côte, il y a de très, très fins nectars, notamment chez Uvavins, vinifiés par un "envahisseur" Chilien, Rodrigo Banto **.

(*) manoeuvres: "petite guerre" entre rouges et bleus; exercice au combat des militaires suisses en conditions irréelles... combats ne finissant pas dans la vase, mais entre vases de rouges et de blancs...
(**) Rodrigo Banto: https://thomasvino.ch/?p=9619

Écrit par : petard | 09/03/2018

Sacré Rodrigo ! Qu'est-il devenu depuis tout ce temps ?

Écrit par : PIerre Jenni | 09/03/2018

"je rejoins Géo, "ça se passe" entre Epesses et Rivaz." Ahem, je crois qu'il y a de bons vignerons dans le Chablais. Et l'Yvorne a eu longtemps la tête du palmarès...
Faudra qu'on se fasse des tests comparatifs.

Écrit par : Géo | 09/03/2018

Santé, conservation et à dans quinze jours, à la même heure...

Écrit par : rabbit | 10/03/2018

Ah ben oui, sauf que le sujet était le poivre et ses multiples splendeurs...

Écrit par : Géo | 11/03/2018

Vous avez l’enchaînement : « Multiple splendeur » est un roman de Han Suyn dont l’histoire se passe à Hong Kong. Et avec le poivre du Sichuan, on se retrouve projeté dans l’événement comme une bille de flipper sur les champignons lumineux.

Écrit par : rabbit | 11/03/2018

Pour revenir hors-sujet : vous aimez la casquette de Dambisa Moyo ?
http://image-store.slidesharecdn.com/9f13b6b0-601b-49dc-be91-b9b6dfeb7152-original.jpeg
J'ai la même en version originale rouge violacé. Et ce qu'elle montre incidemment, c'est son nouveau livre sur le point de sortir de presse.

Écrit par : rabbit | 11/03/2018

« Ah ben oui, sauf que le sujet était...»

Ben oui, le sujet était... surtout pas sortir des clous du sujet... la maîtresse va pas être contente. Quelqu'un aurait quelque chose à compléter avec Poivre d'Arvor...

Espérons que le prochain sujet, c'est pas "Sel de Guérande"... Allez, je lui coupe l'herbe sous les pieds: https://fr.wikipedia.org/wiki/Marais_salants_de_Guérande

Écrit par : petard | 11/03/2018

À ne pas confondre avec la duchesse de Guermantes, qui perd son temps chez le petit Marcel.

Écrit par : rabbit | 11/03/2018

La casquette de Dambisa ? Non, plutôt celle de ce grand dadais qui m'a volé mon logo avec mes initiales :

https://www.google.ch/search?q=casquette+federer&client=firefox-b-ab&dcr=0&tbm=isch&tbo=u&source=univ&sa=X&ved=0ahUKEwi07siim-TZAhUJkRQKHcW4AA8QsAQIXg&biw=1035&bih=653

Quand j'avais 5 ans, mes frères m'ont collé ce casque sur la tronche pour gravir l'abies pinsapo qui domine la propriété de ses trente mètres, en me jurant que c'était le mien, vu qu'il y avait mes initiales dessus :

https://www.google.ch/search?q=casque+de+poilu&client=firefox-b&dcr=0&tbm=isch&source=iu&ictx=1&fir=EVP2TnuXZBv5kM%253A%252CHmqIJkiWByrY8M%252C_&usg=__j-WUcP5E1mwhlSw2LvagJc1ospE%3D&sa=X&ved=0ahUKEwiPvO2Cm-TZAhXBXhQKHb1VCTEQ9QEIMTAE#imgrc=EVP2TnuXZBv5kM:

Écrit par : Géo | 11/03/2018

Abies Pinsapo ? Je ne connais que ça: chez nous on l'appelle 西班牙冷杉.
Vous en êtes redescendu d'une façon plus rapide que de coutume et c'est après que les bizarreries on débuté... Me trompé-je ?

Écrit par : rabbit | 11/03/2018

Complétement. Je ne serais plus là pour en parler...
"Philippe Jacottet, ce merveilleux traducteur de Robert Musil, avait été séduit par cette épopée fabuleuse et attendait de s'en inspirer dans son oeuvre poétique. Il en avait même trouvé le titre : «Juliette ou les prospérité du vice»."
Je ne connaissais pas cet aspect de Jacottet. Vous êtes sûr de vos sources ?

Écrit par : Géo | 11/03/2018

Si vous êtes prêt à une suspension consentie de l'incrédulité, alors oui, je suis sûr de mes sources. Dans le cas contraire, je devrais inventer autre chose et ça risque de prendre du temps. Si vous préférez perdre du temps que faire confiance à ce que vous avez lu, c'est de votre responsabilité. Mais, Philippe Jacottet est bien le traducteur de Robert Musil : donc, si cette proposition est correcte, pourquoi l'autre ne le serait pas également ?

