11/08/2018

Une fin d’été de romance au balcon

En visitant le château de Voltaire à Ferney, qui vient d’être restauré après 3 ans de travaux, Lulu Borgeaud de Chavannes-de-Bogis y a surtout humé les hautes essences du parc: des feuillus séculaires ombrageant 20 hectares de verdure. Le philosophe y aurait musardé avec des zélateurs après la parution, en 1759 à Genève, de son conte devenu universel Candide ou l’Optimisme, qui se conclue comme on sait par «il faut cultiver son jardin». Une règle signifiant en gros qu’il ne faut pas exagérément se mêler des affaires du monde. 

Férue de jardinage et de plantes diverses, Lulu la Chavannaise l’avait bien en tête, mais pour en tirer 260 ans plus tard une leçon toute personnelle. Considérant qu’en son village, elle jouissait d’un espace cultivable nettement moins grand, elle décida d’en faire un microcosme, un Ferney miniature en quelque sorte, mais en surplomb du monde. En apesanteur. 

Donnant de biais sur un cours rectiligne appelé chemin de Travers (ça ne s’invente pas), c’est un balcon d’un mètre sur trois, où l’on ne peut se dégourdir ni lâcher son chien. Mais Lulu y a mis à l’aise son chat Merlin, un maine coon dont le pelage mordoré se duvète par endroits de pointes malicieuses. Le maître matou y rêvasse sur un coussin entre deux pots de dahlias et des semis de tomates, ou de petits pois, de mini-potirons… Les balcon exigus n’autorisant que des cultures restrictives, soit de fruits et légumes prenant peu de place ou se développant en hauteur, Lulu se mit à fredonner sur l’air de la comptine du corbillon*: «Sur mon petit balcon, qu’y met-on? Du rampon, des fleurettes à pompons, du jasmin, des valérianes pour Merlin.» N’ayant pas un coeur d’empoisonneuse, même si son vrai prénom est Lucrèce, elle n’y ajoutera pas de l’éthuse, alias le faux persil, alias aussi la ciguë qui fit mourir Socrate, mais de la menthe, de la sarriette. Voire des haricots d’Espagne: ce sont de radieuses papillionacées dont les pétales en crête de coq prennent en août une couleur rouge «saturne», celle des romances et des aubades.

 ll en fleurissait peut-être sur un certain balcon shakespearien de Vérone, au temps de Roméo et Juliette. 

 

(*) «Dans mon corbillon je mets des bonbons; dans mon corbillu je mets un tutu, etc.»

Commentaires

Belle rénovation le château de Voltaire...

...
Dans mon corbillon je mets des bonbons; dans mon corbillu je mets un tutu, etc.»
Dans mon corbillard je mets un Oscar, etc. ^_^

Écrit par : Ambre | 11/08/2018

Et elle danse la chavannaise, votre Lulu ?
Anecdote : un copain me rend visite à Tin Bukthu. Je lui fais visiter les abords de la ville aux 333 saints et tout-à-coup, il s'exclame : "oh, lulu !" Ce n'était pas l'effet du soleil mais simplement une alouette...

Écrit par : Géo | 11/08/2018

En évoquant Lulu la Chavannaise, c’est l’image apotropaïque de Lulu la Nantaise qui émerge aussitôt du contenu refoulé de notre inconscient. Si chacun de nous a connu la taulière de Bien Hoa - « une blonde comac », selon Raoul Volfoni -, Lucrèce Borgeaud a tracé son sillon aux antipodes du terminus des prétentieux que fut ce bled de Cochinchine au temps où nous étions jeunes et beaux.

