22/11/2018

Soupes d’hiver et brouet néolithique

Les jours fraîchissent et aux marchés de Lutry ou de Vevey le bout de notre nez se met à rosir. Parmi les dernières coloquintes et les décorations de l’Avent, il devient un grimage carnavalesque dans une fresque mordorée du peintre bruxellois James Ensor. Nos doigts sont gourds, notre gosier sec et une faim de loup nous tenaille, celle qu’instille toute sensation de froidure. Mais si l’estomac dudit loup exige de la chair crue de mouton d’alpage, le nôtre ne réclame qu’une peu sanglante consolation calorifique: celle que procure une soupe grumeleuse à la façon de tante Ida d’Estournens-Dessus -  avec cerfeuil, fèves et lardons. Voire une de ces potées rudimentaires, où c’est le choux qui prédomine, et que des âmes charitables distribuent gratis à des badauds dans des carrefours balayées par la bise noire de Berne. Elles sont plus consistantes, moins «longues en bouche» que le velouté d’asperge à la truffe blanche d’Alba servi en hors-d’oeuvre dans des restaus à toques ou étoiles. Mais leur grâce est de réchauffer plus vite un pauvre affamé.

Cette tambouille qui leur est destinée comble les miséreux d’un bonheur moins gustatif qu’affectif: elle a la saveur de la solidarité. Elle perpétue le fumet d’une plus ancienne que l’on touillait avec une longue louche en bois au coeur de villes assiégées quand l’ennemi menaçait aux portes. Dans un fourneau commun, les maraîchères versaient les ultimes pousses de leurs potagers: panais et salsifis, carottes et autres racines. Le charcutier y jetait sans lésiner l’ultime bout de lard de son fumoir. Et tant pis pour les végétariens d’alors…

Or on vient d’apprendre, par la revue anglo-américaine «Nature Communications», qu’il y a 8000 ans, de plus vieux ancêtres ne s’empiffraient seulement de viande d’aurochs, ou d’autres bêtes à cornes ou à trompe. Ils aimaient la soupe aux légumes! Pour avoir examiné par spectrométrie, chromatographie, et autres outils scientifiques à noms compliqués, des fonds de récipients exhumés en Asie mineure (sur le site de Catalhoyuk, aujourd’hui en Turquie), trois équipes d’universitaires allemands et britanniques révèlent que ces hirsutes bâfreurs avaient des goûts plus variés qu’on croit. Dans certaines jarres, ils ont même décelé des traces de céréales, de baies forestières et de lactosérum, soit de lait caillé. 

Notre birchermuësli national aurait été inventé au Néolithique!

 

Commentaires

J'ai un peu tendance à penser que l'on mange ce que l'on trouve, quand on a faim. Et comme nos contemporains, universitaires ou non, n'ont plus faim depuis longtemps, ils ont un peu tendance à l'oublier.
Curieuse scène, aujourd'hui. J'ai cueilli les derniers "Agaricus arvensis" (Agarici arvenses pour les puristes latinophiles) à environ 900 m d'altitude, dans un pré qui ne connaît pas les engrais. L'avantage des Agarics, c'est qu'ils sont blancs et donc, on les voit de loin. Ils étaient au milieu d'un pré en pente, fermé par une clôture. J'ai ouvert la parti supérieure et demandé au camarade chien de me suivre, ce qu'il a fait avec beaucoup de réticence…
Alors que j'étais en train de cueillir ces champignons, trois têtes d'âne se sont penchées sur eux en même temps, à côté de la mienne. Je leur ai expliqué que si ils avaient voulu les manger, ils n'avaient qu'à le faire avant, mais vous les connaissez : ils sont très curieux. Au point que je me suis demandé si l'un d'entre eux n'allait pas brouter mes cheveux blancs, pour voir…
Pendant ce temps, le camarade chien s'est exfiltré sur la pointe des pattes du pré et quand les ânes s'en sont aperçus, les trois lui ont foncé dessus. J'ai mieux compris sa réticence…
Les champignons étaient délicieux, avec les derniers brins de persil du jardin et une tête d'ail. Ben oui, ils n'ont pas la noblesse des chanterelles et on n'a pas à se gêner...

