28/03/2008

Des voyages et de la formation de la jeunesse

1513068492.jpgCARTE BLANCHE A PIERRE-ANDRE ROSSET

 

 

 

Les sensations physiques et les images se combinent mutuellement pour rappeler des souvenirs enfouis. Un souvenir est un point fixe sur la mémoire, celle dont les perspectives ont tendance à se déformer au gré du voyage. La tentation existe de reconstruire un paysage tout entier à partir d’instantanés tirés du monceau d’archives destinées à l’effacement: retrouver des époques échappées à l’Histoire, des témoins disparus ou des images estompées par les limites de la certitude. Mais jalonner le parcours est un exercice périlleux: glissades déroutantes, ancrages incertains; les déchets jonchent les bas-côtés de la route à distance régulière, comme des bornes fantomatiques du vécu. Mais quand ça marche, l’impression qui en résulte donne accès à un retour furtif dans le passé et laisse une trace insolite, lente à se dissoudre dans le présent.

Souvenir de la Rivière des Perles (1966) La voyageuse (appelons-la Xiu) descendue ce jour-là en gare de Xinqua, n’avait d’autre raison de le faire que le train cessait d’avancer pour un motif indéterminé. Elle était montée, avec un groupe d’étudiants, dans le wagon d’un convoi de marchandises tiré par une machine à vapeur cachectique. Depuis quelques semaines, les trains circulaient sans horaire et les voyageurs sans billet. On se loge comme on peut à Xinqua, dans un bâtiment abritant les décors de la troupe locale d’opéra traditionnel. Quelques restaurants sont ouverts, mais ne proposent que des plats à base de viande de chien. Alors, il faut se contenter de biscuits emportés pour le voyage. Puis on croise un soldat conduisant un prisonnier attaché. Le malaise succédant au dégoût, décision est prise de quitter la ville par le premier moyen de transport. A peu de distance se trouve le village de Yiwu, où Xiu pense pouvoir retrouver un lointain parent, universitaire échoué dans cet endroit qui aurait pu rester oublié à jamais, s’il n’y avait la réputation de son jambon. Un autocar déglingué la dépose sur une place de marché grouillante de chalands et où les produits fermiers abondent en cette période de pénurie. Mais ce qui la frappe le plus, c’est la quantité considérable de peaux de chats suspendues à tous les étals. Le fameux parent étant introuvable et les doutes sur la composition du jambon d’Ywu pesants, Xiu décide de prendre le train de voyageurs annoncé à la gare. La région de Guangzhou est connue pour son humidité et il pleuvra tous les jours de la semaine qu’elle y passera. Logée dans un immeuble en construction, le bol de nouilles faites de riz qu’on lui propose deux fois par jour est insuffisant à rassasier son appétit. Mais on trouve à Guangzhou quantité de friandises inconnues et Xiu se nourrit de gâteaux. A part le pont sur la Rivière des Perles, la ville ne révèle aucun intérêt particulier et le départ s’impose par lassitude. Notre voyageuse trouve une place dans un train en partance pour le nord et, malgré les tentations offertes par les nombreux arrêts dans des endroits inconnus, elle renonce à quitter sa place pour être sûre de la conserver jusqu’à destination. Et puis le Nouvel An approchant, l’envie de retrouver la maison gagne sur l’esprit d’aventure. Cette atmosphère de grandes vacances marquait le prologue de la Révolution Culturelle. Souvenir de la Région du Fleuve (1974) Le voyageur (appelons-le Piet), descendu cette nuit-là à l’aéroport de Dakar, a passé cinq heures rivé au hublot du DC-8, à prendre la mesure du continent où il va débarquer pour la première fois. Il fera plusieurs fois le trajet en avion et sera toujours émerveillé par ces minuscules feux de camps éclairant la nuit saharienne, comme un miroir aux étoiles. Il est très tôt et le gendarme pointilleux le fait asseoir en attendant le document qui doit compléter les formalités d’immigration. Alors il observe, avalant des kilomètres d’informations, l’activité nocturne de ce lieu dédié au basculement des corps de la fuite au retour. Le papier arrive et Piet s’extrait de la neutralité bienveillante de l’aéroport pour sauter enfin dans l’inconnu. Arrivé à l’Hôtel Saint-Louis, rue Félix-Faure, il aurait été heureux de pouvoir se reposer, s’il n’avait été aussi excité par l’aventure qui commençait. Attendant le sommeil, il se verse un fond de verre à dents de whisky, puis va fumer une cigarette à la fenêtre des toilettes pour épier la vie émergeant de la nuit africaine. A dix heures on le réveille, et c’est l’attente patiente, initiation au rythme indigène. Midi passé, apparition surnaturelle d’une voiture venue le chercher. Puis ce sera la longue route initiatique, par étapes successives, de révélation en révélation. Il y a la ville étonnante que l’on dépasse, comme on dépasse la banlieue surprenante. On s’arrête pour manger au Poussin Bleu, à Thiès, comme s’il fallait ajouter une touche d’inattendu au tableau des surprises. Et on reprend la route rectiligne traversant des villages biscornus ou des étendues de baobabs aux tentacules menaçantes. Mais plus la voiture progresse en direction du nord et plus la végétation se raréfie. Le pays n’a pas reçu sa ration de pluies depuis sept ans, provoquant un désastre écologique et humanitaire. Le chauffeur doit éviter plusieurs fois des charognards besognant sur le cadavre d’une tête de bétail, obligeant la voiture à de sinistres détours. Pas encore habitué à cette chaleur harassante, notre voyageur est sur le point d’atteindre le point d’ébullition, quand le pont Faidherbe s’avance pour lui proposer une dernière escale au frais, à l’Hôtel de la Poste, Saint-Louis du Sénégal. Tout paysage nouveau est insolite, même s’il est monotone. C’est bien l’attitude à prendre en se soumettant encore aux cent derniers kilomètres: buissons épineux, arbres rabougris, herbes chétives, sable envahissant, chèvres desséchées et huttes calcinées. Piet arrivait enfin à son nouveau chez lui.