Écrit par : rabbit | 11/08/2018

Il faut remonter de quelques années en arrière, pour voir le nom de Lulu de Chavannes apparaître dans les annales de la haute voltige. Géo avait demandé à Rabbit d’étudier la faisabilité d’un projet consistant à «récupérer», dans les jardins du château de Ferney, la colonne et le buste de Jean-Pierre Claris de Florian pour les transférer dans sa luxueuse résidence des bords du lac. Lulu, rencontrée chez Gilbert, avait glissé cette idée à Géo ; mais pour la réalisation d’un projet aussi téméraire, Géo avait jugé que Rabbit avait toutes les qualités requises au vu d’un passé aventureux. En effet, ébranlé par la crise des subprimes, Rabbit cherchait à se refaire financièrement et le million de dollars proposé par Géo, lui permettra de se lancer dans l’aventure chinoise qui devait lui assurer le succès. Ce qu’il faut savoir maintenant, c’est que le monument visible à Ferney n’est qu’une copie en matériau composite, réalisée par une imprimante 3D «empruntée» à l’EPFL par Lulu de Chavannes. En résumé, c’est bien Gilbert qui est à l’origine de toute cette histoire.

Écrit par : rabbit | 12/08/2018

Écrit depuis les confins de l’Auvergne profonde: rabbit, ne profitez pas de mon absence et de la difficulté que j’ai à écrire avec mes gros doigts sur ce foutu clavier pour raconter n’importe quoi...

Écrit par : Géo | 12/08/2018

Même avec des petits doigts, le clavier digital est une épreuve.

Hors sujet, aujourd'hui une buse a dépecé sa proie sur ma terrasse ! Y a de l'abus(e). Et je n'habite pas à la campagne.

Écrit par : Ambre | 12/08/2018

Géo est parti sur les traces du consul (« Au-dessous du volcan ») pour spéculer à la baisse sur la Livre turque et Ambre dresse des rapaces pour tuer les moineaux qui font caca sur sa terrasse. Il ne me reste plus qu'à avaler un bidon de glyphosate pour oublier ce monde de brutes.

Écrit par : rabbit | 13/08/2018

J'avoue être assez fascinée par les rapaces, par leur beauté en vol et malgré la sauvagerie de l'épisode d'hier sur ma terrasse, voir cette buse à 3 mètres de moi m'a plu. Ne nous avions pas d'approcher un rapace blessé :

"L'Humain les met facilement en fuite; mais si l'oiseau est blessé, démonté d'une aile, et tombé à terre, il peut encore devenir dangereux pour les Chiens et pour l'Humain lui-même. Il se retourne alors, jetant en avant son bec et ses serres redoutables qui produisent des blessures profondes et dangereuses, luttant pour sa défense jusqu'à la dernière extrémité."

Ma buse :
https://1.bp.blogspot.com/-gwbnLZ_05W0/W3CrF2vd4JI/AAAAAAAAOIk/jkIJiKaKIPY6XuGXI9VIbHY-CHSFwurdgCLcBGAs/s1600/DSC07386%2Bcopie.jpg

Je pensais que sa proie était un des petits moineaux qui picorent sur ma terrasse mais en zoomant la photo je me demande si ce n'est pas un merle. Les plumes sont noires et les pattes jaunes et bien trop grandes pour être celles d'un moineau.

Qu'en pensez-vous ? Bon appétit. Hi!

Écrit par : Ambre | 13/08/2018

"Ne nous avisons pas..."

Écrit par : Ambre | 13/08/2018

J'avoue j'en ai bavé, pas vous, Ambronette,
Avant de rencontrer cette minette.
Ne vous déplaise,
Avec Lulu la Chavannaise,
Nous nous aimions
Le temps d'une chanson.

Écrit par : rabbit | 13/08/2018

Laissez tomber Lulu... la Chavanaise. Voici une autre option ^_^
https://youtu.be/D8S7qJm7bEs

Écrit par : Ambre | 13/08/2018

Elle me rappelle Zouzou la Twisteuse en version pékinoise.

Écrit par : Rabbit | 14/08/2018

"Rouge "saturne"". Je ne connaissais pas. Je n'en sais pas beaucoup plus en faisant des recherches. Peu d'informations. Il semblerait que ce soit le vermillon le plus rapprochant. C est un mélange fait avec du minium qui est un pigment rouge. Celui que l'on met aussi sur les bateaux comme antirouille.