Écrit par : rabbit | 11/03/2018

J’ai connu Juliette Ducancoire en 1935 à Leshan, ville de la province du Sichuan célèbre pour son Bouddha géant taillé dans une falaise bordant le Xinjiang. Cette dame n’est autre que la tante d’Armande Compondu. À l’époque, elle tenait une de ces maisons devant lesquelles une lanterne rouge est allumée en permanence. En 1937, fuyant l’invasion Japonaise, elle rentre au pays en emmenant toutes ses protégées avec elle. Elles y poursuivent leurs activités jusqu’à la création de l’AVS. On entend parfois que, si nombre de ressortissants du district de Rolle ont dans le regard ce petit quelque chose qui évoque les collines bleutées du Sichuan, c’est à ces dames qu’on le doit. Philippe Jacottet, ce merveilleux traducteur de Robert Musil, avait été séduit par cette épopée fabuleuse et attendait de s'en inspirer dans son oeuvre poétique. Il en avait même trouvé le titre : «Juliette ou les prospérité du vice». Par contre, l'inspiration de vint jamais : est-ce parce que “l'inspiration n'est le plus souvent qu'une réminiscence” (Napoléon Bonaparte) et que ses parents ne l'ont jamais laissé venir seul à Rolle?

Écrit par : rabbit | 12/03/2018

J’ai connu Juliette Ducancoire en 1935 à Leshan, ville de la province du Sichuan célèbre pour son Bouddha géant taillé dans une falaise bordant le Xinjiang. Cette dame n’est autre que la tante d’Armande Compondu. À l’époque, elle tenait une de ces maisons devant lesquelles une lanterne rouge est allumée en permanence. En 1937, fuyant l’invasion Japonaise, elle rentre au pays en emmenant toutes ses protégées avec elle. Elles y poursuivent leurs activités jusqu’à la création de l’AVS. On entend parfois que, si nombre de ressortissants du district de Rolle ont dans le regard ce petit quelque chose qui évoque les collines bleutées du Sichuan, c’est à ces dames qu’on le doit. Philippe Jacottet, ce merveilleux traducteur de Robert Musil, avait été séduit par cette épopée fabuleuse et attendait de s'en inspirer dans son oeuvre poétique. Il en avait même trouvé le titre : «Juliette ou les prospérité du vice». Par contre, l'inspiration de vint jamais : est-ce parce que “l'inspiration n'est le plus souvent qu'une réminiscence” (Napoléon Bonaparte) et que ses parents ne l'ont jamais laissé venir seul à Rolle?

Écrit par : rabbit | 12/03/2018

J’ai connu Juliette Ducancoire en 1935 à Leshan, ville de la province du Sichuan célèbre pour son Bouddha géant taillé dans une falaise bordant le Xinjiang. Cette dame n’est autre que la tante d’Armande Compondu. À l’époque, elle tenait une de ces maisons devant lesquelles une lanterne rouge est allumée en permanence. En 1937, fuyant l’invasion Japonaise, elle rentre au pays en emmenant toutes ses protégées avec elle. Elles y poursuivent leurs activités jusqu’à la création de l’AVS. On entend parfois que, si nombre de ressortissants du district de Rolle ont dans le regard ce petit quelque chose qui évoque les collines bleutées du Sichuan, c’est à ces dames qu’on le doit. Philippe Jacottet, ce merveilleux traducteur de Robert Musil, avait été séduit par cette épopée fabuleuse et attendait de s'en inspirer dans son oeuvre poétique. Il en avait même trouvé le titre : «Juliette ou les prospérité du vice». Par contre, l'inspiration de vint jamais : est-ce parce que “l'inspiration n'est le plus souvent qu'une réminiscence” (Napoléon Bonaparte) et que ses parents ne l'ont jamais laissé venir seul à Rolle?

Écrit par : rabbit | 12/03/2018

J’ai connu Juliette Ducancoire en 1935 à Leshan, ville de la province du Sichuan célèbre pour son Bouddha géant taillé dans une falaise bordant le Xinjiang. Cette dame n’est autre que la tante d’Armande Compondu. À l’époque, elle tenait une de ces maisons devant lesquelles une lanterne rouge est allumée en permanence. En 1937, fuyant l’invasion Japonaise, elle rentre au pays en emmenant toutes ses protégées avec elle. Elles y poursuivent leurs activités jusqu’à la création de l’AVS. On entend parfois que, si nombre de ressortissants du district de Rolle ont dans le regard ce petit quelque chose qui évoque les collines bleutées du Sichuan, c’est à ces dames qu’on le doit. Philippe Jacottet, ce merveilleux traducteur de Robert Musil, avait été séduit par cette épopée fabuleuse et attendait de s'en inspirer dans son oeuvre poétique. Il en avait même trouvé le titre : «Juliette ou les prospérité du vice». Par contre, l'inspiration de vint jamais : est-ce parce que “l'inspiration n'est le plus souvent qu'une réminiscence” (Napoléon Bonaparte) et que ses parents ne l'ont jamais laissé venir seul à Rolle?

