20/05/2018

Faux-amis et équivoques idiomatiques

Tel un fier cristal de roche, la Suisse est enchâssée au cœur d’une Union européenne à laquelle elle n’appartient pas, mais elle en fait miroiter la pluralité linguistique. Elle a ses propres tournures dialectales, alémaniques, tessinoises, romanches, romandes. Quand ces dernières sont prononcées outre-Sarine, on entend du finnois balbutié par un Népalais. En retour, nous mâchouillons une formule de politesse bernoise, du genre uuf wiäderluege (au revoir), en la nasillant à la façon de Ouin-Ouin… Or, en ce temps surmondialisé, notre pays devient un carrefour d’expressions idiomatiques moins nationales: dans les entreprises et les hautes écoles, on cause yankee. Aux marchés de Vevey et de la Riponne, on papote en portugais, en serbo-croate, en thaï. Et il n’est pas rare de croiser à Dorigny une étudiante à chevelure nouée qui s’essouffle à «jogger» tout en se répétant des règles de grammaire chinoise. Bref, notre prisme national serait une nouvelle tour de Babel, où les citoyens du monde finiraient par se comprendre. Mais, comme au chapitre 11 de la Genèse, le melting-pot utopique ne prend pas.
Cela en raison de transcriptions approximatives, ou de ce qu’on appelle les «faux-amis»: des suites de mots qui, entre deux langues, se ressemblent tout en ayant une signification différentes. Exemples: notre mot recette renvoie prioritairement à des transactions financières, alors que son équivalent italien ricetta et le germanique Rezept désignent tantôt une méthode culinaire, tantôt une ordonnance médicale. A Stuttgart, on ne tombe pas dans les pommes, on bascule hors de ses pantoufles: Aus den Latschen kippen. En Espagne, on ne dit pas «quand les poules auront des dents», mais «quand les grenouilles auront des poils»: Cuando la ranas crien pelos.
Retour à quelques romandismes vaudois: «Je suis déçu en bien»,  «on avait tellement gueuletonné qu’on ne pouvait plus dire papet", «quand on sait pas on dit pas»… Ils déconcertent les Parisiens, même s’ils ont fini par introduire dans le Larousse un des plus pittoresques: «Ça coûte le lard du chat», comme une variante de «ça coûte les yeux de la tête».
Sa traduction littérale en anglais it costs the bacon of the cat, a nettement moins séduit les raminagrophiles londoniens…
A Mayfair, on dit: It costs an arm and a leg. Soit un bras et une jambe.


Commentaires

Diario de Navarra, Domingo, 12 de Septiembre de 2010

Un cura y un valle : Guesalaz y Don Isidoro

Desd’El Gallo de san Cernin
La ermita de San Bartolomé, encima del alto de Guirguillano, es un buen mirador del valle, partido en duas valles, Guesalaz y Yerri, por gala de la admionistracion. En medio El Saladio, hoy pantano de recreo. La ermita se sienta sobre un castro de la edad del Hierro rodeado de un foso artificial. Por el sur, las tierras bajan hasta el puente de la Reina que, segun el fuero de la Novenera, era el punto donde donde se unian los hombres de arriba con los hombres de abajo : la Montaña y la Ribeira. Por el norte, los campos suben hasta las cumbres herbosas de Andia ; detras el farallon de San Donato. Paisaje cerealista, que fue tambien viñedo, rayado de encinas y robles. Sembrados a voleo, pueblos y desplobados blancos y grises, comunicados por calzadas romanas y caminos de concentracion parceleria.
La noticia no es el paisaje, que lleva asi siglos, sino un hombre que ha escrito nueve libros sobre su valle, a mas de articulos de investigacion. Posible caso unico y marca nacional en un espacio geografico y humano tan pequeño, estudiado con profundidad. No conozco caso igual. Don Isidoro, Isidoro Ursua, (note du transcripteur : Don Isidoro Ursua Irigoyen) que ha nacido y vivido siempre entre Viguria, Arzoz y Estenoz. Cuando creiamos que el tema se le habia agotado, nos sorprende con un nuevo volumen de mas paginas e illustraciones.
Don Isidoro, hombre magro y austero, dedicado a su labor pastoral, hoy correparoquias sabados y domingos, lleva una vida sencilla y exerce multiples funciones : hortelano y cocinero (daba de
cenar diariamente a los mozos del valle, cuando los habia), historiador y archivero (29 tomos del
catalogo del Archivo Diocesano lleva publicados con don J.L. Sales), anacoreta en su casa parroquial modesta hasta la pobreza, palomero jubilado, musista sin vanidad e intelectual que disimula sus saberes ; comedido y sobrio en demasia.


Je parie que vous avez réussi à tout traduire assez facilement mais que vous avez buté comme moi sur "palomero jubilador" ?