Écrit par : Ambre | 15/08/2018

"Avec l'élaboration d'autres pigments, le minium va perdre progressivement de son importance dans la peinture à partir de la Renaissance. En 1688, Claude Boutet ne cite que le massicot, le jaune de plomb, dans son Traité de peinture en miniature[4]. Le minium, appelé aussi mine orange et rouge de Saturne, reste cependant utilisé jusque dans les années 1930[5].

Vers 1930, le minium disparaît comme pigment rouge orangé, mais, en dépit de sa toxicité, il sera utilisé comme peinture antirouille et parfois comme sous-couche protectrice du bois (jouant le double rôle de fongicide et d'insecticide). Le ponçage ou brûlage de ces bois et les incendies de bâtiments en contenant est source de pollutionpar le plomb entraînant un risque de saturnisme. Le minium n'est pas biodégradable."

La rouille, c'est beau aussi (zone portuaire) :

https://1.bp.blogspot.com/-NG0rvVIl2lI/UQbvkS1LueI/AAAAAAAAF88/KdHhr1oNSBs/s1600/DSC08334.JPG

https://1.bp.blogspot.com/-rknj-NNRI94/UQbqavciTOI/AAAAAAAAF7w/JRPAjI1n4ss/s1600/DSC08336.JPG

Écrit par : Ambre | 15/08/2018

Un mélange de coriandre, cumin et curcuma, avec une présence soutenue de safran : c'est appétissant, Ambre. Il y a un restaurant Indien dans le port ?

Écrit par : rabbit | 16/08/2018

Pas de restau indien. Le genre d'Indiens du coin :

http://www.yannick-le-gal.com/galleries/397903_max.jpg

Écrit par : Ambre | 16/08/2018

Des Sioux ou des Iroquois, d’après la décoration de leur pirogue. Voltaire avait bien traité les Alsaciens d’Iroquois, alors pourquoi pas les Bretons?

Écrit par : rabbit | 16/08/2018

Les Bretons doivent être plus susceptibles que les Alsaciens (quoi que...*) surtout si vous prenez un chalutier pour une pirogue !

* un couple d'Alsaciens qui étaient des amis, ont coupé court à notre amitié de 20 ans parce que un de mes amis (qui est plutôt une relation amicale, un pote dirons-nous, sans parler de véritable amitié) ne leur plaisait pas. Quelle étonnante rupture, il y a trois ans.
L'amitié, un sentiment aussi rare que précieux.

Écrit par : Ambre | 16/08/2018

Un pote de votre époque Perfecto/Santiags/Harley-Davidson ? Il faut dire que les Alsaciens apprécient peu ce style, je les connais : « Yo ! Wos esch ? ». Les Chinois non plus, d'ailleurs : « 这不是我喜欢的 (ce n'est pas ma tasse de thé) ». Quant à Géo, il est contre tout ce qui est pour et pour tout ce qui est contre : c'est dire si son opinion peut être aléatoire.

Écrit par : rabbit | 16/08/2018

Pas du tout ce genre que vous décrivez. Ce pote c'est plutôt genre dandy :

http://referentiel.nouvelobs.com/wsfile/1951413214056.jpg

Et je ne blague pas.

Écrit par : Ambre | 16/08/2018

Merci Madame de ce témoignage bouleversant. Mais un évènement imprévu est survenu sur l'autre plateau. Allô Léon, vous m’entendez ? … Allô Dax, que se passe-t-il ? Quelqu’un peut-il me donner des nouvelles de Léon ? On me dit qu’il est allé se faire soigner… J’espère, nous espérons tous que ce n’est pas trop grave ! Dans ces conditions, nous devons rendre l'antenne... À vous Cognacq Jay, à vous les studios.