Écrit par : Géo | 22/11/2018

À Çatalhöyük, il n’est pas impossible de découvrir ce que l’on a envie d’y trouver, puisque les fouilles réalisées par les Britanniques l’ont été sous le régime de l'archéologie post-processuelle, connue aussi sous le nom d’archéologie interprétative : une théorie qui met l'accent sur la subjectivité des interprétations archéologiques. C’est pratique. Le structuralisme, le néo marxisme, la phénoménologie, l'anthropologie marxiste française, ainsi que l'anthropologie socioculturelle, ont servi d’ingrédients dans la composition de l'archéologie post-processuelle, ou interprétative. On peut donc sans hésiter la ranger parmi les bouffonneries du post-modernisme. Reste néanmoins le fait que le site en question est un trésor du patrimoine culturel de l’humanité, avec ou sans interprétation.

Écrit par : rabbit | 22/11/2018

"On peut donc sans hésiter la ranger parmi les bouffonneries du post-modernisme."
Cela devient une plaie générale : le réchauffement, la montée des eaux (2.5mm, mais avec une marge d'erreur de +/-2m...), les théories sur la fin des dinosaures, les statines et le cholestérol, la mort des forêts : 99% des "scientifiques" sont des bouffons. Surpayés...

Écrit par : Géo | 22/11/2018

La marge d'erreur : voilà un sujet qui circule dans le public, mais que les gens de médias auraient du mal à expliquer si ledit public était moins apathique. Nos amis de Harvard (Kennedy School's Shorenstein Center) l'ont compris et publient régulièrement une info intitulée “Journalist’s Resource“, destinée à éduquer les journalistes en herbe (ce ne sont pas uniquement ceux qui fument de l'herbe...). Un exemplaire était consacré aux sondages d'opinion et suggérait 11 questions à poser aux organisateurs de sondages à propos de la construction de leur questionnaire, avant de pouvoir rédiger un article pertinent sur le sujet et sur l'interprétation des résultats. La marge d'erreur faisait à elle seule l'objet d'un opus complet, avec 7 trucs à connaître sur la courbe de Gauss-Laplace, dans le but de confirmer ou pas que le sondage est crédible et qu'il sert à quelque chose d'utile.

Écrit par : rabbit | 22/11/2018

Il y a eu une révolution à partir de la mise en avant du "réchauffement climatique". C'est à ce moment que l'on ne s'intéresse plus vraiment aux arguments mais aux dogmes. Mais il me semble que cela se reproduit sur des sujets tels que la blockchain, l'intelligence artificielle : la parole est aux gurus...
Dans un cahier spécial de "Le Temps" de mercredi passé, on nous parle de blockchain sous toutes les coutures, "une sorte d'internet décentralisé", mais personne ne parle de comment concrètement"adhérer" (?) au processus blockchain. Et déjà si on vous demande votre avis pour utiliser votre ordinateur pour constituer cette chaîne. Ces petits détails n'entrent pas encore dans le champ d'intérêt de ceux qui ont fait ce cahier. Or pour moi, c'est essentiel.

Il y a pas mal de mystifications sur l'IA aussi. On confond "intellect" et "intelligence", en gros. Et donc, la psyché humaine n'étant pas constituée que d'un "intellect", il n'y aura jamais équivalence robots - humains.

Écrit par : Géo | 23/11/2018

Laissons le temps (celui qui mesure la durée de toutes choses) faire son travail. L’emballement pour les cryptomonnaies est retombé aussi bas que leur cours. Les « mines », ces machines électroniques nécessaires à leur émission, finissent maintenant à la casse en Chine alors qu’elles étaient la promesse d’une industrie prospère. En gros, la blockchain, c’est un réseau constitué de mini-groupes, comme WhatsApp ou WeChat, mais avec une procédure d’auto-contrôle (ou validation) à chaque étape de la transmission d’information. Il faut lui trouver une application pratique pour justifier son intégration dans les technologies de la vie quotidienne. Le blabla ne suffit pas, comme c’est le cas pour les réseaux sociaux.