PS. Pour transcrire ce texte, j'ai du le faire au moins quatre fois. Il suffit que je tape "c" pour qu'une certaine partie du texte se surligne et si j'ai le malheur de taper la lettre suivante, tout s'efface sans retour. Ce qui fait que la moindre transcription prend un temps considérable. Quelqu'un connaît-il le même problème et peut-être, la solution ?

Écrit par : Géo | 21/05/2018

Colombophile à la retraite ?

Écrit par : rabbit | 22/05/2018

C'est cela. Il adore les colombes qu'il cuisine avec amour...
Mon amie sur place se moquait gentiment de lui en l'imaginant avec son fusil dans les montagnes :
- Oh, la colombe de la Paix ! Pan !
- Oh, le Saint-Esprit ! Pan !

Écrit par : Géo | 22/05/2018

Colombophage repenti, alors...
À part ça, un IRM peut être comparé à une sorte de capsule spatiale pour amateur de musique techno. Vous avez déjà essayé ? Ça vaut vraiment le coup (coût aux tarifs chinois).

Écrit par : rabbit | 22/05/2018

Quant à vos problèmes de surlignage automatique, je vois deux solutions pour autant que vous tapiez vos textes sur Word :
1) sur «accueil», allez à «surbrillance» et choisissez «aucune couleur»
2) sinon, sur «révision» ouvrez «options de marquage» et supprimez «surligner les mises à jour».
Si ça ne marche toujours pas, demandez à Pierre Jenni (il serait temps qu'il se rende utile).

Écrit par : rabbit 4.0 | 22/05/2018

Je crains qu'il ne soit aussi inutile que vous. J'en suis même sûr...
Dans le genre "introspection", je viens de subir une coloscopie et je me suis vu les intérieurs sur écran. Je crois que cela va me suffire pour quelques temps, d'autant que je devais conduire pour le retour...

Écrit par : Géo | 22/05/2018

Faux-amis et équivoques idiomatiques ! En voilà une bonne, dans le genre...
Dans le semeur vaudois d'aujourd'hui, Fernand Melgar, qui s'est battu comme un chien pour ouvrir les frontières* au plus grand nombre possible de dealers de drogue, s'aperçoit aujourd'hui que la drogue tue et s'insurge contre l'inaction de la police et de la municipalité. Mort de rire, comme on disait autrefois...
Décidément, tout est permis aux gens de gauche...
Cela dit, les prolos de son quartier autrefois se tuaient à l'alcool, aujourd'hui ils meurent d'on ne sait trop quoi, vu que personne ne sait à quoi correspond le produit nommé cocaïne ou héroïne par les vendeurs...
Les filles étaient des filles à soldats, aujourd'hui elles se donnent pour un peu de schnouf aux Africains. Alors, qu'est-ce que cela change ?

* Avec la complicité d'un conseiller d'état libéral qui lui a donné carte blanche à cet effet en lui ouvrant les portes du centre de Vallorbe...

Écrit par : Géo | 24/05/2018

En Chine, on a des méthodes radicales (sans pour autant être libérales). Un amateur de fruits défendus a voulu déguster un pangolin et s’en est vanté sur les réseaux: il a écopé de 10 ans fermes avec diffusion de de la sentence au journal d’une chaîne de télé à audience nationale.

Écrit par : rabbit | 27/05/2018

Ce matin, les horreurs gauchistes lausannoises et genevoises se déchirent dans "les Beaux parleurs". Il y a des bons moments dans la vie...
Et dire qu'il y a des gens qui élisent ces gens-là (ou qui vont voir leurs films...)...

Écrit par : Géo | 03/06/2018

A part ça, je crois que Fernand Melgar est tombé de son cheval sur le chemin de Damas. Mais il n'est pas devenu plus intelligent pour autant, s'il croit vraiment que les dealers ne représentent que 0.1 ou 0.2 % des migrants africains. Il oublie que le problème du deal à grande échelle du à ces gens ne concerne pas que Lausanne. Tous les centres EVAM sont des plateformes de vente massive de drogue.

Écrit par : Géo | 03/06/2018

"Melgar", c'est pas un nom de chez nous : ses papiers sont en ordre ?

Écrit par : rabbit | 03/06/2018

Melgar est le fils de réfugiés communistes de la guerre civile espagnol qui l'ont élevé dans la haine de leur pays d'accueil, notre pays. Et on peut dire que ce sont des parents heureux et comblés...

Écrit par : Géo | 03/06/2018

Fichtre ! On peut dire que la Suisse fait depuis longtemps de mauvais choix dans la sélection de ses immigrés : c'est un comportement suicidaire ou la séquelle d'une morale “judéo-chrétienne“ mal soignée ?

Écrit par : rabbit | 03/06/2018

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