Écrit par : rabbit | 17/08/2018

La santé mentale de notre correspondant aux grandes oreilles ne cesse de m'inquiéter. La fréquentation de cette partie centrale de notre planète me paraît lui être particulièrement néfaste. Il paraît urgent de l'envoyer en retraite dans je ne sais quel monastère valaisan de type saint-bernardin pour faire une cure de vin des glaciers et de fromage d'Entremont. Ne pas attendre d'effets positifs avant une dizaine d'années. La patience est mère de toutes les vertus. Amen.

Écrit par : Géo | 17/08/2018

C'est votre absence Géo qui le met dans cet état. Il était en état de manque. Il est accro à Géo. Pas de Géo, il pète les plombs. Mmm!
Il devrait aller faire un tour en Auvergne... avec vous.

Écrit par : Ambre | 17/08/2018

Avec moi ? Nous sommes des entités éthérées, vous, rabbit et moi-même. Nous rencontrer serait une erreur fatale. Le jeu entre rabbit et moi tient entre nos différences. Don Quijote et Sancho Pança, mais à jeu double. Je ne suis pas toujours Sancho, il n'est pas toujours Don Quijote. Quoiqu'il faut admettre que le plat à barbe lui sied à merveille...

Écrit par : Géo | 17/08/2018

Mais l'entonnoir encore mieux, il est vrai...

Écrit par : Géo | 17/08/2018

Évidemment, vous rencontrer tous les deux serait une erreur fatale. Entendre une voix ça change tout... rien que ça et je ne parle pas d'entendre un rire. Une voix, un rire, ça peut définitivement faire fuir. Le virtuel c'est diabolique!

Écrit par : Ambre | 17/08/2018

Donc, personne ne se souvient de cet épisode trash de l'ORTF du siècle passé, lorsque les lunettes de Léon Zitrone sont cassées pendant une épreuve agitée d'Interville à Dax. Si vous me trouvez des traces de démence sénile, c'est qu'Alzheimer vous a rongé le petit pois qui tintinnabule dans votre boîte crânienne quand vous bougez la tête. Ça, c'est gore, mais vous l'avez mérité !

Écrit par : rabbit | 17/08/2018

With a special touch of Aretha Franklin to keep intact the magic of the sixties :
http://www.youtube.com/watch?v=waS0rKeuzg8

Écrit par : rabbit | 17/08/2018

Jusqu'ici, vous saviez que j'avais un fils Hollandais. Maintenant, je vous invite à découvrir ma petite fille Chinoise : http://www.youtube.com/watch?v=HPgHRO1Po4c

Écrit par : rabbit | 17/08/2018

Interville à Dax. Hi ! Vous me faites tomber de mon fauteuil... de rire.
Merci pour Aretha (Hier soir je pensais en l'écoutant)
Votre petite Chinoise est épatante.

Un petit pois qui tintinnabule... vous me faites penser à Gena Rowlands... ce serait long de vous dire pourquoi. Mon Dieu que je l'aime quand ça tintinnabule dans sa tête.

https://2.bp.blogspot.com/-D9OCQN3CDAw/WLCdIz-bEZI/AAAAAAAAM-A/xNPC3d_CEWsWnZwhLj99AmutLkP35VnvACEw/s1600/05%2BLOVE%2BSTREAMS%2B05%2BBIS.jpg

https://4.bp.blogspot.com/-n-IYnwC9h64/WLCdbtzyugI/AAAAAAAAM9s/MVsJ7uuvcJg9DT0FnVUXrP755JR_QQ6eACLcB/s1600/08%2BLOVE%2BSTREAMS%2B07BIS.jpg

https://2.bp.blogspot.com/-DC2cHuJitTc/WLCdztcWJ8I/AAAAAAAAM9w/88m8tsKpKhcIY5NjfjHHkvEJYs9P3JDqACLcB/s1600/090%2BLOVE%2BSTREAMS%2B08%2BBIS.jpg

Écrit par : Ambre | 17/08/2018

Il faut lire pour Aretha : "Hier soir je dansais en l'écoutant"

Écrit par : Ambre | 17/08/2018

Dans le genre « Une femme sous influence » vous avez aussi le personnage unique de Cate Blanchett dans « Blue Jasmine ».