Écrit par : rabbit | 23/11/2018

"Les « mines », ces machines électroniques nécessaires à leur émission, finissent maintenant à la casse en Chine alors qu’elles étaient la promesse d’une industrie prospère."
Selon un "canadien" d'origine libanaise, Toufi Saliba, spécialiste de la blockchain interviewé dans ce cahier spécial du Temps :
"- En 2012, l'exploitation du protocole du bitcoin a permis au minage de devenir une industrie à part entière. Mais à l'origine, l'objectif était de permettre à un individu de participer à un mécanisme de consensus à l'origine d'une nouvelle économie. A la place, les mineurs sont devenus une classe d'utilisateurs différente, qui extraient de la richesse au détriment des autres.
- Comment cela ?
- Depuis le 1er janvier 2018, près de 6 milliards de dollars ont été payés aux mineurs par les utilisateurs. Toutes les dix minutes, 12.5 bitcoins sont générés, soit plus de 60'000 francs au cours actuel. Or cette richesse est distribuée aux mineurs, pour les récompenser de leur travail, et pas aux utilisateurs."

Écrit par : Géo | 23/11/2018

La réalité des faits au raz du sol est bien plus triste. Dans les médias chinois, on évoque le sort de ces nombreux “mineurs” ayant investi l’équivalent de 100’000 CH dans ces machines et leur infrastructure (en plus le prix de l’électricité est élevé en RPC), mais n’ont jamais pu rentabiliser leur affaire suite à l’effondrement des cours. Ils sont maintenant contraints de se débarrasser de leur matériel aux prix du métal. Même constat pour les fabricants des machines, qui les faisaient aussi tourner pour leur propre compte. Même situation que dans l’histoire des tulipes aux Pays-Bas.

Écrit par : rabbit | 23/11/2018

P.S.: j’oublie encore les investisseurs privés qui ont perdu leurs économies dans l’industrie des “mines” et les techniciens qui travaillaient dans ce secteur. Au printemps dernier, il était difficile de se procurer une “mine” en Chine et les usines tournaient à plein régime. Ce sont maintenant les déchetteries en bout de chaîne qui en profitent.

Écrit par : rabbit | 23/11/2018

Savoureux le premier commentaire de Géo.
Une promenade champêtre avec "camarade chien", une rencontre au sommet (900 m) avec les ânes, une cueillette suivie d'un repas succulent, j'en redemande (*_~).

Écrit par : Ambre | 23/11/2018

C'est cela, oui. En fait, il s'agit d'une sorte d'ivresse imputable à un certain champignon.
Au cours d'une expérience psychédélique comme celle-là, on peut rencontrer des ânes, des dromadaires ou tout autre animal qui a marqué le subconscient. Il vaut mieux avoir affaire à eux qu'à des démons destructeurs produits en interne. Quant au chien, il peut s'agir aussi bien d'un chaman du désert mexicain (cf. Castaneda) que d'une réincarnation de Songtsen Gampo.

Écrit par : rabbit | 23/11/2018

Hi Rabbit !
Mais pourquoi ne pas vouloir reconnaître le charme, simple, voire poétique de la promenade de Géo.

Écrit par : Ambre | 23/11/2018

Avec des "amis" comme Ambre ( le charme, simple, voire poétique de la promenade de Géo…) et comme rabbit (Au cours d'une expérience psychédélique comme celle-là, on peut rencontrer des ânes, des dromadaires ou tout autre animal qui a marqué le subconscient.), on n'a pas besoin d'ennemis. C'est tout ça de gagné...

Écrit par : Géo | 23/11/2018

Yep !
Parce que nous le connaissons depuis des années. Géo ne peut pas faire dans le bucolique ou le lyrique : il est le grand chasseur Blanc qui règne sur toute l'étendue de brousse entre Bobo-Dioulasso et Martigny.

Écrit par : rabbit | 23/11/2018

"Géo ne peut pas faire dans le bucolique ou le lyrique"

Hé hé! C'est sûr qu'il y a un truc pas normal.

Lequel des trois ici est normal ? Question existentielle !

Et la soupe dans tout ça, avec ou sans lait caillé ?