 

21/03/2008

La véritable histoire du lapin de Pâques

 CARTE BLANCHE À LAO WAI

J’étais à peine de retour d’une reconnaissance au nord du Sénégal, où des peintures rupestres évoquant des formes de léporidés m’avaient été signalées, qu’une nouvelle en provenance de Chine m’invita à refaire mes bagages pour le Sichuan. Ce que je vis, au fond d’une caverne située au pied d’une sommité moyenne au nord-ouest du Mont Emei, devait me convaincre que le hasard n’était plus tolérable et que l’évidence d’une civilisation très ancienne en rapport avec les lapins s’étalait sous mes yeux. Mais le mystère reste entier quand on se penche sur la datation des mythes concernant cet animal.

Au IIe siècle de notre ère, le très dogmatique Irénée de Lyon a parfaitement rapporté les thèses de communautés gnostiques qui toutes, de la Vallée du Jourdain à l’Asie Mineure, et même déployées jusqu’en Extrême-Orient, exposent la mystique du Grand Lapin réservant le salut à ses seuls initiés, en opposition au Christianisme qui le propose à chaque individu. Il n’est pas inutile de citer les disciples d’Audi, les Manichéens, les Kantéens, les Séthien, les Barbélognostiques, les Archantiques, les Ophites, les Pérates ou les Caïnistes, qui s’en réclament tous sans exception. Par contre, on n’en trouve nulle trace dans les écrits de Simon de Samarie ou de Nicolas le Diacre, ce qui ajoute à l’étrangeté de ce courant de pensée. Selon Frazer, cette conception ésotérique repose sur un substrat plus ancien que l’hypothèse midrashique ne peut interpréter.