Écrit par : rabbit | 18/08/2018

Yes! Mais Gena est incomparable et dirigée par un génie.

Écrit par : Ambre | 18/08/2018

"Ça, c'est gore, mais vous l'avez mérité !" Allez, je vote pour l'entonnoir. Et puis non, le plat à barbe. Et puis ni l'un ni l'autre.
Rabbit est pour tout ce qui est pour, contre tout ce qui est contre...et ce n'est pas le cas de Don Quijote.

Écrit par : Géo | 18/08/2018

Bla-bla-bla ! Vous savez qui a traduit Don qui rote en français en 1605 ?

Écrit par : rabbit | 18/08/2018

En 1605 ?
http://www.vox-poetica.org/sflgc/concours/tx/quichottesouiller.html
"Pour simplifier le propos, on considèrera l’incipit du Quichotte et les dernières pages du chapitre final (II, 74), en confrontant trois des traductions les plus courantes : celle, quasi contemporaine de Cervantès par Oudin (Première partie, 1614) et François de Rosset (Deuxième partie, 1618), reprise et « modernisée » par Jean Cassou2 dans la première édition de la Pléiade (1949 et reprise en Folio avec Préface par Jean Canavaggio) ; celle que l’on considère volontiers comme plus «romantique » par Louis Viardot (1836-1837) ; celle, toute récente, enfin, de Jean Canavaggio dans la nouvelle édition de la Pléiade (2001), accompagnée d’un important apparat critique, qui, alliant érudition et précision, manquait au domaine éditorial français."

Ne nous dites pas que ce "de" Rosset est un ancêtre à vous ? D'où vient la particule ? Je veux dire : je pensais qu'une particule indiquait une terre, qui vous appartiendrait. Si vous êtes duc de Bourgogne, c'est que vous êtes maître des terres de Bourgogne. Alors "Rosset" ?

Écrit par : Géo | 18/08/2018

Rabbit a planché toute l'après-midi sur ses ancêtres à particule ^_^ ?

Écrit par : Ambre | 18/08/2018

C'est beaucoup plus complexe.
Si vous prenez le cas de Jean Hercule de Rosset de Rocozels de Fleury (1683-1748) on arrive sur un terrain qui vous est familier : à l'origine, une famille originaire du Languedoc (région de Lodève), possédant un domaine où la roche remontant à l'époque permienne est de couleur rouge (présence d'oxydes de fer) appelée "ruffa" (du latin "rufus" : roux/rouge). Ce qui a donné ”rosset” en franco-provençal : donc, le nom de la terre joue bien un rôle ici et on en trouve des exemples dans tout ce même espace linguistique.
Bien que Provençal (Comtat Venaissin), François de Rosset n'appartient pas à la même lignée. Selon les archives locales (Carpentras, je crois), sa famille serait venu de Suisse (fin XVe ou début XVIe s.) avec le prétexte bidon « d'échapper à la tyrannie des Habsbourg ». Noblesse confirmée par François Ier.
En ce qui concerne les ducs capétiens de Bourgogne, c'est une toute autre histoire que je vais vous narrer dans un prochain épisode (il est temps de passer à table).

Écrit par : rabbit | 18/08/2018

Et qu'y a-t-il au dîner de monsieur "de" lapin bourguignon? Un boeuf aux carottes à déguster avec des baguettes?

Écrit par : Ambre | 18/08/2018

Des 小笼包 : un plat réservé aux initiés. D'abord, ils exigent une parfaite maîtrise des baguettes ; ensuite, il convient de savoir où les mordre en premier, sans répandre le jus qu'ils contiennent sur votre cravate en soie ou votre veston en cachemire. Ce n'est pas simple, Ambre : en cas de doute, il vaut mieux s'abstenir et continuer à manger des kouign amann.

Écrit par : rabbit | 18/08/2018

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