Écrit par : Ambre | 23/11/2018

Tu parles, Charles. Je les ai croisés, les Grands Chasseurs Blancs, il y a trois semaines, sur le sommet de la montagnette convoitée par la CEDRA en-dessus de mon bled. Je n'avais pas trop peur pour moi, mais plutôt pour le camarade chien : il a le pelage d'un sanglier ou je n'y connais rien. J'ai d'abord entendu le bruit que faisait un chien de chasse, avec sa sonnette ridicule. Et je suis tombé sur un de ces "gilets jaunes" des forêts. Se payer des vêtements ultra-chers de camouflage et se mettre un gilet jaune par-dessus dénote déjà un sérieux manque de cohérence qui déstabilise l'interlocuteur. Les chasseurs ont un problème de communication, comme ont dit chez les spinn docteurs. (les deux n sont voulus, cela vient de l'allemand, vous aurez compris). Le gaillard, du type barbu/chevelu/chenu alpin très typique de ces contrées avait l'air avenant. Le fusil à l'épaule, tranquillou.
Il m'a dit qu'ils chassaient le chevreuil et le sanglier, ce qui m'a rassuré. Je n'étais pas directement visé. J'ai continué mon chemin et suis tombé sur un de ses collègues. Un bonnet jaune, celui-ci, mais toujours les mêmes vêtements de camouflage très chers. Pas de vulgaires surplus militaires, comme ceux que j'utilise pour chasser le champignon dans mes forêts…

Et le fusil ! Grand luxe. Avec un système de visée muni d'un point rouge qui indique le point très clairement sur la cible. Mais encore faut-il que le gibier soit d'accord de jouer ce rôle, soit dit entre nous. Parce qu'il devait bien être entre 9 et 10 h, et à cette heure, le gibier, il y a longtemps qu'il s'est planqué dans des endroits où ces vieux lourdauds n'oseraient guère se risquer.

J'ai tout de même mis camarade chien en laisse, pour éviter qu'il se la joue martyr de la chasse. On ne sait jamais. Un mauvais coup est vite arrivé…
Mais bon, il ne fait pas du VTT, même s'il est très british...

Écrit par : Géo | 23/11/2018

"Se payer des vêtements ultra-chers de camouflage et se mettre un gilet jaune par-dessus dénote déjà un sérieux manque de cohérence qui déstabilise l'interlocuteur."

Wouarf ! Avec une casquette à oreillettes ce doit être croquignolet.
https://www.chapeaushop.fr/Casquette-Camouflage-avec-Oreillettes-by-Lipodo.html

La Lipodo ça va mettre le bololo (0_0)? Faut demander à Édouard.

(Je vais faire ma soupe...)

Écrit par : Ambre | 23/11/2018

Hélas ! dirons-nous, l'art cynégétique a connu beaucoup de changements ces cinquante dernières années. Ici comme ailleurs, l'entropie a fait son oeuvre (découvrons-nous pour une minute de recueillement). Dites à ces gens que la Suisse étant devenue une vaste banlieue parsemée de villas mitoyennes, la chasse s'est déplacée en Pologne en raison du danger couru par les nains de jardin. Une tenue camouflage et des gilets jaunes ! N'importe quoi... Heureusement que la chasse à courre garde ses codes vestimentaires. Ambre, il n'y a pas de soupe ce soir : cocktail de crevettes et toasts. Ça vous va ?

Écrit par : rabbit | 23/11/2018

En Pologne ? Il y a quelques temps, chez un des derniers armuriers de la région - tiens donc, à Martigny, justement - , j'écoutais un brave Valaisan avec accent garanti d'origine raconter ses exploits de Tartarin en Afrique. Dans la boutique, des Fass 57 customisés. Pour la chasse aux écolos ?

Écrit par : Géo | 23/11/2018

@ Rabbit : va pour les crevettes et les toasts... s'il en reste. J'amène le beurre breton demi-sel!

Écrit par : Ambre | 24/11/2018

Vous arrivez comme la marée haute sur la pêche à pied…
Mais puisque vous êtes là, profitez-en pour élargir sémantiquement cette notion de demi-sel. Pourquoi et comment est-ce une insulte ? Au boulot, Ambre.

Écrit par : Géo | 24/11/2018

Demi sel :
A.− Fromage gras et frais qui est légèrement salé, fabriqué avec du lait de vache (d'apr. Courtine 1972).

− En constr. d'appos. avec valeur d'adj. Qui n'est que légèrement salé. Beurre, fromage demi-sel.