Quelques siècles plus tard, les récits de Bogomiles ou de Cathares ayant échappé au bûcher, mentionnent de façon très prudente l’existence de croyances tenues secrètes sur le retour du Grand Lapin, dont l’espèce dominait autrefois la Terre et aurait contribué à l’extinction des dinosaures en leur mangeant l’herbe devant le museau. Cette retour quasiment messianique a pour but d’empêcher Sophia de s’unir à nouveau à la matière, obligeant alors le Démiurge à retirer l’esprit à Adam, dont la longue lignée humaine a injustement détrôné les lapins.

Pour le Sénégal, cité au début, le cas a été promptement réglé, puisqu’il s’agissait de dessins récents réalisés à la craie par des enfants, pour illustrer une légende locale remontant au début de la période post-coloniale et évoquant le séjour d’un Blanc surnommé Rabbit, on ne sait pourquoi. Par contre, en analysant les différentes sources qui alimentent la légende arthurienne, on relève au XIIe siècle chez Païen de Maisières, sorte d’écho corrompu de Chrétien de Troyes, une mention originale de Gauvain dévoré par une tigresse asiatique au fort pouvoir de séduction, qu’il était venu dérober dans le château d’un mystérieux Roi-Lapin.

 Mais ceci tient plus de blagues d’anthropologues en fin de banquet annuel, que d’un scénario de film d’aventures mettant en scène un scientifique chapeauté aux prises avec des malfaisants tentant de s’emparer d’objets liturgiques, pour en faire un usage simoniaque.

Il faut par contre admettre que la circulation réciproque des idées entre l’Extrême-Orient et la Terre-Sainte ne fait plus aucun doute, puisqu’on retrouve le texte qui suit dans l’Evangile apocryphe de Philippe: « La lumière et la parole, la vie et la mort, la droite et la gauche sont sœurs les unes des autres ; elles sont inséparables. C’est pourquoi, ni les bons sont bons, ni les méchants méchants, ni la vie est vie, chacun sera dissous dans sa nature originelle. Mais les lapins, qui sont supérieurs au monde, sont indissolubles, éternels ». De nature spécifiquement taoïste, il fait écho à de nombreux passages du Zhuangzi écrit 300 ans plus tôt  et, sans le dénaturer, on pourrait lui ajouter la fin du célèbre discours de l’énigmatique Guang Chengzi au légendaire Empereur Jaune : « Tout ce qui naît de la terre retourne à la terre. Comme les lapins échappent à ce cycle, je vais vous quitter, franchir les portes de l’infini, participer du soleil et de la lune, durer comme le ciel et la terre. Si l’on m’aborde, je disparaîtrai ; si l’on me fuit, je l’ignorerai. Lorsque les humains seront morts, moi seul survivrai ».

Guang Chengzi est-il le fabuleux Grand Lapin, dont la vénération est venue en Terre-Sainte se confronter au Christianisme naissant, pour se diffuser ensuite dans le monde celtique, puis médiéval ? Quel est le message véhiculé par ces dessins de lapins vus dans une grotte du Sichuan, et qui sont au moins contemporains de l’époque à laquelle on situe l’hypothétique Empereur Jaune (~2'500 av. J.C.) ?

Le Christianisme ayant supplanté le culte du lapin, ce dernier a néanmoins survécu dans l’inconscient collectif et réapparaît sous forme de figurines en chocolat consommées au moment le plus crucial du calendrier liturgique.

Post Scriptum :
en mandarin, la traduction courante de l’expression « le coup du lapin » est «  », mais son contenu sémantique diffère sensiblement du français, puisqu’on peut sans crainte le rapprocher de la fameuse expression latine « cave cuniculum ». Peut-être que ce n’est pas non plus le fruit du hasard…
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PAR    LAO WAI

19/03/2008

Le souper fin

(En cette veille de fêtes pascales, carte blanche à Lao Wai, qui n'est pas tout à fait un nouveau venu.)

 

 

Tout occupés qu’ils étaient à débattre avec flamme de choses temporelles, les Douze n’entendirent pas le Maître entrer dans la chambre haute. Sans même frôler le sol ou provoquer le moindre déplacement d’air, il gagna sa place dans une indifférence que seul le brouhaha des conversations suffirait à expliquer.