Écrit par : rabbit | 12/03/2018

J’ai connu Juliette Ducancoire en 1935 à Leshan, ville de la province du Sichuan célèbre pour son Bouddha géant taillé dans une falaise bordant le Xinjiang. Cette dame n’est autre que la tante d’Armande Compondu. À l’époque, elle tenait une de ces maisons devant lesquelles une lanterne rouge est allumée en permanence. En 1937, fuyant l’invasion Japonaise, elle rentre au pays en emmenant toutes ses protégées avec elle. Elles y poursuivent leurs activités jusqu’à la création de l’AVS. On entend parfois que, si nombre de ressortissants du district de Rolle ont dans le regard ce petit quelque chose qui évoque les collines bleutées du Sichuan, c’est à ces dames qu’on le doit. Philippe Jacottet, ce merveilleux traducteur de Robert Musil, avait été séduit par cette épopée fabuleuse et attendait de s'en inspirer dans son oeuvre poétique. Il en avait même trouvé le titre : «Juliette ou les prospérité du vice». Par contre, l'inspiration de vint jamais : est-ce parce que “l'inspiration n'est le plus souvent qu'une réminiscence” (Napoléon Bonaparte) et que ses parents ne l'ont jamais laissé venir seul à Rolle?

Écrit par : rabbit | 12/03/2018

J’ai connu Juliette Ducancoire en 1935 à Leshan, ville de la province du Sichuan célèbre pour son Bouddha géant taillé dans une falaise bordant le Xinjiang. Cette dame n’est autre que la tante d’Armande Compondu. À l’époque, elle tenait une de ces maisons devant lesquelles une lanterne rouge est allumée en permanence. En 1937, fuyant l’invasion Japonaise, elle rentre au pays en emmenant toutes ses protégées avec elle. Elles y poursuivent leurs activités jusqu’à la création de l’AVS. On entend parfois que, si nombre de ressortissants du district de Rolle ont dans le regard ce petit quelque chose qui évoque les collines bleutées du Sichuan, c’est à ces dames qu’on le doit. Philippe Jacottet, ce merveilleux traducteur de Robert Musil, avait été séduit par cette épopée fabuleuse et attendait de s'en inspirer dans son oeuvre poétique. Il en avait même trouvé le titre : «Juliette ou les prospérité du vice». Par contre, l'inspiration de vint jamais : est-ce parce que “l'inspiration n'est le plus souvent qu'une réminiscence” (Napoléon Bonaparte) et que ses parents ne l'ont jamais laissé venir seul à Rolle?

Écrit par : rabbit | 12/03/2018

Tout va bien, rabbit ?

Écrit par : Géo | 12/03/2018

Ça ne pourrait aller mieux, je viens de booker pour le 29. Après, ce sera silence radio et vous aurez la paix.
Par contre, j'ignore d'où sort cette avalanche de rabbiteries. J'avais eu du mal à poster le premier commentaire, avec plein de messages-erreur du système 24Heures, et il est finalement sorti en 3 exemplaires. La nouvelle série est probablement un écho venu du fond de la crypte : si ce n'est pas l'oeuvre du diable, c'est encore un coup de l'opposition...
Keep safe !

Écrit par : rabbit | 12/03/2018

D'ailleurs, la rivière s'appelle Minjiang et non Xinjiang (qui est une province). Ceci explique-t-il cela ?

Écrit par : rabbit | 12/03/2018

L'instauration d'un mandat à vie pour Xi Jin Ping contrarie quelque peu vos projets de devenir empereur de Chine, non ? En tout cas, on vouas souhaite bon courage...

Écrit par : Géo | 12/03/2018

Il ne faut pas vous mettre dans cet état, Géo, je ne fais que rentrer à la maison...

Écrit par : rabbit | 12/03/2018

Dans quel état ? Je ne fais que vous citer et me réjouis de votre départ. Bon vent, Mr Rabbit.

Écrit par : Géo | 13/03/2018

Pas de lézard, Géo. Comme convenu, vous me faites signe dès que vous avez obtenu le visa et que votre vol est réservé. L'avion arrive à 10:50 heure locale : j'envoie une limousine du gouvernement pour vous prendre à l'aéroport. See you soon...