B.− Arg. Proxénète qui exerce un métier régulier, mais n'appartient pas au milieu et dont le milieu se méfie.Un demi-sel n'est jamais autre chose qu'un souteneur à la petite semaine (Le Breton1960).

− P. ext. Personne dont un milieu quelconque considère qu'elle ne fait pas, ou pas encore complètement partie des siens. Mais comme je restais pantois, la bouche ouverte, il [le soldat] haussa les épaules, méprisant : − Encore un demi-sel, fit-il (Vialar, Morts viv.,1947, p. 30).

Euh! Ça vous convient Ģéo ?
Je présume que je suis ici, entre vous deux, "l'extension ". En quelque sorte l'indésirable; une espèce de crotte ou de crevette ^_^ qui ferait mieux de se noyer dans la marée montante ?!

Écrit par : Ambre | 24/11/2018

Inutile de voyager avec des denrées périssables, Ambronette, on trouve du beurre breton demi-sel dans une épicerie proche de la station de métro Xinjiekou, à Nanjing, et dans une autre située en face de l’ancien palais des expositions soviétique, sur Nanjing Xi Lu, à Shanghai. Qui est cet individu à qui vous parliez, là?

Écrit par : rabbit | 24/11/2018

A vrai dire je n'aime plus le demi-sel depuis des années, pour les tartines ou autres toasts, sauf pour la pâtisserie ce beurre est irremplaçable pour une bonne pâte brisée ou un quatre-quart.
L'individu ? Mais c'est le poète qui parle à l'oreille des ânes.

Écrit par : Ambre | 24/11/2018

Ce qui me soulage un tantinet, parce que ce beurre-là n’est pas donné en Chine (40 Yuan d’après mon souvenir). Aux ânes ? Pauvres bêtes !

Écrit par : rabbit | 25/11/2018

Pauvres Chinois...

Écrit par : Géo | 25/11/2018

Dans la deuxième épicerie mentionnée, vous pourrez trouver de la fondue Gerber. Il faut juste que vous apportiez le caquelon.

Écrit par : rabbit | 25/11/2018

Un chapeau chinois ça ne peut pas remplacer le caquelon ? Ça peut servir à tellement de choses ^_^

Écrit par : Ambre | 25/11/2018

Ceux auxquels vous pensez sont vietnamiens. Géo devrait préférer le casque militaire (s'il passe le contrôle de sécurité).

Écrit par : rabbit | 25/11/2018

"chapeau chinois , nom masculin

Sens 1

Musique

Instrument de musique militaire à percussion. Il est égalementconnu sous le nom de pavillon chinois ou bonnet chinois."

Vous le saviez ça Monsieur Lapin qui sait tout?

Écrit par : Ambre | 25/11/2018

On en apprend des trucs en venant ici.

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Chapeau_chinois_(musique)

Écrit par : Ambre | 25/11/2018

https://goo.gl/images/5ji5Pv

L'instrument en question, le chapeau chinois, est d'origine turque.

Je sens qu'on va faire la nouba ce soir...
https://www.defense.gouv.fr/actualites/articles/le-saviez-vous-ils-ont-fait-la-nouba

Écrit par : Ambre | 25/11/2018

En effet, cela faisait partie de mes acquis depuis bien longtemps. N'hésitez pas à me consulter pour tout ce qui concerne l'empire du milieu et ses bords.
Maintenant, je vais m'adresser à Géo, qui doit être au 36e dessous, suite au résultat des votations.
Il se souviendra sans peine qu'à la fin des années 1950, existait sur Radio Sottens une émission pour les enfants, le samedi vers 16 h 30 - 17 h 00. Elle était précédée d'une autre émission sur le jazz, dont l'indicatif est gravé dans ma tête. Au siècle suivant, j'ai fini par demander à la RTS les références du morceau. Le voici et bon retour dans les fifties : http://www.youtube.com/watch?v=a9liyBmKxik . N'hésitez pas à me consulter pour tout ce qui concerne la musique et l'enfance.

Écrit par : rabbit | 25/11/2018

"Maintenant, je vais m'adresser à Géo, qui doit être au 36e dessous, suite au résultat des votations."
Une seule réponse : http://stephanemontabert.blog.24heures.ch/
Où l'on trouve même un commentaire de ce pauvre rabbit. Qui décidément confond ses rhumatismes avec la noirceur de son âme damnée...