«Celles qui élèvent» avaient ordonné le plan de la fête en prévision de l’importance que cette dernière prendrait dans l’Histoire. Marie de Magdala, s’inspirant d’une tablette gravée par Hieronymus Estebus, le Lucullus hiérosolymitain, avait souhaité frapper les esprits en défiant les papilles les plus indolentes. Marie de Béthanie, en appelant aux mânes de ce mois de Ventôse de l’an 33, avait fait livrer des amphores de vin de Corinthe aromatisé à la résine de pin d’Alep. Quant à Marie la Pécheresse, dont la longue et abondante chevelure cuivrée servait d’unique vêtement, elle mouvait son corps fascinant en ondoiements célestes à l’écoute de sa propre musique interne.

            

Evitant de donner aux autres convives l’ombre d’un soupçon qu’il était en train de trier les meilleurs morceaux, celui que le Maître aimait plongea avec dextérité ses baguettes dans la fricassée de lapin à l’abricot confit, cumin et pistaches, et dit:

- une information circule en ville selon quoi la conjecture de Riemann sur les nombres premiers n’aurait toujours pas été démontrée.

A cette nouvelle, un murmure parcourt l’assemblée des apôtres, comme ronfle le feu dans une cheminée sous l’effet du vent. Puis la lame d’une guillotine s’élève au-dessus des têtes, pour retomber en tranchant les vibrations sonores suspendues dans l’air: tous se taisent, car le Maître parle:

- il s’agit certainement d’une intox répandue par Dan Brown.
En effet, le monde civilisé était en effervescence depuis qu’en l’an 32, un Briton avait touché 75'000 sesterces d’un mécène germain pour avoir démontré le dernier théorème de Fermat. Il ne restait alors plus qu’à s’accrocher à la conjecture de Riemann pour décrocher le jackpot. Le grelot sonna le 18e jour de Germinal de cette même année, mettant toute la romanité sur les nerfs avant que le soufflé ne retombe quelques mois plus tard.
A ce moment, l’œnologue de l’ashram vient vérifier l’effet du picrate sur les invités au repas de sa grande sœur. La plus petite poursuivant ses contorsions dans le plus simple appareil autour des convives, dont les plus sensibles sentaient déjà l’érotisme sous-jacent dévaster leur candeur, quelles qu’aient été les intentions originales de la ballerine.
Une tension perceptible commence à poindre et les fronts perlent sous l’effet conjugué des mets, des nectars et des émanations de la féminité. Didyme Jude Thomas s’écrie alors, un rien chaviré:
- celui qui parvient à l’interprétation de ces paroles ne goûtera point la mort!
Jacques le Mineur, demi-frère du Maître (sa mère Sophia étant l’une des concubines de Joseph, leur père), se levant avec un effort qu’il tente de masquer en défroissant sa tunique d’un geste étudié, demande que l’on fasse avancer la suite du menu:

- ce n’est point à la mort que nous goûterons ce jour, mes amis, mais à la terrine de foie gras aux lentilles du bienheureux Estebus.

Depuis le pas de la porte, Marie de Béthanie fait un geste rapide en direction de la cuisine, d’où sortent pas moins de trente porteurs de plats en une colonne sinueuse et dansante. Se balançant sur sa chaise, Barthélémy regarde Marie la Pécheresse sauter et tournoyer et fait part à l’ex-Simon de la réflexion que lui inspire ce spectacle:

- ne crains pas la chair, mais ne l’aime pas non plus. Si tu la crains, elle te dominera. Si tu l’aimes elle te dévorera et t’étranglera.
L’ex-Simon s’abîme en lui-même un long moment, tout en retirant avec l’ongle de l’auriculaire un morceau de lapin logé entre deux dents, puis fait dans un souffle, presque un soupir:
- si la chair a été créée à cause de l’esprit, c’est un miracle. Mais si l’esprit a été créé à cause du corps, c’est un miracle de miracle.
Le fils de Zébédée, qui avait des vues sur le Zélote, mais n’osait manifester clairement ses intentions, écrasé qu’il était par l’intégrisme religieux de ce quartier de Yeroushalayim, profita d’un changement de vaisselle pour rapprocher sa chaise en toussotant:
- j’ai connu hier un moment d’une intense émotion à l’écoute de deux versions de l’adagio du premier concerto pour violoncelle de Haydn. Celle de Rostropovitch, avec l’Academy de Saint-Martin-in-the-Fields tout d’abord; puis celle de Jacqueline du Pré, avec l’English Chamber Orchestra ensuite. La confrontation de l’entité sonore créée par chaque interprète fécondant l’œuvre par la vitalité de son instrument est tout simplement bouleversante. Rostropovitch reste toujours en deçà du pathos avec un chant restituant toutes les émotions contenues de ses auditeurs passés, présents et à venir. Alors que Du Pré fait vibrer chaque fibre sensible de notre être sous un archet capable de fissurer un atome.
C’est au milieu de ce tumulte d’esprits joyeux en train de s’échauffer qu’un étrange visiteur se présente. Le seul fait d’avoir à partager le même espace que lui, provoque un malaise intense dans l’assemblée et les conversations s’éteignent decrescendo. On peut entendre distinctement bourdonner les mouches.
Le Maître, qui est celui qui sait ce qui a été, ce qui est et ce qui sera, s’adresse à lui sans crainte, car il le connaît déjà:
- bonjour à toi, Seigneur du Sheol, prends place et joins-toi au banquet. Le prochain plat devrait être de la tajine de poulet aux citrons confits: j’en raffole…
- merci de ton hospitalité, Rabbi, mais je suis seulement venu conclure un marché secret avec toi.
A ces mots, toutes les personnes présentes, à l’exception des deux interlocuteurs, se figent comme des statues et nulle parole ne peut les atteindre.
- Rabbi, tu le sais, demain ils viendront s’emparer de toi pour te conduire à ton destin: un grand destin. Alors que de moi, on ne parlera plus dans deux mille ans. Laisse-moi prendre ta place, pour que sur mon corps supplicié se construise pour l’éternité un empire plus puissant que Rome, quand bien même cet empire devrait porter ton nom. J’en ai déjà parlé à l’Iscariote, il est d’accord et fera en sorte que l’on me prenne pour toi. Je lui ai donné trente deniers pour s’assurer des complicités nécessaires.
Le Maître laissa faire, convaincu que la force invincible des symboles n’exigeait pas implicitement sa contribution personnelle au sacrifice, comme il était satisfait de se débarrasser d’un concurrent redoutable, mais d’un égotisme suicidaire. Ce qui lui laissait le champ libre pour le travail considérable qu’il avait encore à accomplir sur Terre. Il vécut encore de nombreuses années, entouré de l’affection des siens et de sa nombreuse progéniture.
A ce jour, la conjecture de Riemann sur les nombres premiers n’a toujours pas été démontrée, même avec tous les moyens informatiques mis en œuvre. Les mouches ayant perdu leur Seigneur s’attachent à n’importe quel être vivant et le Mal existe toujours; ce qui prouve bien qu’il est une invention humaine et non celle d’un quelconque esprit mal tourné. Enfin, selon Dan Brown, les descendants du Maître sont à l’origine de la race des Mérovingiens et il y a de bonnes probabilités pour que nous en gardions tous quelques gènes.

                                                                                

PAR  LAO WAI

 

 

 Casting
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Le mathématicien Bernhard Riemann est l’auteur de la conjecture qui porte son nom. Aventures à suivre in «La symphonie des nombres premiers», de Marcus du Sautoy, «Points Sciences»/éditions Héloïse d’Ormesson, 2005.
Les menus sont de Jérôme Estèbe in http://jeromeestebe.blog.24heures.ch/
Citations de style biblique in Les évangiles apocryphes de Thomas et Philippe.
Rabbiterie haydenienne in Oeuvres complètes.
Et Dan Brown sera toujours in.