Écrit par : rabbit | 13/03/2018

Mon pauvre rabbit@ Votre copain Trump s'apprête à vitrifier la Chine, la Russie, l'Iran et quelques autres contrées au hasard, le Venezuela et Cuba et les îles Tonga. Pourquoi les îles Tonga ? Parce que cela me fait marrer...
Vous allez tester votre résistance aux radiations ? Vous ne serez jamais supérieur à nos amis les scorpions...
J'en ai tué 8 à coups de tongs dans ma maison de Kaédi. Des androchtonus australis, peut-être des survivants des bombinettes françouaises au Sahara. Je n'en ai aucun remords, désolé pour les véganes...

Écrit par : Géo | 14/03/2018

J’ai déjà mangé de la méduse frite, mais jamais du scorpion radioactif. Il y a une rue à Pékin, où on peut faire toutes sortes d’expériences gustatives inutiles : rien ne peut remplacer le Big Mac.

Écrit par : rabbit | 14/03/2018

C'est vrai ça, j'aurais dû les frire, mes androchtonus. C'est comestible, le poison frit ?

Écrit par : Géo | 14/03/2018

Le poison frit, c’est ce que les Anglais vendent sous le nom de « Fisch and Chips »: ça vous bouche toutes les artères en moins de 10 ans.

Écrit par : rabbit | 14/03/2018

Je pensais plutôt à ça : http://www.lemanger.fr/index.php/fugu-poisson-mortel/

Écrit par : Géo | 15/03/2018

Un poisson neurotoxique ? Voilà qui devrait intéresser les services secrets post-soviétiques : il leur suffirait de remplacer la morue des fish & chips par un morceau de fugu, pour réduire la dissidence russe exilée en Angleterre. Après le parapluie bulgare et le melon en acier trempé, l'élégance britannique se renouvelle au-delà des modes.

Écrit par : rabbit | 15/03/2018

Ah parce que vous mordez à cet hameçon-là, vous, rabbit le pro-chinois ? S'il y a une chose dont tous les citoyens du monde et de l'Europe en particulier peuvent être sûrs, c'est que les seuls dont on peut être absolument certains qu'ils n'ont pas commis le meurtre de Skripal et sa fille, ce sont les Russes pro-Poutine.
Et que s'il s'agit de Russes anti-Poutine, ils l'ont fait sur ordre de la CIA. Pour nuire à qui ? A celui qui gêne les Ricains sur leurs petits soucis d'hégémonie mondiale...

Écrit par : Géo | 16/03/2018

Je ne mords à rien du tout, c’était juste un exercice de style, comme d’habitude. D’autant plus que je viens de lire un article dans la Harvard Gazette, qui va dans le même sens que vous (hormis les conclusions). Je ne suis pas pro-chinois, mais sinisé par l’usage.

Écrit par : rabbit | 16/03/2018

Sinisé par l'usage ? C'est fou, l'effet culturel que nous font nos compagnes, non ? Vous êtes devenu expert en kung-fu ?

Écrit par : Géo | 17/03/2018

Le kung fu a pris une autre tournure au cours de ces 30 dernières années, et se pratique maintenant dans les salles de marchés ou les réunions d'actionnaires. Par exemple, le film «Kung Fu Panda», bien que d'origine étasunienne, a engrangé 631'744'560 USD sur l'ensemble de la planète. Ce n'est donc plus en vous soumettant à une entraînement douloureux au cours d'une existence spartiate, que les millions vont tomber du ciel.
Les femmes, oui, Monsieur Géo : encore et toujours elles ! Avec une influence intéressante à observer sur les flux migratoires en général : comment et pourquoi ai-je appris successivement le néerlandais et le mandarin sans trop bouger de chez moi ? Cela faisait-il partie d'un plan de carrière particulièrement habile, ou le hasard et la nécessité s'en sont mêlés ? Pour quelles conséquences ? Et pourquoi pas le Wolof ou le Gaélique irlandais ?

Écrit par : rabbit | 17/03/2018

Ce qu'il y a de sûr, c'est qu'on a soigneusement évité les institutrices vaudoises. On savait pourquoi...
Je sais pourquoi aussi pourquoi j'ai évité le Wolof..."On est sauvé, ma soeur un épousé un blanc" comme le disait le frère d'Oumou la peuhle à ma compagne au Burkina...
Et je n'ai jamais rencontré d'Irlandaises. Je crois que les trois fées que je rencontre régulièrement dans les forêts de ma région sont des fées locales. Mais vous savez comme moi qu'il vaut mieux s'abstenir de manque de respect envers ce genre d'apparitions...

Écrit par : Géo | 18/03/2018

Vous avez une chance insolente d'habiter dans un endroit peuplé de fées, de gnomes et de lutins. Je n'ose vous décrire ce que l'on peut rencontrer dans les rues de villes comme Genève ou Lausanne : un vrai pandémonium, comme on dit au Vatican (qui n'est pas en manque d'imagination sur les sujets gore).

Écrit par : rabbit | 18/03/2018

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