Écrit par : Géo | 26/11/2018

Il met de la magie, mine de rien, dans tout ce qu´il fait
Il a le sourire facile, même pour les imbéciles
Il s´amuse bien, il n´tombe jamais dans les pièges
Il n´se laisse pas étourdir par les néons des manèges
Il vit sa vie sans s´occuper des grimaces
Que font autour de lui les poissons dans la nasse
Il est libre Rabbit, il est libre Rabbit !
Y´en a même qui disent qu´ils l´ont vu voler...

Écrit par : rabbit | 26/11/2018

Ça fait du bien, vous me faites rigoler après une matinée des plus morbides. Merci donc pour les deux derniers commentaires des deux compères. Du coup je vais attendre encore un peu pour l'ultime décision. Ah ah!

Écrit par : Ambre | 26/11/2018

"Y´en a même qui disent qu´ils l´ont vu voler…" Ah ben moi, par exemple. Mais voler au ras des pâquerettes...

Écrit par : Géo | 26/11/2018

Normal pour un lapin volant;-))

Écrit par : Ambre | 26/11/2018

https://youtu.be/U6dXWQXcHys

Écrit par : Ambre | 26/11/2018

Vous-vous souvenez certainement que dans «Tintin au Tibet» (丁丁在西藏自治区), le lama Foudre-Bénie entre en lévitation quand il a une vision. Et bien moi, je visionne un film quand je suis en avion.
Approche contemporaine d'un ancien mythe. Parole de Rabbit.

Écrit par : rabbit | 26/11/2018

"Du coup je vais attendre encore un peu pour l'ultime décision. Ah ah!"
Dans une émission sur les "accidents de personne", euphémisme utilisé par nos chemins de fer fédéraux pour désigner les suicides de ceux qui se jettent sous les trains, grave problème pour les conducteurs et les passagers de la première voiture qui entendent le bruit horrible du broyage du corps par les bogies, un témoin racontait que son père s'est suicidé parce qu'il ne supportait plus ses acouphènes, "une sirène dans chaque oreille".
J'ai aussi des acouphènes, plus discrets, depuis une dizaine d'années. Bizarre tout de même que la médecine reste à ce point impuissante sur ce sujet...
Et qu'une vie puisse basculer pour une cause si ténue...

Écrit par : Géo | 27/11/2018

Géo est une référence dans le genre cybernaute pas net. Accouphènes, on s’y fait : la méditation permet de prendre de la distance avec le phénomème. Éteindre le modem et tous les appareils en stand by, encore plus. Pour éviter tout désagrément avec les « accidents de personnes », il faut éviter les horaires les plus chargés en événements. C’est souvent le matin, au moment d’affronter une journée médiocre au milieu de gens glauques pour un travail à la con et par un temps pourri. Vous voyez ce que je veux dire ?

Écrit par : rabbit | 27/11/2018

Pas sûr que vous ayez tout compris, rabbit. Un défaut d'attention dû à l'âge ?
Mes acouphènes ne m'importent peu. Je m'en passerais volontiers mais puisque cela semble impossible. Et je ne prends jamais le train, c'est un principe absolu pour moi. Les CFF sont des escrocs et je ne veux pas les subsidier.
Il s'agit d'Ambre, qui a écrit ça, que j'ai cité :
"Du coup je vais attendre encore un peu pour l'ultime décision. Ah ah!"

Écrit par : Géo | 27/11/2018

Vous faites une jaunisse de gilet ?

Écrit par : rabbit | 27/11/2018

Certes, je peux attendre encore un peu mais pas trop j'espère; et aujourd hui, ENFIN, j'ai fait un grand pas - apres trois mois d'échanges et de cogitation - qui me permet malgré tout d'être un peu, un tout petit peu, plus sereine.

Pour les acouphènes, c'est permanent chez moi et ce ne sera sûrement pas une cause de suicide, je m'y suis habituée, il ne faut pas y penser. Là par exemple, le fait d'en parler, le sifflement s'est amplifié ou plutôt, j'en prends conscience. Rabbit a raison pour la méditation, les ORL n'ont que ça à proposer pour les acouphènes.
En revanche, oui, une crise de vertiges de Ménière me donne envie de mourir sur le champ. Elles s'éclatent et celles que j'aie maintenant sont des VPPB, moins violentes, parfois tout se rééquilibre tout seul. Mes oreilles sont lésées, le kiné spécialisé "vestibulaire" m'a dit qu'il ne fallait plus me faire de manoeuvres, elles aggravent mon problème.
Depuis un an je prends des gouttes à base de plantes est-ce une coïncidence ? Je ne suis plus dans cet état d'ébriété permanent. De l'Alnus Glutinosa. Alors je continue.

Écrit par : Ambre | 27/11/2018

Lire elles s'espacent au lieu de elles s'éclatent. Tsss ma tablette.

Écrit par : Ambre | 27/11/2018

Des plantes cultivées en Colombie ? Dans ce cas il ne s'agit plus d'ébriété, mais d'hallucinations. La tablette, n'y est pour rien. Il serait bon que Géo nous dise enfin ce qui lui permet de supporter les atteintes du grand âge et la dégradation de sa situation mentale et physique. Moi, c'est la cuisine chinoise.

Écrit par : rabbit | 27/11/2018

Hi hi !

Écrit par : Ambre | 27/11/2018

Laissez-nous vous dire que cela n'a pas l'air de bien fonctionner. Au vu de ce que vous nous écrivez, en tout cas.

Écrit par : Géo | 28/11/2018

« Les manifestants en Jill & John ont envahi les Champs-Elysées ». On en déduit que Jill @ John est une marque de vêtements qui a beaucoup de succès dans les beaux quartiers.

Écrit par : rabbit | 28/11/2018

EXCLUSIF !
La France des GILETS JAUNES et des BONNETS ROUGES.
Ce que l'on sait moins, c'est que tout a commencé au Tibet il y a bien longtemps.
« La tradition orale tibétaine prétend que les coiffes des premiers panditas (érudits) bouddhistes étaient jaunes comme les robes des moines, couleur évoquant la terre et la stabilité. Devant le retour en force à partir du VIIe siècle des philosophes hindouistes qui avaient souvent la haute main dans les débats, pour manifester leur volonté de briller dans ce domaine, les orateurs bouddhistes auraient adopté des bonnets rouges, couleur du feu et de l’éloquence. C’est pourquoi le rouge fut considéré comme couleur monastique au Tibet, et souvent adopté pour les coiffes cérémonielles par divers courants, en particulier nyingmapa. En adoptant le bonnet jaune, Tsongkhapa prétendait revenir aux origines et souhaiter pour la communauté monastique avant tout la stabilité et des bases solides ».

Écrit par : rabbit | 01/12/2018

Je ne sais pas si c'est sur ce blog que je parlais d'IA. Mon propos était de dire qu'il n'y aurait jamais de monde dominé par des robots parce que ce que l'on appelle "intelligence", ce n'est pas l'intellect. Jung voyait trois autres pôles des types psychologiques : l'intuition, le sentiment, les sensations. Toutes approches hors d'atteinte des robots...
Nous en avons une preuve aujourd'hui : Macron est un prototype de robot mu par IA. Purement intellectuel. Il fait tout juste sur ce plan-là. On voit le résultat...

Point 2 : en 1789, les morts étaient de pauvres mercenaires suisses. Sans la moindre importance pour les Français. Quand les gilets jaunes réussiront samedi prochain à massacrer des CRS, ils s'apercevront à leurs dépens que ces morts ont de la famille en France. Et c'est là, comme en Espagne 1936 que commencera la guerre civile...
En Navarre, là où j'avais une maison, ils étaient tous du côté de Franco. A cause de parce que.

Écrit par : Géo | 03/12/2018

Vraiment pas conseillé de descendre en ce moment sur la Côte en Bentley. Heureusement qu'il reste le jet privé...

Écrit par : rabbit | 03/12/2018

Même les jets privés ont des pilotes...
Et sur le trajet entre l'aérodrome et la ville, il y a des gilets jaunes.
Il faut éviter la France, point.

Écrit par : Géo | 04/12/2018

Avez-vous vu l'arrivée de M. Macron à Buenos Aires ? Aucune délégation officielle pour accueillir le couple à sa descente d'avion. Dans un coin, deux types du personnel de tarmac dont un portait un gilet jaune. Il a dû dire en aparté à Madame : « Shit ! ils sont partout... »

Écrit par : rabbit | 04/12/2018

Puisse cette affaire amener un avenir à ce pays qui mériterait tellement mieux que ce qui lui arrive depuis... plus d'un siècle. En un mot, à bas les Jacobins, vivent les Girondins ! Il n'est jamais trop tard pour corriger les erreurs du passé...

Écrit par : Géo | 04/12/2018

Pour moi, ce n'est qu'un même psychodrame depuis 1789. À ce propos, pour les Suisses des Tuileries, c'était le 10 août 1792 (personne de chez nous, heureusement, mais le grand-père de mon arrière-grand-mère a eu chaud dans un autre coin du royaume). Pourtant, Louis XVI qui était emmené prisonnier à travers le jardin des Tuileries, a eu cette réflexion: « L'hiver arrive vite cette année ».

Écrit par : rabbit | 04/12/2018

Vivent les Girondins ! Que vous dire d'autre ?

Écrit par : Géo | 04/12/2018

C'est pas ça qui me fera revenir en France. Il faut plaindre tous ces honnêtes gens de Scandinavie, du Danemark, des Pays-Bas, de Belgique, d'Allemagne qui veulent se rendre en Espagne ou au Portugal et qui sont obligés de passer par ce maudit pays...

Écrit par : Géo | 04/12/2018

Hi ! Sont girons.

https://youtu.be/xXMJ2lIX0yU

Écrit par : Ambre | 04/12/2018

Je vais les envoyer en Chine par avion, ça coûtera moins cher que traverser la France en voiture : péage, rançonnement, déprédations diverses, prise d’otages, vol, enlèvement, traite des blanches, esclavage, meurtre, guerre civile, inquisition, inondations, incendies, typhons, ouragans, tsunamis, tremblements de terre, invasions et impôts en tous genres.

Écrit par : rabbit | 04/12/2018

"Si quelqu'un t'a offensé, ne cherche pas à te venger; assied-toi au bord de la rivière et tu verras son cadavre passer."
Lao Tseu

Écrit par : Ambre | 04/12/2018

兔死狗烹
Faire bouillir le chien après avoir attrapé le lapin.
(Se débarrasser de quelqu’un une fois qu'il a servi son but.)

Écrit par : rabbit | 04/12/2018

Je crois que je vais me remettre à l'étude des 36 stratagèmes et de l'Art de la Guerre de cher vieux Sun Tzu...

Écrit par : Géo | 05/12/2018

Fondamental mon cher 地地 (*) ! Avec le « Livre des Cinq anneaux », de Musashi Miyamoto, et « Le Prince », de Nicolas Machiavel, « L'Art de la Guerre » est l'un des premiers ouvrages étudiés dans les bonnes business schools.

(*) Géo = 地 (terre), mais comme les prénoms ont toujours 2 syllabes en Chine, souffrez que l'on vous appelle désormais 地地 (prononcer Dìdì). Si vous voulez poursuivre une carrière dans ce pays, bien sûr. Sinon, oubliez tout...

Écrit par : rabbit | 05/12/2018

"(*) Géo = 地 (terre)" Oui mais non. Géo est un diminutif de Georges, géo-urge, travailleur de la terre*, paysan : les Géorgiques, par exemple.
Ou diminutif de géologue, dans mon cas. J'ai renoncé à mon premier pseudo, parce qu'en le googelisant, je me suis aperçu, horreur et stupéfaction, qu'il apparaissait à côté du projet dont j'étais le chef en Mauritanie. Cela faisait très mauvaise façon, disons-le clairement...
* Eh oui, démiurge, c'est qqn qui travaille le peuple...

Écrit par : Géo | 05/12/2018

Une petite dernière pour la route ? 狡兔有三窟 (Le lapin rusé a trois entrées différentes pour sa tanière). Et j'ajouterai : « Et encore plus de sorties »....

Écrit par : rabbit | 05/12/2018

Les commentaires sont fermés.